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Vivement l'Ecole!

Gauvain Sers...

23 Décembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jack-Alain Léger...

23 Décembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Il allait dans la lumière légère et bleutée de l'aube levée sur le glacier depuis peu. Il allait d'un pas égal, au hasard de la pente éblouissante qui crissait sous ses crampons acérés. Il allait, plantant son piolet çà et là, oublieux des plus élémentaires précautions que l'on doit observer quand on marche sur la glace. Il allait, perdu dans ses pensées, ses souvenirs, tandis que devant lui, nettement détourée du ciel, obscur encore au nord, et dont elle semblait menacer les nuages couleur de sang, se profilait l'aiguille de granit rouge, la terrible Aiguille du Fou.

Brusquement, il se trouva déséquilibré.

«Oh ! Tu veux donc laisser tomber l'ami Jacques !»

L'accent un peu traînant des Savoyards et ce ton à la fois bourru et affectueux qu'il connaissait si bien le rappelèrent aussitôt à la réalité. Et la réalité, c'était qu'il avait manqué tomber et, peut-être, glisser dans une mince crevasse bleutée béante à quelques pas de là.

Il se retourna et sourit assez piteusement, comme un enfant réprimandé qui veut se faire pardonner une impru­dence. Jacques Servoz, son guide, son ami, qu'il devançait depuis qu'ils avaient quitté le bivouac, vint le rejoindre, enroulant la corde en anneaux réguliers.

«Abel ! C'est n'importe quoi, ce matin. Je ne vis plus, moi ! Allez, laisse-moi passer devant que je puisse t'assu-rer un peu !

- Pardon. Je ne suis pas à ce que je fais.

- Je le vois bien. Tu penses encore à Johanna : si tu crois que je ne l'ai pas compris ! Seulement, ce n'est pas le moment ni l'endroit. Si tu veux qu'on abandonne, dis-le tout de suite... Je ne t'en voudrai pas, tu sais.

- Tu es fou ou quoi ? Abandonner !

- Très bien. On continue. Mais dans ce cas, tu dois choisir : c'est elle ou la course. Tu ne peux pas penser aux deux à la fois...

- Ah, tais-toi, je t'en prie ! se mit à plaisanter Abel. Figure-toi que c'est très exactement ce qu'elle m'a dit avant qu'on se quitte : "Eh bien, cette année, tu dois choisir : ce sera moi ou la montagne !"

- Et que lui as-tu répondu ?

Jack-Alain Léger - L'heure du tigre

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Pourquoi Macron est-il perdu?...

23 Décembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

Pourquoi Macron est-il perdu?...

Ecrit le 5 décembre 2018

                            ____________________________________________

Dans la France du « dégagisme», le débat n’a jamais eu bonne presse. Emmanuel Macron a théorisé le consensus, cette recherche de consensus tant reprochée à son prédécesseur. Il use du cynisme avec délectation.

Jusqu'à conseiller de « traverser une rue » pour que ce jeune chômeur l'interpellant respectueusement, trouve facilement un emploi. Lui, le Macron triomphant, n'a jamais eu de rues à traverser. Le jeune chômeur s'est tu. Pas de contradiction possible. Jupiter avait parlé...

Jusqu'à choisir son opposition en mettant en lumière la France Insoumise et le Rassemblement National pour mieux mépriser le Parti Socialiste, seul à proposer et à projeter de manière constructive.

Hélas en Macronie, pour être entendu il convient d'être médiocre.

En cela, ce Président n’a rien compris à l’ « esprit français ». Il a perdu le fil de son "roman politique". Aujourd'hui le voilà seul face à un peuple en ébullition.

Enfant, j'ai lu quelques extraits du Roman de Renart. Ah ces disputes entre le goupil et Ysengrin, entre le « maître des ruses » et le « cocu éternel ». Fier Renart… Malheureux Ysengrin ! Du La Fontaine avant La Fontaine !

Nous sommes le pays de la dispute. De la contradiction érigée en principe. Le pays où TOUT est et fait débat. Du prix de la baguette de pain à la géopolitique la plus complexe. Bien fol est celui qui oublierait cela, réduisant le peuple français à un ensemble sans arêtes, sans passions, sans engueulades vite oubliées pour plus vite encore en inventer d’autres.

A la maison ou à la plage, j’ai encore en mémoire ces discussions enflammées entre mon professeur de père et ses amis, professeurs aussi pour la majorité d’entre eux. Au soleil du Maroc, ils s’écharpaient en parlant pédagogie, politique ou sport. Tout, absolument tout était comparé, soupesé, analysé. Le ton montait souvent. Puis tous se retrouvaient dans l’eau de l’Atlantique ou dans la cascade des éclats de rire provoqués par une plaisanterie venant, provisoirement, clore la discussion du jour.

J’ai encore à l'esprit ces émissions de télévision faisant du débat contradictoire leur raison d’être. Ah ces empoignades aux Dossiers de l’écran dont le générique me glaçait d’effroi !

Effacer tout cela, nier cette spécificité française – dans quel autre pays que le nôtre va-t-on jusqu’à nous fâcher sur des sujets aussi improbables et éloignés de nos préoccupations que les ventes d’armes aux États-Unis ou la politique africaine du Président Poutine ? Aucun ! – c’est ne rien comprendre à ce qui façonne la France : le débat contradictoire et tant pis s’il est ponctué par quelques « noms d’oiseaux ». La France, c’est Rabelais au banquet d’Astérix !

Hélas, un candidat devenu président de la République a tenté - et, à mon avis, heureusement échoué - de soumettre l’esprit français au nom du " En même temps ", au nom du " Ni droite ni gauche ", au nom du "dégagisme". Un aplanissement, une monotonie, un lac d’où seraient absentes les plus minuscules vaguelettes. Un pays plat où triompheraient les communicants. Il suffit de suivre les comptes « Twitter » du président de la République et ceux de ses « marcheurs » pour constater tristement la victoire des slogans, des éléments de langage sur les idées. La victoire des phrases creuses - «… Parce que c’est notre projet !!! » - hurlées dans les micros. La victoire de ceux qui parlent fort et qui pensent bas. La victoire des publicistes sur les écrivains. La victoire du spectaculaire sur la discrétion nécessaire à la réflexion longue. La victoire des talk-show où le « show » écrase le « talk ». La victoire de BFM TV et des Grandes Gueules de RMC sur France Culture, même si, dans un sursaut d’intelligence j’espère, cette dernière station de radio a gagné des auditeurs. La victoire de Closer sur Le Monde. La victoire de Tartuffe !

La France n’est en aucun cas ce pays voulu par Emmanuel Macron ! Encore faut-il lui opposer des forces contradictoires, des mouvements d’idées qui deviennent idéaux, une gauche renaissante et force de propositions.

Une gauche qui redonne force et corps aux espérances populaires, qui nourrisse les débats dont le président de la République et ses amis veulent priver le pays, qui rende à la politique ses lettres de noblesse…

Christophe Chartreux

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"Depuis 2017 il n'y a pas eu d'investissement dans l'éducation..."

23 Décembre 2018 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

"Depuis 2017 il n'y a pas eu d'investissement dans l'éducation..."

EXTRAIT

(...)

Depuis 2017 il n'y a pas eu d'investissement dans l'éducation

"L’investissement dans la Nation, dans l'école et la formation est inédit et je le confirme", a déclaré E Macron. Cela pourrait laisser à penser que l'Education nationale reste à l'écart des économies que le gouvernement va devoir réaliser. Mais nous ne le pensons pas.

D'abord parce que cet investissement n'a pas été inédit. Certes le budget 2018 a augmenté de 1.8% par rapport à 2017 et il va encore augmenter de 800 millions en 2019. Mais ces hausses prennent en compte des facteurs techniques très divers comme la prise en charge des AVS dans le budget EN en 2019, le glissement vieillesse technicité qui est automatique etc. Une façon plus réelle de regarder l'évolution du budget c'est de voir celles des emplois puisque 90% du budget part en salaires. Alors que le budget 2017 a vu la création de 11 662 emplois, celui de 2018 affirmait autant de suppressions que de créations de poste. Cette stabilité s'est en fait transformée en suppression de plusieurs centaines de postes du fait des postes non pourvus. Quant au budget 2019 il prévoit 2650 suppressions de postes. Depuis l'arrivée d'E Macron au pouvoir, il n'y a donc pas eu investissement mais désinvestissement dans l'Education nationale. Les mesures de créations de postes au primaire ont d'abord été financées par le budget de N Vallaud-Belkacem et la suppression des maitres plus. En 2018 et 2019 le ministre crée des postes dans le premier degré en en supprimant dans le second et il a complété en fermant des classes et en augmentant le nombre d'élèves par classe ailleurs qu'en CP et Ce1. Cette politique ne lui coute rien.

Les pistes d'économies à l'Education nationale

Mais le budget 2019, à peine voté par l'Assemblée, est déjà caduque. Le gouvernement va devoir demander aux ministères de restituer des financements. On ne voit pas pourquoi l'Education nationale, qui est déjà pressurée, serait à l'abri. Où le ministre peut-il dégager rapidement des moyens massifs ?

La première piste pourrait être d'accélérer la réforme de la formation des enseignants. Selon un schéma présenté par le Café pédagogique en juin , en modifiant la date des concours, le ministre peut changer le statut des futurs professeurs en les faisant passer de celui de fonctionnaire stagiaire (ce sont des postes) en étudiants. Cela représente environ 25 000 postes rayés d'un coup soit environ 1 milliard.

La seconde piste c'est de revoir les suppressions de postes. JM Blanquer en avait prévu 2650 (soit environ 130 millions d'€). Pour dégager un second milliard, il devrait supprimer 20 000 postes. L'exercice semble difficile mais c'est à peu près le nombre de retraités attendus en 2019. Dans les classes l'effet serait désastreux même si les réformes du lycée et du lycée professionnel vont permettre des suppressions de postes. Il faudrait notamment largement tailler dans les spécialités et aggraver les inégalités territoriales et sociales.

Les autres mesures concerneraient l'ensemble de la fonction publique. Un nouveau report des accords PPCR rapporterait 200 millions à l'Education nationale et environ 500 pour tous les ministères. Le gel du glissement vieillesse technicité (l'avancement à l'ancienneté) environ 300 millions à l'Education nationale et le double pour tous les ministères.

Les décisions annoncées le 10 décembre vont obligatoirement se traduire par un nouveau budget. A moins que le président de la République ne décide de recourir à l'impôt, les ministères vont devoir rendre des moyens importants.  Les personnels de l'Education nationale devraient s'y préparer.

François Jarraud

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Gilets Jaunes... Arrêtons de zoomer...

23 Décembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

Gilets Jaunes... Arrêtons de zoomer...

Les Gilets Jaunes...

Beaucoup réagissent très souvent face à telle ou telle image. L'info "en continu" vit - ce n'est pas un reproche - de cette immédiateté.

Nous zoomons en permanence.

Ce faisant nous passons à coté de la réalité qui n'est jamais focalisée mais "large".

Réduire un mouvement social - qui, quelles que soient nos appartenances politiques, doit être analysé comme un fait d'Histoire sociale, voire d'Histoire tout court - à une "agitation violente et populiste", c'est passer à coté d'une réalité complexe.

Le Président de la République est apparu impuissant et désarmé face à un mouvement qu'il n'a pas vu venir alors qu'il était inscrit dans l'Histoire du macronisme.

Le Gouvernement est décrédibilisé par des atermoiements et une gestion erratique des semaines passées.

Rassemblement National et France Insoumise, qui ont tenté de récupérer ce mouvement ne sont pas en reste. Tous les deux aussi pathétiques qu'inconséquents, surpris d'avoir été totalement débordés.

Hélas, seul le parti de Marine Le Pen s'en tire dans les sondages car il capitalise TOUJOURS sur les peurs.

Dézoomons! Faisons, osons le pari de l'intelligence.

Sans nous priver de condamner les violences, prenons le temps aussi et surtout de ne pas commettre à nouveau une erreur qui cette fois sera fatale:

- mépriser un mouvement social;

- enfermer ces français dans le populisme;

- faire d'elles et d'eux des "beaufs" incultes, racistes, antisémites et fachos ou les assimiler à ces "casseurs" venus des extrêmes;

- traiter leurs enfants comme les éternels derniers de la classe, celles et ceux pour qui l' "égalité des chances" est d'abord une chance réservée aux autres.

Ils étaient invisibles et inaudibles. Ils ne dérangeaient pas. Laissant les "sachant" dans l'entre-soi confortable d'un calme trompeur.

Oui au dialogue. Mais un dialogue dont les participants doivent être certains de donner et d'obtenir, selon les places qu'ils occupent, des avancées considérables.

Les déceptions futures seront le ferment des révoltes de demain.

Y compris dans les urnes. Et là...

Joyeuses fêtes à toutes et tous, qui que vous soyez...

Christophe Chartreux

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#JeSuisEnseignant - Des professeurs revendiquent leur liberté de critiquer l'exécutif...

22 Décembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

#JeSuisEnseignant - Des professeurs revendiquent leur liberté de critiquer l'exécutif...

Ils ne veulent pas se taire. Des enseignants ont lancé le hashtag #JeSuisEnseignant sur les réseaux sociaux afin de revendiquer leur liberté de critiquer l'action de l'exécutif et de l'Education nationale. Ce mouvement intervient quelques jours après la convocation par le rectorat d'une professeure de Dijon (Côte-d'Or), qui avait critiqué Emmanuel Macron dans une tribune.

"#JeSuisEnseignant et je continuerai à m’informer, me former, partager, commenter, critiquer, argumenter, réfléchir, débattre, penser", écrit un professeur d'anglais au collège. "#JeSuisEnseignante et je considère que, que ce soit en prison ou à l'université, mon travail n'est pas seulement d'apporter des connaissances, mais de développer l'esprit critique. Ce qui implique de moi-même conserver et assumer une parole engagée et critique", écrit de son côté une enseignante-chercheuse.

Les messages des enseignants publiés avec ce hashtag critiquent à la fois une restriction de leur liberté d'expression, ainsi que les orientations du ministère de l'Education nationale. "Au titre de ses obligations statutaires, un professeur de la fonction publique d'Etat a un devoir de réserve sur la politique mise en œuvre par sa tutelle, a fortiori par le chef de l'Etat", rappelle Laurent Rabbé, avocat au barreau de Paris, spécialiste du droit de la fonction publique, à franceinfo. 

Et mon tweet...

, fils d'Inspecteur de l'Education Nationale (désolé... :)))) et petit-fils d'enseignant... Je sais ce qu'est le respect de l'institution. Je sais aussi que cette institution s'honore toujours quand elle fait de la liberté un investissement plutôt qu'une peur!

Christophe Chartreux

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Clio... Et Gauvain Sers...

22 Décembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

J'aime envahir ses nuits de mots jusqu'au matin. Elle lira au réveil quand tout dort et repose... Quand s'endort le silence... Et le bruit du monde et les cris des enfants Embrassent la lumière de décembre qui fuit...

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Coup de coeur... Eric Vuillard...

22 Décembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Un penchant obscur nous a livrés à l’ennemi, passifs et remplis de crainte. Depuis, nos livres d’Histoire ressassent l’événement effrayant, où la fulgurance et la raison auraient été d’accord. Ainsi, une fois que le haut clergé de l’industrie et de la banque eut été converti, puis les opposants réduits au silence, les seuls adversaires sérieux du régime furent les puissances étrangères. Le ton monta à mesure avec la France et l’Angleterre, en un mélange de coups de force et de bonnes paroles. Et c’est ainsi qu’en novembre 1937, entre deux mouvements d’humeur, après quelques protestations de pure forme à propos de l’annexion de la Sarre, de la remilitarisation de la Rhénanie ou du bombardement de Guernica par la légion Condor, Halifax, lord président du Conseil, se rendit en Allemagne, à titre personnel, à l’invitation d’Hermann Goering, ministre de l’Air, commandant en chef de la Luftwaffe, ministre du Reich à la forêt et à la chasse, président du défunt Reichstag – le créateur de la Gestapo. Voilà qui fait beaucoup, et pourtant Halifax ne tique pas, il ne lui semble pas bizarre, ce type lyrique et truculent, antisémite notoire, bardé de décorations. Et on ne peut pas dire qu’Halifax a été entourloupé par quelqu’un qui cachait son jeu, qu’il n’a pas remarqué les tenues de dandy, les titres à n’en plus finir, la rhétorique délirante, ténébreuse, la silhouette entripaillée ; non. À cette époque, on était très loin de la réunion du 20 février, les nazis avaient abandonné toute retenue.

Eric Vuillard - L'Ordre du jour

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Heures supplémentaires des enseignants... Double tour de passe passe?...

22 Décembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

 Heures supplémentaires des enseignants... Double tour de passe passe?...

EXTRAITS

La politique ministérielle a remis les heures supplémentaires dans l'actualité des enseignants. Le ministère de l'éducation nationale a annoncé vouloir remplacer plus de 2000 postes par un volume d'heures supplémentaires. Et pour le ministre, elles sont à la fois la réponse au gel du point d'indice des salaires de la Fonction publique et aux suppressions de postes. C'est le bon vieux "travailler plus pour gagner plus" d'avant 2012. Mais est-ce possible pour tous les enseignants ? Quelles conséquences aurait cette mesure ? Comment le ministère entend-il la gérer en réalité ? Et si on avait un double tour de passe passe dans le budget ?

(...)

Il est faux de dire que les heures supplémentaires vont "renforcer le pouvoir d'achat des professeurs". En effet tous les enseignants n'en bénéficient pas. C'est le cas des enseignants du premier degré. La loi de finances ne prévoit que 55 millions pour toutes les heures du premier degré, qui seront le plus souvent en fait des heures de suppléance. Ce chiffre est à comparer aux 978 millions versés pour les heures supplémentaires dans le second degré où on compte déjà environ 500 000 HSA chaque année. Un volume qui a tendance à augmenter puisque, rappelle la Depp, le nombre d'élèves augmente plus vite que celui des professeurs.

Remplacer 2085 postes par un volume équivalent d'HSA, comme l'annonce le ministère, équivaudrait à créer 130 000 heures supplémentaires c'est à dire d'augmenter d'un quart le volume total des heures.

Qui pourra les faire ?

Est-ce possible ? Le ministère a annoncé sa volonté de faire passer les heures supplémentaires obligatoires d'une à deux heures. Aucun texte n'est encore paru à ce sujet mais cela relève du pouvoir réglementaire du ministre donc il lui est facile de faire passer le texte.

Le problème c'est qu'aujourd'hui 73% des enseignants du second degré effectuent déjà deux heures supplémentaires. Le texte n'aura donc qu'une efficacité marginale sur  le plan concret, à l'opposé de sa rentabilité politique : rappeler que les enseignants ne travaillent pas assez...

(...)

Double tour de passe passe ?

Le ministère a-t-il réellement prévu d'augmenter le nombre d'heures supplémentaires à hauteur de 2085 postes en 2019 ? C'est ce qu'il a affirmé, annonçant même y consacrer 64 millions supplémentaires. Ce montant correspond au cout du nombre de postes remplacés.

Le problème c'est que le projet de loi de finances n'inscrit que 18 millions au titre de l'augmentation des HSA en 2019 dans le second degré (page 48). Autrement dit de quoi financer l'équivalent de 700 postes environ.

La présentation des postes faite par le ministère pourrait bien cacher un double jeu de passe passe. D'abord le remplacement des postes par des "moyens d'enseignement" comme cela a déjà été dit. Mais aussi le remplacement net de seulement 700 postes et non 2085 par des heures supplémentaires. Quand Bercy reprend des emplois ce n'est généralement pas pour les payer d'une autre façon, même à prix réduit.

François Jarraud

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Réserve — Moyens et fins — Finances...

22 Décembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Réserve — Moyens et fins — Finances...

Vous prendrez bien une petite dernière !

Réserve

Une enseignante sermonnée pour avoir moqué Macron par Marie-Estelle Pech
« Pour le rectorat de Dijon, Sophie Carrouge est allée trop loin. Au point de faire convoquer jeudi après-midi cette enseignante par le directeur des ressources humaines. Afin de la rappeler à son “devoir de réserve”. Coutumière des tribunes incendiaires sur de petits sites Web proches de la gauche radicale, cette professeure de lettres du lycée Le Castel, à Dijon (Côte-d’Or), s’en est prise vertement le 12 décembre dernier à Emmanuel Macron. »

Obligation de réserve : neutralité et/ou neutralisation des enseignants ? par Claude Lelièvre sur son blog : Histoire et politiques scolaires
« L’invocation par le rectorat de Dijon du non-respect d’ une “obligation de réserve” par une professeure de lycée qui avait pris à parti en termes fort vifs le président de la République après son intervention télévisée du 10 décembre relance un débat sur la légitimité voire l’existence même d’une ’’obligation de réserve’’. »

Moyens et fins

Rentrée scolaire 2019 : des moyens au service de la réussite de tous les élèves, dans tous les territoires. Communiqué de presse de Jean-Michel Blanquer au BOEN (Bulletin officiel de l’Éducation nationale).

Rentrée 2019 : la répartition des moyens d’enseignement fait déjà débat par Mattea Battaglia, dans Le Monde.
« À peine détaillée, mercredi 19 décembre, la “carte scolaire” a fait réagir le monde enseignant. Les inquiétudes se concentrent sur le second degré, où la baisse des postes, selon le ministère, serait compensée par des heures supplémentaires en plus. »

Fin des séries, spécialités, contrôle continu... Ce que prévoit la réforme du lycée et du baccalauréat selon Francetvinfo.
« Les lycées français dévoilent depuis mardi les spécialités qu’ils proposeront à leurs élèves dès la rentrée 2019, en vue de préparer le nouveau baccalauréat. La première session aura lieu en 2021. »

Sur France Culture, la question du jour : « Que va changer la réforme du lycée sur l’orientation des élèves ? » est posée à Claire Guéville, secrétaire nationale en charge du lycée au SNES FSU, professeure d’histoire-géographie à Dieppe dans l’académie de Rouen.

Parcoursup dans un calendrier resserré
« La phase d’information de Parcoursup ouvre ce jeudi 20 décembre. Le fonctionnement de la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur est inchangé, mais avec des délais d’attente écourtés, en réponses aux nombreuses inquiétudes et critiques. »

Finances

L’école coûte-t-elle trop cher ? question posée par L’Est républicain.
« Près de 155 milliards d’euros ont été consacrés à l’éducation en 2017. Soit 6,7 % du PIB. »

Comment les pays européens financent leurs universités par Louise Cuneo dans Le Point.
« Pour renflouer l’enseignement supérieur, le gouvernement veut faire payer les étudiants étrangers. Mais comment font nos voisins confrontés au même défi ? »

L’équipe des rédactrices et rédacteurs de la revue de presse des Cahiers pédagogiques vous souhaite de belles fêtes de fin d’années !

Bernard Desclaux

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