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Vivement l'Ecole!

Radio Elvis...

27 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de Coeur... Nathalie Léger...

27 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Emballée dans une longue jupe rayée, mains jointes sur les genoux serrés, elle se balance d’avant en arrière et psalmodie la longue litanie de son œuvre Waiting (Attendre) : « … attendre d’avoir un petit ami, attendre d’aller à une soirée, attendre d’être invitée à danser… attendre d’être belle, attendre le secret, attendre que la vie commence, attendre…, attendre qu’il tombe amoureux, attendre qu’il m’embrasse, attendre de se marier, attendre ma nuit de noces, attendre qu’il rentre à la maison, attendre qu’il cesse d’être de mauvaise humeur, attendre qu’il me prenne la main, attendre d’être comblée… attendre que mon corps s’abîme, attendre de devenir laide, attendre que la douleur cesse, attendre d’être libérée… Attendre. »

Nathalie Léger - La Robe Blanche

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Professeur braqué à Créteil : méritocratie républicaine, avis de décès...

27 Octobre 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Professeur braqué à Créteil : méritocratie républicaine, avis de décès...

A l’occasion d’un fait divers à la fois grotesque et choquant, notre gouvernement disruptif semble découvrir la violence larvée qui gangrène l’école, lieu essentiel où se file le tissu de la société française. Une violence quotidienne, entre élèves, avec les enseignants, avec les parents, avec les administrations. Une violence tellement banalisée que les réactions gouvernementales sonnent faux, surjouées et médiatiques. Comme pour rassurer les honnêtes gens que tout va bien et que ces dérapages resteront exceptionnels.

En fin de compte le plus effrayant dans cette menace juvénile et maladroite sur une enseignante, c’est peut-être le mélange entre le déni de réalité d’un ministre de l’Intérieur qui fait diversion par un amalgame abusif avec la grande délinquance et la pauvreté des réponses apportées de la part des autorités drapées dans leur impuissance, dans la continuité des actions superficielles et mal calibrées qui caractérisent les politiques urbaines et éducatives depuis plusieurs décennies.

Ne voient-ils pas que malgré son essoufflement au bout de quelques semaines, l’incendie qui a embrasé nos villes et justifié l’état d’urgence en 2005 n’a jamais été vraiment éteint ? Ne voient-ils pas que chaque jour un peu plus, l’école de la République s’enfonce dans la triste résignation à faillir à sa mission d’émancipation universelle ? Sont-ils conscients des difficultés persistantes pour des pans entiers de nos populations laissées pour compte de la promesse républicaine d’égalité et de fraternité ?

Au-delà des agrégats statistiques dont les administrations raffolent, ont-ils lu les analyses de terrain, ou encore en particulier cette accablante étude récente du Cnesco sur plus de 900 collèges d’Ile-de-France qui se résume en une question lourde de sens : «L’Education nationale donne-t-elle vraiment plus aux moins défavorisés ?» 

Comme on ne peut imaginer qu’ils fussent aussi naïfs et mal renseignés sur l’état de notre école et de la décomposition du lien social et des solidarités dans ce pays, il faut les considérer avec la sévérité qui s’impose lorsqu’on est confronté au cynisme des irresponsables. Le cynisme désespérant d’une société qui accueille 260 000 millionnaires de plus cette année, mais voit la pauvreté progresser dans le même temps. Si encore l’école républicaine pouvait prétendre être l’instrument efficace de ce nouveau Guizot à l’Elysée qui considère qu’il suffit de traverser la rue pour emprunter la voie vertueuse de l’enrichissement… Mais même la promesse de méritocratie bourgeoise où les fils et filles de rien pouvaient devenir médecins, avocates ou ingénieurs pourvu qu’ils étudient bien est devenue une légende urbaine.

Car la réalité c’est que la France n’a jamais créé autant de richesses. Même faible, la croissance est là : le PIB a plus que doublé depuis 1974, soit plus de 100 % de croissance. Dans la même période, la pauvreté n’a reculé que très marginalement. La réalité c’est que le travail ne paie pas. Et le chômage est devenu massif et structurel. Autant parce que la machine n’a plus besoin du plein-emploi pour tourner que parce que la redistribution a changé de sens : entre 1980 et 2007 la progression annuelle du salaire moyen est inférieure à 1 % (0,82 %) mais pour les 0,01 % les mieux payés, c’est + 340 %.

Alors, investir dans l’école ? Mais pour quoi faire ? Les pauvres c’est pas bankable, glamour, disruptif. En revanche l’échec scolaire, ça eut payé. C’est de la main d’œuvre bon marché pour les chaines de restauration rapide ou de télémarketing, pour conduire ceux qui ont quelque part où aller, pour livrer les repas de ceux dont la vie sociale et professionnelle est déjà trépidante, pour fournir les bataillons de serviteurs des nouveaux rentiers 2.0 de la start-up nation.

Et puis l’échec scolaire c’est distrayant quand on mesure au détour d’une émission de téléréalité angélique la vertigineuse inculture de pantins sexy mâles et femelles, filmés dans l’étalement impudique de leur candide bêtise pour le divertissement des masses scolaires.

Pourquoi investir dans l’éducation ? La reproduction sociale garantit la continuité des élites de la nation. Maintenir chacun à sa place, c’est la clé de l’ordre social et de la tranquillité des classes dominantes. Il faut donc une forme de persuasion douce pour convaincre chaque individu qu’il est bien à la place qu’il mérite.

Bienvenue dans la société algorithmique ! Une société dans laquelle les choix d’aujourd’hui sont conditionnés par les choix du passé. Comme la publicité ciblée qui envahit vos écrans à chaque nouvelle page internet, la société algorithmique considère que vous êtes déterminés par votre historique de navigation. C’est la société des déterminismes sociaux et culturels ancrés dans les territoires.

De la maternelle à Parcoursup, le message du gouvernement, c’est: "reste à ta place, parce tu le vaux bien"Rodrigo Arenas président de la FCPE de la Seine-Saint-Denis Hélène Rouch présidente de l’IUT de Toulouse 3 Edouard Gaudot essayiste

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Memorandum de Najat Vallaud-Belkacem laissé à son successeur... A lire à la lumière de l'actualité...

27 Octobre 2018 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education

Memorandum de Najat Vallaud-Belkacem laissé à son successeur... A lire à la lumière de l'actualité...

Jeudi 11 mai 2017, le journal Les Échos publiait en exclusivité le mémorandum que la ministre de l’Éducation nationale sortante a souhaité adresser à son futur successeur de la rue de Grenelle.

L’École ne doit pas être « victime des alternances politiques », écrit Najat Vallaud-Belkacem, dans un memorandum destiné à son successeur (voir document ci-dessous). « Sommes-nous capables de nous mettre d’accord sur l’essentiel ? », interroge la ministre de l’Éducation sortante. Les résultats se mesurent « à l’échelle d’une génération d’élèves », plaide-t-elle, en estimant que « la politique menée depuis cinq ans constitue un socle solide pour cela ».

Est-ce possible d’avoir « ce contrat éducatif avec la Nation » alors que, sur les rythmes scolaires, la réforme du collège ou l’éducation prioritaire, Emmanuel Macron entend marquer sa différence avec le quinquennat écoulé ? « J’apporterai mon appui aux choses qui vont dans le bon sens, tout en menant les combats nécessaires » rétorque celle qui a reçu l’investiture du PS à Villeurbanne pour les élections législatives . « Sur l’Éducation, il n’y a pas aujourd’hui de ligne rouge par rapport à ce qui est proposé, plutôt des points d’alerte, poursuit-elle. Ce n’est pas la révolution annoncée, globalement on va habiller les choses autrement. »

Sur le collège, Najat Vallaud-Belkacem souligne la volonté d’Emmanuel Macron de revenir à l’esprit initial de la réforme. Certes, il a mis l’accent sur un retour possible aux classes bilangues d’autrefois et sur les langues anciennes. Mais l’essentiel est ailleurs, pour Najat Vallaud-Belkacem : dans l’autonomie et l’interdisciplinarité, auxquelles Emmanuel Macron n’entend pas toucher. L’ex-ministre sera néanmoins « vigilante pour qu’on ne recrée pas des collèges à deux vitesses ou des parcours à deux vitesses au sein des collèges », car ce serait « à nouveau le collège du grand écart ».

Sur les rythmes scolaires et la liberté de revenir sur la réforme, Najat Vallaud-Belkacem met aussi en garde contre le « creusement d’inégalités ». Et s’élève contre la suppression annoncée du fonds de soutien aux communes – elle avait bataillé pour sa pérennisation. Certains élèves auront cinq jours de classe, et d’autres quatre, « alors qu’il y avait un consensus, avant la réforme Peillon sur les 5 jours d’apprentissage », regrette-t-elle.

Elle ne partage pas non plus la proposition du nouveau chef de l’État de limiter le nombre d’élèves à douze dans certaines classes . Favorable à la baisse des effectifs, elle estime toutefois qu’un groupe de douze « réduit les interactions entre élèves et ne crée pas l’émulation nécessaire pour tirer la classe vers le haut ». Mais ce qui la gêne le plus, c’est la suppression du dispositif du Plus de maîtres que de classes envisagée pour financer les classes de douze élèves. Une « erreur », selon Najat Vallaud-Belkacem : « Ce dispositif a montré ses bénéfices pour les élèves et les enseignants. Ce serait désolant de le détricoter. »

Ses craintes portent aussi sur « des économies à courte vue » qui pourraient toucher les bourses des collégiens et lycéens ou les fonds sociaux. Elle alerte sur la réforme de l’allocation progressive des moyens – qui donne à des départements en difficulté comme la Seine-Saint-Denis, le Nord ou le Pas-de-Calais, des moyens supérieurs à leur démographie -, redoutant qu’elle « ne soit détricotée dans l’indifférence générale.» 

Elle insiste sur la rémunération des enseignants à « compléter », et les engagements pris dans le cadre du protocole PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations), à respecter.

Pour le reste, Najat Vallaud-Belkacem n’entend pas donner de leçon. « J’ai tellement souffert de la façon dont certains anciens ministres de l’Éducation s’invitaient dans le débat, à coup de grandes leçons de principe, sans prendre le temps d’entrer dans les réformes et d’en comprendre les détails, que je me suis fait la promesse de ne jamais agir avec autant de désinvolture », assure-t-elle. Pas de petite phrase, donc, sur la réforme annoncée du bac – « avant de la juger, je veux pouvoir la lire.

« Je ne veux pas être d’office dans le dénigrement des propositions qui sont faites. » Ni sur l’agence de diagnostic et d’évaluation, où elle souligne même qu’« il y a des choses à creuser sur l’évaluation » et qu’il faut « repenser la gouvernance » de l’Éducation nationale.

Quant aux prérequis pour l’Université, celle qui les a introduits pour le master, indique seulement que le vrai sujet est ailleurs, dans les moyens aux universités. Un point de vue partagé dans l’entourage du nouveau chef de l’État.

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Les caramels, bonbons et chocolats du ministre de l’Education nationale...

27 Octobre 2018 , Rédigé par Telerama Publié dans #Education

EXTRAIT

Promesses, engagements, déclarations…Quand dans les interviews du ministre de l’Education nationale, notre prof de collège entend l’écho presque parfait de “Paroles, paroles”, de Dalida… 

Tant a déjà été dit récemment que je ne me sentais pas capable de faire plus. J’avais besoin de quelque chose de léger. Et d’un mojito en chantant à tue-tête.

Pour les trop jeunes, ou les trop sérieux, qui ne connaissent pas : écoutez la chanson avant ou pendant la lecture, ça aide.

« Ce bonheur à apprendre comme le bonheur à enseigner des professeurs fait vraiment plaisir à voir. »

Encore des mots toujours des mots, les mêmes mots.

« Je suis le ministre des professeurs. »

Rien que des mots.

« Mon devoir est de les protéger et de demander à l’ensemble de la société française, et notamment aux élèves et aux parents, de leur accorder le respect qui leur est dû.»

Des mots faciles, des mots dociles, c’était trop beau.

« Nous allons rétablir l’ordre et l’autorité dans tous les établissements qui se trouvent en situation dégradée »

Bien trop beau.

« Des conseils de discipline doivent avoir lieu dès que nécessaire. »

Mais le temps des campagnes électorales est fini.
Les promesses se fanent aussi quand on les trahit.

« Notre réforme du lycée va permettre d’avoir des classes qui sont normales, si vous voulez, à 25 élèves et pas à 35. »

Suppressions de postes, d’options, de filières.

« Nous pouvons donner au lycée professionnel l’attractivité et le prestige qu’il mérite. »

Merci, pas pour nous
Mais tu peux bien les offrir à tes militants
qui aiment les discours et le parfum de l’argent
Nous, les promesses étalées en vitesse
agissent dans la presse, jamais dans nos classes.

Une promesse encore

Paroles, paroles, paroles

Ecoutez-moi

Paroles, paroles, paroles

Je m’engage

Paroles, paroles, paroles

(...)

Lucie Martin

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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College - "10 % des établissements concentrent 40 % des incidents"...

27 Octobre 2018 , Rédigé par Telerama Publié dans #Education, #Politique

College - "10 % des établissements concentrent 40 % des incidents"...

EXTRAITS

Benjamin Moignard, membre de l’Observatoire international de la violence à l’école, a répondu aux questions de “Télérama”.

(...)

Que vous inspire cette vidéo ?

C’est un incident spectaculaire, dramatique et choquant. Il va de soi que pareilles irruptions de violence doivent être combattues. Mais je m’inquiète aussi de l’impact de ces images dans l’opinion publique. Il ne faudrait pas s’imaginer qu’elles témoignent du quotidien dans les écoles ! Moins de 2 % des personnels signalent des violences physiques. Les faits d’insultes, en revanche, sont beaucoup plus répandus : 20 à 25 % des personnels disent en avoir été victimes au cours de l’année. La violence à l’école se manifeste donc très majoritairement par une accumulation de violences verbales et de petits incidents, usants pour le corps enseignant. On constate également un creusement des inégalités entre les établissements : en ce qui concerne les collèges, par exemple, 10 % des établissements concentrent 40 % des incidents.

(...)

Beaucoup de voix se sont élevées pour réclamer davantage de mesures punitives…

Une dizaine de plans de lutte contre la violence à l’école ont été lancés depuis la fin des années 1990. Tous proposent de sanctionner plus lourdement les élèves et d’installer toutes sortes de dispositifs techniques : portiques de sécurité à l’entrée des établissements, vidéosurveillance, etc. Pour l’essentiel, ce sont des effets d’annonce. Et tant mieux : les recherches montrent depuis longtemps que non seulement ces mesures ne donnent pas de résultats, mais qu’elles sont contre-productives. La surenchère punitive n’est pas une solution. Il est beaucoup plus utile de renforcer le collectif au sein des équipes pédagogiques et de se donner les moyens d’encadrer davantage les élèves. En particulier dans les zones d’éducation prioritaire, où les enseignants sont souvent très jeunes et ne souhaitent pas rester. Comment stimuler leur désir d’y faire une partie de leur carrière ? Voilà tout l’enjeu.

Propos recueillis par Marc Belpois

L'entretien complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Violences à l’école - Violence : pas de réponses vagues!...

27 Octobre 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Violences à l’école - Violence : pas de réponses vagues!...

Le lundi 22 octobre, le CRAP-Cahiers pédagogiques organisait un après-midi de débats autour du thème : « Bienveillance et exigence : pas l’un sans l’autre », au lycée Jacques-Decour à Paris. Plus de quatre-vingt personnes, pour la plupart des enseignants, ont pu discuter avec les intervenants et explorer une thématique essentielle, abordée dans un récent dossier des Cahiers pédagogiques coordonné par Danièle Manesse et Jean-Michel Zakhartchouk.

Au même moment se succédaient les messages du hashtag #pasdevagues, qui interpellait l’opinion publique sur le mal être de beaucoup d’acteurs de l’Éducation nationale, au-delà de l’inadmissible agression d’une professeure par un lycéen à Créteil. Alors, un décalage avec le thème de la bienveillance ? L’école aurait-elle été trop « laxiste », trop « à l’écoute des élèves » ? Bien au contraire, comme l’ont noté les différents intervenants, depuis leur point de vue d’inspecteur, de chercheurs ou d’enseignant de collège, la solution vient bien de la construction d’un climat serein dans les établissements, qui permet alors à l’exigence d’être vraiment opérationnelle et effective.

Tous ceux qui ont travaillé sur la violence à l’école savent bien que la prévention, le projet collectif, sont les meilleures façons de faire respecter les règles, même si les sanctions sont indispensables à certains moments.

Des professeurs du lycée concerné par l’acte de violence ont d’ailleurs publié un beau texte dans lequel, tout en montrant bien entendu leur solidarité avec la collègue agressée, ils soulignent toutes les réussites de ce même établissement qui sont, hélas, passées sous silence par les grands médias et trop de politiques faisant de la surenchère à bon compte.

Certes, cela n’empêche pas des actes comme celui qui a provoqué ces réactions compréhensibles, l’école ne peut pas être un sanctuaire et « l’extérieur » fait parfois intrusion de manière brutale. Mais nous réaffirmons, contre tous ceux qui profitent du moindre incident, grave ou pas, pour dénigrer notre école et encore plus la jeunesse de France dans sa diversité, l’importance de la pédagogie et de la bienveillance bien comprise. Celle-ci est tout sauf le laxisme et la complaisance, et elle est la condition de véritables exigences.

Le CRAP-Cahiers pédagogiques
26 octobre 2018


À lire également sur notre site :

École : les vrais défis - Pour une discipline intelligente, par Éric Debarbieux
Violences à l’école : ce qu’on sait et ce qui marche, entretien avec Éric Debarbieux
Quelques pratiques éprouvées pour la formation des enseignants, par Bruno Robbes

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Bienveillants et exigeants
La notion de bienveillance a fait ces dernières années une entrée en force à l’école. Son articulation avec la mission principale de l’école (transmettre) n’est pas simple, surtout lorsqu’on inscrit cette «  transmission  » dans l’exigence que tous les élèves parviennent à un niveau qui leur donne de l’autonomie.

Voir le sommaire et les articles en ligne

Le climat scolaire
Qu’est-ce qu’un bon climat scolaire ? Est-ce lorsque les élèves répondent à notre fantasme du «  bon élève  » ? On ne peut nier l’impact qu’il a sur les personnels et les élèves. Se sentir bien ou mal à l’école détermine en profondeur le parcours que l’on y mènera.

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Violences, l’école en cause ?
Que recouvre l’expression « violences à l’école », sans naïveté, en sortant des oppositions simplistes, dramatisation ou minimisation, victimes ou auteurs, répression ou prévention ? Quel rôle peut tenir l’école ? Et si, au lieu de rêver à une école sans violence, nous construisions une école où l’on prenne soin de notre jeunesse ?

Voir le sommaire et les articles en ligne

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Bruce Springsteen...

26 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de Coeur... Christophe Donner...

26 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Sic itur ad astra. Nous irons ainsi jusqu’aux astres, promettent les frères Montgolfier après avoir fait monter leur ballon à un kilomètre de hauteur.

Pour cet exploit, ils reçoivent le titre de chevalier.

Ils font monter un canard, un coq, un mouton, et tous reviennent vivants de ce voyage dans l’espace. Le 21 novembre 1783, ils demandent à Jean-François Pilâtre de Rozier d’être leur cobaye. Le valet de madame la comtesse de Provence, par ailleurs grand chimiste et expérimentateur de premier plan, n’attendait que ça : il saute dans la nacelle et trépigne :

— Envoyez-moi au ciel, messieurs !

Mais le marquis François Laurent d’Arlandes de Salton veut en être, lui aussi. On ne peut pas le lui refuser.

Les voilà tous les deux prêts à décoller. Et c’est parti, ils montent, ils sont heureux, ils sont les premiers. Il n’est pas de science, pas de progrès sans cette obsession d’être le premier.

À deux cents mètres de hauteur, ils n’entendent plus les cris de la foule venue assister au miracle. Et oui : s’ils rencontraient Dieu, au-delà des nuages ? Pensez-y.

À cinq cents mètres d’altitude, ils n’ont plus le vertige, ils voient le monde différemment.

Le problème, c’est pour redescendre : on ne sait jamais où on atterrit. Le ballon monte, le vent l’emporte, mais où il veut.

— Nous allons les rendre dirigeables, annoncent les frères Montgolfier. Donnez-nous juste un peu de temps, et de l’argent.

C’est toujours pareil avec l’argent, on en réclame, et rien ne vient.

Mais Pilâtre de Rozier a vraiment trop envie de remettre ça. Il se croit plus malin que les frères Montgolfier et capable de se battre contre les vents pour traverser la Manche. Il monte dans son ballon avec son ami le physicien Pierre-Ange Romain. Les vents renvoient les deux aéronautes sur la côte, violemment, de telle sorte que le ballon s’écrase. Ils meurent tous les deux.

Les Montgolfier n’y sont pour rien, mais la réputation du vol habité est à jamais compromise. Ils abandonnent définitivement le projet de ballon dirigeable pour se consacrer à d’autres inventions.

La mode passe, le regret demeure. L’idée persiste. Elle germe dans l’esprit du baron Auguste Toussaint Scott de Martinville, capitaine de dragons. Il y met toute sa science, son temps, son honneur, et à la fin du mois de février 1789, il publie un ouvrage intitulé Aérostat dirigeable à volonté.

Christophe Donner - Au clair de la Lune

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Castaner choisit Sarkozy plutôt que Bayrou... Par Claude Lelièvre...

26 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Bestimage - http://www.purepeople.com/media/semi-exclusif-nicolas-sarkozy-et-chris_m3865930

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Castaner vient de déclarer qu’il « n’exclut pas la présence physique de forces de l’ordre à l’école » ( »avec l’accord du chef d’établissement  » a-t-il précisé par la suite).

Ce faisant il choisit la position de Sarkozy à laquelle s’opposait Bayrou dans une querelle historique passée (mais pas dépassée; et en un sens qui en dit long sur le tropisme gouvernemental actuel)

Retour en arrièreLa question de la violence à l’Ecole est très présente – et plus que jamais – durant la longue campagne de l’élection présidentielle de 2007.

Dès février 2006, Nicolas Sarkozy s’empare de ce thème et le développe longuement en appelant à la ‘’mobilisation ». Et, comme il l’avait déjà fait dès janvier 2004, Nicolas Sarkozy appelle de façon réitérée à l’installation permanente de policiers dans les établissements qui en feraient la demande.

François Bayrou se démarque très tôt de lui, dès la clôture du colloque sur l’éducation organisé par l’UDF le 11 mars 2006 : « retrouver un collège paisible, cela ne se fera pas avec des policiers dans les établissements scolaires, car si nous acceptons l’idée que la loi de l’école est la même que celle de la rue, alors l’école a perdu. Les valeurs de la rue, c’est trop souvent – hélas ! – la loi du plus fort. Et la police est là pour imposer la force de la loi aux caïds qui veulent prendre le dessus. Les valeurs de l’école ce n’est pas la loi du plus fort, c’est la loi du respect, le respect du savoir, le respect de l’éducation, et le respect de l’autre.  Si l’on veut sauver l’école, il faut défendre son système de valeurs ! C’est l’autorité du professeur et du surveillant qu’il faut reconstruire ».

Et, lors de son passage sur France II le 13 février 2007, François Bayrou répond à une question sur les violences des élèves que « la poignée d’entre eux qui déstabilisent certains établissements doivent être placés dans des établissements spécialisés où ils seront encadrés par des éducateurs chargés de leur redonner des repères », tout en réitérant sa ferme opposition à l’entrée de policiers à l’école comme le veut Nicolas Sarkozy : « une erreur de la pensée, car la loi de l’école ce sont les enseignants et les éducateurs ; si on met des policiers à l’école, c’est la défaite de l’éducation et ce sera la loi du plus fort ».

Le ministre de l’Education nationale de l’époque François Bayrou répliquait au ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. On tend l’oreille pour savoir s’il peut en être de même avec Jean-Michel Blanquer.

Claude Lelièvre

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