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Vivement l'Ecole!

Les redoublements sont de retour... Et ne servent toujours à rien, sinon à rassurer des parents abusés..

15 Novembre 2018 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

Les redoublements sont de retour... Et ne servent toujours à rien, sinon à rassurer des parents abusés..

Effets  de la politique menée par JM Blanquer:

- Doublement du taux de redoublement en CP : il passe de 1% en 2017 à  2% en 2018.

- En Cm2 il passe de 0.2% à 0.4%.

- Le taux de redoublement double aussi en 6ème (de 0.5 à 0.8) mais reste stable en 3ème (2.3%)

3 raisons pour lesquelles le redoublement est une fausse bonne réponse à l'échec scolaire

Vouloir remettre le redoublement aux avant-postes constitue une erreur au sens où son coût pourrait être consacré à d'autres pédagogies de lutte contre l'échec scolaire bien plus efficaces.

Le ministre de l'Éducation nationale a décidé de remettre sur le devant de la scène la question du redoublement auparavant utilisé de manière exceptionnelle.

Si les taux de redoublement ont très fortement baissé ces dernières années, pour autant 22% des élèves français âgés de 15 ans ont redoublé au moins une fois et notre pays est au 5ème rang des pays de l'OCDE quant au nombre de redoublements.

Vouloir remettre en avant cette question, c'est faire fi d'une triple réalité: le redoublement est injuste socialement, impactant psychologiquement et inadapté pédagogiquement.

Injuste socialement: comme l'ont montré bon nombre d'études, le redoublement reste fortement connoté socialement: 57% des élèves de seconde professionnelle sont en retard contre 20% des élèves de seconde générale et technologique.

Les enfants d'ouvriers redoublent bien plus que les enfants de cadres, les enfants des familles monoparentales ont 37% de risques de plus de redoubler une classe et à niveau de difficultés égales, le taux de redoublement dépend largement de la catégorie sociale des élèves: c'est ainsi qu'un élève issu de milieu défavorisé est deux fois plus susceptible d'avoir redoublé qu'un élève de milieu favorisé.

Dans les écoles et établissements des REP et REP+ (Éducation prioritaire), où les familles défavorisées sont surreprésentées, les taux de redoublement sont nettement plus élevés qu'ailleurs.

Enfin, le niveau d'éducation des parents et les conditions économiques attachées à leur emploi sont fortement liés à la probabilité d'avoir redoublé.

Impactant psychologiquement: pour bon nombre d'élèves, le redoublement engendre des effets psychosociaux négatifs: démotivation, perte de confiance en soi, sentiment d'infériorité par rapport aux autres camarades qui passent dans la classe supérieure. Cette perception négative du redoublement est nettement renforcée pour les élèves qui se classent eux-mêmes parmi ceux qui présentent des difficultés dans de nombreuses matières.

Enfin, ce redoublement, souvent perçu comme un déclassement, fait partie des facteurs potentiels de décrochage scolaire.

Inadapté pédagogiquement: soyons clairs : dans certaines situations, notamment au lycée, le redoublement peut constituer une "stratégie scolaire" mais le risque engagé est important puisque seul un élève sur trois en moyenne parmi ceux qui ont fait ce choix, en tirent véritablement bénéfice.

Rappelons également que dans la plupart des cas, le redoublement est décidé par des équipes éducatives démunies face aux difficultés d'apprentissage de leurs élèves et avec le temps, en l'absence d'alternative, le redoublement s'est imposé comme une modalité du traitement de la difficulté scolaire, avec les résultats que l'on connait.

C'est pourquoi il convient avant toute chose de mettre en place des pratiques pédagogiques de remédiation et de différenciation qui permettent la prise en compte personnalisée des difficultés des élèves.

De nombreux dispositifs dont l'efficacité est attestée existent d'ores et déjà et mériteraient par conséquent d'être développés dans le premier comme dans le second degré: dispositif "plus de maîtres que de classes", stages de remise à niveau, développement des réseaux d'aides spécialisées (RASED), éducation à l'orientation, accompagnement éducatif en éducation prioritaire, accompagnement personnalisé, tutorat... sans oublier la formation initiale et surtout continue des enseignants.

Vouloir aujourd'hui remettre le redoublement aux avant-postes constitue à n'en pas douter une erreur au sens où son coût pour la société – évalué à 1,1 Milliard d'euros – pourrait être consacré à d'autres pédagogies de lutte contre l'échec scolaire bien plus efficaces.

Démocratiser la réussite scolaire, c'est aussi considérer que s'il peut de manière exceptionnelle constituer une réponse aux difficultés des élèves et aux problèmes d'orientation, le redoublement n'en reste pas moins injuste socialement, impactant psychologiquement et inadapté pédagogiquement.

Yannick Trigance

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Silvia Pérez Cruz...

14 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

musi

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Coup de Coeur... Bernard Giraudeau...

14 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Restez un peu avec moi. C'est inconfortable, j'en suis conscient, mais nous n'allons pas dormir, n'est ce pas ? Je ne sais rien de votre peau, de votre odeur. Laissez-moi vous explorer, vous effeuiller jusqu'à l'insupportable, jusqu'à ne plus accepter d'être des mots écrits sur des coins de nappes en papier, des pensées notées sur un carnet. Vous méritez mieux que cela. Vous êtes une étoile lointaine, pas trop j'espère et je ne suis qu'un amant de papier. Ne me brûlez pas... Je m'endors doucement comme un goujat, une faiblesse, pardonnez-moi !

Bernard Giraudeau - Cher Amour

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"Qui est le ministre de l’Education ? - Je ne sais pas du tout." Célia, 15 ans...

14 Novembre 2018 , Rédigé par Libération Publié dans #Education

"Qui est le ministre de l’Education ?  - Je ne sais pas du tout." Célia, 15 ans...

«L’école apporte beaucoup : grâce à elle, on peut accomplir ses rêves»

«Libé» donne la parole à tour de rôle à des élèves de seconde pour recueillir leur avis sur le système éducatif et les réformes en cours. Aujourd’hui, Célia, 15 ans.

Il se passe rarement deux jours d’affilée sans que l’on parle (et s’écharpe) sur l’éducation dans les médias. Pourtant, on entend très rarement l’avis des premiers concernés : les élèves. Que pensent-ils de l’école ? Des réformes ? Et du ministre de l’Education nationale ? Dans cette nouvelle chronique, «le Bulletin des secondes», Libé donne la parole à de jeunes lycéens. Une évaluation en onze questions, toujours les mêmes, pour mesurer leur perception du système éducatif. Aujourd’hui, Célia, 15 ans, du lycée Honoré-d’Urfé à Saint-Etienne (Loire).

Pouvez-vous résumer votre scolarité ?

Ma scolarité se passe plutôt bien, je suis plutôt à l’aise. J’ai toujours été dans des établissements publics. D’ailleurs, depuis le collège, j’ai toujours été scolarisée à Honoré-d’Urfé. Lors du passage au lycée, j’ai hésité à demander un autre établissement pour changer un peu, mais finalement je suis bien ici, j’ai mes repères.

Qu’est-ce que l’école vous a apporté ?

Des connaissances, ça c’est sûr. L’école apporte beaucoup, grâce à elle on peut accomplir ses rêves, par exemple aller à l’étranger. Les langues nous apportent énormément aussi.

Y a-t-il un enseignant qui vous a marqué, et pourquoi ?

Oui, mon prof d’histoire en troisième. C’est lui qui m’a vraiment fait aimer cette matière. La façon dont il enseignait, les exemples qu’il montrait me parlaient. Il était toujours prêt à nous expliquer quand on ne comprenait pas, plusieurs fois même. Et il ne faisait pas que des cours classiques, proposait aussi des activités, des jeux en rapport avec l’histoire, on regardait des films. J’aimais bien qu’il nous propose d’autres manières d’aborder la matière, sans que ça soit trop strict.

Quel est votre pire souvenir scolaire ?

Les mathématiques. Mes mauvaises notes sont toujours en maths. Quand je suis en cours, je ne suis pas à l’aise. Aucun prof n’a réussi à me faire aimer ça. Je stresse aussi beaucoup lors des contrôles, je me dis que je ne vais pas y arriver. J’apprends mais ça ne rentre pas dans ma tête. Mon cerveau ne veut pas de maths en stock.

Qui est le ministre de l’Education ?

Je ne sais pas du tout.

Si vous étiez ministre, quelle réforme mèneriez-vous ?

J’aimerais faire en sorte qu’il y ait un peu plus de liberté dans les cours. On peut s’exprimer bien sûr, mais j’aimerais qu’il y ait plus d’interactions avec les profs. Au collège, les professeurs n’étaient pas nos amis, mais on avait de bonnes relations, alors qu’au lycée c’est extrêmement neutre. J’aimerais que ça ne soit pas juste le prof qui apporte la bonne parole, qu’il y ait plus d’échanges. Un peu comme faisait mon prof d’histoire en troisième. Pourquoi pas une loi pour ça ?

Que veut dire «réussir à l’école», selon vous ?

Avant tout, c’est réussir nos objectifs et avoir de bonnes notes, ça c’est sûr. Si on n’a pas de bonnes notes, on ne peut pas avancer, ça gâche tout. Mes objectifs sont d’avoir de bons résultats et de réussir en maths. Ça m’encourage et c’est important pour mon futur.

Pensez-vous que l’école donne les mêmes chances à tous les élèves ?

Oui, je pense.

Que savez-vous de la réforme du lycée ?

J’en ai vaguement entendu parler, mais on ne nous en parle pas trop en détail. J’ai entendu dire qu’il n’y aurait plus de filières. C’est un peu compliqué. Et qu’on n’aurait plus que des matières à choisir, trois je crois. Ça m’inquiète un peu.

Avez-vous entendu parler de Parcoursup ?

Oui, mais je n’ai pas trop compris ce que c’est. On m’a dit que c’était pour pouvoir entrer dans des écoles après le bac. On ne m’en a pas parlé pour le moment au lycée.

Avez-vous une idée de ce que vous ferez après le bac ?

Une école de communication me plairait bien. Je ne me suis pas encore bien renseignée, mais aujourd’hui de nouveaux métiers émergent avec les réseaux sociaux.

Marlène Thomas

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A Voir... Premières solitudes... Claire Simon...

14 Novembre 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Cinéma, #Education

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"En prépa, on bouffe, on avale, mais on ne digère pas"...

14 Novembre 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

"En prépa, on bouffe, on avale, mais on ne digère pas"...

Noémie, Serena et Marc ont arrêté leur scolarité en plein milieu de leur classe préparatoire. Ils racontent pourquoi et comment ils en sont arrivés là.

"'Ecoute, je ne voulais pas te le dire parce que t'es têtue mais pitié, arrête ta prépa ! Tu ne vas pas bien, et ça se voit, ça s'entend et ça se sent, donc arrête.' Quand ma mère m'a dit ça, toute la pression est tombée et j'ai pleuré pendant trois jours de soulagement et d'énervement de tout ce temps perdu." Serena

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Revue de Presse Education... Grève, causes, appréciations — Orientation — Divers

14 Novembre 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Grève, causes, appréciations — Orientation — Divers

Dans l’actualité de l’éducation, c’est surtout la grève d’hier qui est à l’honneur pour s’interroger sur sa portée. Mais il y a quelques autres infos à ne pas négliger.

Grève, causes, appréciations

Education nationale : dans le secondaire, moins d’enseignants prévus pour plus d’élèves
L’ensemble des syndicats de l’éducation nationale a appelé à une grève nationale, lundi 12 novembre, contre les suppressions de postes. Le budget 2019 prévoit en effet de diminuer le nombre d’enseignants dans les collèges et lycées, alors même que les tendances démographiques sont à l’augmentation d’élèves dans le secondaire.”

Grève dans l’Éducation nationale : "On ne se sent ni respectés, ni écoutés"
Céline Pereira Dos Santos, du syndicat Snes, pressent que le mouvement national sera bien suivi lundi, car "le climat est tellement dégradé que toute le monde veut dire stop, cela suffit".”

Grève dans l’éducation : « Jean-Michel Blanquer est de plus en plus impopulaire chez les enseignants »
INTERVIEW Laurent Frajerman, chercheur à l’institut de recherches de la FSU et au Centre d’histoire sociale de Paris, estime que la grève de ce lundi est significative…

Grève dans l’éducation : faible mobilisation pour le ministère, les syndicats contestent
Les chiffres varient largement entre le gouvernement – à peine 10 % de grévistes – et les syndicats – 25 % chez les enseignants et 50 % dans les collèges et lycées.”

Et puis on se demandera C’est quoi un prof "surchargé" ? On a demandé aux enseignants de raconter leurs galères du quotidien

Orientation

L’orientation scolaire, un non-dit quasi universel
Les jeudi 8 et vendredi 9 novembre, se tenait la conférence de comparaisons internationales sur l’éducation à l’orientation, organisée par le CNESCO[1]. Nathalie MONS, Présidente du Cnesco, professeure de sociologie à l’université de Cergy-Pontoise vient d’être associée à Pascal Charvet, pour une mission de réflexion sur l’orientation décrite dans une lettre de mission. Curieusement on ne la trouve pas sur le site du ministère, mais certains ont pu se la procurer et la publier[2]. De son côté, le Café pédagogique fait l’annonce d’une mission sur l’éducation à l’orientation tandis que la lettre ne donne aucun titre à cette mission et liste toute une série d’objectifs.”

Peut-on faire confiance à un algorithme pour décider de son avenir ? par Adélaïde Haslé
Les nouvelles technologies sur le sujet de l’orientation professionnelle paraissent prometteuses et les startups inventant de nouvelles méthodes d’apprentissage ont envahi le marché ces dernières années. Mais l’IA peut-elle, à elle seule, nous aider à trouver notre voie professionnelle ? Non si l’on en croit Valery Merminod, chercheur et CEO de Obee lors d’une conférence au dernier BlendWebMix de Lyon.”

L’ONISEP lance un nouveau site pour les lycéens de secondes : Secondes 2918/2919

Divers

Des "évaluations d’automne" arrivent dans les écoles
Surprise. De nouvelles évaluations arrivent en CP annoncent le Snuipp Fsu et Roland Goigoux. Ces "évaluations d’automne" diffusées par la Dgesco s’ajoutent aux évaluations nationales de début d’année et de mi année. Trois protocoles d’évaluations s’ajoutent ainsi aux deux sessions d’évaluations nationales.”

Sur France Inter, ce jour, “Marie-Aleth Grard, vice-présidente d’ATD Quart Monde, ancienne membre du conseil supérieur des programmes, est l’invitée de Mathilde Munos.”

L’Écosse va intégrer l’histoire des luttes LGBT+ à ses programmes scolaires

L’enseignement mutuel quand les élèves font la classe. Les rencontres de N’Autre école, les 17 et le 22 novembre à Paris

Conférence avec P. Watrelot : l’évaluation. Le 19 novembre 2018 à 19h30. A Bordeaux, le 19 novembre 2018 à 19h30. Organisée par le SGEN-CFDT Aquitaine.

Bernard Desclaux

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L'Ecole de la confiance... La vraie! - Finlande : quand les enseignants définissent et gèrent eux-mêmes les programmes scolaires...

13 Novembre 2018 , Rédigé par cfcpe-edu Publié dans #Education

L'Ecole de la confiance... La vraie! - Finlande : quand les enseignants définissent et gèrent eux-mêmes les programmes scolaires...

Les enseignants finlandais sont fortement impliqués dans la construction des contenus enseignés à l’échelle de leur établissement à partir des programmes scolaires nationaux. Les contenus scolaires conçus à l’échelle de l’établissement permettent de fournir un cadre commun et d’orienter le travail pratique par la définition des objectifs, contenus et méthodes d’enseignement et d’apprentissage.

Ce curriculum à l’échelle de l’établissement permet aux enseignants d’organiser leurs activités de classe de manière très libre et de choisir les méthodes et ressources pédagogiques les mieux adaptées, ainsi que les techniques d’évaluation des apprentissages des élèves. Les enseignants peuvent agir sur le groupement des élèves et sur leurs emplois du temps de façon à optimiser leur action pédagogique. Les enseignants interviennent dans les matières scolaires pour lesquelles ils se sont spécialisés pendant leurs années de formation mais ils utilisent aussi leurs connaissances et compétences pour choisir les méthodes qu’ils jugent les mieux adaptées à leur classe.

Certains enseignants cherchent à promouvoir des enseignements et des méthodes d’apprentissage innovants notamment en utilisant abondamment les technologies digitales, mais beaucoup d’entre eux sont relativement traditionnels dans leur enseignement. Cette forme de conservatisme pédagogique relève d’un équilibre entre progrès et tradition exprimé dans la formule « apprendre du passé et enseigner pour l’avenir ».

Les enseignants finlandais sont encouragés à collaborer entre eux sur le plan pédagogique et ils ont des opportunités de le faire sur leurs heures de travail. Ils organisent des temps partagés pour l’enseignement, préparent ensemble les ressources pédagogiques et éventuellement interviennent ensemble dans les classes.  La fête des écoles et les événements liés comme les week-end nature, les projets scientifiques, les événements sportifs, sont autant d’occasions de s’organiser collectivement et d’impliquer fortement les parents d’élèves comme les partenaires de l’école. Ces derniers peuvent être invités à discuter des contenus scolaires à enseigner ou des questions d’évaluation au cours de ces événements et réunions.

Les enseignants finlandais collaborent aussi activement à des institutions, entreprises et communautés locales comme à travers des collaborations multi-professionnelles qui visent à améliorer le bien-être des élèves.

Dans les écoles finlandaises, le chef d’établissement, les enseignants, ceux qui sont spécialistes du handicap, les psychologues, les infirmières, et les travailleurs sociaux forment un groupe uni qui cherche à prendre soi de chaque élève. Ces relations se construisent dans de multiples réseaux dans une forme de coopération et de négociation démocratique, un climat de confiance mutuelle et égalitaire, plutôt que dans des rapports hiérarchiques et autoritaires.

L’évaluation est utilisée pour soutenir, accompagner, guider et encourager les élèves dans leur apprentissage et d’obtenir une bonne image de leur développement personnel et cognitif. Les élèves sont évalués selon des méthodes variées qui impliquent une forte collaboration entre les enseignants et les parents d’élèves selon une approche constructive et motivante pour l’élève. Grâce à l’évaluation, les enseignants contribuent à une plus grande réflexivité des élèves sur leur apprentissage dans un climat de respect mutuel et de confiance réciproque.

Source : Niemi, Hannele, Auli Toom, and Arto Kallioniemi, eds. Miracle of education: The principles and practices of teaching and learning in Finnish schools. Springer, 2016.

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Hubert-Félix Thiéfaine...

13 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de Coeur... David Foenkinos...

13 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

David Foenkinos...

Il pensa : si elle commande un déca, je me lève, et je m'en vais. On n'avait pas le droit de boire un déca à ce genre de rendez-vous. C'est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n'est guère mieux. A peine rencontrés et déjà s'installe une sorte de cocon un peu mou. On sent qu'on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Oui, le thé est incontestablement une ambiance de belle-famille. Alors quoi? De l'alcool? Non, ce n'est pas bien à cette heure-ci. On pourrait avoir peur d'une femme qui se met à boire comme ça, d'un coup. Même un verre de vin rouge ne passerait pas. François continuait d'attendre qu'elle choisisse ce qu'elle allait boire, et il poursuivait ainsi son analyse liquide de la première impression féminine. Que restait-il maintenant? Le Coca-cola, ou tout autre type de soda...non, pas possible, cela ne faisait pas du tout femme. Autant demander une paille aussi, tant qu'elle y était. Finalement, il se dit qu'un jus, ça serait bien. Oui un jus, c'est sympathique. C'est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l'orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Non, le mieux, c'est de choisir un entre-deux, comme l'abricot. Voilà, c'est ça.

David Foenkinos - La Délicatesse

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