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Vivement l'Ecole!

Canada - Des changements en maternelle basés sur un mythe... (A faire lire en France)

13 Janvier 2019 , Rédigé par Le Devoir Publié dans #Education

Canada - Des changements en maternelle basés sur un mythe... (A faire lire en France)

Alors qu’on parle de « maternelle 4 ans », un danger guette ces enfants dont tout le monde veut pourtant le bien : perdre leur enfance.

En effet, contrairement à ce qui a été véhiculé abondamment, l’enseignement précoce systématique formel de la lecture n’est pas une garantie d’un plus grand succès ultérieur. Il s’agit d’un mythe malheureusement relayé à travers de nombreux médias.

L’arrimage actuellement en cours des programmes préscolaires existants ne devrait pas servir d’excuse pour les transformer en un programme plus académique. Profiter de cette transition pour axer le contenu principalement sur l’enseignement en grand groupe de la lecture réduirait plutôt les chances de favoriser la réussite personnelle et scolaire future des enfants.

Cette forme didactique d’enseignement peut nuire aux jeunes enfants, en particulier à ceux issus des milieux économiquement faibles et plus particulièrement aux garçons. Elle peut diminuer leur motivation et leur goût de l’école et créer chez certains un stress qui peut même inhiber la construction de leur cerveau. Les programmes d’éducation préscolaire de type académique ou ceux où dominent les activités dirigées par les adultes ne donnent pas de meilleurs lecteurs ou résultats scolaires. Les programmes les plus efficaces pour promouvoir le succès des jeunes enfants sont ceux qui leur offrent des choix, qui leur permettent d’être actifs et qui encouragent toutes les formes d’expression. Ceux-ci leur permettent de développer toutes les attitudes, habiletés, compétences et connaissances constituant la maturité scolaire. On se fait malheureusement une fausse idée de ce qui « prépare » le mieux les enfants pour l’école, réduisant le développement cognitif à la connaissance des lettres et des chiffres. En fait, plus les milieux d’éducation préscolaire ressemblent au primaire, moins ils favorisent la réussite éducative et plus ils créent au final des inégalités.

Nous regrettons le fait que des personnes bien intentionnées mais sans formation spécifique en développement de la petite enfance cherchent depuis quelques années à influencer le contenu des programmes ou à imposer des méthodes à adopter en éducation préscolaire. Celles-ci ont tendance à transposer des stratégies qui conviennent peut-être aux plus vieux mais qui sont inadaptées pour cet âge.

Les enfants de 4-5 ans sont biologiquement différents de ceux du primaire et ont des besoins et des manières d’apprendre spécifiques. Il faut se rappeler que leur cerveau est immature et qu’on ne doit pas brûler des étapes et avoir des attentes irréalistes qui ne tiennent pas compte de leur chronologie de développement et compromettraient leur avenir. Ils ont tous un besoin vital de bouger, de parler, d’être entendus en confiance, de jouer, de manipuler. Brimer tout cela serait les faire souffrir et favoriser le décrochage précoce.

Anne Gillain Mauffette
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A Lire... Le Dernier Fleuve, Hélène Frappat - Comment "recommencer le monde"...

13 Janvier 2019 , Rédigé par AOC - France Culture Publié dans #Littérature

Le fleuve Whanganui en Nouvelle Zélande. Déclaré "Entité vivante"

Le fleuve Whanganui en Nouvelle Zélande. Déclaré "Entité vivante"

Un roman-fleuve : l’expression peut être prise au pied de la lettre, pour le très beau nouveau livre d’Hélène Frappat, qui propose sous l’égide de Thoreau le programme possible d’un retour à la nature et au pouvoir des fables. Poétique mais pas seulement, Le Dernier Fleuve bouscule les conformismes de la fiction contemporaine pour se poser, aussi, en geste philosophique… et peut-être politique.

(...)

Fabrice Gabriel

Suite et fin en cliquant ci-dessous (Pour abonnés)

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Melanie Safka...

12 Janvier 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Italo Svevo...

12 Janvier 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Italo Svevo...

La santé, pour l’homme, est un bien chimérique. Elle ne peut appartenir qu’à la bête, qui ne connait qu’un seul progrès : celui de son propre organisme. Quand l’hirondelle eut compris que la seule chance de vivre résidait dans la migration, le muscle moteur de ses ailes se renforça et devint la partie la plus considérable de son corps. La taupe s’enterra et tout son être s’adapta aux besoins de la vie souterraine. Le cheval se fit plus grand, transforma son pied. De certains animaux nous ignorons les métamorphoses, mais elles existèrent, et jamais ne furent nuisibles à leur santé.

Tout au contraire, l’animal à lunettes s’est crée des organes étrangers à son corps; et s’il y eut, chez qui les inventa, santé et noblesse, elles manquent, le plus souvent à qui en fait usage. Les instruments s’achètent, s vendent, se dérobent : l’homme, chaque jour, devient plus rusé et plus faible, et sa ruse, on le conçoit, croit à la mesure de sa faiblesse. Ses premiers outils n’étaient que des prolongements de sa force musculaire; mais aujourd’hui tout juste équilibre est rompu entre la puissance de l’outil et celle du bras qui commande. C’est l’outil qui crée la maladie, en abrogeant une loi qui, partout sur la terre, fut créatrice. La loi du plus fort disparait, et, avec elle, la sélection salutaire. Pour nous sauver il faudrait autre chose que la psychanalyse! Celui qui possèdera le plus de machines sera le maitre, et son règne sera celui des maladies et des malades.

Italo Svevo - La conscience de Zeno

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Les lycéens pourraient commencer leur journée à 9h... Et les collégiens?...

12 Janvier 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Les lycéens pourraient commencer leur journée à 9h... Et les collégiens?...

"Moi m'sieur je me réveille tous les matins à 5h15..."

Voici la réponse que m'a donnée, il y a quelques temps, un élève de 5ème à la question de savoir à quelle heure se préparaient mes élèves le matin pour partir au collège... Sept autres entendaient la sonnerie à 6h30, onze à 6h45 et les cinq derniers, les chanceux, à 7h. Je laisserai de coté les horaires de retour dans ce collège rural de 400 gamins.

Il ne s'agit pas d'un sondage. Ce questionnaire et les réponses obtenues n'ont aucune valeur scientifique. Néanmoins cet élève n'est pas unique en France. Je le sais... Ils existent, doivent être performants de 8h à 16h, parfois 17. Encore heureux que leur semaine s'étale sur quatre jours et demi offrant la possibilité de terminer plus tôt ou de commencer, deux fois par semaine, à 9h. Ces deux fois-là, mon élève - nous l'appellerons Antoine - peut faire la grasse matinée jusqu'à 6h! Le paradis!...

Ces réalités perdurent depuis des décennies dans les collèges. Sans parler de l'organisation des journées! Celui qui n'a pas VECU un emploi du temps d'élève de classe de 4ème option "européenne" ne sait pas à quel "enfer" il a échappé.

Bien entendu, beaucoup d'élèves - et de parents de ces mêmes élèves - sont très satisfaits d'un tel système. Ces enfants réussissent  ; les résultats sont excellents; la fatigue est amortie par des notes oscillant entre 15 et 20.  Tout va très bien dans le meilleur des mondes... Ils sont faits pour le système puisque le système a été construit pour eux...

Mais, tout en félicitant ces brillants enfants, il ne peut nous échapper que d'autres, beaucoup d'autres, accumulent fatigue ET résultats médiocres, voire catastrophiques. Souvent depuis le CP. Ceux-là glisseront doucement vers la sortie du système pour rejoindre les cohortes de décrocheurs ou d'abandonnés sans l'ombre d'un diplôme. Ils disparaissent... On ne les voit plus... Et tout continue d'aller très bien dans ce meilleur des mondes... Les invisibles ne dérangent pas... C'est toujours ça de gagné...

J'appelle de mes vœux une révolution scolaire à la hauteur des enjeux. Celle-qui avait commencé en collège en 2012 était peut-être encore timide mais avait le mérite incontestable d'ouvrir la réflexion. Oh, bien entendu, les revendications des uns ne rejoignent pas toujours les aspirations des autres. Des blocages, des siècles d'habitudes, un zeste de réflexes corporatistes (Mais si!...), un peu de mauvaise foi dans tous les camps, et une désinformation rampante ont transformé le consensus de décembre 2012 en champ de bataille dès janvier 2013 pour s'achever à partir de 2017 en détricotage systématique.

Cette "révolution copernicienne" du collège et DES lycées permettrait pourtant à des milliers d' "Antoine" de se réveiller plus tard, pour travailler dans des établissements plus accueillants. Elle casserait, au sens propre du terme, des grilles d'emplois du temps absurdes et - au risque de la polémique - s'il faut que l'enseignant que je suis doive rester plus longtemps sur son lieu de travail mais pour exercer de manière plus détendue et plus efficace pour chacun, alors je serai un "révolutionnaire"! Elle devra réécrire tous les programmes, refonder tout l'édifice de l'orientation et engager une formation des enseignants en conformité avec les exigences du XXIème siècle.

Alors et alors seulement, les "Antoine" à venir ne me diront plus jamais  :

"Moi m'sieur je me réveille tous les matins à 5h15..."

Christophe Chartreux

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A propos du "Grand Débat National", de justice sociale et de transition écologique...

12 Janvier 2019 , Rédigé par Le Monde diplomatique Publié dans #Histoire, #Politique

A propos du "Grand Débat National", de justice sociale et de transition écologique...

EXTRAIT

(...)

Le grand débat national

Sans préjuger des questions posées et solutions avancées par le grand débat national, on peut prévoir que « la tache nouvelle qui n’a pas plus de précédent que la crise planétaire qui bouleverse toutes les formes de politique » sera de « parvenir à lier les injustices sociales et les injustices écologiques ». Dans Les Echos, en pages Idées & débats, Joseph E Stiglitz estime que « La colère des opinions publiques occidentales doit conduire les dirigeants à en finir avec la stricte orthodoxie financière et engager une série d’investissements écologiques qui créeront de l’emploi et sauveront la planète. » Car les raisons du mécontentement actuel sont facilement identifiables : « quatre décennies de promesses faites par les dirigeants politiques à la fois du centre gauche et du centre droit, adeptes de la foi néolibérale selon laquelle la mondialisation, la financiarisation, la déréglementation, la privatisation et une foule de réformes connexes apporteraient une prospérité sans précédent » des promesses qui « se sont évanouies sans être tenues. » Dans ce contexte, « demander des sacrifices aujourd’hui en échange de la promesse d'une vie meilleure demain ne passera pas ». Et l’économiste d’en appeler à « quelque chose de positif pour nous sauver de l’affreuse vague de populisme, de nativisme et de proto-fascisme qui déferle sur le monde ». D’autant que les conséquences du changement climatique sont une charge beaucoup plus menaçante pour les générations à venir que les dettes financières, « qui peuvent être gérées d’une manière ou d’une autre ». À cet égard, l’article de Philippe Descamps dans Le Monde diplomatique est édifiant. Alors que les mesures fiscales des gouvernements européens, les baisses de l’impôt sur les bénéfices et les facilités de crédit « gigantesques » accordées par la BCE (Banque centrale européenne) aux banques privées ne se traduisent pas en matière d’investissement dans la transition écologique, on peut s’inquiéter de l’irresponsabilité des acteurs privés, qui préfèrent « reverser des dividendes record aux actionnaires (en hausse de 23,6% en France en 2017) ». Une situation qui requiert sans doute « des outils institutionnels bien plus audacieux que le débat national annoncé ».

Par Jacques Munier

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

https://www.monde-diplomatique.fr/2019/01/DESCAMPS/59409

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Gianmaria Testa...

11 Janvier 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jean Giono...

11 Janvier 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

 «  Ils avaient dépassé le quartier du silence et  d’ici on entendait la nuit vivante de la forêt. Ça venait et ça touchait  l’oreille comme un doigt froid. C’était un long souffle sourd, un bruit  de gorge, un bruit profond, un long chant monotone dans une bouche  ouverte. »
 « – Je ne sais pas, dit l’aveugle. Qu’est-ce que  c’est que votre jour dont vous parlez tant, votre nuit, vos villes, vos  lumières, vos fenêtres allumées ?
 -La nuit c’est ce que tu vois, toi, dit Antonio.
 -Et le jour ?
 -Le jour, dit Antonio, c’est le jour, comment te dire ?
 -Moi, dit l’aveugle, voilà ce que je crois : le jour c’est l’odeur »
 « Peu à peu maintenant tout prenait corps et musique.  La nuit était descendue. Des enfants couraient dans la ville en  secouant des torches de lavande sèche. Une phosphorescence blême huilait  les bonds du fleuve et ses détours gras éclairaient au loin la plaine  comme des lunes. Tout le ciel tiède battait contre la fenêtre. On  entendait vivre la terre des collines débarrassées de gel, et loin,  là-haut dans la montagne, les avalanches tonnaient en écartant le  brouillard, éclaboussant la nuit de gros éclairs ronds comme des  roues. »

Jean Giono - Le chant du monde

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Salaire enseignant : Comment le ministère tente de discréditer les stylos rouges...

11 Janvier 2019 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

Salaire enseignant : Comment le ministère tente de discréditer les stylos rouges...

EXTRAITS

Après 18 mois de politique assumée de restriction budgétaire, le gouvernement vient d'effectuer une surprenante volte-face dans sa communication. " Le Gouvernement travaille depuis 18 mois pour améliorer le pouvoir d’achat et les conditions de travail des enseignants", affirme un communiqué gouvernemental du 10 janvier adressé de surcroit aux stylos rouges. Comme il y a peu de chance que les enseignants soient collectivement frappés d'amnésie, cette réponse aux stylos rouges vise le grand public pour qu'il ne soutienne pas le mouvement enseignant. Mais à affirmer des contre vérités on prend le risque d'un rappel des réalités...

(...)

(...) "700 M€ consacrés à l’avancement de carrière des personnels de l’Education nationale chaque année" ; "+1 Md€ sur le quinquennat pour financer le protocole" (...)

Des chiffres insincères

Tout cela est-il réel ? Notons d'abord que les chiffres indiqués ne correspondent pas à ceux du budget. Le glissement vieillesse technicité (GVT), c'est à dire la hausse automatique des salaires suite à l'avancement à l'ancieneté, est évalué à 379 millions et non 700 millions en 2019. L'application des accords PPCR est estimée à 264 millions en 2019. On atteindra bien un milliard sur le quinquennat. Mais on a l'impression que le gouvernement a ajouté le PPCR au GVT en 2019 pour arriver à 700 millions. Il le compterait donc deux fois ! La prime de Rep+ est créditée à hauteur de 57 millions pour 2019. Enfin, comme nous l'avons déjà signalé, la hausse des heures supplémentaires dans le second degré est chiffrée à 18 millions dans le budget et non 64 comme le ministère le dit. On peut conclure qu'iln'ya pas beaucoup de sincérité dans les chiffres données par le gouvernement.

Une succession de mesures pour réduire le salaire des enseignants depuis 2017

Il y a t-il de la sincérité sur le fond ? " Cela fait 1 an et demi que (le gouvernement) travaille à améliorer les conditions de travail et le pouvoir d’achat des enseignants", affirme le communiqué officiel.

C'est quand même oublier que le gouvernement n'a eu de cesse de réduire la dépense d'éducation, et notamment les salaires des enseignants, depuis l'alternance politique.

D'abord en rétablissant le gel de la valeur du point Fonction publique, la base sur laquelle se calculent les salaires. Gelé sous Sarkozy, le gouvernement Hollande l'a dégelé en 2016 permettant une hausse de 1.2% du point. Une des premières mesures du gouvernement d'E Macron a été de geler le point à nouveau à partir de 2018.

Le 16 octobre 2017 G. Darmanin annonçait également le gel des accords PPCR décidés par le gouvernement précédent, violant ainsi un engagement de l'Etat. Les 264 millions versés en 2019 auraient du être versés en 2018 et devraient déjà se trouver dans la poche des enseignants sans cette mesure gouvernementale. Cette soustraction effectuée sur les fonctionnaires n'avait pas plus été annoncée par le candidat Macron que le gel du point.

En octobre 2017, le gouvernement annonçait tout d'un coup la couleur."L’évolution de la masse salariale de l’État et de ses opérateurs fera l’objet d’une maitrise stricte. En particulier le point d’indice est stabilisé en 2018 et un jour de carence est introduit pour réduire le micro-absentéisme. Par ailleurs, les effectifs de l’État et des opérateurs s’inscriront en baisse sur le quinquennat. Les créations d’emplois prévues dans les ministères stratégiques comme les armées, l’intérieur ou la justice seront ainsi compensées par des réductions d’effectifs plus importantes dans les autres domaines", disait le dossier ministériel.

La prime Rep+ promise par le candidat Macron a été elle aussi décalée. Finalement elle ne sera versée qu'à la rentrée 2018 de façon très partielle et on ne sait pas encore comment et quand elle sera versée en totalité. Il est probable que seule une minorité de professeurs "méritants" pourront toucher d'ici 2022 les 3000 euros promis en 2017.

Cette volonté de baisser le salaire enseignant s'est retrouvée dans d'autres mesures. D'abord avec le jour de carence installé par Sarkozy, annulé par Hollande et rétabli début 2018 par Macron. Pour l'Education nationale il rapporterait 40 millions à l'Etat. La dernière mesure annoncée, les deux heures supplémentaires obligatoires, devrait rapporter, selon la Cour des comptes, 235 millions d'euros. Notons également que cette mesure prise par le gouvernement aboutit à augmenter les inégalités entre les enseignants aux dépens des femmes en général , des professeurs du 1er degré et au bénéfice des enseignants déjà les mieux payés (CPGE, chaire supérieure).

(...)

François Jarraud

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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