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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Stefan Zweig...

27 Décembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Seuls les enfants solitaires peuvent garder pour eux toute leur passion : les autres dispersent leur sentiment dans des bavardages et l'émoussent dans des confidences; ils ont beaucoup entendu parler de l'amour, ils l'ont retrouvé dans les livres, et ils savent que c'est une loi commune. Ils jouent avec lui comme avec un hochet; ils en tirent vanité, comme un garçon de sa première cigarette. Mais moi, je n'avais personne à qui me confier, je n'avais personne pour m'instruire et m'avertir, j'étais inexpérimentée et ignorante : je me précipitai dans mon destin comme dans un abîme.

Stefan Zweig - Lettre d'une inconnue

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A Voir... "Monsieur", de Rohena Gera...

27 Décembre 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Cinéma

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A Lire... "Bête de collège" par Cécile Chabaud...

27 Décembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Un livre nécessaire et tellement agréable à lire en ces moments où la tendance est de jeter la pierre à ces enseignants qui font de la bienveillance et de la confiance deux des piliers de leur profession.

Merci à Cécile Chabaud de parler si bien de notre métier et de nos élèves...

Christophe Chartreux

A Lire... "Bête de collège" par Cécile Chabaud...
A Lire... "Bête de collège" par Cécile Chabaud...
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Pour lutter contre le viol, l'éducation à la sexualité marche réellement...

27 Décembre 2018 , Rédigé par Slate Publié dans #Education

Pour lutter contre le viol, l'éducation à la sexualité marche réellement...

Par contre, les cours de chasteté et d'abstinence n'ont aucun effet.

Des chercheurs de l'université de Columbia ont observé que les cours d'éducation sexuelle dispensés avant 18 ans et incluant une formation au consentement négatif –apprendre à dire non à une proposition sexuelle– réduisent de manière significative le risque d'être victime d'agression sexuelle et de viol durant ses études supérieures.

Leur étude se fonde sur l'analyse de questionnaires confidentiels envoyés à 1.671 étudiants et étudiantes de Columbia et du Barnard College au cours du printemps 2016, ainsi que sur des entretiens qualitatifs menés auprès de 151 élèves de premier cycle de janvier 2015 à janvier 2017. Ce travail montre que le cocktail le plus efficace pour réduire le risque de violences sexuelles à la fac consiste en une formation au consentement associée à des informations sur les maladies sexuellement transmissibles et les diverses méthodes contraceptives. À l'inverse, les cours de chasteté et d'abstinence de plus en plus populaires aux États-Unis n'ont aucun effet préventif.

«Il est nécessaire de commencer tôt l'éducation à la sexualité», commente John Santelli, pédiatre et auteur principal de l'étude. «Il est temps de mettre en œuvre une prévention des agressions sexuelles adaptée aux différentes étapes de la vie pour enseigner aux jeunes, et ce avant leur arrivée à l'université, la différence entre relations sexuelles saines et malsaines, comment dire non aux relations sexuelles non désirées et comment dire oui aux rapports qu'ils désirent.»

En plus d'une exposition à une éducation sexuelle complète, les chercheurs ont isolé plusieurs facteurs associés au risque d'être victime de viol pendant ses études: avoir eu des contacts sexuels non désirés avant l'entrée à la fac (surtout chez les jeunes femmes), avoir été maltraité durant son enfance ou avoir consommé de l'alcool et de la drogue avant sa majorité.

Peggy Sastre

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Lire, écrire, compter à l’école : un « retour aux fondamentaux » tout relatif...

27 Décembre 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

Lire, écrire, compter à l’école : un « retour aux fondamentaux » tout relatif...

C'était en avril 2018...

CC

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EXTRAIT

Les « recommandations » ministérielles sur les méthodes pédagogiques à privilégier en primaire s’inscrivent en fait dans la continuité de pratiques déjà largement répandues.

(...)

1. La dictée quotidienne, une recommandation de longue date

 

La « dictée du jour » figure parmi les « consignes » du ministre aux enseignants. Elle figurait aussi au programme de sa prédécesseure Najat Vallaud-Belkacem, qui avait, elle aussi, réclamé le retour de la dictée quotidienne en 2015. Les programmes du CP à la troisième mis en place à l’époque mentionnent d’ailleurs bien des activités d’écriture « quotidiennes », qui peuvent être des dictées, sous différentes formes, mais pas seulement.

Preuve que ce débat revient sur la table périodiquement, le retour de la dictée à l’école avait été promis par Luc Chatel en avril 2012, déjà. Ou encore par François Fillon, en 2004.

 

2. L’apprentissage de la grammaire n’avait pas disparu

 

Contrairement à ce que certaines présentations des circulaires ont pu laisser entendre, il n’est pas plus question de « retour » des leçons de grammaire. Si M. Blanquer a déploré qu’elles soient absentes, selon lui, « dans certains cahiers d’élèves », elles restent à l’évidence attendues dans les programmes. Ce que la circulaire ministérielle du 26 avril dit elle-même :

« A tous les niveaux de la scolarité obligatoire, l’enseignement de la langue est donc mené systématiquement, et la leçon de grammaire et de vocabulaire […] doit être pratiquée conformément aux programmes, qui affirment la place importante des séances qui leur sont consacrées. »

3. Le calcul mental régulier était déjà au programme

Autre souhait du ministre, faire quinze minutes de calcul mental par jour en classe. La consigne n’était certes pas formulée aussi précisément auparavant, mais force est de constater que les programmes actuellement en vigueur mettaient déjà, là aussi, fortement l’accent sur cette pratique fondamentale.
La pratique du calcul mental était ainsi fortement prescrite aux cycles 2, 3 et 4, c’est-à-dire sur l’ensemble de l’élémentaire et du collège. « La pratique quotidienne du calcul mental conforte la maîtrise des nombres et des opérations », lit-on ainsi dans l’introduction du programme de mathématiques du CP au CE2. Et la « pratique régulière » du calcul mental reste conseillée jusqu’à la classe de troisième.

 

 

Adrien Sénécat

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Le modèle français de la recherche est-il désuet?...

27 Décembre 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Université

Le modèle français de la recherche est-il désuet?...

250 postes à pourvoir contre 300 l’an passé. Le CNRS recrute de moins en moins. Il demeure la pierre angulaire du modèle de la recherche à la française. Pour combien de temps ? Quelle place pour les autres acteurs de la recherche ? Quelles conséquences sur les conditions de travail des chercheurs ?

Un coup d’œil sur le site du CNRS donne une petite idée de ce que la recherche française peut découvrir tous les jours. Exemples : « Ces chercheurs qui viennent d’établir un lien entre les crises de migraine, et le dysfonctionnement d’une protéine génératrice de courant ». Ou encore : cette équipe qui a montré la semaine dernière « Comment s’organise la croissance des veines et des artères au cours du développement de l’embryon » : contrairement à ce que l’on pensait jusque là, le sang ne sort pas des artères par le bout… mais en amont, via les capillaires

Il y a aussi ces empreintes digitales étudiées sur des vases dans des ateliers de potiers de Pompéi qui datent du premier siècle de notre ère. Ces physiciens qui ont reproduit, en laboratoire, un phénomène de la stratosphère nommé oscillation quasi-biennale. Ou, plus proche de nous, cette grande enquête sociologique menée auprès des 35 357 maires de France.

La recherche française est multi-disciplinaire, foisonnante, reconnue. Le CNRS n’en est pas le seul acteur, loin s’en faut… mais c’est lui qui concentre les inquiétudes des chercheurs en cette période de recrutement…. 250 postes seulement sont à pourvoir, contre 300 jusque-là. On se rappelle les mouvements de 2004 et 2009 et les grèves dans les universités notamment contre l’évaluation des enseignants-chercheurs et les baisses de moyens. Plus de dix ans plus tard, ces doléances sont toujours d’actualité. Auxquelles le gouvernement répond : partenariats public-privé, créations de filiales, et start-ups de la recherche.

"Le modèle français de la recherche est-il désuet ?"

Articles :

Financement de la Recherche : « Malaise » dans les labos : par Sarah Bos pour Les Échos, 19/08/2017.

Antoine Petit, nouveau patron « optimiste » du CNRS : par David Larousserie pour Le Monde, le 23/01/2018.

Tribunes :

« L’étiolement programmé du CNRS est un symptôme du dédain pour la recherche publique »: tribune co-signée par les 45 présidentes et présidents des sections et commissions interdisciplinaires du Comité national de la recherche scientifique et des jurys d’admissibilité des concours CNRS dans Le Monde, le 01/12/2018.

Liens : 

The Sound of Science : blog de Martin Clavey.

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Discours d'une jeune diplômé de "Centrale Nantes"... A écouter et à diffuser!

26 Décembre 2018 , Rédigé par Youtube - France 3 Publié dans #ecologie

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Cecil L. Recchia...

26 Décembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Anne Dufourmantelle... Entretien et extrait...

26 Décembre 2018 , Rédigé par France Inter - Femme Actuelle Publié dans #Philosophie

EXTRAIT

Inspirée, inspirante, aimée et aimante, c'est peu dire d'Anne Dufourmantelle. La philosophe et psychanalyste, décédée le 21 juillet en sauvant des enfants de la noyade, avait, de surcroît, le don rare de joindre l'acte à l'élégance de sa parole. Lorsqu'elle a publié Eloge du risque, (Manuels Payot), la journaliste Danièle Laufer a réalisé cette belle interview pour le magazine Prima. Nous la partageons avec vous.

(...)

D. L. : Quels sont les risques nécessaires pour vivre pleinement?

A. D. : Aimer. Etre autonome. On brade trop sa liberté. On demande toujours aux autres de nous prendre en charge.

D. L. : Faut-il renoncer à vouloir tout maîtriser et accepter l’incertitude ?

Absolument ! L’incertitude est ce dont la névrose a le plus horreur. Toute notre organisation névrotique (et nous sommes tous névrosés) consiste à faire barrage à l’inattendu. L’inconscient est un GPS qui intègre toutes les données de votre généalogie, de votre enfance et de ce que vous avez vécu. Il vous indique des chemins et des routes qu’il trouve plus sûrs ou moins encombrés. Si vous lui donnez un itinéraire ou un lieu inconnu, il va tout faire pour que vous n’y alliez pas parce qu’il y a trop de risques. Par contre, ce qui est sympathique avec l’inconscient c’est que, de la même manière qu’un GPS, il va intégrer la nouvelle route la deuxième fois, il va y aller. L’inconscient fonctionne dans la répétition.

D. L. : Oser lâcher prise ?

A. D. : Cette capacité à l’inattendu c’est quelque chose qu’il faut trouver dans l’aptitude à être au présent. Et le lâcher prise est fondamental. Le problème, c’est que cela ne se décide pas. Ce n’est pas une question de volonté. Le lâcher prise n’empêche pas la vigilance. Au contraire, il l’appelle. Le risque met sur le qui-vive, puisqu’il y a du danger. Celaa met en éveil . Il faudrait lutter contre les deux piliers de la névrose qui, pour éviter l’inattendu, se repose à 90% sur deux grosses ficelles – à savoir « la vie commence demain » ou dans deux heures ou dans une heure. C’est-à-dire qu’elle vous dit : « Oui, bien sûr, on va changer ci et ça ». Elle est très accommodante, la névrose. Elle veut bien changer, mais pas tout de suite. L’autre ficelle, c’est le tout ou rien. « C’est noir ou blanc ». D’où l’idée qu’il n’y a pas de petit choix, comme s’il n’y avait pas de gris entre les deux. Or, dès que vous commencez du gris, vous amorcez quelque chose.

D. L. : Donc, le risque c’est de sortir de nos habitudes ?

A. D. : On fonctionne tous, même mentalement, sur les mêmes trajectoires. Prenez l’exemple d’une dispute. Dix ans après, ce sont les même arguments que se renvoient les deux personnes. Parfois, quand les êtres sont extraordinairement déprimés, qu’ils n’ont plus la force de rien, il suffit de leur dire : « Voilà. Aujourd’hui, vous prenez une rue différente. C’est tout ». Il suffit d’une modification minuscule et ça va mettre en route quelque chose. Ou une pensée différente.

D. L. : Faire une psychanalyse, c’est un risque ?

A. D. : J’espère ! Dans l’analyse, il y a deux mouvements. Dans un premier temps, il s’agit d’identifier ce qui a été négatif, par exemple, dans notre enfance pour essayer de comprendre, d’entendre et de voir ce qui s’est passé. Après, il faut tout reprendre en soi et se demander « Mais pourquoi ai-je accepté d’être là ? » Pourquoi me suis-je mise dans ce scénario-là ? C’est sortir de la plainte, du « C’est la faute de l’autre ». Vous avez en mains les clés de votre liberté, vous seule. Vous ne pourrez pas faire que l’autre soit différent. Vous ne pourrez pas faire que votre enfance ait été autre. Mais vous pouvez vous situer autrement dans ce paysage et, du coup, découvrir des chemins de traverse extraordinaires dans n’importe quel paysage donné. Il faut explorer. Ensuite, une fois qu’on l’a reconnu tel qu’il est, on peut s’y promener autrement. Et ça, c’est un risque. On a toujours peur de déplaire, de ne plus être aimée, de souffrir, d’être abandonnée.

D. L. : Parler, est-ce un risque ? Faut-il se taire ?

A. D. : Parler est un des plus beaux risques. On ne dit pas assez à quel point la parole érotique, les mots de l’amour sont importants parce qu’ils relient le corps de l’autre, notre corps et notre intériorité. Mais pouvoir se taire à un moment donné, ne pas tout dire à l’autre, est absolument essentiel. Sinon, on fait de l’autre un parent. A qui doit-on transparence quand on est enfant ? Aux parents.

D. L. : Dire « Je t’aime », est-ce un risque ?

A. D. : Oui, et ce que je trouve assez joli, c’est que ça reste un risque pour toutes les générations. Le moment où on dit « Je t’aime » reste une espèce de saut dans le vide vertigineux. C’est étonnant que cette parole ait perduré le long de toutes les métamorphoses des siècles comme un des moments les plus intenses du risque. Le seul vrai « Je t’aime », c’est celui qui est donné et qui n’attend pas de réponse.

Entretien complet à lire en cliquant ci-dessous

On veut l'intensité sans le risque. C'est impossible. L'intensité c'est le saut dans le vide, la part d'inédit, ce qui n'a pas encore été écrit et qui pourtant en nous est en attente, de précisément ça. La passion est une disposition qui nait en nous depuis l'enfance, que l'on peut faire croître ou diminuer mais totalement altérer, jamais.

Au risque de la passion

Anne Dufourmantelle - Eloge du risque

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