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Vivement l'Ecole!

2012-2017 Histoire, géographie, EMC en fin de collège : un progrès global des acquis des élèves après une baisse constatée en 2012

20 Octobre 2018 , Rédigé par CEDRE Publié dans #Education

2012-2017 Histoire, géographie, EMC en fin de collège : un progrès global des acquis des élèves après une baisse constatée en 2012

Vous n'en entendrez certainement parler nulle part, puisque comme chacun est prié de se le mettre et garder en tête:

avant l'élection d'Emmanuel Macron, c'était le chaos. Pire même: le néant. La Macronie est une création ex nihilo de l'ordre du quasi divin.

Ce qui est évidemment archi faux.

Les acquis des élèves de collège, à l'issue des 4 années, en Histoire/Géographie/Education Morale et Civique ont progressé entre 2012 et 2017.

Pour rappel, car on oublie vite, les ministres de l'Education Nationale successifs pendant le quinquennat Hollande furent:

Vincent Peillon, Benoit Hamon et Najat Vallaud-Belkacem.

Les réformes passées ne sont pas celles caricaturées, niées, détricotées depuis 16 mois. Elles sont celles dont les évaluations - si chères à notre ministre - révèlent la pertinence et l'efficacité.

Christophe Chartreux

                        ______________________________________________

Mesuré dans le cadre du cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon (Cedre), le niveau des acquis des élèves de troisième en histoire-géographie et enseignement moral et civique est en hausse.

En 2017, les élèves sont plus performants qu’en 2012, sans atteindre cependant le score moyen de 2006. Depuis 2012, la proportion d’élèves en difficulté baisse tandis que le pourcentage de ceux qui sont davantage en réussite augmente.

Le niveau de performance des filles a particulièrement progressé. Il rattrape et atteint presque le score moyen des garçons qui était plus élevé en 2006 et en 2012.

Cependant, les résultats confirment la forte influence de l’origine sociale des élèves sur leurs performances scolaires.

 Auteurs : Stéphane Berton, Louis-Marie Ninnin, DEPP-B2

CEDRE 2006-2012-2017 histoire, géographie, enseignement moral et civique en fin de collège

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Revue de Presse Education... Blanqueries - Divers...

20 Octobre 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Blanqueries - Divers...

Tir groupé de blanqueries en cette fin de semaine.

Blanqueries

Non, l’histoire de l’immigration ne disparaîtra pas des programmes : Blanquer dénonce une fakenews

Le vrai du faux. Non, un enfant de 4 ans de milieu aisé n’a pas entendu 30 millions de mots de plus qu’un enfant d’une famille démunie

« Antoine Krempf passe au crible un fait repéré dans les médias et sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui un chiffre qui pollue le débat public en France depuis des années. »

Jean-Michel Blanquer, « Dans l’évaluation des élèves il n’y a rien de brimant, c’est un levier- » https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-18-octobre-2018 ]

Rémi Brissiaud : Évaluations de CP-CE1 et dérives actuelles

« Parmi toutes les épreuves de mathématiques, on s’attachera à analyser celle qui a stupéfié la plupart des professeurs des écoles : elle est décrite comme permettant de tester l’usage d’un nombre comme moyen de repérer une position. Pour la quasi totalité des professeurs, il était inimaginable que l’on puisse proposer une telle tâche à l’entrée au CP. Alors d’où vient cette idée ? Nous verrons qu’elle est issue des travaux de Stanislas Dehaene (SD), un chercheur en psychologie cognitive dont les thèses, dans ce domaine, sont extrêmement controversées. Le ministre vante le caractère scientifique de ces évaluations alors que c’est un point de vue opposé à celui SD qui, aujourd’hui, tend à devenir prépondérant. L’enjeu n’est pas mince : suivre SD sur cette question, ce serait revenir aux pratiques pédagogiques responsables de l’effondrement du calcul en France. »

Une chaire pour le Cnesco

« Impossible de rayer le Cnesco d’un trait de plume. Pris dans une polémique, le ministre tente une sortie. Le 18 octobre sur France Inter il annonce que le Cnesco existera sous une autre forme : "nous allons créer une chaire académique indépendante pour aller encore plus loin". Sans doute veut-il dire pour éloigner le Cnesco d’une vraie évaluation de l’école. Car cette transformation d’une instance ayant une mission légale et les moyens de l’exercer de façon indépendante en un vague centre d’étude universitaire retire au Cnesco sa mission officielle et ses moyens d’agir notamment pour avoir accès aux enquêtes ministérielles. Si l’école a besoin d’une évaluation indépendante et non ministérielle, alors le Cnesco doit rester une institution. Cette transformation avait été annoncée par le Café le 16 octobre. »

Et si ça vous dit vous pouvez voir ou revoir La maison des maternelles saison 3. Épisode du vendredi 19 octobre 2018 avec qui à votre avis ?

Divers

Salaires enseignants : Une Note ministérielle à compléter...

« "En 2016, un enseignant du ministère de l’Éducation nationale perçoit en moyenne 2380 euros nets par mois. Néanmoins, des différences de salaire existent selon le statut et le corps, allant du simple au double. Ainsi, les professeurs agrégés et de chaire supérieure gagnent 0,6 fois plus que les professeurs des écoles et 1,2 fois plus que les professeurs contractuels... En 2016, dans un contexte de dégel du point d’indice (+ 0,6 % au 1er juillet) et d’une légère reprise de l’inflation (+ 0,2 %), les enseignants qui étaient rémunérés par le ministère de l’Éducation nationale l’année précédente ont connu, en moyenne, une évolution individuelle de leur salaire net d’environ 3,1 %." Dans une nouvelle Note d’information, le ministère rend cet hommage involontaire au gouvernement précédent et à une ministre qui savait défendre son budget. Alors ajoutons ce que la Note ne dit pas. »

Enquête administrative après la mort d’un étudiant de CentraleSupélec due à une « alcoolisation massive »

« La ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé cette enquête à la suite du dépôt d’une plainte par la famille de l’étudiant mort. Il était tombé de son balcon après avoir bu beaucoup d’alcool sur le campus de son école d’ingénieurs. »

Bernard Desclaux, qui vous souhaite un bon week-end

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Vianney... (et Joyce Jonathan)

19 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Edgar Morin - Journal de Californie

19 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Edgar Morin - Journal de Californie

Le retour à Paris fut dur. Ce qui m’avait bouleversé, puis semblé naturel, en Californie, était cette aspiration, propre non seulement à des jeunes mais aussi je le répète à des hommes et femmes de tous âges — de mon âge — à faire aller leurs idées vers leurs vies, leurs vies vers leurs idées. Je ressentais plus fortement que jamais combien ici la vie était méprisée par l’intellectuel. L’idée de vie, ici, était réactionnaire, dangereuse, le vitalisme était nietzschéen, fasciste ; la biologie devait être tenue loin des sciences de l’homme, la culture ne pouvait être pensée qu’en opposition avec la nature. Et chez nos grands théoriciens, l’idée abstraite toujours avait raison sur la réalité vivante. Au sein de notre intelligentsia, la disjonction entre idées et vie était la norme évidente. Les idées étaient révolutionnaires, socialistes, prolétariennes. La vie était petite-bourgeoise, fonctionnaire, mesquine, rituelle, égoïste. Ma phrase « à quarante-huit ans, j’apprends à vivre » émut quelques-uns, fit pouffer les autres. Ceux-là n’interrogent pas leur vie, ils n’ont rien à apprendre de la vie. Ils occultent leur être à l’intérieur de leur doctrine. Leur Je est de majesté, non d’aveu ou d’humilité. Ils cachent leurs ambitions, leurs désirs, leurs failles, leurs délires.

Toutefois, mon livre a déclenché beaucoup moins de sarcasmes qu’il aurait pu en subir. C’est qu’il venait, deux ans après 68, en un moment de troubles, d’incertitudes, d’interrogations. Seuls les hyperfanatiques m’accusèrent de trahir le prolétariat et le tiers monde. Seuls les frénétiques abstraits qui n’auraient jamais épousé une femme noire me reprochèrent d’ignorer les Noirs.

Et moi, douze ans après, je vois ce séjour en Californie emporté à jamais dans le passé, je vois ce bonheur jamais retrouvé, mais qui a laissé ses traces, je me vois si différent par malheurs et bonheurs ultérieurs, séparations, dérives, et pourtant le même, encore porté par l’ardeur étudiante, l’élan pour reconnaître et tenter de repenser, et mettant toute ma vie dans l’entreprise, alors en inconsciente gestation, cette recherche de « méthode », qui peut et doit maintenant élaborer son noyau, si je réussis à achever la Connaissance de la Connaissance.

E. M., avril 83.

(...)

Les voitures sur les freeways sont les globules dans des vaisseaux sanguins. En effet, les autoroutes urbaines irriguent véritablement le corps démesuré de Los Angeles. Sans ce réseau de freeways, sans ces voitures, la ville ne pourrait survivre, exsangue. S'il dresse des frontières entre les différents quartiers, le réseau autoroutier permet surtout l'accès rapide aux différentes parties de la ville. Mais souvent ici, la terre tremble. L'homme se souvient alors que la nature, en quelques secondes, peut mettre à mal un système de fonctionnement qui ressemble fort à une fuite en avant.

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12 novembre : écoles en grève!...

19 Octobre 2018 , Rédigé par SNuipp-FSU Publié dans #Education, #Politique

12 novembre : écoles en grève!...

Guide des "bonnes pratiques", révision des programmes, mise en place de tests neuro-éclairés en CP et CE1, nouvelle loi ... Décidément le ministre ne ménage pas sa peine pour déposséder les enseignants de leur professionnalité sans répondre aux enjeux de lutte contre les inégalités scolaires. Ajouté à cela un budget en berne avec un nombre de postes insuffisants et vous avez tous les ingrédients de la colère qui monte et qui pourra s'exprimer par la grève et dans les manifestations le 12 novembre prochain à l'appel des fédérations syndicales de l'éducation.

« Il faut rompre avec ces vieilles habitudes qui consistent à défaire ce que les précédents ont mis en place » avait-il dit. Et pourtant le ministre installé depuis 18 mois rue de grenelle n’a eu de cesse de défaire à grand coup d’annonces médiatiques ce qui avait été mis en place et de mener seul son projet éducatif, étayé par aucun bilan ni par aucune recherche.

En 18 mois, l'école a le tournis 

Après avoir installé au ministère un conseil (neuro) scientifique censé éclairer la politique ministérielle, le ministre des « non-réformes » a fait éditer un petit guide orange des « bonnes » pratiques en lecture, puis a publié des notes de services sur l’enseignement des fondamentaux avant de réviser les programmes des cycles 2, 3 et 4 qui venaient à peine de connaître leur deuxième année de mise en place.

Pour y parvenir la plupart des membres du Conseil supérieur des programmes, pourtant indépendant, ont été conduits à la démission tant le dialogue avec le ministère était devenu impossible. La rentrée 2018 avec l’arrivée des nouvelles évaluations CP et CE1 est comme un point d’orgue de cette politique qui nie la professionnalité des professeurs des écoles en leur donnant des tests pré-mâchés à faire passer aux élèves sans même les inclure dans la correction et la compréhension des erreurs observées ni dans la construction de réponses pour y remédier. Les témoignages recueillis par le SNUipp-FSU sur les conditions de passation et de saisie sont édifiants.

Exécution

Ainsi, le ministère décline sa volonté de transformer les professeurs des écoles en simples exécutants de guides de bonnes pratiques ou de tests censés leur donner le chemin à suivre. C’est insupportable et remet en cause à la fois la professionnalité mais également l’engagement des personnels auprès de leurs élèves.

Décidément il ne suffit pas d’afficher la devise d’une « école de la confiance » sur toutes les plaquettes ministérielles pour que celle-ci soit effective. C’est plutôt aujourd’hui par la défiance que les enseignants et les équipes se sentent pris en considération.

Un nouveau projet de loi

Et comme si cela ne suffisait pas, un nouveau projet de loi était présenté au CSE le 15 octobre dernier. Au-delà de l’obligation d’instruction à trois ans, qui va contraindre au passage les communes à accroitre leur financement de l’école privée, il contient tous les ingrédients d’une sérieuse reprise en main autoritaire puisqu’il institue l’expérimentation au rang de règle et supprime l’instance indépendante que constituait le conseil national de l’évaluation scolaire (CNESCO) qui faisait pourtant l’unanimité pour la rigueur et la qualité de ses travaux.

Ainsi, le ministre pourtant féru d’évaluations, supprime-t-il l’instance indépendante qui permettait d’évaluer sa propre politique éducative. Ce même projet de loi introduit également la nomination par le ministère des directeurs des Espé et prépare une réforme de la formation initiale qui fera des étudiants des moyens d’enseignement à bas prix et ne permettra pas d’entamer la construction d’une professionnalité enseignante.

Un budget en berne

Ajouté à tout cela, un budget et des postes en nombre insuffisants, il y a de quoi donner les clés de compréhension de la colère des enseignants et des écoles qui s’exprimera par la grève et dans les manifestations le 12 novembre prochain.

En effet l’affichage d’une pseudo priorité au primaire traduite par l’annonce d’une dotation de 2 325 postes dans le premier degré est surtout médiatique. La réalité est tout autre. Cette dotation est bien insuffisante pour couvrir les mesures de dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+ ainsi que l’abaissement à trois ans de la scolarité obligatoire.

Le SNUipp-FSU a chiffré à 4 000 le nombre de postes nécessaires pour terminer le dédoublement, auxquels il faut en ajouter 1000 (selon le ministère) pour assurer la scolarisation devenue obligatoire des trois ans.

Trois chiffres qui rendent l’équation défavorable pour les cartes scolaires à venir au mois de janvier prochain. Les grands perdants des fermetures de postes risquent une fois de plus de se trouver dans les départements ruraux ou pour les équipes qui bénéficient encore de l’apport qualitatif du dispositif Plus de maître que de classes.

Un budget et une politique éducative qui ne répondent pas aux vraies questions posées à l’école aujourd’hui pour s’attaquer aux inégalités scolaires et permettre la démocratisation de la réussite de tous. Un projet de loi qui n’y répond pas davantage. Des conditions d’enseignement et d'apprentissage qui se dégradent. Les raisons de se mobiliser le 12 novembre prochain ne manquent pas.

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Raphaël Glucksmann - Les enfants du vide (Vidéo)

19 Octobre 2018 , Rédigé par France 2 Publié dans #Politique

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Julia Cagé - Le prix de la démocratie (Video)

19 Octobre 2018 , Rédigé par TV5Monde Publié dans #Politique, #Education

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L’inspecteur, contrôleur d’erreurs ou ami vigilant?...

19 Octobre 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

L’inspecteur, contrôleur d’erreurs ou ami vigilant?...

EXTRAIT

Entre contrôle et accompagnement quel peut ou doit être le rôle de l’inspecteur de l’Éducation nationale auprès des professeurs des écoles ? Un article résolument en faveur de l’accompagnement, et des outils pour sa mise en œuvre.

Les jeunes professeurs des écoles ont rapidement compris que faire classe demandait d’autres compétences que savoir rédiger des fiches de préparations détaillées, selon un modèle distribué à l’université, en centre de formation, ou lors d’une conférence pédagogique… Ils savent que, avec des élèves, ils ne peuvent pas faire « semblant ». En effet, faire la classe est plus complexe que de transmettre un savoir à un élève mobilisé sur les apprentissages. Trouver la bonne posture, n’est pas forcément simple et la hiérarchie est encore souvent sensible, parfois de manière obsessionnelle, à vérifier avant tout qu’aucun détail ne manque sur le cahier des préparations… Ce travers, car c’en est un, peut avoir pour conséquence des nuits blanches et de longues heures de travail fastidieux sur la forme, au détriment d’une réflexion sur l’essence même du métier de professeur des écoles.
 
Alors, les inspectrices et les inspecteurs peuvent-ils, le temps d’une première visite auprès d’enseignants débutants, se départir de leur costume de contrôleur des erreurs commises, des attitudes maladroites ou encore des omissions dues à l’inexpérience ? Pour revêtir celui de conseiller rigoureux et devenir, l’espace d’un instant, « l’ami vigilant » que souhaitait qu’ils fussent, en son temps, Jules Ferry ? La réponse que les jeunes enseignants attendent est, évidemment, oui !
 
L’éthique : sortir du slogan
 
La « mode » actuelle semble placer sur le podium l’éthique, ainsi que les valeurs républicaines à égalité avec la citoyenneté et la confiance. Les corps d’inspections exhortent à une « éthique des enseignants ». Le principal syndicat des professeurs des écoles a même invité un auteur, éminent enseignant-chercheur, Eirick Prairat, à son université d’automne pour une conférence sur « l’éthique des enseignants » ; un inspecteur général a, quant à lui, coordonné un ouvrage : L’éthique relationnelle, une boussole pour l’enseignant [1] – dont je fus l’un des contributeurs. Chacun espère que, des écrits, des discours et des conférences sortiront des pratiques améliorées... Nous nous interrogeons cependant et craignons de nous fourvoyer gravement. Les conférences et les ouvrages, pour intéressants qu’ils soient, n’aident que très peu les enseignants, quand ils sont seuls, à mieux enseigner pour aider les plus fragiles à entrer dans le monde des apprentissages et l’apprentissage du monde, les plus instables à retrouver de l’attention pour se mobiliser sur une tâche scolaire, les moins enclins à vivre en collectivité et à en comprendre les mécanismes fondamentaux et porteurs. Il manque un chainon…
 
(...)
 
Dominique Sénore
 
Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous
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Revue de Presse Education... Evaluations - Réforme du lycée - Education prioritaire - Divers...

18 Octobre 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Evaluations - Réforme du lycée - Education prioritaire - Divers...

Les évaluations font couler beaucoup d’encre, de même que le rapport de la Cour des comptes sur l’éducation prioritaire. Le ministre a réagi sur ces sujets ce matin sur France Inter. On parle aussi de la réforme du lycée, des livres d’histoire et de l’étranger.

Évaluations

Évaluations, mode d’emploi
« Que faire des évaluations Blanquer, demandait le Café le 15 octobre après leur publication surprise dans la presse le 14. Si les enseignants et le grand public sont invités à prendre avec des pincettes des évaluations réalisées sans que leur protocole ait été respecté, le ministre ne manque pas de s’appuyer sur elles pour démontrer la validité de ses actions. Une pratique qui n’est pas nouvelle. Revenons aux années 2010 et 2011… »

Ces évaluations font réagir diversement.

Évaluations CP et CE1. Quels objectifs ?
« En septembre, les élèves de CP et de CE1 été évalués dans leur classe "pour l’école de la confiance". Comment et pourquoi ? »

Cédric Villani : « Nous ne pourrons pas guérir l’Éducation nationale sans évaluations »
« Dans une tribune au “Monde”, le député (LRM) de l’Essonne estime que pour remédier aux inégalités scolaires, le gouvernement a fait les bons choix, notamment celui d’instaurer des tests réguliers pour les élèves. »

École : l’évaluation, capable du meilleur, coupable du pire
« L’évaluation est capable du meilleur quand, en n’oubliant jamais un premier impératif d’objectivité – dans le cadre d’une démarche techniquement rigoureuse-, sa volonté première est de mettre l’éclairage qu’elle apporte au service de la promotion et du développement de ceux qu’elle éclaire – dans le cadre d’une volonté humaniste. Elle est coupable du pire quand, aux errements techniques (notamment la méconnaissance des biais qui pèsent sur elle), s’ajoutent des usages sociaux éthiquement contestables. C’est le cas lorsqu’une “sélectionnite” aiguë est mise au service de la reproduction sociale. »

Le mot de la fin pour le ministre qui était ce matin sur France Inter.
« Jean-Michel Blanquer, "Dans l’évaluation des élèves il n’y a rien de brimant, c’est un levier. Je souhaite que les enfants réussissent. Je n’ai pas une passion de l’évaluation. Je porte une vision humaniste de l’école."
Parmi les leviers pour faire progresser les élèves, il y a l’évaluation. Il y a eu 1 600 000 évaluations et "j’en remercie les professeurs. Il n’y a rien de brimant, ce sont des leviers".
Il avait le Cnesco, il existera sous une autre forme. Cette instance évalue le système scolaire depuis cinq ans. Le Cnesco est de nature académique. Nous allons créer une chaire indépendante pour aller encore plus loin. Cela nous permettra de faire progresser de manière claire notre école."
 »
L’indépendance de la remplaçante du Cnesco ne semble pas évidente !

Réforme du lycée

Après les réactions des historiens, voici celles des géographes à propos du projet de programmes.
Programmes scolaires en géographie : « Le Conseil supérieur des programmes propose de tout dynamiter »
« Les propositions de réforme des programmes de géographie et de géopolitique des lycées généraux faites au sein du Conseil supérieur des programmes sont en décalage total avec la géopolitique et l’histoire du temps présent, estime un collectif de géographes dans une tribune au “Monde”. »

Les chefs d’établissement s’inquiètent, quant à eux, à propos des emplois du temps :
Lycée : Le SNPDEN pose la question des emplois du temps
« Le nombre de combinaisons de spécialités choisies par les élèves sera de fait extrêmement important et connu tardivement. Même si les variations seront moindres en fin d’année, elles existeront néanmoins dans des volumes qui impacteront nécessairement les dotations des établissements, ceci à une période inhabituelle au regard des nécessités liées à la gestion des ressources humaines. »

Éducation prioritaire

La Cour des comptes signe l’aveu d’échec des politiques d’éducation prioritaire
« Dans un rapport, elle plaide pour un recentrage sur le primaire, source des inégalités scolaires. »

Marc Bablet : « Le rapport ne remet pas en question l’éducation prioritaire »
« “Quand parait un rapport sur les questions éducatives, deux questions se posent : que dit-il vraiment et quel sens lui donne la pensée médiatique dominante ?" Ancien responsable de l’éducation prioritaire au ministère de l’Éducation nationale, Marc Bablet réagit à la publication du rapport de la Cour des comptes. Il met en évidence ses aspects positifs. »

« Le classement scolaire scelle trop vite le destin professionnel et social des personnes »

« Que les meilleures places de la société soient réservées aux bons élèves qui ont fait preuve de leur mérite, cela peut paraître justifié. Mais à y regarder de plus près, en intégrant les apports de la sociologie de l’éducation sur la (très) relative égalité des chances, elle ne l’est pas tant que cela. Le classement scolaire scelle, trop vite et trop fort, le destin professionnel et social des personnes. Notre système d’orientation n’est pas catastrophique, mais il est, comme l’ensemble de notre système scolaire, plus favorable pour la minorité d’élèves qui réussissent dans les matières académiques que pour ceux qui présentent des qualités moins scolaires. »

Divers

Le livre de Stéphane Bern sur les rois, diffusé à l’école, agace des profs d’histoire
« Une démarche qui agace certains enseignants spécialisés, pas fans du style de l’homme à l’initiative du Loto du patrimoine. “Ce n’est pas nul historiquement, mais c’est un bouquin désuet, estime Christine Guimonnet, secrétaire générale de l’association des professeurs d’Histoire et de géographie (APHG). On n’a rien contre Stéphane Bern. Mais l’Histoire de France, ça n’est pas juste les rois.” »

Lycées français à l’étranger : le doublement des élèves pourra se faire avec le privé
« "On peut faire différemment. Il s’agit d’être créatif", a indiqué M. Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Dans un entretien à l’AFP, il a proposé "d’accompagner un certain nombre d’acteurs privés voulant lancer des enseignements en français ou qui voudraient investir dans des écoles en français" »

Le diplôme, instrument de domination sociale des classes aisées américaines
« Aux États-Unis, les plus riches ont cadenassé leur position sociale en utilisant à leur avantage le système éducatif. »

Géraldine Duboz

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Y a-t-il une vie après la politique? Avec Najat Vallaud-Belkacem, Roselyne Bachelot et Cécile Duflot...

18 Octobre 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Politique

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