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Vivement l'Ecole!

Flip Grater...

15 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Arthur Rimbaud...

15 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

J’ai avalé une fameuse gorgée de poison. – Trois fois béni soit le conseil qui m’est arrivé ! – Les entrailles me brûlent. La violence du venin tord mes membres, me rend difforme, me terrasse. Je meurs de soif, j’étouffe, je ne puis crier. C’est l’enfer, l’éternelle peine ! Voyez comme le feu se relève ! Je brûle comme il faut. Va, démon !

J’avais entrevu la conversion au bien et au bonheur, le salut. Puis-je décrire la vision, l’air de l’enfer ne soufre pas les hymnes ! C’était des millions de créatures charmantes, un suave concert spirituel, la force et la paix, les nobles ambitions, que sais-je  ?

Les nobles ambitions !

Et c’est encore la vie ! – Si la damnation est éternelle ! Un homme qui veut se mutiler est bien damné, n’est-ce pas  ? Je me crois en enfer, donc j’y suis. C’est l’exécution du catéchisme. Je suis esclave de mon baptême. Parents, vous avez fait mon malheur et vous avez fait le vôtre. Pauvre innocent ! – L’enfer ne peut attaquer les païens. – C’est la vie encore ! Plus tard, les délices de la damnation seront plus profondes. Un crime, vite, que je tombe au néant, de par la loi humaine.

Tais-toi, mais tais-toi !… C’est la honte, le reproche, ici: Satan qui dit que le feu est ignoble, que ma colère est affreusement sotte. – Assez !… Des erreurs qu’on me souffle, magies, parfums, faux, musiques puériles. – Et dire que je tiens la vérité, que je vois la justice: j’ai un jugement sain et arrêté, je suis prêt pour la perfection… Orgueil. – La peau de ma tête se dessèche. Pitié ! Seigneur, j’ai peur. J’ai soif, si soif ! Ah ! l’enfance, l’herbe, la pluie, le lac sur les pierres, le clair de lune quand le clocher sonnait douze… le diable est au clocher, à cette heure. Marie ! Sainte-Vierge !… – Horreur de ma bêtise.

Là-bas, ne sont-ce pas des âmes honnêtes, qui me veulent du bien… Venez… J’ai un oreiller sur la bouche, elles ne m’entendent pas, ce sont des fantômes. Puis, jamais personne ne pense à autrui. Qu’on n’approche pas. Je sens le roussi, c’est certain.

Les hallucinations sont innombrables. C’est bien ce que j’ai toujours eu: plus de foi en l’histoire, l’oubli des principes. Je m’en tairai: poètes et visionnaires seraient jaloux. Je suis mille fois le plus riche, soyons avare comme la mer.

Ah ça ! l’horloge de la vie s’est arrêtée tout à l’heure. Je ne suis plus au monde. – La théologie est sérieuse, l’enfer est certainement en bas – et le ciel en haut. – Extase, cauchemar, sommeil dans un nid de flammes.

Que de malices dans l’attention dans la campagne… Satan, Ferdinand, court avec les graines sauvages… Jésus marche sur les ronces purpurines, sans les courber… Jésus marchait sur les eaux irritées. La lanterne nous le montra debout, blanc et des tresses brunes, au flanc d’une vague d’émeraude…

Je vais éveiller tous les mystères: mystères religieux ou naturels, mort, naissance, avenir, passé, cosmogonie, néant. Je suis maître en fantasmagories.

Écoutez !…

J’ai tous les talents ! – Il n’y a personne ici et il y a quelqu’un: je ne voudrais pas répandre mon trésor. – Veut-on des chants nègres, des danses de houris  ? Veut-on que je disparaisse, que je plonge à la recherche de l’anneau  ? Veut-on  ? Je ferai de l’or, des remèdes.

Fiez-vous donc à moi, la foi soulage, guide, guérit. Tous, venez, – même les petits enfants, – que je vous console, qu’on répande pour vous son coeur, – le coeur merveilleux ! – Pauvres hommes, travailleurs ! Je ne demande pas de prières; avec votre confiance seulement, je serai heureux.

– Et pensons à moi. Ceci me fait peu regretter le monde. J’ai de la chance de ne pas souffrir plus. Ma vie ne fut que folies douces, c’est regrettable.

Bah ! faisons toutes les grimaces imaginables.

Décidément, nous sommes hors du monde. Plus aucun son. Mon tact a disparu. Ah ! mon château, ma Saxe, mon bois de saules. Les soirs, les matins, les nuits, les jours… Suis-je las !

Je devrais avoir mon enfer pour la colère, mon enfer pour l’orgueil, – et l’enfer de la caresse; un concert d’enfers.

Je meurs de lassitude. C’est le tombeau, je m’en vais aux vers, horreur de l’horreur ! Satan, farceur, tu veux me dissoudre, avec tes charmes. Je réclame. Je réclame ! un coup de fourche, une goutte de feu.

Ah ! remonter à la vie ! Jeter les yeux sur nos difformités. Et ce poison, ce baiser mille fois maudit ! Ma faiblesse, la cruauté du monde ! Mon dieu, pitié, cachez-moi, je me tiens trop mal ! – Je suis caché et je ne le suis pas.

C’est le feu qui se relève avec son damné.

Arthur Rimbaud - Nuit en enfer

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Le financement des écoles maternelles privées risque de coûter cher aux grandes villes...

15 Octobre 2018 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education, #Politique

Le financement des écoles maternelles privées risque de coûter cher aux grandes villes...

Le projet de loi Blanquer prévoit de rendre obligatoire la scolarisation dès l'âge de trois ans. La plupart des grandes villes redoutent le coût de cette mesure, qui pourrait s'élever à plusieurs centaines de milliers d'euros par an.

« Un énorme problème », « une double peine », « une douche froide »... Les élus des grandes villes, de gauche comme de droite, n'ont pas de mots assez durs pour parler des conséquences financières du projet de loi Blanquer , présenté ce lundi.

Le texte traduit l'annonce du président de la République d' abaisser l'âge de l'instruction obligatoire de 6 à 3 ans , dès 2019. La loi contraint aujourd'hui les communes à financer les écoles élémentaires privées à la même hauteur que les écoles publiques. Si le coût d'un enfant scolarisé dans une école élémentaire publique est de 800 euros par an, la commune doit verser aux écoles privées un forfait du même montant.

L'abaissement de l'âge de l'instruction obligatoire à l'âge de 3 ans va conduire les communes à faire de même pour les écoles maternelles. Certaines collectivités participent déjà au financement des maternelles privées. Elles s'attendaient à recevoir une compensation de l'Etat. Mais toutes n'y auront pas droit.

« L'Etat ne va compenser financièrement qu'une minorité de communes, qui sont celles qui ne participaient pas du tout au financement des maternelles », déplore Benjamin Vételé, adjoint en charge de l'éducation au maire de Blois. Sa ville verse déjà 300 euros par enfant scolarisé en maternelle privée, pour un coût réel de 1.200 euros. « Il y aura donc un delta de 900 euros par an et par enfant » pour la commune si l'organisme local de gestion de l'enseignement catholique (Ogec) réclame une revalorisation du forfait communal à hauteur du coût réel.

« Une double peine »

Une ville qui a souscrit un contrat d'association pour financer les maternelles privées mais qui, par un accord local avec l'Ogec, a décidé de ne verser qu'une partie du forfait communal est « hors la loi », soutient-on dans l'entourage du ministre de l'Education.

Seules les communes qui ne versaient aucune aide aux écoles maternelles privées seront donc aidées financièrement, selon le projet de loi. Le gouvernement a prévu 40 millions d'euros pour cette compensation, là où Damien Berthilier, adjoint au maire de Villeurbanne et président du Réseau français des villes éducatrices (RFVE) estime qu'il faudrait de l'ordre de 150 millions d'euros.

« C'est une double peine pour celles qui ont fait un effort avant l'heure, car les communes qui n'ont jamais rien payé pour les écoles maternelles privées recevront une compensation de l'Etat », regrette Marion Lalane de Laubadère, adjointe au maire de Toulouse.

Les communes qui ne finançaient pas les écoles maternelles privées devront, par ailleurs, négocier rapidement une convention avec les Ogec. Car, pour déterminer le montant de la compensation financière, l'Etat va comparer ce que versait la commune durant l'année scolaire 2019/2020 avec l'année 2018/2019. Or, la loi ne sera pas débattue au Parlement avant début 2019.

« Guerre scolaire »

« On se lance dans une usine à gaz gigantesque, organisationnelle et financière », déplore encore Damien Berthilier qui prédit que le gouvernement est en train de « rouvrir la guerre scolaire ». « Quand, dans une même ville, vous serez obligés d'expliquer que vous allez diminuer des moyens pour des écoles publiques parce qu'il faut financer davantage les écoles privées, personne ne pourra comprendre », dit-il encore.

« La compensation financière porte aussi sur le public », rétorque-t-on au ministère de l'Education, où une enveloppe supplémentaire de 40 millions d'euros a été prévue. Le taux de scolarisation en maternelle étant de 97 % en métropole, cette enveloppe devrait surtout servir à l'outre-mer, où les taux de scolarisation en maternelle sont, par exemple, de 50 % à Mayotte ou de 70 % en Guyane.

Surcoûts

Les grandes villes sont en train de faire leurs comptes. Les surcoûts se chiffrent souvent en plusieurs centaines de milliers d'euros par an, voire plus. A Villeurbanne, on estime le coût du différentiel à plus de 1 million d'euros. A Toulouse, il serait de l'ordre de 600.000 à 1 million d'euros. En Bretagne, où nombre d'enfants sont scolarisés dans l'enseignement privé, les élus sont très inquiets. Mais, selon nos informations, les villes de Bordeaux, Perpignan, Lyon ou encore Le Havre seraient aussi concernées.

A Paris, la situation est moins claire : l'adjoint à l'éducation Patrick Bloche évalue le coût de l'abaissement de l'instruction obligatoire à 12 millions d'euros. La Ville ne verse aux écoles élémentaires privées « que ce à quoi elle est contrainte en vertu de la loi », dit-il, mais cette somme est ensuite « répartie entre les maternelles et les élémentaires ». Cela dit, comme la Ville n'a pas souscrit explicitement de contrat d'association pour les maternelles, elle serait a priori éligible à la compensation de l'Etat...

Les chiffres clefs

26.000. C'est le nombre d'enfants non scolarisés en maternelle

97 %. C'est le pourcentage d'enfants déjà scolarisés en maternelle en métropole

50 %. C'est le pourcentage d'enfants scolarisés en maternelle à Mayotte

70 %. C'est le pourcentage d'enfants scolarisés en maternelle en Guyane

Marie-Christine Corbier
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Evaluations nationales CP/CE1... Les conclusions ministérielles sérieusement mises en question...

15 Octobre 2018 , Rédigé par R Goigoux Publié dans #Education, #Politique

Evaluations nationales CP/CE1... Les conclusions ministérielles sérieusement mises en question...
Via Roland Goigoux

Via Roland Goigoux

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CC

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Le coup monté des évaluations de CP - CE1...

15 Octobre 2018 , Rédigé par Philippe Watrelot Publié dans #Education, #Politique

Le coup monté des évaluations de CP - CE1...
EXTRAIT
Le coup monté des évaluations de CP - CE1
L’actualité éducative est chargée avec la présentation du projet de loi sur l’éducation (par l’homme qui déclarait il y a un an qu’il n’y aurait pas de « loi Blanquer »). Avec une petite loi de rien du tout censée acter le passage à la scolarité obligatoire à trois ans, le ministre utilise la bonne vieille méthode du « cavalier législatif » pour faire passer en douce plusieurs décisions qui mériteraient chacune de longs développements.
 
Mais ici, je voudrais surtout me concentrer sur un aspect qui peut sembler marginal et qui ne relève pas directement de la loi : la publication des résultats des évaluations CP-CE1. C’est un bel exemple de coup monté et de communication politique digne des pires politiciens.
 
Rappelons les faits. Des évaluations en français et en mathématiques ont été lancées le 17 septembre pour plus de 1,6 million d'écoliers de CP et CE1. Elles ont été élaborées par les membres du Conseil Scientifique de l’Éducation Nationale. Elles ont fait l’objet de critiques de différentes natures sur lesquelles nous reviendrons. Dans un entretien à 20 Minutes publié dimanche 14 octobre, le ministre de l'Education nationale en livre les premiers résultats repris partout dans la Presse : « En CE1, un élève sur deux a des difficultés en calcul mental »affirme-t-il. « Concernant les élèves en début de CE1, 30% lisent moins de 30 mots par minute, alors que l'objectif national est de 50 mots. Un élève sur deux (49%) a des difficultés en calcul mental et 47% ont des soucis pour résoudre des problèmes», poursuit-il.
 
Baron noir
 
Mais pourquoi communiquer sur ces résultats, précisément le 14 octobre ? Avant même la fin officielle de la saisie et tandis que les bugs se multiplient ? Pourquoi en tirer déjà des conclusions ? Toute coïncidence avec la présentation de la loi Blanquer n’est évidemment pas fortuite.  Cela lui permet d’occuper le terrain et de détourner l’attention du projet de loi. Des techniques très politiciennes dignes de la série Baron Noir que notre « ministre issu de la société civile » maîtrise parfaitement.
 
Le Ministre se sert aussi et surtout de ces pseudo-résultats pour justifier sa politique. Et de plus, il se dote d’une caution scientifique. Les tests vont justifier des pratiques normatives justement prônées par le Conseil Scientifique pour performer aux tests...
 
« C’est de bonne guerre »me direz vous... ? Et c’est alors tout aussi légitime d’essayer de déconstruire la communication et les manœuvres politiques !
 
(...)
 
Philippe Watrelot
 
Suite et fin en cliquant ci-dessous
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A propos des évaluations nationales CP/CE1...

15 Octobre 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Politique

A propos des évaluations nationales CP/CE1...

Retrouvez l'interview de ce matin sur france info à propos des annonces de Jean-Michel Blanquer sur les CP-CE1.

Cliquez sur l'onglet "voir plus" de la rubrique Le 5|7 de Lucie Barbarin. L'interview est à 6h41.

 

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Nouvelle loi Blanquer : communiqué de presse de l’UNSA Éducation...

15 Octobre 2018 , Rédigé par Se-Unsa Publié dans #Education, #Politique

Nouvelle loi Blanquer : communiqué de presse de l’UNSA Éducation...

Nouvelle loi Blanquer : l’UNSA Éducation demande un vrai débat !

Monsieur le ministre,

Vous venez présenter aujourd’hui devant ce CSE, le projet de loi pour l’École de la confiance.Vous aviez expliqué en arrivant au ministère que vous ne feriez pas « une nouvelle loi ». Pourtant nous y sommes. Monsieur le Ministre, il s’agit bien d’une loi d’évolution si ce n’est de transformation de l’École. Elle l’est de par son intitulé et de par les transformations envisagées.

Le « lien de confiance », concept que vous affirmez régulièrement est ainsi introduit dans le code de l’éducation par le 1er article de cette loi. Son titre pourtant dénote avec le contenu qui institue une relation asymétrique au sein de la communauté éducative.

Malgré nos multiples alertes, dont une lettre ouverte que nous avons adressée en cette rentrée, à nouveau le calendrier ne permet pas un dialogue constructif.

Ce projet de loi arrive par surprise. Pas même une semaine entre la réception du texte, sans exposé des motifs et dans une version non-consolidée, et son passage en CSE. Cette méthode est vécue comme un manque de reconnaissance et de respect des représentants des personnels, de notre rôle et de notre capacité à être force de propositions. À l’UNSA Éducation nous avons su le faire encore très récemment sur la réforme de la voie professionnelle. Nous ne comprenons pas quelle urgence conduirait à ne pas avoir le temps d’échanges approfondis et constructifs pourtant nécessaires à la confiance.

A l’origine nous savions qu’une loi devait concerner l’instruction obligatoire à 3 ans, mais c’est à un nombre important de mesures que nous sommes confrontées. Plusieurs d’entre-elles sont d’importance pour notre école. Elles restent cependant seulement esquissées car un texte de loi ne peut aller plus dans la précision et beaucoup est renvoyé à des décrets ultérieurs. Monsieur le ministre, votre projet pour l’école doit être complètement explicité et débattu. Écrire un livre sur votre vision de l’école ne peut tenir lieu de débat national sur ce sujet, et encore moins de débat avec les acteurs du monde de l’éducation.

Quel est réellement ce projet pour l’École que vous nous proposez dans cette loi ?
Que signifie ainsi le choix de faire disparaitre le CNESCO et de le remplacer par une instance dont l’indépendance par rapport au ministère est sujette à caution, en raison même de la composition de ce conseil et de ses missions ?
Nous aurons un conseil d’évaluation de l’école sans capacité d’initiative et sans regards croisés et pluralistes. Ce qui ne signifie pas que nous rejetons le principe de disposer des indicateurs quantitatifs ou qualitatifs d’évaluation des unités éducatives, des indicateurs adaptés aux caractéristiques des écoles et établissements pour pouvoir mesurer le climat scolaire, le travail en partenariat.

Pour nous, ils doivent être co-construits, au service d’une auto-évaluation et débouchant sur des moyens et des actions en vue d’améliorer la réussite des élèves et le bien-être de tous, élèves comme personnels. Pour nous, ces indicateurs doivent être mis au service des finalités de l’école de tous et pas au service d’une comparaison des écoles et établissements pour organiser un marché scolaire dont les gagnants sont toujours les mêmes.

Quel est le sens du changement de dénomination des Espé que vous voulez appeler Instituts nationaux supérieurs du professorat ? Symboliquement la disparition du mot «éducation» n’est pas anodine. Oubliés, disparus les autres métiers de l’éducation? De plus la réflexion sur la formation des enseignants doit se faire, dans un débat transparent et partagé avec les multiples acteurs de l’éducation nationale mais aussi de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ces sujets doivent être appréhendés dans leur complexité.

Quelle est la volonté derrière la reformulation des conditions d’expérimentations contenue dans ce projet ? Les expérimentations doivent être portées par les équipes dans le cadre du projet d’école et d’établissement pour répondre à des besoins qu’elles ont identifiés. Elles doivent tenir compte de la Recherche et elles peuvent être accompagnées par des chercheurs. Ce principe ne saurait être détourné par des chercheurs en mal de terrains d’expériences et qui transformeraient l’École en un laboratoire pour la Recherche.

Enfin, quel est l’intérêt de procéder par ordonnances sur la réforme territoriale de l’éducation nationale renvoyant l’image de vouloir confisquer le débat ?
Lors de ce CSE, nous nous exprimerons sur les différents articles. Pour autant, même si des éléments du projet de loi sont utiles à notre système éducatif, au vu de trop nombreuses interrogations et de l’absence de débat sur votre projet pour l’École, nous refuserons de participer au vote sur ce texte.

Monsieur le ministre nous vous demandons d’ouvrir le débat sur l’École de la confiance dans son intégralité.

Ivry, le 15/10/18

Frédéric Marchand

Secrétaire Général UNSA Education

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Evaluations CP/CE1 - "Si on n'est pas ministre, il n'y a rien à faire de ces évaluations"...

15 Octobre 2018 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education, #Politique

Evaluations CP/CE1 - "Si on n'est pas ministre, il n'y a rien à faire de ces évaluations"...

EXTRAITS

Que faire des résultats des évaluations Blanquer ? 

 

Dans 20 Minutes, le ministre de l'éducation nationale dévoile les résultats des évaluation de Cp et Ce1.  Selon le ministre les résultats sont mauvais avec 30% d'élèves qui lisent mal en Ce1 et 49% qui ont des difficultés en calcul. "Avec ces tests nationaux, l’évaluation est scientifique et complète", affirme JM Blanquer. Or rien n'est moins sur quand on sait comment les tests ont été passés.  Pour autant les évaluations réellement scientifiques ont déjà montré que les résultats des élèves français ne sont pas bons. Elles pointent d'autres difficultés que celles qu'indique le ministre. Alors à quoi servent les tests Blanquer ?

(...)

Des évaluations qui n'ont aucun caractère scientifique

JM Blanquer clôt de toutes façons le débat en assurant que "avec ces tests nationaux, l’évaluation est scientifique et complète" puisqu'ils sont faits par les "meilleurs scientifiques", c'est à dire une partie de ceux qu'il a choisi lui même pour son conseil scientifique.

Or si un fait est établi à propos de ces tests c'est qu'ils n'ont aucun caractère scientifique. On pourrait critiquer le choix des tests eux-mêmes et la façon dont ils ont été conçus. Mais le caractère fantaisiste des tests est établi dans leur mode de passation. Les tests ont été passés sur livrets papier directement par les enseignants dans leur classe qui ont ensuite saisi les résultats. Ces deux modes ne sont pas scientifiques. On sait qu'il y a des écarts énormes dans les conditions de passation des tests. Si le livret indique des séquences de 20 minutes, en fait certains enseignants ont respecté la consigne , d'autres ont dépassé un peu, d'autres ont triplé le temps, en fonction des réactions des élèves. Les résultats sont aussi faussés par le mode de saisie qui là encore varie d'un enseignant à un autre. JM Blanquer est d'ailleurs  un habitué des tests farfelus. Il en avait fait réaliser régulièrement de 2009 à 2012 quand il dirigeait l'enseignement scolaire au ministère  malgré les critiques portées par la Depp à l'époque et le HCE. Est-il utile d'ajouter que le raisonnement ministériel selon lequel une évaluation permettrait ensuite d'indiquer par ordinateur des ressources aux enseignants et de régler les difficultés repérées des élèves est du même niveau scientifique ?

(...)

Que faire ?

Alors que faire des résultats des évaluations Blanquer ? Si l'on est ministre, les utiliser pour son image, pour jouer les parents contre les enseignants, pour justifier la suppression des cycles ou la prochaine réforme à mener en maternelle. Elles est annoncée pour 2019.

Si on n'est pas ministre, il n'y a rien à faire de ces évaluations. Il faudrait s'en tenir à ce que Pirls et Timms ont mis en évidence et permis de comprendre. Faire les efforts de formation et d'investissements en ce sens et pour cela se battre pour un budget suffisant, ce qui n'est pas le cas. Ne pas tout déconstruire pour marquer son autorité. Faire preuve de continuité et d'humilité devant les évaluations sérieuses. Les enfants méritent que l'on prenne leurs difficultés au sérieux.

François Jarraud

Article 20 minutes

Evaluations au primaire : Leçons d'histoire

Pirls

Cèdre Lecture

R Goigoux

Timms

R Brissiaud

Maths conférence du Cnesco

Article à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

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Quelques arnaques de Blanquer et de son projet de loi... Par Claude Lelièvre...

15 Octobre 2018 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

Quelques arnaques de Blanquer et de son projet de loi... Par Claude Lelièvre...

Si l'on navigue sur le web pour savoir quelles sont les règles fondamentales que doit respecter l'arnaqueur pour réussir, on tombe sur deux principes fondamentaux: "les arnaqueurs commencent modestement"; "les arnaqueurs sont des as de la confiance''.

''Les arnaqueurs commencent modestement''

« Il n'y aura pas de ''loi Blanquer'', et j'en serai fier » déclare le 26 mai 2017 Jean-Michel Blanquer au congrès de la PEEP (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public). Certes, Blanquer fait dans la "modestie ostentatoire'' (un oxymore..) en excipant d’une exceptionnalité qui n’a d'ailleurs aucun fondement puisque durant toute la cinquième République, seulement sept ministres de l’Education nationale (sur les trente quatre qui se sont succédé) ont donné leur nom à une loi scolaire. Mais il fait apparemment profil bas, ''modestement '', pour commencer.

''Les arnaqueurs sont des as de la confiance''

Jean-Michel Blanquer décline à tout propos l'antienne de la ''confiance''. C'est sa profession de foi majeure. Elle est au centre de son troisième livre sur l'Ecole intitulé ''L'Ecole de la confiance": « construire la confiance de la société en son école, de l’école à l’égard des parents, de l’institution envers les professeurs, des professeurs à l’égard des élèves, et des élèves en eux-mêmes et en leur réussite ». Bigre.

Quid d'une loi fixant à trois ans l'âge d'''obligation de scolarisation'': une loi d'''obligation d'instruction'' ou bien une loi d'''obligation de fréquentation scolaire''?.

C'est d'ailleurs au nom de ''cela'' que Jean-Michel Blanquer prétend qu'il a été conduit nécessairement à proposer un projet de loi. On peut certes voir dans ''cela'' l'affirmation positive (au moins d'ordre symbolique) de l'importance du pré-élémentaire. Mais ''cela'' est aussi un terrain propice à la manoeuvre voire à l'arnaque.

En France, ce qui existe pour les jeunes de six à seize ans c'est une ''obligation d'instruction'' (dans un établissement d'enseignement public ou privé, ou dans la famille). Il en sera nécessairement de même pour un âge d'obligation avancé à trois ans. Mais on peut prétendre qu"il s'agit d'''une obligation de fréquentation scolaire'' en surfant sur l'ambiguïté de l'expression ''obligation de scolarisation''. C'est d'ailleurs ce qu'a fait le Chef de l'Etat Emmanuel Macron (en toute méconnaissance de cause?) le 27 mars 2018 : "derrière le chiffre de 26 000 enfants de plus de trois ans non scolarisés qui peut paraître insignifiant, il y a une réalité, en particulier le faible taux de scolarisation en maternelle en outre-mer".

Mais ''derrière'' ces propos (à l'époque peu relevés et peu infirmés...), le projet d'obligation d'instruction à trois ans ouvre surtout la possibilité pour le ''privé sous contrat'' d'être assuré d'une obligation de financement par les communes (ce qui, à l'époque était de fait dénié par Jean-Michel Blanquer qui ''bottait en touche '' quand la question lui était posée). Maintenant, c'est acté dans le projet de loi: un article prévoit la compensation par l'Etat de ces nouvelles dépenses obligatoires à effectuer par les communes.

Mais il y a aussi au moins une autre raison qui a conduit Jean-Michel Blanquer à passer par la loi: sa volonté de supprimer le CNESCO (qui a été institué par une loi -celle de Vincent Peillon du 8 juillet 2013 - et ne peut être supprimé que par une autre loi) ) pour le remplacer par un nouveau conseil ''à sa botte''

Comme l'a dit Gurvan le Guellec dans son excellent article publié dans le "NouvelObs"" du 13 octobre ( ''Le putsch de Blanquer: quand le ministre évaluateur se soustrait aux évaluations"): "Non seulement, le nouveau conseil ne pourra plus s’auto-saisir, et devra faire valider son programme de travail par le ministre, mais il devra se contenter d’"établir une synthèse des différents travaux d'évaluation", et "veiller à leur cohérence", au lieu de produire ses propres évaluations [...] On notera également que le nouveau CEE, quand il ne s’occupera pas d’évaluer les établissements (ou plus exactement de fixer le "cadre méthodologique" et "les outils" des dites évaluations, les services du ministère se chargeant de leur réalisation), pourra s’intéresser aux "acquis des élèves" et aux "dispositifs éducatifs" [...], mais pas aux grandes politiques éducatives à fort potentiel polémique comme la réforme du bac ou Parcoursup. Enfin [...] Alors que le Cnesco était composé de quatre parlementaires (ce qui permettait une représentation transpartisane des élus), de deux membres du Conseil économique et sociale et de huit personnalités extérieures nommées pour six ans (donc pouvant être d’un bord opposé à celui du ministre en poste), le CEE sera lui piloté par quatre représentants du ministère, quatre personnalités (nommées seulement pour trois ans, moins qu’une mandature) et par deux parlementaires. Soit a priori une majorité d’individus assujettis au ministre". Un conseil d'évaluation ''sous la botte du ministre''!

Et si on demandait enfin des comptes au fabuleux Blanquer à propos de ses distributions gratuites des ''Fables ''de La Fontaine?

Première mouture. L'histoire commence en mai 2010, par une circulaire signée par le DGESCO (directeur de l'enseignement scolaires) qu'il était alors. « En cet été 2010, qui marque le lancement de cette opération, 178  000 élèves de CM1 recevront  « Un livre pour l'été ''. À la rentrée, les maîtres de CM2 conduiront des activités qui permettront aux élèves d'en parler avec leurs camarades, d'étudier le texte avec leurs enseignants. Il s'agit des Fables de La Fontaine […].. C'est la qualité du projet pédagogique qui sera le critère majeur de sélection des écoles qui pourront bénéficier de cette première dotation expérimentale ». C'est « expérimental ». Mais quels ont été les résultats de cette ''expérimentation'' ? Mystère !

Deuxième mouture. A peine installé à la tête du ministère de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer annonce urbi et orbi le 27 juin 2017 que 150 000 élèves de CM2 vont recevoir gratuitement les « Fables » de La Fontaine. Pourquoi en fin de CM2 (ce qui interdit pratiquement le suivi après les vacances, puisque ces élèves vont changer d'établissement) ? Pourquoi dans trois académies seulement  (Aix-Marseille, Nantes et Lille), mais dans tous les CM2 de ces académies ? On ne sait toujours pas! Ni quels ont pu être les résultats d’une telle « distribution ».

Troisième mouture. Va-t-il recommencer ? Mais oui ! Pourquoi ne pas reprendre une opération qui est si bien ''en marche'' (pour lui) ? Le 4 avril de cette année, en réponse à une interpellation de la députée (Modem) Géraldine Bannier qui interrogeait le gouvernement sur ses engagements « pour faire de la France un pays de lecteurs », le ministre de l’Education nationale a terminé en martelant: « nous redistribuerons des  « Fables »  de La Fontaine en juin prochain ». Et cette fois aux 800 000 CM2. Et cela a été fait ( ''ne riez pas, c'est avec notre pognon'', comme dirait Coluche). On n'arrête pas le progrès (de la dépense, si ce n'est de son utilité éducative) . Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer distribue tranquillement le ''Livre de l'été'' sans envisager quelque préparation ou suivi que ce soit, contrairement au DGESCO Jean-Michel Blanquer qui pensait cela tout à fait nécessaire pour que ces distributions puissent être utiles aux élèves...

Tout cela est tellement ''hénaurme'' que presque personne ne s'en est soucié jusqu'alors! Même pas le ''Canard enchaîné'' ou la ''Cour des comptes''. Il ne s'agit pas en l'occurrence de la pertinence ou non du choix des ''Fables'' de La Fontaine mais de la démarche pédagogique (si l'on peut dire) empruntée qui s'apparente au choix quasi désespéré de ''la bouteille à la mer'' . Quelle peut être son efficacité et son opportunité? Mystère persistant! Si le CNESCO n'est pas supprimé, il sera en capacité de mener enfin une investigation et de percer le mystère. Ce serait en revanche impossible pour le nouveau conseil de l'évaluation tel qu'il est projeté par Blanquer.

''L'arnaqueur'' Jean-Michel Blanquer sait - on l'a vu -'' botter en touche'' et concevoir un organisme d'évaluation '' à sa botte''. Voire ''sous sa botte'' Serait-il ''bolchevik'' (Lénine disait qu''' un vrai bolchevik, c'est un jésuite botté! ")? Toujours est-il que Blanquer semble apparaître comme un modèle pour le remaniement ministériel attendu si l'on en juge par une interview de Richard Ferrand dans le JDD en date du 7 octobre. : ''il nous faudrait « un Blanquer de l'Intérieur »''. Ben, mon colon!

Claude Lelièvre

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Soan... (Et La Demoiselle Inconnue)

14 Octobre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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