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Vivement l'Ecole!

Aux femmes...

24 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Femme

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Debout les femmes...

24 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Société, #Femme

Debout les femmes

« Debout les femmes » disponible sur toutes les plateformes

https://39Femmes.lnk.to/DeboutLesFemm...

Pour soutenir les actions de la Maison des Femmes : https://www.lamaisondesfemmes.fr/don

Tous les fonds récoltés sont reversés à la Maison Des Femmes, pour qu’elles puissent en ouvrir d’autres et que leur action perdure.

39 FEMMES : Mayra Andrade - Jennifer Ayache - Nawel Ben Kraiem - Blondino - Brigitte - Karen Brunon – Buridane - Amina Cadelli - Barbara Carlotti - Chat - Les Coquettes - Anaïs Croze - Camille Faure -Alma Forrer - Zaza Fournier - Élodie Frégé - HollySiz - Agnes Jaoui - Mai Lan - Clara Luciani - Luciole - Madjo - Carole Masseport - Inna Modja - Sandra Nkaké - Ornette - Lili Poe - Pomme - Barbara Pravi - Olivia Ruiz - La Grande Sophie - Elisa Tovati - Calypso Valois - Diane Villanueva - Cléa Vincent - Julie Zenatti

Réalisé par Aurélie Saada

Produit par Morgane Prod

Merci à toutes les chanteuses pour leur engagement.

Merci à Monique Wittig , Antoinette Fouque et les Editions des Femmes pour ce texte si puissant, Lauren Bastide et la Poudre pour son combat et l’impulse formidable qu’elle a su nous donner , Florence Jeux et Morgane Prod pour nous avoir permis de mettre cela en image. Un immense merci à Raphael Hamburger pour son studio Saint Germain, Stan de nous avoir enregistrées.

Merci aux musiciens qui nous ont accompagnées : Charlène, Karen, Inor et Disco

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Anna Netrebko chante... Puccini... Bellini... Delibes (Avec Elina Garança)

23 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de Coeur... Philippe Soupault...

23 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Lorsque, autour de moi, on parlait d’elle, c’était surtout pour l’envier. Mais, de sa vie, personne ne savait rien : elle n’avait pas d’amis, on ne lui prêtait pas d’amants. On critiquait son indifférence, qu’on appelait vanité ou « pose », on dépeignait le luxe dont elle était entourée. On n’inventait rien, ou presque. Elle possédait le pouvoir d’écarter tous ceux qui voulaient s’approcher du royaume d’or et de glace où elle passait ses lentes journées. Que lui importait ce que l’on pensait d’elle ? Le mépris était aussi un diadème.

Le Grand Homme - Philippe Soupault

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L’école malade de ses réformes...

23 Novembre 2018 , Rédigé par Slate - Louise Tourret Publié dans #Education

L’école malade de ses réformes...

EXTRAIT

(...)

«Quand mes enfants sont entrés en maternelle en 2006 et 2007, il y avait classe le samedi matin. Ça a duré deux ans pour mon fils, un pour ma fille. Et puis hop, quatre jours de classe. Ma fille a eu des APC [activités pédagogiques complémentaires, ndlr] en primaire. Pas son frère. Son frère a bénéficié du Rased [réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté] parce que nous étions en REP [réseau d'éducation prioritaire], et puis le maître qui l’avait aidé dans l’écriture a disparu, donc plus de Rased (qui impliquait un maître spécialisé).

En CM1, ma fille a connu le retour aux cinq jours. Un an à Paris, donc le mercredi matin. Un an à Lille, donc le samedi matin, pendant que son frère avait cours au collège le mercredi mais pas le samedi. Depuis deux ans, il est au lycée donc il a cours le samedi matin, mais plus sa sœur qui est au collège. Elle a aussi connu les NAP [nouvelles activités périscolaires]. Enthousiaste au début. Ennuyée comme un rat mort à la fin. En cours d’année, elle a compris que ce n’était pas obligatoire, ça a été la guerre pour qu’elle reste à l’école quand même...

Quant aux évaluations, mon fils a eu celles de CE1 et de CM2, mais ma fille n'a eu que celles de CE1.

Mon fils a eu la réforme du collège en 3e, ma fille en 5e. Donc il a commencé sa LV2 en 4e et sa sœur en 5e. Elle a aussi eu les EPI [enseignements pratiques interdisciplinaires de la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem, dont l’application n’est plus obligatoire]. La première année, sous la forme de deux fois une semaine. La deuxième année, ce n’était plus qu’une semaine. Cette année, il n’y a plus rien. C’est dommage, ma cadette espérait en refaire en 3e.

Mon fils a fait des préparations d’histoire de l’art de la 6e à la 4e. Mais comme il a eu la réforme du brevet en 3e, il n’a pas eu cette épreuve, et une soutenance de stage pour moitié en anglais a été improvisée. Sa sœur a gardé la soutenance de stage de son frère puisqu’elle fait son stage au même endroit. Ça ne lui servira pas: l’oral a changé, c’est désormais une préparation en groupe.

Mon aîné est entré au lycée l’an dernier. Ma fille y entre l’an prochain. Elle lui demande quels cours elle aura. Il ne sait pas: il n’a pas eu la réforme du lycée. Il est en 1e S, la dernière promotion à connaître la séparation en trois séries générales. Jusqu’à l’année dernière, elle disait vouloir faire ES. Du coup, elle ne sait plus du tout. Et moi non plus.

Depuis l’an dernier, je m’informe sur Parcoursup vu qu’on s’y colle dans un peu plus d’un an. Mes copines qui ont des enfants étudiants ne peuvent pas m’aider: elles ont eu APB. Donc on attaque les portes ouvertes dès la 1e. Et malgré tout le mal que je pense de Parcoursup, j’en suis à espérer qu’ils ne le changeront pas dans deux ans, histoire qu’on puisse un peu capitaliser ce qu’on comprend.»

(...)

Témoignage recueilli par Louise Tourret dont le billet est à lire en cliquant ci-dessous

(Le surlignage en marron est réalisé par les soins du webmaster/CC)

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VIDEO. "C'est absolument discriminant" : un étudiant tchadien dénonce la hausse des frais de scolarité pour les étrangers...

23 Novembre 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Université

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé lundi l'augmentation des frais de scolarité à l'université pour les nouveaux étudiants non-européens dès la rentrée prochaine. Une mesure profondément injuste juge Brahim Mourtalah Bechir, étudiant en droit à Nantes.

Il s'indigne contre une décision qu'il juge discriminante et injuste. Brahim Mourtalah Bechir, 26 ans, est tchadien. Après des études secondaires au Tchad et une licence au Sénégal, le jeune homme est venu poursuivre ses études en France – un rêve qu'il avait en tête "depuis l'enfance". L'étudiant, qui a suivi un master de droit à Nantes (Loire-Atlantique), dénonce une mesure annoncée par le Premier ministre, Edouard Philippe, lundi 19 novembre. Dès la rentrée 2019, les frais de scolarité vont drastiquement augmenter pour les nouveaux étudiants non-européens. 

Ces derniers devront désormais payer la somme de 2 770 euros en licence, contre 170 euros à l'heure actuelle. En master et doctorat, les frais de scolarité s'élèveront à 3 770 euros, soit presque 10 fois plus que les 243 à 380 euros actuels. De nouveaux frais qui représentent, d'après Edouard Philippe, "un tiers du coût réel" de la formation d'un étudiant étranger pour l'Etat. 

L'objectif du gouvernement est clair. Faire payer plus aux étudiants étrangers "fortunés" permettra, pour Edouard Philippe, de financer davantage de bourses pour d'autres étudiants non-européens, et de les accueillir dans de meilleures conditions. L'Etat a ainsi pour ambition de porter à 500 000 le nombre d'étudiants étrangers en France avant 2027, contre quelque 300 000 aujourd'hui. Et il compte offrir des bourses, ou des exonérations de droits d'inscriptions à "15 000 étudiants dans les mois qui viennent", notamment des jeunes venus de pays en développement.

"Vous n'avez pas le droit de réaliser votre rêve"

Mais pour Brahim, la mesure pourrait empêcher de nombreux étudiants modestes, comme lui, de venir étudier dans un établissement français. "Avec cette décision, il est clair que beaucoup d’étudiants, surtout africains mais pas qu’africains, sont interdits de venir étudier en France", condamne-t-il. S'il avait dû payer 3 770 euros par an pour son master, Brahim n'aurait jamais pu réaliser son projet. L'étudiant, venant d'un pays francophone, a aussi choisi la France car ses frais de scolarité sont accessibles. 

Si je dois payer 3 770 euros, il faut que j’économise environ 380 euros par mois sur 10 mois. Pour quelqu’un qui gagne ce que je gagne en travaillant, je vous promets que c’est juste impossible en fait.

Brahim Mourtalah Bechir à franceinfo

Le jeune homme a en effet travaillé chez McDonald's pendant ses études, "en gagnant environ 500 euros pour pouvoir payer mon loyer, et tout ce qui va avec". S'il avait dû économiser 380 euros tous les mois, il n'aurait plus eu que 120 euros pour vivre. Une équation impossible. "Tous ces étudiants pauvres, on leur dit : 'Désormais, vous n’avez pas le droit de réaliser votre rêve, vous ne pouvez pas construire votre avenir'", s'indigne le Tchadien, qui souhaite poursuivre un doctorat pour enseigner le droit à Nantes. Pour ce dernier, une fois la mesure entrée en vigueur, les études en France ne seront qu'un "luxe" pour les étudiants étrangers. 

Valentine Pasquesoone

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Revue de Presse Education... Réforme du lycée - Divers - D’ici et d’ailleurs - Ressource...

23 Novembre 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Réforme du lycée - Divers - D’ici et d’ailleurs - Ressource...

L’actualité éducative est dominée largement ces derniers jours par la réforme du lycée et les nouveaux programmes.

Réforme du lycée

La réforme du lycée, ainsi que les nouveaux programmes inquiètent beaucoup les enseignants. Beaucoup s’accordent sur une dérive élitiste, des programmes trop exigeants ou rétrogrades.

Les enjeux du lycée à la mode Blanquer
Par Mattea Battaglia et Violaine Morin
« Les quelque 80 projets de programmes scolaires du lycée, désormais tous dévoilés, sont-ils à la hauteur des attentes ? Donneront-ils corps à ce lycée du XXIe siècle censé garantir aux élèves, en lieu et place des séries S, L et ES supprimées à la rentrée 2019, une « plus grande personnalisation des parcours », comme le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, s’y est engagé ? Et permettront-ils de « muscler » le baccalauréat à l’horizon 2021, comme promis par le président, Emmanuel Macron, pour redonner du « sens » à l’examen, mais aussi de la « cohérence » entre les enseignements du lycée et ceux de l’université ?
En attendant les programmes définitifs qui devraient être présentés en décembre à l’occasion d’un Conseil supérieur de l’éducation et d’une intervention ministérielle, un point semble déjà faire l’unanimité : les exigences au lycée s’envolent.

Nouveaux programmes du lycée : l’avenir en marche arrière
« Menée dans un secret confinant à la paranoïa, la grande révision des programmes du lycée approche de son terme. Hier, la phase de consultation des enseignants s’est achevée. Certaines disciplines suscitent une grande inquiétude parmi les professeurs. »

Enseignement : « Des projets de programmes qui confirment la dérive élitiste »
« La réforme des programmes scolaires annonce un lycée qui devra assumer sa part de sélection. La pédagogie passe malheureusement au second plan, estime le professeur de lettres Denis Paget, dans une tribune au « Monde ». »

« Le rôle des SES n’est pas de transmettre une doctrine, mais d’offrir aux jeunes un regard éclairé »
« Le collectif des Economiste atterrés dénonce, dans une tribune au « Monde », les travers idéologiques de la refonte du programme de sciences économiques au lycée. »

Au-delà des programmes, on s’inquiète aussi de la nouvelle organisation du lycée qui doit s’organiser dans la précipitation.
Dans les lycées, l’inquiétude monte face à une « réforme précipitée »
« Choix des spécialités, enseignement des matières transversales et de l’informatique… Des questions restent en suspens. Du côté des enseignants, le casse-tête ne fait que commencer. »

Selon un sondage, 62 % des élèves de seconde veulent choisir la spécialité mathématiques
« Selon le baromètre réalisé par l’Etudiant, les mathématiques sont largement plébiscitées par les élèves de seconde qui devront, en fin d’année, choisir trois spécialités de première. La physique-chimie et l’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques récoltent aussi les suffrages des lycéens. »

Dans le cadre de la réforme du Bac et du lycée, Python deviendra le langage officiel de programmation en France
« À la mi-février, le ministre français de l’Éducation a dévoilé la tant débattue réforme du bac qui, comme on s’y attendait, a marqué la fin des séries au lycée, du moins pour la voie générale. Pour les partisans de cette réforme, il s’agit de repenser le lycée afin de mieux accompagner les élèves dans la conception de leur projet et dans l’acquisition des connaissances et des compétences nécessaires à leur poursuite d’études. »

Divers

Le professeur principal : un acteur essentiel... de plus en plus taillable et corvéable !
« Une circulaire récente (N° 2018-108 du 10 octobre 2018, publiée au Bulletin Officiel de l’Education Nationale N°37 du 11 octobre 2018) est venue préciser le rôle du professeur principal dans les collèges et les lycées. En trois pages très denses, on y détaille les missions normalement dévolues à ces acteurs de plus en plus sollicités, théoriquement volontaires pour exercer une telle mission ("Au sein des équipes pédagogiques, les professeurs principaux sont désignés par le chef d’établissement, avec l’accord des intéressés"), mais auxquels il est difficile de refuser une telle désignation. Le moins que l’on puisse dire est que ce texte réglementaire vient amplifier une tâche qui était déjà fort chargée, notamment dans le domaine de l’orientation, sans pour autant que ce que l’on y qualifie de "reconnaissance financière" fasse l’objet de la moindre revalorisation. »

Le défenseur des droits appelle à mieux garantir les droits des plus petits
« Le défenseur des droits rend, mardi 20 novembre, un rapport centré sur les enfants de 0 à 6 ans. Parmi ses recommandations : renforcer la formation des professionnels du secteur, proscrire l’utilisation des écrans pour les moins de 3 ans ou encore améliorer la coordination entre les différents acteurs du champ de la petite enfance. »

Fessée : une loi pour "corriger" les parents
« "Le pas qu’il faut faire, c’est voter une disposition qui dise que la fessée, la correction, la gifle, c’est une violence, interdite comme les autres violences. Il y a un continuum de violence. D’où la proposition de loi", poursuit Toubon. En réalité, il s’agit de donner un signal pour sensibiliser les familles plus que de les sanctionner, en cas de rouste inopinée. Techniquement, le texte sera inséré dans l’article sur l’autorité parentale du Code civil. Le même article qui est lu en mairie aux époux, lorsqu’ils se passent la bague au doigt. La nouvelle règle édictée ne s’accompagnera donc pas de sanction pénale. »

#MerciProf ! Les parents et les enfants invités à remercier les enseignants
« En réaction au mouvement #Pasdevague, cette initiative des collaborateurs du Projet Voltaire, lancée ce mercredi, n’a rien d’anecdotique.
C’est l’instituteur qui a donné la bosse des maths à votre fiston longtemps allergique aux additions. C’est la prof de français qui a transmis le goût de l’écriture à votre aînée. C’est l’enseignant de physique « Géo Trouvetou » qui a aiguisé votre curiosité ou celui de philo à l’origine de vos engagements politiques. On a tous, élèves ou anciens élèves, un professeur aussi mémorable que celui du « Cercle des poètes disparus », qui nous a marqués à jamais. Le temps est venu de lui déclarer toute votre admiration. »

Violences à l’école : Eric Debarbieux dresse un bilan sur les mesures de sécurité
« Dans un entretien AEF, l’ancien délégué ministériel chargé de la prévention et de la lutte contre les violences scolaires Eric Debarbieux livre un bilan sur les violences à l’école et les mesures de sécurité prises par le gouvernement en octobre dernier. »

Des jeunes au bord de l’illettrisme numérique
« Mes doutes sont confirmés par des études. L’une d’entre elles, publiée en juin 2017 dans la revue Teaching and Teacher Education, montre qu’on ne naît pas avec des prédispositions qui renforcent la maîtrise des outils numériques, on les acquiert. Et cette acquisition ne se fait pas à la faveur d’un simple accès illimité à Internet : mes élèves, quoique pour la plupart issus de milieux défavorisés, possèdent tous des tablettes à la maison et des smartphones. Ils savent jouer à Fortnite et publier des statuts sur Facebook ou des stories sur Snapchat. Ils sont aussi capables de trouver les clips de leurs artistes préférés sur YouTube et de suivre les carrières de telle ou telle star de télé-réalité sur Instagram. C’est quand il s’agit de faire un usage éducatif de l’outil numérique qu’ils redeviennent ces êtres chétifs et impuissants qu’ils sont devant un livre ou un cahier. »

D’ici et d’ailleurs

"Bienvenue en France" aux étudiants étrangers, vraiment ?
« La moitié des étudiants étrangers en France sont africains. Le projet gouvernemental de hausse des frais de scolarité pour les non européens va compliquer leur venue.
Ainsi, dès la rentrée prochaine, ces jeunes devraient payer 2.770 euros au lieu de 170 euros pour s’inscrire en licence, et 3.770 euros pour une formation en master ou en doctorat – contre 243 euros et 380 euros actuellement. »

L’Écosse intègre « l’éducation LGBT » dans ses écoles
« (Édimbourg) Étudier l’histoire du mouvement LGBT ? Apprendre que certains grands personnages étaient homosexuels ? Échanger sur l’existence des couples de même sexe ? Tout cela sera bientôt une réalité dans les écoles publiques en Écosse. »

Ressources

Laurence De Cock, Dans la classe de l’homme blanc, L’enseignement du fait colonial en France des années 1980 à nos jours
« Influencée par son activité d’enseignante en histoire dans un collège qu’elle qualifie de « très relégué socialement » (p. 9), ainsi que par les polémiques nombreuses autour de l’enseignement du fait colonial, décrit tantôt comme absent des programmes, tantôt comme envahissant, Laurence De Cock essaye de retracer les enjeux d’un enseignement apparemment si problématique et polémique. Pour ce faire, elle s’inscrit au croisement de plusieurs traditions empruntées à différentes disciplines et courants de pensée. Tout d’abord, il y a l’histoire de l’enseignement, avec notamment le linguiste et historien André Chervel, qui a ouvert une nouvelle voie aux historiens de l’éducation en récusant l’idée « qu’une discipline scolaire ne soit que la mise en forme par des pédagogues de savoirs savants » (p. 27) : le passage des découvertes académiques à un enseignement de celles-ci nécessite plusieurs intermédiaires qui viennent d’autres milieux et qui ont d’autres préoccupations, ce que Laurence De Cock s’efforce de montrer. »

Géraldine Duboz

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Serge Gainsbourg...

22 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de Coeur... Emile Zola... L'Argent...

22 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Maintenant, il attendait ses asperges, absent de la salle où l’agitation croissait sans cesse, envahi par des souvenirs. Dans une large glace, en face, il venait d’apercevoir son image ; et elle l’avait surpris. L’âge ne mordait pas sur sa petite personne, ses cinquante ans n’en paraissaient guère que trente-huit, il gardait une maigreur, une vivacité de jeune homme. Même, avec les années, son visage noir et creusé de marionnette, au nez pointu, aux minces yeux luisants, s’était comme arrangé, avait pris le charme de cette jeunesse persistante, si souple, si active, les cheveux touffus encore, sans un fil blanc. Et, invinciblement, il se rappelait son arrivée à Paris, au lendemain du coup d’État, le soir d’hiver où il était tombé sur le pavé, les poches vides, affamé, ayant toute une rage d’appétits à satisfaire. Ah ! cette première course à travers les rues, lorsque, avant même de défaire sa malle, il avait eu le besoin de se lancer par la ville, avec ses bottes éculées, son paletot graisseux, pour la conquérir ! Depuis cette soirée, il était souvent monté très haut, un fleuve de millions avait coulé entre ses mains, sans que jamais il eût possédé la fortune en esclave, ainsi qu’une chose à soi, dont on dispose, qu’on tient sous clef, vivante, matérielle. Toujours le mensonge, la fiction avait habité ses caisses, que des trous inconnus semblaient vider de leur or. Puis, voilà qu’il se retrouvait sur le pavé, comme à l’époque lointaine du départ, aussi jeune, aussi affamé, inassouvi toujours, torturé du même besoin de jouissances et de conquêtes. Il avait goûté à tout, et il ne s’était pas rassasié, n’ayant pas eu l’occasion ni le temps, croyait-il, de mordre assez profondément dans les personnes et dans les choses. A cette heure, il se sentait cette misère d’être, sur le pavé, moins qu’un débutant, qu’auraient soutenu l’illusion et l’espoir. Et une fièvre le prenait de tout recommencer pour tout reconquérir, de monter plus haut qu’il n’était jamais monté, de poser enfin le pied sur la cité conquise. Non plus la richesse menteuse de la façade, mais l’édifice solide de la fortune, la vraie royauté de l’or trônant sur des sacs pleins !

Emile Zola - L'Argent

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L'école de demain... Les savoirs du XXIème siècle...

22 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

initialdeco.fr

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Les savoirs du XXIème siècle

Les programmes ont le projet ambitieux de contribuer à construire le « futur citoyen actif dans la cité ». Les finalités affichées dans les textes introductifs aux programmes témoignent de la volonté de la République de transmettre des valeurs qui fondent le vivre ensemble et tout un patrimoine culturel constitutif d’une identité partagée. Il n’est pas question de les renier, mais de réfléchir au hiatus grandissant entre cet idéal d’excellence et la réalité de l’École de la République sur le terrain. Il y a urgence désormais à se donner les moyens de cet idéal. 

Deux raisons majeures pour placer la question des savoirs au cœur du futur projet pour une École du XXIe siècle :

Vivre au XXIème  siècle, dans un monde globalisé, où sciences et technologies  évoluent très rapidement, suppose l’accès à des savoirs plus  complexes : il ne s’agit plus seulement  d’additionner des savoirs de base (lire, écrire,  compter, se repérer dans le temps et l’espace, respecter autrui), mais d’accéder  à la « pensée complexe » inlassablement décrite dans  toute l’œuvre d’Edgar Morin.

Penser  l’École aujourd’hui, c’est aussi avoir présent à l’esprit  que nos enfants entrant aujourd’hui au CP, auront environ 20 ans en  2031 !  Que sera-t-il pertinent  d’avoir comme « bagage » (au sens noble du terme) dans  ce monde futur ? Les connaissances sont rapidement obsolètes  dans certains secteurs. Des disciplines, aujourd’hui situées hors  du champ de la scolarité obligatoire, apparaissent (ou apparaîtront  vite) comme indispensables. Il faudra faire des choix dans la  masse devenue exponentielle des savoirs amassés par l’Humanité  comme devant être « transmis » ?

Les savoirs enseignés et les outils intellectuels indispensables à les appréhender sont donc à repenser de fond en comble et doivent faire l’objet d’une réflexion collective. Ces questions doivent être au cœur d’un débat de la société toute entière, dépassant les clivages partisans. Non, il ne doit pas y avoir un « discours de gauche sur les savoirs », mais la volonté partagée de « régénérer une culture humaniste laïque » permettant « d’armer intellectuellement les adolescents pour affronter le XXIème siècle » (Morin, 1998).

Il ne s’agit pas ici d’un discours incantatoire, mais de choses que nous vivons les uns et les autres (ainsi que nos enfants) au quotidien. Dans le monde actuel, un citoyen voulant comprendre son environnement, y agir en conscience et de manière responsable, est confronté à des savoirs plus complexes que par le passé. Les débats sur le réchauffement planétaire, les modèles de développement durable, les questions éthiques posées par les progrès de la médecine, la pertinence de telle ou telle technologie face à des choix écologiques, les problèmes posés par l’économie et la finance, les problématiques institutionnelles ou administratives, les questions de droit … autant de questions qui intéressent le citoyen mais nécessitent des outils intellectuels et des connaissances plus élaborés que par le passé. Nous ne sommes plus dans une conception additive de la connaissance, où il suffirait, à partir de savoirs de « base », d’accumuler jusqu’à l’encyclopédisme. D’ailleurs, ceux qui revendiquent une telle position (dans les débats contre les pédagogues en particulier), oublient – tellement ils ont intégré culturellement ces processus culturels – qu’ils manipulent des compétences de l’ordre d’un méta-savoir, un savoir sur le savoir qui leur permet sans problème de faire des liens, d’abstraire, de penser en surplomb ce qu’ils disent n’être simplement que des savoirs faciles à engranger. Si aujourd’hui, les choses étaient si simples, cela se saurait. 

Si cet enjeu (ce défi) n’est pas pris à bras le corps par l’École, afin de donner au plus grand nombre des clés de compréhension, une nouvelle fracture sociale va se développer, celle qui séparera ceux qui ont accès à la complexité et ceux qui en sont exclus. On le voit, il ne s’agit plus ici d’une simple question de l’accès à la culture ; mais de la capacité à s’emparer intellectuellement des problèmes du monde dans lequel nous vivons. Cette fracture est d’autant plus grave qu’elle sera (est déjà ?) « actée » politiquement. Il est de plus en plus fréquent d’entendre des hommes politiques, dans des interviews, indiquer que répondre de manière détaillée serait trop « technique », trop compliqué… pour l’auditeur ou le lecteur. Sous-entendu : le citoyen n’a pas les moyens de comprendre des mécanismes complexes : qu’il se contente de donner quitus sur des aspects généraux ; ensuite, les personnes compétentes feront le reste ! De telles positions sont indécentes car elles remettent en cause profondément le fonctionnement démocratique. D’ailleurs, n’est-ce pas également ce qui peut paraître irritant quand, dans des blogs, l’on lit avec stupéfaction des citoyens déverser des torrents de jugements à l’emporte pièce sur le mode « ya qu’à… », « il suffit de… » sur des questions qui mériteraient des débats approfondis ? Ces citoyens ne sont pas plus bêtes que les autres ; mais ils reflètent bien, de notre point de vue, la conséquence qu’il y a à réserver les choses compliquées (et sérieuses) à une élite.

Ainsi, l’École est au cœur de ce nouveau défi de la Connaissance afin de réconcilier ses ambitions pour les générations futures avec la réalité de la classe. Un simple exemple permettra de constater qu’il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur les enseignants mais d’inciter à une réflexion collective sur des pratiques devenues de tels habitus scolaires qu’ils ne suscitent plus guère de réflexion.

Dans une discipline scolaire comme l’histoire-géographie, les finalités que poursuivent les enseignants, telles qu’elles apparaissent dans toutes les recherches didactiques, dans les évaluations de la DEPP (Image de la discipline et pratiques d’enseignement en histoire, géographie et éducation civique au collège, mars 2007), sont très ambitieuses : former des citoyens responsables, exercer l’esprit critique, comprendre le monde.  Pédagogiquement – et contrairement à ce qui est dit ça et là – ces mêmes enseignants disent être attentifs à mettre leurs élèves en activité, pour maintenir l’attention et la motivation et favoriser les apprentissages. Mais, les observations faites en classe dans le cadre de plusieurs recherches INRP montrent que sont valorisées, le plus souvent, des activités de « basse tension intellectuelle ». La métaphore peut faire sourire ; elle est pourtant claire. Colorier une carte, retrouver dans le titre d’un document un mot attendu par l’enseignant, l’échelle, reproduire sur son cahier le schéma fait par l’enseignant pour appuyer le raisonnement du cours, peuvent être autant d’activités effectuées… en pensant à autre chose ! Quel est l’investissement authentique de l’élève ? Quel enjeu y a-t-il pour lui, réellement ? En quoi cela lui pose-t-il une vraie question, un problème à résoudre ? Comme le dit Philippe Perrenoud, l’élève peut se contenter de faire son « métier d’élève ». En revanche, faire argumenter ces mêmes élèves – à partir de documents variés – sur le tracé d’une autoroute ; proposer et confronter des points de vue sur des solutions différentes, prenant en compte des contraintes géologiques, l’existence d’un patrimoine culturel (un site gaulois ?), des coûts différents, la répartition de la population, des perspectives européennes… est autrement plus mobilisateur. L’élève – considéré alors comme un futur citoyen en herbe – peut très bien comprendre les enjeux pour peu que les documents soient mis à sa portée. Tout à coup, décoder la légende d’une carte fait sens puisqu’il faut y retrouver une information qui deviendra argument. S’apercevoir que le dossier proposé ne permet pas de répondre à toutes les questions, devient un véritable entraînement à l’esprit critique, au-delà de tout formalisme scolaire. La critique vient à l’esprit parce qu’une question émerge à laquelle l’élève ne peut répondre en l’état.

On le voit, ces situations problématiques (on parle en mathématiques et en sciences de « situations problèmes »), ambitieuses, transposables à toutes les disciplines scolaires et expérimentées par certains pédagogues depuis… près de 30 ans, créent de la « tension intellectuelle », obligent à l’apprentissage et favorisent une posture responsable. Or que nous disent les mêmes recherches et évaluations énoncées plus haut du côté des élèves ? Sur les 3000 élèves questionnés par la DEPP en 2007, 86,9% considèrent que la classe d’histoire est « le lieu où l’on apprend à étudier des dates importantes » et 85,8% estiment qu’en géographie on étudie des « pays ». Les élèves ont donc finalement intériorisé le modèle dominant de l’enseignement français qui fait une large place au discours du maître et assez peu à de réelles situations d’apprentissage comme c’est le cas dans de nombreux pays européens.

De même (mais tout ne peut être développé ici), une approche de la complexité supposerait de sortir – comme le Socle commun y invite – du cloisonnement, de l’extrême compartimentation des savoirs scolaires. Peut-être faudrait-il d’ailleurs, commencer par les enseignants ! Pour avoir participé à une recherche INRP portant sur les pratiques argumentatives dans des débats oraux dans la classe au collège, l’un des auteurs peut témoigner de la méconnaissance profonde qu’ont les didacticiens même avec des champs disciplinaires voisins. Voulant étudier sur une classe de collège (5ème) les capacités des élèves à argumenter dans chacune des disciplines scolaires… ces chercheurs ont du commencer par travailler au plan théorique ce qu’est l’argumentation… en histoire, en physique, en arts plastiques, et français, etc. Sans compter la méconnaissance des problèmes spécifiques posés par les pédagogies entre disciplines, et entre niveaux d’enseignement. Pourquoi ne pas envisager des passerelles, institutionnalisées aussi pour les enseignants ! Que les professeurs de collèges aillent à l’école élémentaire et au lycée (et vice-versa) ; que des enseignants d’université apprennent à découvrir les problèmes rencontrés par les enseignants de lycées. Que des journées d’informations soient organisées à l’intention des enseignants des autres cycles sur les problèmes de l’apprentissage de la lecture, de l’écriture ; sur la présentation des grandes familles de disciplines (épistémologies comparées) ; sur l’interdisciplinarité pédagogique ; sur l’orientation à tous les niveaux … bref que chacun, à sa place, puisse se faire une vision plus large, plus ample, de l’ensemble du système éducatif.

Il est clair que les Universités, les IUT, les grandes écoles, les ESPE, l’IFE (Institut Français d’Éducation) ont un « nouveau rôle » à jouer en promouvant une diffusion des savoirs pour le plus grand nombre et auxquels, d’ailleurs, des étudiants même jeunes pourraient être associés ! Des Universités Populaires, démultipliées sur le territoire, pourraient permettre le dialogue fécond avec les citoyens sur ces questions engageant l’avenir : une manière de renouer avec le projet de l’Éducation nouvelle en jetant des ponts entre société et École.

Hélas, l'Ecole qui se construit sous nos yeux est TRES éloignée des objectifs et enjeux présentés dans ce texte.

Christophe Chartreux et Nicole Allieu-Mary

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