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Vivement l'Ecole!

Coup de Coeur... Maria Pourchet...

6 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de Coeur... Maria Pourchet...

N’importe où, il me reste de mon enfance le bruit que font les femmes entre elles à propos des absentes. Quelqu’une dire d’une sœur elle boit comme un bonhomme, personne ne demandant pourquoi, une autre déclarer qu’elle pue, plaindre ses gosses, son mari, un qui trafique des bagnoles, qu’est pas beaucoup mieux, qui lui a volé sa jeunesse et appris la bouteille. Un feignant, qu’une queue de vache lui poussait dans chaque main, queue de vache, t’es bien bonne, moi j’appelle ça un manche de pioche, mais un qui méritait pas ça. Elles causent, regardent tomber celles qui tombent avant elles.

C’était pas faute de l’avoir prévenue.

Au moins c’est pas le travail qui l’a tuée celle-là.

La vaincue dort dans le lit qu’elle s’est fait tandis qu’elles, les indemnes, pas touchées, pas fauchées, commentent. À leur quiétude suffit la fierté qu’elles y prennent. Si l’on n’a pas bu, pas ri, pas joui au moins l’on est digne. De quoi ? De finir comme les étés finissent, séchées, plantées devant les fourneaux. En attendant elles parlent, n’entendent pas, les cancers minent un corps après l’autre. Elles y laissent leurs ovaires, leurs cheveux, leurs fameux seins. Elles ne veulent pas que ça s’arrête. Là d’où l’on vient, ma fille, tu entends que les hommes quittent les bonnes femmes parce qu’elles le méritent. Ceux qui restent c’est pour mourir avant, laissant derrière eux des épouses acides, encore fières de leur vaisselle, de leurs fils installés à deux cents mètres avec une demi-situation, une voiture, un projet de piscine, un barbecue. On dira du bonhomme mort qu’elles l’ont usé. Ce sont des femmes qui parlent. Qui jouent aux cartes, dirigent les servants de messe, commandent un foie de veau, demandent à part un os pour le bouillon et qu’on leur garde un lapin pour dimanche, avec la tête. Et moi qui joue sous la table, qui passe par là, la boucherie, l’église, j’entends.

Maria Pourchet - Toutes les femmes sauf une

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Eric Charbonnier : "Il y a beaucoup de professeurs qui sont mal accompagnés et isolés"... (+ commentaire)

6 Octobre 2018 , Rédigé par Europe 1 Publié dans #Education, #Politique

Commentaire

La politique éducative qui se met en place est TRES éloignée des propos - fort justes - d'Eric Charbonnier.

Pour rappel la formation initiale a été purement et simplement supprimée entre 2007 et 2012/Quinquennat Sarkozy. 80 000 postes ont été supprimés également.

Aujourd'hui la France paie encore les conséquences de cette politique.

Quant à la "culture de l'évaluation", s'il s'agit de ce qui se fait actuellement et de ce qui se prépare, alors le pire est à craindre.

Pour rappel également, cette "culture de l'évaluation" est une idée qui revient régulièrement sur le tapis. Voir lien de bas de page. En 2005 déjà... Sans résultats probants.

CC

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Education/Société - L'obsession de la performance... Je refuse de m'engager dans cette voie...

6 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Education/Société - L'obsession de la performance... Je refuse de m'engager dans cette voie...

Le pouvoir en place depuis maintenant seize mois semble avoir décidé, sous l'impulsion jupitérienne  du Président de la République Emmanuel Macron, l' "état de performance", comme il existe un "état d'urgence".

Un Jupiter devenu Neptune. Bientôt il redeviendra un homme...

En attendant, tout dans notre République est désormais tourné vers la performance maximale. Il FAUT, c'est un dogme, "performer" en tout. Tout individu, groupe et sous-groupe refusant ou n'étant pas en capacité de réaliser des objectifs préalablement déterminés - Par qui? Au nom de quoi? - est immédiatement mis de coté, considéré comme un dangereux déviant. Dangereux car susceptible d'empêcher ou de ralentir la course vers les objectifs fixés d'en-haut. "Vae victis" disait-on, le pouce baissé, dans les cirques romains de l'Antiquité. "Mort aux loosers" croit-on entendre dans le grand cirque de la macronie triomphante.

Loosers, échoués, décrochés dont il n'est jamais question dans les discours présidentiels, dans les interventions ministérielles. Les perdants ont disparu du champ des intérêts gouvernementaux, ceux-ci se portant uniquement, exclusivement sur les "performants", ceux capables d'écrire les "success stories" voulues par le pouvoir, relayées par une partie de la presse complaisante - Paris-Match et BFMTV en sont les plus éclatants représentants -  exemplaires de cette "France first", reflet d'un président n'ayant jamais connu l'échec.

A tel point qu'il est permis de se demander si Emmanuel Macron est seulement capable d'imaginer qu'il puisse exister en France des individus malheureux, brisés, écartés. Très éloignés de l'égalité révolutionnaire, traduite en "égalitarisme" dans un pays de plus en plus séduit par les "bienfaits" de l'inégalité.

La France macronienne se veut pragmatique. Le pragmatisme, cet outil glacial qui élimine les clivages gauche/droite, les débats d'idées - tout débat étant ramené à des discussions de plateaux entre "experts" autoproclamés et dont les échanges sont TRES souvent fondés sur des chiffres totalement fantaisistes - les réflexions contradictoires fondées sur des valeurs. Au diable les valeurs ! Ou plus exactement vive la valeur "efficacité", seule capable de déterminer le degré d'intérêt porté à un individu, un groupe ou une idée. Personne ne semble s'apercevoir que les plus performants, pragmatiques et efficaces sont toujours les mêmes: ceux nés avec un capital - financier et culturel - important. Quant aux autres, les loosers, ils ne peuvent espérer qu'un ruissellement sans jamais - vous l'aurez remarqué - être invités à la table du festin. Ni à devenir les "premiers de cordée". Mesdames et messieurs les perdants, dégustez les restes. Restez à votre place. Cela vous suffira bien.

L'école qui se construit sous nos yeux est à l'image de ce qui vient d'être dit.

Afin d'éliminer tout débat interne, bien au-delà de celui qui oppose depuis des décennies les républicains aux pédagogues - rebaptisés "pédagogistes" par le Ministre de l'Education Nationale en personne - il est fait appel à un troisième "larron" dont la mission, pragmatique et politique, est d'éliminer les deux autres : les neurosciences.

Obnubilées par les capacités "performatives" du cerveau de nos élèves, elles évitent habilement d'autres problématiques. Au diable les ennuyeuses questions sur le but de l'école, les causes des inégalités scolaires, la sociologie de l'éducation, l'école que nous voulons pour nos enfants et les enfants que nous voulons pour la société qui vient, le sort des "échoués"! Tout cela disparait. DOIT disparaitre!

Au nom d'un seul credo : faire de l'enfant/individu un être performant.

Je refuse de m'engager dans cette voie.

Christophe Chartreux

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France 2018 - Essonne : «A la mairie, ils disent qu’on n’a pas le droit d’aller à l’école»...

6 Octobre 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

France 2018 - Essonne : «A la mairie, ils disent qu’on n’a pas le droit d’aller à l’école»...

A Chilly-Mazarin, dans l'Essonne, des enfants hébergés par le Samu social se sont vu refuser une inscription dans les établissements de la ville. Depuis la rentrée, les familles se battent pour leur scolarisation

Il a retrouvé de l’assurance. «En France, les enfants vont à l’école. Chilly-Mazarin, c’est la France ou c’est pas la France ?» Joseph, 45 ans, se tient droit, les bras croisés. Il a fui son pays - il était membre actif de l’opposition politique en république démocratique du Congo et électricien de métier. Demandeur d’asile, il est logé dans une chambre d’hôtel prise en charge par le Samu social dans l’Essonne, à Chilly-Mazarin. Il dort avec ses trois enfants : Herik, 10 ans, Souverain, 9 ans et Angélique, 7 ans. «Je suis papa et maman à la fois», résume-t-il.

Cet été, il se rend à la mairie avec son attestation de logement pour inscrire ses enfants à l’école. Et s’entend répondre : «Il n’y a pas de place pour les enfants de l’hôtel ici, on va transmettre votre dossier. Une école d’une ville voisine vous recontactera.» Les semaines passent. «Les baskets, le cartable, j’ai tout acheté comme il faut.» La rentrée des classes arrive, mais toujours pas de réponse. Douze millions d’élèves reprennent le chemin de l’école, eux passent leurs journées à l’hôtel, trépignent et questionnent. «Tous les jours, ils me demandaient. Ils me lâchaient pas. "Pourquoi on n’y va pas ? Pourquoi papa ?"» Le père ne répond pas. «Pour leur dire quoi ? Qu’on ne veut pas d’eux parce qu’on vit ici, à l’hôtel ? Ce n’est pas intéressant de leur dire.» Il retourne faire la queue à la mairie. «Votre dossier est toujours en attente. Patientez.»

Dans la chambre voisine, Makanda est aussi dans la panade avec son fils Patrice, 7 ans, qui tourne en rond. Elle avait quand même réussi par avoir le nom d’une école à Ballainvilliers, à «55 minutes de bus». Quand elle arrive dans le bureau de la directrice pour son inscription, celle-ci demande : «Mais comment vous allez faire pour l’amener et le chercher, avec tout ce trajet ?» Makanda raconte cela, assise sur le lit superposé de l’hôtel, son bébé de 5 mois assoupi à ses côtés. Elle fait non de la tête. «Tout cette route, avec le bébé. En hiver, c’est sûr, je vais pas tenir.»

Bras de fer

Laurent Ott, d’Intermèdes Robinson, une association qui aide les personnes en grande difficulté, enrage : «A Chilly-Mazarin, on a malheureusement l’habitude. Chaque année, on doit se battre pour que les enfants soient inscrits à l’école, la mairie invente tout un tas de choses pour les en empêcher.» Comme la cantine, facturée au tarif extérieur, parce que «résident à l’hôtel» ne veut pas dire «domicilié» à Chilly-Mazarin. Pour ces familles, sans le sou par définition, le repas du midi est facturé 7 euros par enfant (c’est 5,80 euros fourchette haute pour les Chiroquois). Le maire LR, Jean-Paul Beneytou, justifie : «C’est comme ça depuis toujours pour tous les enfants venant de l’extérieur de la ville. Pourquoi leur appliquerait-on une règle différente ? Il n’y a pas de raison. De toute façon, très peu d’entre eux mangent à la cantine.» Le plus souvent, les parents viennent en effet les chercher le temps du repas, et les font manger comme ils peuvent, les hôtels étant rarement équipés de cuisine.

Autre coup classique, selon l’association : les refus de scolarisation en maternelle, au motif que l’école n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans. «A chaque fois, on se bat. Parfois, il faut en appeler au Défenseur des droits. Il faut recommencer sans cesse», témoigne Béatrice Michel, membre de l’association.

Cette rentrée, le bras de fer a pris une autre tournure. Au printemps, le maire de Chilly-Mazarin a alerté la préfecture. «Nos écoles sont saturées, nous n’avons déjà quasi plus de place pour les enfants des Chiroquois. C’est bien de vouloir accueillir tous ces gens en difficulté mais les villes se retrouvent à gérer seules. Cette situation, on ne l’a pas voulue.» L’édile explique qu’au début de son mandat, en 2014, il y avait trois enfants scolarisés venant des hôtels. «Puis les demandes n’ont cessé d’augmenter, on s’est retrouvé avec 37 enfants, vous imaginez ?» Il marque un temps, puis ajoute : «C’est facile de montrer du doigt en disant "le vilain maire". Mais l’Etat devrait aller au bout de sa démarche.» A l’issue d’une réunion tripartite (académie, préfecture, mairie), il est décidé de «répartir les enfants» dans les communes voisines, sans que la question de la prise en charge des tickets de transport ou des frais de cantine ne semble avoir été évoquée. En fin de semaine dernière, 16 dossiers (donc 16 enfants) étaient toujours en attente. Sans proposition de scolarisation donc, reconnaissait la mairie. «C’est une façon de décourager les familles, comment voulez-vous qu’ils fassent ?» s’indigne Laurent Ott.

«Histoires d’adultes»

Encouragés par l’association et ragaillardis, Joseph et Makanda tentent un coup. C’était il y a quinze jours. Un matin, ils déposent leurs enfants devant les grilles de l’école Pasteur à Chilly-Mazarin, près de leur hôtel. «Ils étaient là, avec leurs cartables, prêts à apprendre. Ils ont bien parlé à la directrice», raconte Joseph, esquissant un sourire de fierté. La directrice : «J’ai fait ce que je devais faire. J’ai procédé à l’admission provisoire, je les ai répartis dans les classes. Puis j’ai prévenu la hiérarchie, ainsi que la mairie.» La suite de l’histoire est à peine croyable. L’inspectrice a déboulé dans l’école «demandant de lui montrer les enfants du doigt. J’ai évidemment refusé, ils n’ont pas à être mêlés à ces histoires d’adultes», confiait-elle un peu sonnée au lendemain de l’affaire, et insistant pour que l’on précise qu’elle a de très bons rapports avec la direction académique de l’Essonne. «Elle m’a demandé de faire une information préoccupante [procédure pour les enfants en danger, ndlr] et d’appeler le commissariat afin que la police vienne sortir les enfants de l’école. J’ai refusé.»

Sollicité à plusieurs reprises, le rectorat apporte, mardi, quelques précisions, par communiqué : «Selon notre conseil, l’inspection s’est rendue dans l’école pour tenter de connaître l’identité des responsables légaux et de les contacter.» Joseph raconte avoir été reçu par l’inspectrice. «Elle m’a dit avoir trouvé une école pour eux à Massy [une ville voisine]. Qu’ils ne pouvaient pas rester là, car c’était la loi à Chilly-Mazarin. Comment payer les cartes de transport ? Pas de réponse.»

Moquette et dorures

En attendant, ses enfants et le fils de la voisine continuent d’aller à l’école Pasteur. On les rencontre dans leur chambre, à l’hôtel, le 26 septembre. Le bâtiment, avec ses colonnes grecques, a un drôle de look. Il est situé à la sortie de la ville, sur le parking de deux boîtes de nuit. A l’intérieur, moquette bleue à fleurs et dorures sur les rampes d’escalier. Herik, le fils aîné de Joseph, dit qu’ici, c’est «un palace». Il n’y a que des familles hébergées par le 115 dans cet hôtel d’une centaine de chambres. Cet après-midi, Intermèdes Robinsontoque à toutes les portes, un atelier jeux est organisé au rez-de-chaussée. Des enfants sortent de toutes les chambres, joyeusement. Combien sont-ils à aller à l’école ? Difficile de savoir. «Quand tu demandes aux parents, souvent ils répondent que oui, pour ne pas perdre la face, explique Abdelnasser Pochet, éducateur spécialisé dans l’association depuis dix ans. Souvent, ils vont dans des écoles loin d’ici. Les parents tiennent bon, puis finissent par abandonner. Parfois aussi, ils demandent aux grands de garder les petits pendant qu’ils font des petits boulots. Le problème de la non-scolarisation est beaucoup plus étendu que ce qu’on imagine et que l’on veut bien voir.» Le 17 septembre, dans les colonnes de Libération, un collectif d’associations en appelait solennellement au président de la République pour «combler le fossé entre les textes [qui garantissent le droit à la scolarisation de tout enfant] et leur application effective». Il demandait la mise en place d’un observatoire pour «mettre des chiffres et des visages sur cette réalité méconnue».

Dans la salle de jeux éphémère, Herik parle de son maître génial qui fait des blagues du type : «Ça va, beau gosse ?» L’enfant s’esclaffe. Il veut être footballeur professionnel, «c’est pour ça que je dois absolument aller à l’école». Pour info, son frère Souverain, plus intimidé, sera aussi footballeur. Et Angélique, danseuse. Elle nous regarde dans les yeux et sans sourire : «A la mairie, ils disent qu’on n’a pas le droit d’aller à l’école parce qu’on vient de l’hôtel. Mais tous les enfants doivent y aller, pas vrai papa ?» Un peu plus tôt, leur père avait fait sonner son téléphone, pour qu’on écoute sa nouvelle sonnerie : «Papa, je t’aime. T’es le meilleur papa du monde.» Un enregistrement de la petite fait au pied levé, le soir de la première journée de classe.

Marie Piquemal , Corentin Fohlen Divergence

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A relire... Macron ou le spectacle alternatif... Par Cécile Alduy...

6 Octobre 2018 , Rédigé par Le Nouveau Magazine Litteraire Publié dans #Education, #Politique

A relire... Macron ou le spectacle alternatif... Par Cécile Alduy...

EXTRAITS

Selon Cécile Alduy, l’affaire Benalla a été l’occasion pour Emmanuel Macron d’offrir opportunément un spectacle alternatif à une société qui raffole d’images. Ainsi, ce n’est plus le « circuler il n’y a rien à voir » des politiques de dissimulation à l’ancienne, mais l’ère du simulacre.  

« On est heureux et tout va bien ». En déplacement à Bagnères-de-Bigorre le 25 juillet, Macron sourit, détendu, feignant que l’affaire Benalla est déjà derrière lui. « Est-ce que les gens, ils parlent de ça ? » fait-il mine de s’interroger. Le lendemain, dans les Hautes-Pyrénées, il balaie d’un revers de la main l’agitation médiatique, « tempête dans un verre d’eau ». Une polémique de pacotille, un épiphénomène. Un non-événement. Rien vous dis-je.

Entourloupe et tartufferie

Réduire à néant de son verbe olympien quatre enquêtes – parlementaires (Sénat et Assemblée nationale), judiciaire et administrative –, les investigations des médias, les interrogations des Français, et la mise en examen d’un chargé de mission de l’Élysée sous pas moins de cinq chefs d’inculpation, telle est la magie Macron. Mais comme n’importe quel tour de prestidigitateur, quand on en décortique les ficelles, la magie se dissipe. Et laisse un gout amer d’entourloupe ou de tartufferie.

Après le long silence qui suivit les révélations du Monde du 18 juillet selon lesquelles Alexandre Benalla, chargé de mission et homme de confiance assigné à la sécurité présidentielle, aurait molesté deux manifestants le 1er mai dernier en arborant brassard, radio et casque de police, Emmanuel Macron a repris l’offensive. L’objectif ? Substituer aux vidéos incriminantes (pas moins de quatre à ce jour) d’autres images plus rassurantes.

Le discours aux députés de la majorité à la maison de l’Amérique Latine, mardi 24 juillet, est le théâtre où Macron projette cet autre film qui nous montre que « tout va bien ».

Avec une stratégie en trois temps : dédramatisation de l’affaire ; héroïsation du narrateur ; dramatisation d’un autre spectacle et d’une autre « vérité » autrement plus graves révélés par lui seul.

(...)

Alexandre Benalla a bien compris à quelle aune il serait jugé par le président : « j’ai fait une faute politique, d’image », confie-t-il aux journalistes du Monde, tout en réfutant tout délit pénal. Il a été inculpé du chef de « détournement d’images ». On ne peut s’empêcher de penser qu’il était à bonne école.  

Cécile Alduy

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Des enseignants formés, reconnus et experts dans les systèmes éducatifs en tête des évaluations PISA...

6 Octobre 2018 , Rédigé par Centre de recherche, formation, histoire sociale Henri Aigueperse-UNSA Education Publié dans #Education, #Politique, #Pédagogie

Des enseignants formés, reconnus et experts dans les systèmes éducatifs en tête des évaluations PISA...

EXTRAIT

Beaucoup a été dit sur les résultats des évaluations PISA et en particulier sur les modes d’apprentissage mis en œuvre pour les élèves dans les pays qui ont les meilleurs résultats. Ainsi, l’apprentissage du travail coopératif, le développement de la confiance en soi, le recours à des évaluations positives, la résolution d’enquêtes, le droit de se tromper et d’apprendre de ses erreurs… sont autant d’éléments qui favorisent la réussite des élèves.

Une autre approche est de se servir des résultats pour analyser les modes de recrutement, les formations, le développement professionnel des enseignants. La Chaire Franco-Chinoise sur les politiques d’éducation en Europe (CFCPE) vient de publier plusieurs articles dans ce sens (https://www.cfcpe-edu.org/les-pays-au-sommet-des-resultats-pisa-des-enseignants-experts-en-recherche-et-pedagogues )

Ils mettent en évidence que les pays qui sont en tête des évaluations PISA, recrutent et forment des enseignants experts en recherche et pédagogues, qu’ils développent la valorisation et la reconnaissance des enseignants au-travers de la formation initiale et continue, qu’ils font le choix d’un engagement fort dans la formation continue.

(...)

Denis Adam

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Journée Mondiale des Enseignants — Réformes — Catho — Supérieur — Divers...

6 Octobre 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

Revue de Presse Education... Journée Mondiale des Enseignants — Réformes — Catho — Supérieur — Divers...

A part un grand MERCI de la part de notre ministre, pas de déclarations nouvelles dans l’actualité du jour. Mais quelques réflexions à noter.

JME

Journée mondiale des enseignants 2018 - Conférence internationale à l’UNESCO

Journée mondiale des enseignants : "Seuls 5% des professeurs de collège se sentent valorisés par la société"

Et sur le site du ministère, un grand MERCI !

Comme chaque année depuis 1994, le 5 octobre marque la Journée mondiale des enseignants. En 2017, la Journée mondiale des enseignants a pour thème "Enseigner en liberté, autonomiser les enseignants".”

Réformes

Sur le Café pédagogique : Le Snes réagit à la consultation bidon du CSP et Programmes du lycée : L’Apmep prend les devants

Bac : Le calendrier des épreuves ajusté

En réponse à une question du sénateur Pierre Ouzoulias, JM BLanquer a annocé une révision du calendrier des épreuves de spécialités dans le nouveau bac en 2021. D’autres sénateurs ont manifesté leurs inquiétudes sur le choix des spécialités et l’augmentation des inégalités sociales comme par exemple F Cartron.”

Catho

L’enseignement catholique veut relever le défi de la mixité sociale

Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Pascal Balmand, donnait sa conférence de rentrée le 4 octobre. Parmi les thèmes de réflexion pour l’année, la mixité sociale et l’espoir d’intégrer une carte de l’éducation prioritaire renouvelée.”

L’enseignement catholique à qui perd gagne avec les réformes Blanquer

L’enseignement catholique sort il gagnant ou perdant des réformes introduites par JM Blanquer ? Présentant la rentrée de l’enseignement catholique le 4 octobre, Pascal Balmand, son secrétaire général, s’est démarqué de leur philosophie et a déploré les suppressions de postes. Mais au final, l’enseignement catholique sait tirer parti de la politique menée par JM Blanquer.”

Recteurs

Macron change les règles de nomination des recteurs pour placer une camarade de l’ENA

Publiée dans le communiqué du Conseil des ministres du mercredi matin 3 octobre, l’information est passée inaperçue. Sauf chez les universitaires. Les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur ont, en effet, présenté un décret "portant modification des modalités de nomination des recteurs". Le but annoncé : "diversifier le recrutement des recteurs". Comment ? En permettant à davantage de non-titulaires de doctorat (plus précisément, à des "non-titulaires d’habilitation à diriger des recherches") d’occuper cet emploi prestigieux. Jusqu’à présent, seuls 6 recteurs sur 30 pouvaient ne pas être universitaires. Le décret double ce chiffre à 12.”

Le gouvernement change les règles de nomination des recteurs

L’énarque Charline Avenel, camarade de promotion d’Emmanuel Macron, pourrait bénéficier de la modification des conditions et rejoindre l’académie de Versailles.”

Recrutements hors expérience éducative : les recteurs puis les chefs d’établissement ? Par Claude Lelièvre

Ce serait logique, dans un contexte où il apparaît que les modalités de « gouvernance » (voire le « management ») viennent en tête des préoccupations, par delà l’éducation et l’instruction. Les débuts d’une nouvelle gouvernance de l’EN ?

Supérieur

Les conventions éducation prioritaire de Sciences Po rattrapées par la méritocratie

" Le double objectif de contrer les critiques d’élitisme à l’égard de l’institution et d’apporter une réponse à ces différents problèmes donna logiquement naissance à un dispositif hybride du point de vue des finalités. Ce dernier était en outre traversé d’emblée par la tension entre méritocratie et discrimination positive et ce d’autant plus que beaucoup de responsables de grandes écoles comme d’autres acteurs prééminents dans les sphères politiques et culturelles ne manquèrent pas dès l’annonce de sa création de dénoncer dans les médias le caractère démagogique d’un dispositif qui semblait abattre les barrières méritocratiques d’accès à l’enseignement supérieur sélectif. Cette tension a en outre été accentuée par les caractéristiques du dispositif et son évolution dans le temps". La politique des conventions éducation prioritaire de Sciences Po est passée au crible par Germán Fernández-Vavrik, Filippo Pirone et Agnès van Zanten dans la revue « Raisons éducatives » 2018/1 N° 22. Les auteurs montrent comment le mythe méritocratqiue et le refus de renouveler réellement les élites sont en train d’étouffer le dispositif.”

Parcoursup : un bilan approfondi reste à faire par Luc Cédelle

Le nouveau système d’admission dans l’enseignement supérieur n’a pas connu le «  crash  » que lui promettaient ses détracteurs, mais n’a pas non plus évité une accumulation de critiques tout au long de l’été. Faute encore de données détaillées, son bilan reste à faire.”

Parcoursup : du tirage au sort au coup de Poker par Pauline Quillon

Pour la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Parcoursup est bien évidemment un succès. Frédérique Vidal a défendu, vendredi 21 septembre, le bilan de la plateforme d’affectation des bacheliers contre des tombereaux de critiques. Tous les indicateurs sourient : plus de boursiers en formation, seuls 955 lycéens accompagnés par le rectorat pour trouver une solution in extremis, contre 3 729 l’an dernier. Surtout, fin de l’injustice du tirage au sort. Il ne faudrait qu’ajuster : aider le choix des étudiants en affichant le rang du dernier appelé l’an dernier, avancer la date butoir de la première phase à fin janvier, rendre anonymes les dossiers... Et, en catimini, permettre aux jeunes de définir leur vœu préféré... Voici que pointe le nez, relookée, la hiérarchisation des vœux que tous réclament, et dont l’abandon a provoqué l’embouteillage aux portes des formations. Et auquel, au grand jamais, Frédérique Vidal ne voulait renoncer puisque, en dépit des mises en garde des chercheurs, c’est un « choix politique » pour supprimer « l’autocensure » et les « biais sociaux ». C’est surtout pour que les étudiants tirent eux-mêmes leur destin au sort. La sélection se fait par la guerre des nerfs : le plus anxieux de la liste d’attente craque le premier et perd. Résultat délirant, les BTS, surchargés de demandes, ne font pas le plein. Les candidats découragés ont opté pour la licence, non sélective. Bref, le système navigue encore en absurdie.”

Etudiants "sans fac" : pour protester, elle entame une grève de la faim sur le campus du Mirail

Elle fait partie des plus de 120 étudiants actuellement « sans fac », soutenus par l’Union des étudiants qui a organisé un point presse mercredi en début d’après-midi à la Maison des solidarités, sur le campus flambant neuf de l’université Toulouse 2 Jean Jaurès (Mirail). Âgée de 33 ans, elle est probablement depuis mardi midi, la seule étudiante en grève de la faim à Toulouse.”

Divers

Comment l’État veut booster l’apprentissage en créant des « prépas apprentissage »
L’heure est à la mobilisation générale pour booster l’apprentissage. Muriel Pénicaud, ministre du Travail, sera à la faculté des métiers de Bruz, ce jeudi 4 octobre, pour lancer officiellement les « prépas apprentissage ». Un dispositif qui va permettre à des jeunes d’apprendre le savoir être professionnel comme la ponctualité, l’autonomie, le travail en équipe, le surpassement de soi, etc... Objectif : être opérationnel pour intégrer le monde du travail.”

Et pour tout savoir à propos de PIX : Benjamin Marteau : « Le service public Pix aide chacun, élève ou citoyen, à cultiver ses compétences numériques »
Luc Cédelle s’entretient avec Benjamin Marteau, directeur de la start-up d’Etat Pix

Bernard Desclaux qui vous souhaite et bel et bon week-end !

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Laura Marling...

5 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de Coeur... Ismaïl Kadaré...

5 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de Coeur... Ismaïl Kadaré...

Le rôle de notre Palais des Rêves, créé directement par les soins du Sultan régnant, consiste à classer et à examiner non pas les rêves isolés de certains individus comme ceux qui, pour une raison ou pour un autre, s'étaient vu jadis accorder ce privilège et détenaient dans la pratique le monopole de la prédiction par la lecture des signes divins, mais le Tabir total, autrement dit la totalité des songes de l'ensemble des citoyens sans exception. C'est une entreprise grandiose, en regard de laquelle les oracles de Delphes, les castes de prophètes ou les magiciens d'antan paraissent dérisoires.

Ismaïl Kadaré - Le Palais des Rêves

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Najat Vallaud-Belkacem : "Au printemps 2017, il y a eu une espèce d'aveuglement" (Vidéo)

5 Octobre 2018 , Rédigé par France Inter Publié dans #Politique

Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l'Education nationale et des Droits des femmes, est l'invitée d'Ali Baddou à 7h50. Désormais directrice générale déléguée du groupe IPSOS, elle dirige aussi une collection d'essais "Raison de plus", éditée chez Fayard.

"J'ai pris du champs et ça fait du bien, c'est très utile à la réflexion", confie Najat Vallaud-Belkacem, qui explique le titre de sa collection "Raison de plus " :  "Les choses vont mal, raison de plus pour s'y atteler."

On ne peut plus être dans la caricature pour répondre aux questions de l'immigration, du chômage, de la solidarité

"On a besoin de chercheurs pour venir nous sortir du confort de nos certitudes", explique l'ex-ministre "parce que les perceptions de la plupart des Français sont totalement tronquées". La directrice adjointe d'Ipsos a donc appris à mettre en parrallèle les certitudes des Français avec la réalité des chiffres du terrain : "la plupart de nos perceptions sont erronées", affirme-t-elle.

Á propos de l'action du gouvernement, l'ex-ministre du quinquennat Hollande avoue : "J'ose espérer qu'on se rend compte qu'il y a eu un espèce d'aveuglement au printemps 2017."

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