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Vivement l'Ecole!

Comment réinventer le système scolaire et adapter l'éducation aux enjeux contemporains?...

26 Octobre 2018 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Pédagogie

Comment réinventer le système scolaire et adapter l'éducation aux enjeux contemporains?...

À l'heure où les machines évoluent et concurrencent les capacités de l'homme, il devient nécessaire de réformer le système d'apprentissage

Plutôt que de sélectionner sur la mémorisation et le calcul, le biologiste François Taddei propose d'apprendre autrement. Selon lui,  il faut d'abord s'interroger, développer son esprit critique et sa créativité, apprendre à coopérer et à savoir ce qui fait sens pour soi... Au Centre de Recherche Interdisciplinaire qu'il dirige, les étudiants expérimentent et confrontent leurs connaissances pour ensuite transmettre leurs découvertes. Mobiliser l'intelligence collective et développer l'interdisciplinarité pourrait ainsi permettre de trouver de meilleures solutions aux défis de demain.

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Violence en milieu scolaire... Quand Castaner s'apprête à copier-coller N Sarkozy...

26 Octobre 2018 , Rédigé par Le Monde - Le Parisien Publié dans #Education, #Politique

Violence en milieu scolaire... Quand Castaner s'apprête à copier-coller N Sarkozy...

EXTRAITS

25 mai 2009... 

M. Sarkozy veut "sanctuariser les établissements scolaires"

Le président français a annoncé, jeudi, une série de mesures, qui reprennent les propositions du ministre de l'éducation Xavier Darcos, à l'exception des sanctions financières infligées aux parents.

"Nous devons sanctuariser les établissements scolaires." Après avoir énuméré les incidents des dernières semaines, Nicolas Sarkozy a annoncé, jeudi 28 mai, en fin de matinée à l'Elysée, une série de mesures, qui reprennent les propositions du ministre de l'éducation Xavier Darcos, à l'exception des sanctions financières infligées aux parents.

"J'entends les bonnes consciences qui crient au scandale quand le ministre de l'éducation nationale propose d'installer des portiques de sécurité à l'entrée des établissements. Bien sûr qu'il est regrettable d'en arriver là. Mais comment agir autrement dans un tel contexte. Attendre que l'irréparable se produise ?", a déclaré M. Sarkozy, citant les 17 morts de Winnenden en Allemagne en mars.

184 établissements parmi les plus sensibles vont faire l'objet d'un "diagnostic de sécurité à l'issue duquel seront adoptées toutes les mesures nécessaires", qu'il s'agisse de l'installation de portiques ou de mesures de vidéo-surveillance. L'idée est de faire du cas par cas.

M. Sarkozy estime que "les personnels de direction et d'encadrement [des établissements scolaires] devront à l'avenir disposer des moyens de s'assurer que les élèves ne transportent pas d'armes. A cette fin, ils recevront une habilitation spécifique qui leur permettra de faire ouvrir les cartables et les sacs". La fouille des cartables nécessite selon les juristes une modification de la loi.

S'y ajoute le durcissement de la répression : l'intrusion dans un établissement scolaire ne sera plus une infraction, mais un délit. Les violences contre un agent de l'éducation nationale constitueront à l'avenir des circonstances aggravantes, également lorsqu'elles se produisent à l'extérieur de l'établissement. Enfin, les établissements scolaires sont invités à avoir un "policier référent" dans le commissariat voisin.

(...)

La fouille des cartables pourrait entrer en vigueur pour la rentrée

Le texte instaurant la fouille des cartables dans les écoles sera examiné dès le mois de juillet par les députés et les sénateurs, a annoncé, dans la foulée du discours de M. Sarkozy, le ministre de l'éducation, Xavier Darcos. "Pour que ça prenne un caractère législatif, nous allons le mettre dans la proposition de loi d'Estrosi" sous la forme d'un "amendement ou d'un article de la loi qui définira cette notion d'habilitation", a indiqué le ministre. Le texte de M. Estrosi vise à renforcer la législation contre les bandes organisées et doit arriver dans les couloirs de l'Assemblée à la fin du mois de juin. "Nous allons rapidement voir le texte dont nous avons besoin", a-t-il ajouté. M. Sarkozy a indiqué que les agents responsables de la fouille "recevront une habilitation spécifique qui leur permettra de faire ouvrir les cartables et les sacs". –(Avec AFP)

Arnaud Leparmentier

20 avril 2010

Des policiers dans les lycées et collèges

Nicolas Sarkozy, en visite déplacement hier à la préfecture de Bobigny à l'occasion de l'installation du nouveau préfet, l'a martelée sur tous les tons et déclinée sous toutes ses formes. Et en particulier dans l'Education puisqu'il a annoncé une série de mesures qui devraient être mises en place à la rentrée.

Des policiers dans les établissements scolaires sensibles. «Dans chacun des 53 établissements considérés comme particulièrement sensibles en France, nous allons installer un bureau destiné au policier et au gendarme référent, affirme le chef de l'Etat. Cette présence se fera avec l'accord des chefs d'établissement. Si ces derniers la refusent, ils devront le faire par écrit car il faut que chacun assume ses responsabilités.» Cette proposition est accueillie plutôt fraîchement par les principaux intéressés. «Nous avons d'excellents rapports actuellement avec la police mais s'ils s'installent à demeure cela risque d'alimenter les tensions avec les profs et les élèves» craint un chef d'établissement. «Déjà que les équipes mobiles de sécurité, employées par l'éducation nationale, ne rentrent pas dans les lycées, alors les policiers...» confirme un de ses collègues. La FCPE n'y est pas favorable non plus. «On préfère voir des policiers dans les rues et des enseignants dans les établissements», observe Michel Hervieu, président de la FCPE.

Deux internats dans le département. «Nous allons créer, dès la rentrée prochaine, des établissements spécialisés qui permettront d'accueillir des jeunes de moins de 16 ans qui perturbent gravement la vie scolaire par leur comportement», propose Nicolas Sarkozy qui veut en implanter deux dans le 93. Une initiative qui fait bondir Mathieu Hanotin, vice-président (PS) chargée de l'éducation au conseil général. «On va concentrer les problèmes aux mêmes endroits, ce n'est pas la solution, s'étrangle-t-il. Il faut plutôt se demander comment l'Etat va les aider à s'en sortir plutôt que de les enfermer dans une simili prison. Il s'agit d'une logique d'exclusion et non d'intégration.» 

Suppression des allocations en cas d'absentéisme répété. «La décision de suspendre les allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire injustifié et répétitif d'un élève devra avoir un caractère systématique, indique le président de la République. Une proposition de loi dans ce sens sera déposée à l'Assemblée Nationale dès la semaine prochaine.» Là encore, la proposition divise. «Ça peut marcher mais il faut que ce soit très ciblé et, surtout justifié, détaille un proviseur. En revanche, le systématisme risque de créer de vraies fossés entre l'Etat et ses administrés». «Cette politique a déjà été tentée et on a vu qu'elle ne menait à rien si ce n'est enfoncer un peu plus les gens dans la misère», dénonce Mathieu Hanotin. 

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Les adolescents et les smartphones... – Sondage BVA pour WIKO...

26 Octobre 2018 , Rédigé par BVA Publié dans #Education

Les adolescents et les smartphones... – Sondage BVA pour WIKO...

Les principaux enseignements du sondage réalisé par BVA pour Wiko auprès de 1012 possesseurs de smartphones âgés de 12 à 17 ans, recrutés au sein d’un échantillon représentatif de 1100 adolescents figurent ci-dessous.

  • Un outil incontournable pour ENTRETENIR SA VIE AMICALE. 89% des adolescents équipés considèrent que le smartphone est incontournable pour entretenir ses relations amicales.
  • ET SENTIMENTALEPour 62% des adolescents équipés, et même 73% des 16-17 ans, avoir un smartphone est incontournable pour entretenir sa vie sentimentale.
  • Un smartphone incontournable pour réussir sa vie sociale…qui peut aussi engendrer des SITUATIONS DIFFICILES. 17% des adolescents équipés de smartphones l’ont déjà utilisé pour envoyer des messages méchants ou des insultes et 24% ont déjà pleuré après avoir consulté un message (38% des filles). De même, 23% des adolescents équipés (29% chez les jeunes filles) ont déjà eu peur qu’un contenu partagé ne soit repris contre eux.
  • Le smartphone dans les relations avec les parents : UN OUTIL D’ALERTE PLUS QUE DE DIALOGUE ? Quand les adolescents utilisent leur smartphone pour communiquer avec leurs parents c’est en priorité pour les prévenir en cas de problème (82%), pour les prévenir en cas de retard (63% et 67% chez les lycéens) ou pour les rassurer (52% et 58% chez les 12-13 ans).
  • Un FILTRE ENTRE PARENTS ET ENFANTS ? 39% des adolescents équipes de smartphones indiquent qu’il leur arrive de temps en temps de ne pas répondre volontairement à un message de leurs parents…ils sont même 43% chez les 16-17 ans et 41% chez les jeunes garçons.
  • Un CONTRÔLE PARENTAL qui diminue avec la maturité de l’enfant. 43% des adolescents équipés déclarent que leurs parents connaissent le code de déverrouillage de leur smartphone. Cependant, si c’est le cas de 64% des 12-13 ans et de 57% des collégiens, seuls 31% des lycéens et 25% des 16-17 ans déclarent que leurs parents connaissent leur code de déverrouillage.
  • Un support de facilitation des INTERACTIONS SENTIMENTALES ? 10% des adolescents équipés ont déjà utilisé leur smartphone pour rencontrer quelqu’un et même 13% pour rompre. Certaines pratiques semblent même rencontrer un certain écho chez les adolescents plus âgés : chez les 15-17 ans, ils sont 18% à avoir déjà reçu ou envoyé des « sextos » ou des « nude » alors que 39% des 12-14 ans indiquent que les messages à connotation sexuelle constituent une pratique répandue chez les adolescents.
  • Une INTERDICTION MAJORITAIREMENT RESPECTEE AU COLLEGEmême si des irréductibles persistent. Malgré l’interdiction, 20% des collégiens utilisent quand même leur smartphone au collège (23% des garçons et 28% des 13-14 ans).
  • 78% des adolescents équipés de smartphones ont un COMPTE SUR LES RESEAUX SOCIAUX. Snapchat est le réseau le plus fréquenté (62%) devant Facebook (53%) et Instagram (50%). 22% des adolescents équipés de smartphones n’ont pas de compte sur les réseaux sociaux et même 27% des jeunes résidents en zones rurales et 31% des collégiens.

  Sondage réalisé du 24.09.2018 au 27.09.2018

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Revue de Presse Education... Inégalités - Violences...

26 Octobre 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Media

Revue de Presse Education... Inégalités - Violences...

Sale climat sur l’école. Inégalités générées ou entretenues par le système. Violences de certains élèves.


Inégalités
 
 
La France peut mieux faire pour assurer une réussite égale aux élèves issus de milieux défavorisés, montre une étude publiée lundi par l’OCDE sur la base des données Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves).”
 
 
Dans ce rapport, l’OCDE indique notamment que l’école ne parvient plus à corriger les inégalités sociales. "Les adultes dont les parents sont diplômés de l’enseignement supérieur ont 14 fois plus de chances d’être également diplômés de l’enseignement supérieur que ceux dont les parents ont un niveau d’éducation moins élevé". Cet écart de chance est de 11 fois en moyenne parmi les pays de l’OCDE, et seulement de quatre fois au Canada, en Estonie, en Finlande et en Suède, précise l’organisation.”
 
 
Alors qu’une étude sur les collèges publics d’Ile-de-France est dévoilée mercredi, la présidente du Conseil d’évaluation du système scolaire dresse le constat des inégalités scolaires d’origine territoriale.”
En tant que présidente du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), la sociologue Nathalie Mons présente au Monde le panorama des inégalités dans les collèges d’Ile-de-France rendu public mercredi 24 octobre. Ce travail de recherches a l’intérêt, explique-t-elle, de livrer une photographie beaucoup plus fine des contrastes sociaux et scolaires qui minent le système éducatif.”
 
 
Les inégalités scolaires d’origine territoriale sont peu explorées et demeurent taboues dans une République une et indivisible. Aussi, le Cnesco a conduit une évaluation très fine des disparités scolaires d’origine territoriale en Île-de-France en se fondant sur la plus petite unité géographie établie par l’Insee, appelée IRIS ou plus communément, quartier. Ce découpage permet de révéler des inégalités invisibles à des niveaux d’études territorialement plus agrégés (par exemple au niveau communal). Cette évaluation s’est appuyée sur un éclairage national des inégalités socio-spatiales à l’école. Elle révèle que dans des contextes socio-spatiaux et démographiques inégaux, l’Éducation nationale et les collectivités territoriales déploient des ressources (humaines, budgétaires, offre de formation…) qui s’avèrent très variables selon les territoires. Ces fortes inégalités de ressources éducatives se développent aux côtés de disparités importantes dans l’orientation et la réussite scolaire.”
 
Les inégalités criantes dans l’éducation en Île-de-France par Sonia Bourhan, Ouafia Kheniche@ouafiak
Les inégalités scolaires en France sont toujours aussi fortes, le constat semble toujours le même, mais pour la première fois des chiffres mesurent l’ampleur des écarts selon les quartiers.”
 
L’Education nationale donne t-elle vraiment plus aux élèves défavorisés ?Par Marie Piquemal 
Pour la première fois, une étude portant sur les 900 collèges publics d’Ile-de-France documente de manière fine les inégalités territoriales. Les élèves des quartiers défavorisés ont beaucoup plus de chances d’avoir des profs contractuels pas formés ou avec peu d’expérience.”

Violence
 
La tribune des profs du lycée de Créteil : "Notre lycée ne se résume pas à ces images"
Nous sommes fiers de nos lycéens et de leurs réussites. Nos élèves et leurs parents sont conscients de notre investissement et sont souvent reconnaissants.”
 
"Education. Des parents d’élèves du lycée Edouard-Branly pointent du doigt l’attitude de l’enseignante avec ses élèves et évoquent une absence “de cadre” dans la classe."
 
 
Des enseignants de lycées en Seine-Saint-Denis déplorent les conditions « déplorables » dans lesquelles leur rentrée se déroule entre sureffectifs et violences autour des établissements.”

Sur son Blog Philippe Watrelot : #pasdevague : maux-valise

"Plus de 35 000 messages avec ce mot-balise (hashtag) ont été émis sur le réseau social Tweeter depuis lundi 22 octobre. Comme les journalistes sont très attentifs à ce qui s’y passe, cela a aussi été repris par de nombreux médias.

On ne peut passer à côté de ces messages. Mais, même s’ils sont rassemblés sous le même hashtag, il sont aussi très divers et peuvent être analysés à plusieurs niveaux et avec plusieurs sens. Mot-balise ou « mot valise » ?"

#PasdeVague : Non, les proviseurs ne reçoivent pas de prime selon leur discrétion disciplinaire par Alexis Orsini
"FAKE OFF Dans le sillage du hashtag #Pasdevague, une rumeur affirme que les chefs d’établissement scolaire reçoivent une prime lorsqu’ils organisent le moins de conseils de discipline possible..."

Violences : "Les profs ont pris sur eux trop longtemps" Propos recueillis par Amandine Hirou, "Les gens ont compris le sens de notre combat : exercer au mieux notre métier dans le respect des valeurs de la République", expliquait Fabian Bergès en janvier dernier. 

Après l’affaire de Créteil, Fabian Bergès, prof au lycée Gallieni à Toulouse, dénonce le manque de soutien de l’institution.

"C’est le pendant scolaire du mouvement #MeToo. Sous le hashtag #PasDeVague, des centaines d’enseignants livrent leur mal-être sur les réseaux sociaux, après la révélation de l’affaire du lycée Edouard-Branly de Créteil (Val-de-Marne). Une vidéo, massivement partagée en ligne, montre un élève braquant une enseignante avec une arme (factice), en plein cours. Pour beaucoup, à l’image de Fabian Bergès, l’heure du ras-le-bol a sonné. Ce professeur de mathématiques au lycée Gallieni de Toulouse dénonce la hausse des actes de violences à l’école. Ainsi que le manque de soutien de l’institution, incarnée par la hiérarchie."

Non contents de concentrer les élèves en difficulté, les collèges de banlieue récupèrent les profs les moins expérimentés. Par Gurvan Le Guellec

"Cette réalité est désormais chiffrée par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), qui, ce mercredi 24 octobre, livre un rapport froid et clinique sur les collèges publics d’Ile-de-France."

Sujet abordé et documenté dans mon rapport sur la grande pauvreté et la réussite scolaire, le choix la solidarité pour la réussite de tous (à partir de la page 124) Jean-Paul Delahaye, Inspecteur général de l’éducation nationale honoraire.

Et au BOEN
Communication en conseil des ministres : prochaines étapes de la réforme éducative

Brève - Jean-Michel Blanquer - 24/10/2018

Le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse a présenté une communication relative aux prochaines étapes de la réforme éducative en Conseil des ministres, le 24 octobre 2018.
Depuis le mois de mai 2017, d’importants chantiers de transformation ont été engagés pour que l’école renoue pleinement avec la promesse républicaine d’élévation générale du niveau et de justice sociale
.” Sans rire !

N° 523 - Le climat Coordonné par Michèle Amiel et Thomas Dequin, septembre 2015 

Qu’est-ce qu’un bon climat scolaire ? Est-ce lorsque les élèves répondent à notre fantasme du «  bon élève  » ? On ne peut nier l’impact qu’il a sur les personnels et les élèves. Se sentir bien ou mal à l’école détermine en profondeur le parcours que l’on y mènera.”

Bernard Desclaux

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Cher...

25 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de Coeur... Gautier Battistella...

25 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Prétendre que le vieux Gregor n’était pas bavard relève de la litote : il ne s’exprimait que contraint par les circonstances. Sa tendance à l’exagération silencieuse s’était accentuée à la mort d’Angelina, la seule femme qu’il ait jamais aimée. Parfois, pourtant, la vieille prune qu’il distillait derrière la chaudière prenait la parole à sa place ; certains souvenirs échappaient à leurs bâillons. Peut-être se cachait-il davantage derrière ce qu’il omettait de révéler. Qu’importe. Depuis John Ford, tout le monde sait que quand la légende est plus belle que la réalité, on raconte la légende.

 

« Je suis né de la mort de ma mère, une nuit de décembre. » C’était en 1921, à trente kilomètres de Zakopane, dans les montagnes de la petite Pologne. Gregor y avait passé une enfance rude et solitaire, auprès de son père menuisier. Il l’aidait à l’atelier : de cette période remontait sa fascination pour les outils minutieux, ciseaux, couteaux, ou alènes. À dix-sept ans, il avait assisté à l’entrée des troupes allemandes, venues de Slovaquie. Lui ne connaissait que la pierre et l’odeur du feu, le mugissement sourd des châtaigniers, balayés par les vents d’altitude et les tourbillons des ruisseaux de montagne. Les chars, ces masses compactes de métal et de feu, avançaient lentement, en file indienne et écrasaient les champs, les hommes, les animaux, même les collines. La cavalerie polonaise et les quelques blindés furent pulvérisés par les raids aériens de la Luftwaffe, des villages entiers réduits en cendres. Les corps gisaient au bord des routes, déchiquetés. Les civils soupçonnés de résistance étaient exécutés par balles ou à la grenade. On incendia écoles comme églises. Seuls passaient encore les fantômes de chiens efflanqués, rendus sourds ou estropiés par les bombardements, les yeux hagards, se demandant ce qu’ils foutaient là. La Pologne cessa d’exister. Gregor appelait cela « le début du grand silence ».

 

Nombre de camarades de Gregor acceptèrent de travailler pour l’occupant et rejoignirent le bassin houiller de Silésie ou de la Ruhr allemande. Quand il apprit que l’URSS venait de pénétrer en Pologne, son père enfouit dans son gros sac en toile une gourde, du pain, du fromage, des fruits secs, et une couverture. Ensuite, il serra son fils dans ses bras et lui offrit un petit couteau en demi-lune, glissé dans une gaine de cuir. Il n’y eut pas de larmes. L’hiver 1940 laisserait dans les mémoires un souvenir de neige, de sang et de nuit. Gregor traversa la Slovaquie, la Hongrie, puis rejoignit la Slovénie. Il couchait là où s’effondrait son corps, sous les voies de chemin de fer, au pied d’une souche, dans une grange à ciel ouvert. Gregor buvait l’eau des mares, volait des fruits, et même un jour tua une poule. L’Europe tout entière avait basculé dans la folie. Les gens se hâtaient, poursuivis par leurs ombres, on soupçonnait un frère, un ami, un fils. Gregor fut arrêté à la frontière italienne, hirsute, affamé, en haillons. Ses chaussures, qu’il avait pris soin d’entretenir pendant le périple, ressemblaient à deux bouts de cuir fondu. On l’emprisonna dans un ancien monastère – les Italiens ont toujours eu le goût du mélodrame. Des vierges en deuil veillaient sur les âmes égarées ; il y avait là des déserteurs allemands, des Français qui s’étaient trompés de sens en traversant les Alpes, des Juifs autrichiens, une poignée de Russes, peut-être communistes –  même un Américain, venu visiter Milan. Gregor avala une mauvaise soupe, qu’il vomit, demeura deux jours semi-conscient. Un matin, il trouva sa cellule ouverte et la prison désertée. Dehors, c’était le printemps. Les oiseaux piaillaient. La campagne était belle, inconsciente. Les branches des pommiers ployaient, alourdies de fruits. Gregor attrapa une colique mémorable.

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Jacques Weber... « Macron est un grand escroc, un mensonge permanent »...

25 Octobre 2018 , Rédigé par Regards.fr Publié dans #Macron

« Macron est un grand escroc, un mensonge permanent »

 

Sur l’importance de la soirée du 104 et de la mobilisation en faveur des migrants

« Il s’agit de sauver des vies humaines. »

« Fermer une porte n’a jamais été une solution dans quelque situation que ce soit. »

« Quand on nous dit qu’on en a besoin d’un point de vue économique, c’est tout aussi scandaleux de dire qu’il faut les refuser. »

« On est loin du compte quant à la réflexion nécessairement humaine qu’il faut porter sur la question. »

 

Sur les dangers auxquels est confrontée notre société

« Il faut que plus rien ne soit dicté par cette économie ravageuse qui ne sert que très peu de gens et en tuent des millions d’autres. »

« On est en train d’assister au grand naufrage de la démocratie. »

« L’ultralibéralisme triomphe : des milliardaires disent carrément “oui, nous avons gagné la guerre”. »

« Oui, les peuples se réveillent mais hélas, avec une urgence qui n’a pas le temps de réfléchir : le premier réflexe est donc de préservation. »

« Tout ce qui a été construit en Europe pendant la première moitié du XXè siècle et même pendant la seconde malgré les grandes crises économiques, est en train d’être complètement chamboulé. »

« Il faut rester coûte que coûte humain : on ne peut pas laisser dériver des bateaux avec des enfants qui sont en train de crever. »

 « La compétition est l’un des choses les plus connes qui aient été inventées dans le monde. »

 

Sur la notion de frontière

« Tout le monde nous casse les oreilles avec les grandes valeurs de la République : la fraternité, c’est quoi ? La fraternité n’a pas de frontières. »

« Oui, les flux migratoires vont augmenter, oui, il va y avoir des dépeuplements d’un côté dus à l’écologie, dus à l’économie, dus aux guerres effroyables qui perdurent donc il va falloir agir. »

« Vous pourrez mettre 150.000 policiers de plus, 50.000 km de barbelés de plus, à un moment, ça crève et ça explose. »

 

Sur l’engagement des artistes

« C’est la moindre des choses que les artistes s’engagent : ce sont des hommes et ce sont des citoyens, comme nous tous. »

« Laissons le cœur hurler. »

 

Sur Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise

« Je ne comprends pas la décision de Jean-Luc Mélenchon de ne pas s’associer au Manifeste. »

« Il y a pas mal d’endroits où la France insoumise me pose des questions. »

« Je suis très interloqué et je m’interroge sur les positions souvent prises par France insoumise : ça me pose problème. »

 

Sur les réponses à apporter aux questions sur les migrations

« Quand les gens disent qu’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, se sont-ils poser la question que l’on n’est pas toujours du côté du privilège… »

« La grande invention, c’est trier [les migrants] : mais de quels droits ? Qui est-on pour dire “je trie” ? On va trier des enfants ? »

 

Sur Emmanuel Macron et la politique du gouvernement actuel

« Macron est un grand escroc, un mensonge permanent, une dichotomie entre le discours et les actes. »

« Macron est ultralibéral au service de la grande droite et des grandes finances. »

« On dit au Français de se serrer la ceinture mais moi, si on m’augmente de 5 euros ma facture de gaz ou d’électricité, ça ne change pas ma vie : je vivrai toujours comme un privilégié et bourgeoisement. Donc moi, on ne me serre pas la ceinture ; par contre, il y a des infirmières qui continuent de faire 20 heures par jour. »

« Comment se serrent la ceinture Arnault, Pinault et toutes les grosses fortunes ? Quand est-ce que eux, dans leur vie privée et personnelle, font un effort qui leur coûte ? »

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"Harcelée de la 6e à la terminale"...

25 Octobre 2018 , Rédigé par Slate

"Harcelée de la 6e à la terminale"...

EXTRAITS

Harcèlement scolaire: ces séquelles qui empoisonnent la vie des victimes à l'âge adulte

Impossibilité de travailler dans certains secteurs, dépression tenace, anxiété sociale... Dix, vingt ou trente ans après, les cicatrices du harcèlement scolaire sont toujours sensibles.

«J'ai l'impression d'une grosse toile d'araignée sur ma vie, je ne crois pas m'en sortir totalement un jour.» Leslie a 41 ans. Les insultes, les crachats, les bousculades, elle les a vécues au collège, au début des années 1990. Son harcèlement scolaire s'est terminé à l'entrée au lycée, mais ses conséquences empoissent toujours sa vie.

«J'ai peur des gens, raconte-t-elle. Je me suis mariée avec l'une des rares personnes que j'ai réussi à fréquenter, et qui est la seule avec laquelle je n'ai absolument aucune sorte de crainte.»

(...)

Harcelée de la 6e à la terminale, les moqueries ont surtout portées sur ses bras: «Des grands poils bien noirs sur une peau bien blanche, on ne pouvait pas les louper, détaille-t-elle, amère. L'insulte était nulle, ça ne voulait rien dire, c'était juste bête. Mais dans la tête d'une ado, ça peut faire des dégâts. Et ça en a fait.»

Amélie a tout tenté pour se débarrasser de ses poils: décoloration, épilation, rasage. «Aujourd'hui, je me rase toujours les bras, mais moins souvent qu'avant. Fut un temps où il était hors de question de sortir si je n'étais pas lisse. Je me rasais tous les deux jours.» Sa peau est aujourd'hui très abîmée, à cause de tous les traitements qu'elle a imposé à ses poils.

Les cicatrices du harcèlement ne sont pas toujours visibles, comme sur les bras d'Amélie. Une étudiante de 22 ans, harcelée et insultée sur son physique, ne s'en est pas remise. «Je ne m'accepterai jamais, j'économise pour faire de la chirurgie esthétique. On m'a tellement rappelé que j'étais laide que j'ai besoin de passer par là.»

(...)

Les séquelles que laisse le harcèlement scolaire sont nombreuses: dépressions, troubles du comportement alimentaire, anxiété sociale. «On trouve parfois des syndromes de stress post-traumatique chez l'adulte, mais il est difficile pour le clinicien de le rattacher au harcèlement», précise Nicole Catheline.

Si une personne vient par exemple consulter pour des troubles du sommeil, il n'est pas évident de penser au harcèlement scolaire, d'autant que les patientes et patients ne le mentionnent pas forcément.

En France, ce n'est que depuis la campagne du ministère de l'Éducation nationale de 2012 que l'on parle vraiment de harcèlement scolaire, indique Sandrine Kesler, coach en développement et membre de l'association Marion la main tendue, qui lutte contre ce fléau. «On a parfois des personnes de 40, 50, 60 ans qui nous contactent. C'est un soulagement pour elles de parler de leurs problèmes liés au harcèlement. Être reconnues comme victimes, ne plus s'entendre dire que c'était simplement des histoires de gamins, ça leur fait du bien.»

(...)

C'est lors de son hospitalisation pour une dépression post-partum que Leslie a commencé à surmonter les séquelles. «Mon psy a prononcé le mot “harcèlement”. Je date le début de ma guérison à cet instant. Jusqu'alors, je ne parlais que de “mes problèmes d'intégration”. J'ai l'impression d'avoir été recollée à ce moment-là, et j'ai pu recommencer à devenir vraiment moi-même.» Une lente reconstruction, commune aux 700.000 élèves victimes de harcèlement scolaire.

*Le prénom a été modifié.

Louise Thomann

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Non, l'Ecole en France n'est pas un champ de bataille!... Elle a besoin de moyens humains, pas de politique sécuritaire!

24 Octobre 2018 , Rédigé par You Tube Publié dans #Education

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Alexandra Witthingham joue Tarrega, Léo Brouwer, Villa-Lobos...

24 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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