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Vivement l'Ecole!

Marc Bablet, chef de bureau éducation prioritaire à la DGESCO, récent démissionnaire, raconte son année depuis l'arrivée de Blanquer...

26 Septembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Marc Bablet, chef de bureau éducation prioritaire à la DGESCO, récent démissionnaire, raconte son année depuis l'arrivée de Blanquer...

EXTRAIT

IAIPR retraité, j’ai consacré une part importante de ma carrière à l’éducation prioritaire. Ce premier billet explicite les raisons pour lesquelles je commence ce blog où je commenterai ce qui se fera ou ne se fera pas pour l'éducation prioritaire et pour les enfants en grande pauvreté.

(...)

Et pourquoi partir maintenant du ministère ?

Disons le avec simplicité, c’est sans doute d’abord par manque de courage : manque de courage pour être en permanence à penser à ce qui va de travers, au sens caché des commandes, manque de courage pour voir détricoter ce qu’avec mon équipe nous avons patiemment élaboré, manque de courage pour dire franchement qu’il est insupportable de se sentir devenu inutile, manque de courage pour voir qu’une fois de plus ce qui est dit « prioritaire » n’est pas si prioritaire que cela dans le pilotage réel quotidien du système éducatif et que le seul fait de dépenser de l’argent public (les supposés huit milliards du plan pauvreté par exemple sur lesquels je reviendrai) ne constitue pas une véritable priorité qui doit, dans nos métiers, être d’abord une priorité de pilotage, d’engagement, de dialogue professionnel, de parole partagée.

Ensuite je suis resté perplexe suite à deux épisodes vécus qui m’ont semblé remettre en question mon engagement de fonctionnaire. Quand il m’a été aimablement conseillé, voir vivement recommandé par des « autorités » dans mon activité professionnelle très récente de ne pas faire venir dans les formations que j’organisais telle personne car elle ne correspondait pas aux orientations du moment et qu’en outre elle avait signé une pétition favorable à « plus de maîtres que de classes »… (J’ai même été supposé déloyal de proposer une de ces personnes pour le premier séminaire des IEN du nouveau ministre). J’ai demandé très simplement autour de moi si l’on connaissait beaucoup de personnes sur les sujets que je voulais voir traiter lors des formations qui doivent accompagner la refondation de l’école et de l’éducation prioritaire (en l’absence de directives nouvelles sur l’éducation prioritaire, il allait de soi pour le fonctionnaire que je suis qu’il y a continuité de l’état et que je devais, après mai 2017, continuer mon travail dans le même sens). Les silences étaient éloquents. Les vrais sachants sur les questions relatives aux apprentissages des élèves en milieu populaire ne sont pas légions. Et il est indispensable qu’ils soient entendus. On ne peut être que scandalisé par la manière dont on cherche en ce moment à remplacer dans des séminaires d’IEN de ce mois de septembre un Roland Goigoux qui est une vraie référence en matière de lecture par Franck Ramus qui, à ma connaissance n’a guère travaillé dans les classes et qui, s’il connaît le cerveau, ne connaît pas l’enseignement… Or, j’y reviendrai, pour travailler utilement pour les apprentissages en milieu populaire, il ne suffit pas de connaître en laboratoire les apprentissages, il faut connaître les conditions scolaires de leur réalisation. Car les enseignants sont chargés de faire apprendre leurs élèves à l’école pas en laboratoire sous un scanner…Si on continue comme cela, on ratera l’essentiel et tout espoir de voir évoluer les résultats inégalitaires de l’école française. En outre, on peut craindre que derrière ces façons d’aborder les questions, il n’y ait l’idée qu’il serait souhaitable de modifier très profondément l’école au point de ce qui s’est fait par exemple en Suède avec le succès que l’on sait (voir le Monde diplomatique de septembre 2018). C’est la seule manière que j’ai de comprendre la haine de la sociologie et des sciences de l’éducation qui règne en ce moment au ministère. J’ai, pour ma part, eu la chance de travailler de longue date avec des personnes remarquables, avec des chercheurs et des formateurs de renom, je les remercie et leur dédie pour une part ces remarques qu’elles et ils ont contribué à inspirer. J’ai aussi rencontré sur le terrain nombre de collègues inspecteurs, directeurs d’écoles ou personnels de direction, personnels enseignants et non enseignants qui savent penser par eux-mêmes et apporter des qualités remarquables à ces  quartiers. Je les remercie aussi à travers ces textes de ce qu’ils m’ont apporté. Je veux leur rappeler qu’ils ne sont pas seuls et que la nation compte sur leur optimisme et leur confiance en eux-mêmes contre vents et marées politiques et médiatiques.

(...)

Inspecteur d'académie, inspecteur pédagogique régional retraité
PARIS - FRANCE
 
Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous
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Mémoire visuelle ? Mémoire auditive ? Non, neuromythe !

26 Septembre 2018 , Rédigé par christophe

Mémoire visuelle ? Mémoire auditive ? Non, neuromythe !

Lorsqu’il faut retenir une information, nous sommes différents. Certains auront plus une mémoire visuelle, d’autres une mémoire sonore et enfin, certains d’entre nous auront besoin de manipuler les choses afin de retenir au mieux ! Nous avons quasiment tous déjà entendu ça, cela semble évident, et pourtant tout ceci est faux !

Car, la réalité est que les études scientifiques sur le sujet, ont conclu qu’absolument rien ne permet de dire qu’il existerait une relation privilégiée entre une modalité sensorielle préférée et une méthode d’instruction plus efficace. Ce n’est qu’une croyance infondée, un neuromythe.

En moins de 10 minutes, grâce à cet épisode, découvrez en quoi cette croyance sur le fonctionnement du cerveau ne correspond pas à la réalité scientifique.

Un podcast en partenariat avec La tête dans le cerveau dont toutes les références scientifiques sont à retrouver sur Cerveau en Argot.

Christophe Rodo

A écouter ci-dessous

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"Les enseignants font part de leur colère contre les évaluations CP-CE1..."

26 Septembre 2018 , Rédigé par Le Café Pedagogique Publié dans #Education

"Les enseignants font part de leur colère contre les évaluations CP-CE1..."

EXTRAIT

Évaluations de CP et CE1 : Premiers bilans  

Depuis quelques jours, les enseignants font part de leur colère contre les évaluations CP-CE1. Alors que certains avaient décidé de ne pas les faire passer, une majorité d’enseignants ont évalué leurs élèves malgré leurs doutes initiaux. « Je ne regrette pas vraiment dans le sens où je préfère analyser en connaissance de cause que présumer et préjuger » nous explique Johanna. Béatrice, quant à elle, se sent méprisée. « Le plus agaçant est le mépris affiché de certains concepteurs de ces évaluations ! J'ai suivi le guide de l'enseignant, les consignes écrites et les vidéos. Pourtant, ces évaluations ont été vécues comme un échec par mes élèves. Les réactions des enseignants sont nombreuses : pourquoi ne pas nous entendre ? ». Laurent estime, quant à lui, « que la confiance n’est pas de mise avec la mise en difficulté des élèves et la négation du rôle des enseignants ». Fabrice va plus loin, « C’est simple, ces évaluations doivent être boycottées ou adaptées. Les enseignants doivent pouvoir sélectionner les exercices qu'ils jugent utiles. Ils doivent pouvoir modifier la consigne et le temps de passation pour adapter ces exercices au groupe classe qu'ils ont en face d'eux, sinon les résultats de ces évaluations ne sont pas exploitables ».

Laurent Vergracht enseigne dans le vignoble nantais depuis une vingtaine d’années, il en est à sa neuvième rentrée en CP. Béatrice Pinat enseigne à Créteil, en REP. Elle a une classe de CP. Johanna Cornou enseigne, quant à elle, dans une école de centre-ville au Havre depuis plus de vingt ans. Fabrice Belin, est maître E en REP depuis deux ans, Il était auparavant directeur. Le point commun de ces enseignants ? Le malaise ressenti lors de la passation des évaluations CP de leurs élèves.

Des évaluations nationales, ce n’est pas nouveau pour eux. Ils en ont déjà fait passer à leurs élèves que cela soit en grande section, en CE2 ou encore en CP. Mais celles-ci ont plus de mal à passer. Il ne s’agit pas seulement du contenu mais aussi d’une forme de négation de leur professionnalité qu’ils vivent mal.

Des évaluations qui mettent les élèves en difficulté

Fabrice nous raconte sa réaction à la découverte des évaluations. « J'étais en colère. J'avais l'espoir de découvrir un outil pour les enseignants, pour les écoles. J'ai découvert à la place certains exercices très simples, d'autres très compliqués, des exercices inadaptés aux programmes officiels, d'autres inutiles, des consignes peu claires, des exercices trop longs, d'autres mal organisés dans les livrets. J'étais en colère également de la méthode de management du ministère : vouloir cacher le plus longtemps possible les livrets et les guides de passation aux enseignants. Une fois la rentrée passée, avec tout ce que cela implique comme travail et charge mental, nous n'avons pas eu le temps de prendre connaissance des évaluations et de les analyser en équipe. J'ai maintenant des craintes quant aux objectifs réels du ministère. Tenter de prouver une inefficacité des programmes de maternelle ? Tenter d'imposer une seule et même pratique pédagogique dans les écoles ? Transformer les enseignants en de simples exécutants ? »

Cette colère, Béatrice la partage. « D'abord, les phrases sont bien trop longues. A l'oral, il faut des phrases simples et courtes. Ensuite, c'est un vocabulaire que nos élèves ne connaissent pas. Par exemple, dans cet exercice, la consigne était : « je vais d'abord vous donner pour chaque ligne les quatre mots qui correspondent aux quatre images. Vous devrez barrer l'image du mot qui ne se termine pas par la même syllabe que les autres ». Mes élèves ne comprennent pas ce que signifie "correspondre" » nous explique-t-elle. « L'année dernière, lorsque les élèves étaient évalués sur leur capacité à repérer des mots où l'on n'entend pas la même syllabe à la fin du mot cible, la consigne était plus simple : barrer le mot qui ne finit pas comme manteau et l'image du manteau était encadrée en gras. Cette année, l'opération demandée aux élèves est bien plus complexe : ils doivent mémoriser les quatre mots, puis mémoriser le mot cible, isoler la dernière syllabe de ce mot cible, la mémoriser et enfin la comparer avec les quatre mots énoncés par l'enseignant au début de la consigne. Si on cherche réellement à évaluer une compétence en phonologie, alors il ne faut pas introduire tant de biais. Et puis, ce type d'exercice ne correspond pas au travail de maternelle en phonologie. Nos élèves de CP sont entrés à l'école élémentaire depuis seulement 2 semaines. Les exercices proposés dans ces évaluations n'ont aucun sens pour nos élèves ».

Johanna enchérit « Dans l’exercice 1 du premier livret de français, quand on veut évaluer si l’élève identifie l’attaque des mots, pourquoi le faire choisir entre des lettres que beaucoup d’élèves confondent ? Un enfant qui confond les lettres b, d, p, q peut être capable de dire quelle est l’attaque d’un mot. Dans cet exercice, on évalue la discrimination auditive en ayant recours à des éléments de discrimination visuelle. Dans l’exercice 3 du même livret, on demande à l’élève d’entourer un dessin représentant un mot qui commence comme le mot cible. Je m’interroge sur le choix de la proposition « balise » parmi serpent, vélo et avion pour entourer ce qui commence comme « valise ». L’attention de l’enfant est attirée sur ce mot à deux titres : il est très éloigné du lexique commun et il est très proche du mot cible. Beaucoup de mes élèves ont bloqué sur ce mot. Au vu de leurs réactions, je ne suis pas sûre que les erreurs seront dues à la seule discrimination auditive. L’attention soutenue et la culture scolaire sont aussi en jeu ici ».

Selon Laurent, avec ces évaluations, les élèves ne pouvaient être qu’en difficulté. « Certains exercices me semblent au-delà des attendus de fin de maternelle comme par exemple le dernier exercice de mathématiques où il s’agit de placer un nombre sur une droite numérique. Cet exercice est totalement inconnu pour mes élèves et l’absence de graduations a rendu la réussite d’autant plus aléatoire. Mais, à l’issue de cette première phase, c’est la longueur de la passation ainsi que la complexité des consignes qui me sont apparues les plus pénalisantes. Le temps d'activité des élèves annoncé est de 20 minutes. Consigne nous a été donnée de mener chaque séquence sans interruption. Cependant, au regard des échanges avec des collègues de CP, aucun d'entre nous n'a pu terminer en moins d'une heure ». 

(...)

Lilia Ben Hamouda

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Dylan, Baez et les autres, toute l’histoire enfin traduite...

26 Septembre 2018 , Rédigé par Télérama

EXTRAIT

On connaît l’histoire de Bob Dylan et Joan Baez. Mais qui se souvient de la petite sœur de Joan, Mimi, chanteuse aussi ? Et de l’apprenti écrivain Richard Fariña, qu’elle épousa et qui faillit devenir un rival pour Dylan, avant sa mort précoce, en 1966, dans un accident de moto ? Tout est dans “Positively 4th Street”, le livre enfin traduit de David Hajdu. 

Un jour je me déciderai à faire le tri parmi la trentaine de bouquins que j’ai amassés sur et autour de Bob Dylan. Il est probable alors que le Positively 4th Street de David Hajdu surnagera sans peine du lot. Il n’est même pas impossible que ce livre, publié en VO en 2001(1), circonscrit dans le temps (1959-1966), et dont Dylan n’est qu’un des protagonistes principaux, donne le plus précieux aperçu de tous sur l’insaisissable animal.

C’est peu dire que notre poète nobélisé n’y apparaît pas toujours sous les traits les plus flatteurs. Hajdu a pratiqué la critique musicale (pour The New Republic et The Nation) mais il s’est concentré, pour conter l’histoire commune de Dylan, Joan Baez, Mimi Baez et Richard Fariña, sur un travail journalistique. Une enquête fouillée, des témoignages par dizaines, et le résultat de cette somme documentaire… est un vrai roman.

Il y a deux sœurs qui grandissent à Menlo Park, en Californie. Joan et Margarita, dite Mimi, sont les filles d’Albert Baez et Joan Bridge. Baez, d’origine mexicaine, enseigne la physique à l’Université de Stanford. Bridge règne sur la maisonnée, où on l’appelle « Big Joan ». Il y a une troisième sœur : Pauline, l’aînée, reste dans l’ombre.

Sous le signe du revival folk

Joan et Mimi ont quatre ans d’écart. Toutes deux douées pour la musique. La première, la plus déterminée, la deuxième, la plus jolie. Joan voit la lumière en 1954 avec un concert de Pete Seeger. A 17 ans, alors que la famille a déménagé dans le Massachusetts, sur la côte est, elle commence à se produire dans les cafés. Elle joue des traditionnels folk, elle rayonne mais, dira-t-elle, « c’est ma peur qui me faisait chanter ».

La maison des Baez devient un rendez-vous de musiciens. Joan, qui se croyait laide, attire les regards mais, dira l’un d’eux, « nous arrivions tous là-bas amoureux de Joan et nous repartions tous amoureux de sa petite sœur ». Mimi n’a encore que 15 ans quand Joan signe à New York chez Vanguard. « Je n’étais plus Mimi, j’étais la sœur de Joan », dira la plus jeune. Son aînée se produit devant des publics d’étudiants conquis par le revival folk.

En 1961, note l’auteur, « les ventes annuelles de bleus de travail ont augmenté de 50 % ». Chez Columbia, le producteur John Hammond se mord les doigts d’avoir raté Joan Baez et lance à la place Carolyn Hester, chanteuse venue du Texas. Hester a épousé en 1960 Richard Fariña, « fils d’un inventeur cubain et d’une mystique irlandaise » – ainsi se présente ce feu follet imaginatif, fan de Hemingway qui avait envisagé de devenir prêtre et aspire à être écrivain, comme Thomas Pynchon, son camarade de fac à Cornell.

François Gorin

(Suite et fin en cliquant ci-dessous)

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"Le service national universel conduit à une militarisation de l’Enseignement public"...

26 Septembre 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

"Le service national universel conduit à une militarisation de l’Enseignement public"...

Dans le projet de Service national universel obligatoire (qui a déjà fait son entrée dans la Constitution via un amendement autorisant une obligation de service à l'ensemble d'une classe d'âge) le Président Emmanuel Macron  avance prudemment avec la ruse d’un chef indien.

Une expérimentation sera menée en 2019 qui ne mobilisera d’ailleurs pas toute une  classe d'âge, puis sa mise en place sera progressive sur plusieurs années.

La Ministre de l’armée Florence Parly nous promet que  le service national universel n’est pas un retour du service militaire. Le problème du Service national universel n’est pas vraiment de savoir s’il sera militaire ou non, il est  dans son caractère obligatoire intrinsèquement préformé qui tend à marquer d’une  empreinte indélébile et précoce le parcours citoyen scolaire. Partant de là, il est du devoir de chacun d’entre nous, de douter de la pertinence autant que de la capacité  d’une telle approche, à favoriser l’autonomie des élèves.

Ainsi cette obligation de service imposée à la jeunesse sera sensée lui donner le goût de l’engagement civil ou militaire et devra l’encourager  à une plus grande implication dans le volontariat, grâce à diverse mesures incitatives et gratifiantes en faveur notamment, des plus démunis d’entre eux. Un engagement qui donnera lieu à des contreparties financières pour le jeune : facilités d'accès au permis, crédits universitaires, éventuelle indemnisation…. L’intérêt politique (bien plus que général) des promoteurs du S.N.U obligatoire ne peut passer inaperçu : former la jeunesse le plus tôt possible à servir la nation, en étouffant dans l’œuf, tout désir de contestation.

On  apprendra avec plaisir, qu’il est également prévu que l’armée forme des jeunes volontaires du service civique actuel et des étudiants parmi les élèves des écoles d'Etat : ENA, polytechnique..., mais aussi les futurs enseignants et les jeunes réservistes,  pour encadrer le petit monde du S.N.U, on ne sait pas encore si ces heureux élus seront gratifiés pour ce service exemplaire rendu à la nation !

Mais d’ici là, il convient donc de bien préparer tout ce petit monde, depuis la rentrée 2018, au programme d'enseignement moral et civique de l’école et du collège, l’apprentissage de la Marseillaise est de retour et  trois priorités ont été données : respecter autrui, acquérir et partager les valeurs de la République, construire une culture civique. (1 et 2)

Normal : si on veut que les élèves rentrent frais et dispos dans le moule du SNU à 16 ans, il faut les formater  très jeune. Et  le corps enseignant dans tout ça ? Il ne vient pas spontanément à l’esprit des instituteurs et des professeurs, de mettre au cœur de leur mission éducative, les valeurs de la défense nationale ! Qui va les former ? L’armée aussi ? Cet enseignement va-t-il faire partie de la formation des enseignants ? Et pour l’enseignement supérieur, c’est quoi le projet  ?

Je ne suis pas enseignante et je n’ai pas d’enfant mais cette évolution du continuum école-armée m’inquiète au plus haut point ! Alors je continue inlassablement à proposer une alternative à ce service national : 18 % d’écoles et établissements scolaires sont labellisés E3D, (cette labellisation académique voulant dire que ces structures scolaires associent tous leurs intervenants : administration, enseignants, personnel, élèves, parents d'élèves, dans une démarche d’éducation à l'Environnement.) 18 % ce n'est pas énorme mais on peut déjà s’en inspirer et proposer à notre jeunesse, un autre paradigme.

Ma pétition attend ci dessous, tous ceux qui veulent mettre l’éducation à l’environnement au cœur du parcours citoyen dans les établissements scolaires et qui souhaitent dire aux enfants autre chose que : «Notre terre se meurt ? Ne vous inquiétez pas, le Président Macron s’occupe de vous apprendre à dire «merci».

Myriam Alderton

Lien vers la pétition:  

https://www.change.org/p/oui-a-l-education-a-l-environnement-non-au-service-national-universel

(1)

http://www.education.gouv.fr/bo-du-26-juillet-2018

(2)

http://demain-lecole.over-blog.com/2018/07/education-civique-nouveaux-programmes-vieille-morale.html

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Les P'tits Yeux...

25 Septembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Christophe Bataille...

25 Septembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Christophe Bataille...

Certains ont pris leur masque à gaz et une arme, d’autres leur matériel de transmission. Les matricules étaient illisibles. J’ai serré le rouleau de pages blanches dans ma paume, et nous sommes sortis.

Il a fallu de nouveau longer les couloirs de ciment. À suivre les tuyaux gris qui s’échappaient de tous côtés, je songeai soudain à la conjecture de Syracuse : quoi de plus rassurant que les mathématiques ? Je me répétai l’enchaînement indécidable : la durée de tout vol est finie ; la durée de tout vol en altitude est finie ; tout vol a un nombre fini d’étapes paires ; tout vol a un nombre fini d’étapes impaires ; tout vol a un nombre fini d’étapes paires en altitude ; tout vol a un nombre fini d’étapes impaires en altitude. Et puis quoi ?

Je sursautai : cette suite n’avait-elle pas changé de nom dans le laboratoire nucléaire de Los Alamos ?

Nous avons marché un quart d’heure jusqu’à une porte de ciment. Le capitaine a saisi un long code chiffré et un rai brûlant nous a traversés : le désert. J’ai porté la main à mon front ; tout était douloureux et gris. Nous avons baissé nos capuches, enfilé nos masques et suivi le tunnel jusqu’à la lumière. Il n’y avait plus d’hommes. C’était le monde du gravier, du feu, des gazelles perdues.

Comme prévu, j’ai repéré les panneaux numérotés. Nous partions de 100. La suite de Reggane était pauvre.

Après quelques mètres, je me suis retourné. Le sas avait disparu, seulement dominé par un petit fanion français, et notre capitaine, et les barbelés. La terre même a glissé dans ses plis. Nous étions enfermés.

Depuis ce jour, mes mains sont sèches. J’essaie des crèmes. Des savons. Je me masse à l’huile d’amande. Mais rien à faire : mes phalanges sont cuites, ma paume est raide comme s’il manquait de la toise. M’a-t-on prélevé une livre de chair ? Et pour quel manquement à quel contrat ?

Souvent je saigne. Je ne peux plus caresser ma femme : elle m’embrasse et me glisse :

— Laisse-moi faire.

Elle fait une chose folle, elle suce mes doigts, elle les embrasse, elle boit mon sang. J’ai honte.

Maintenant je porte des gants. Je voudrais que mes mains soient comme l’aine ou les paupières des enfants : un pli de noblesse.

Christophe Bataille - L'Expérience

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"Portable à l’école : le ministère met la pression sur les récalcitrants" (Ce même ministère vante l'autonomie des établissements)

25 Septembre 2018 , Rédigé par Le Parisien Publié dans #Education

"Portable à l’école : le ministère met la pression sur les récalcitrants" (Ce même ministère vante l'autonomie des établissements)

Le ministère de l’Education nationale va rappeler à l’ordre les établissements scolaires qui laissent les téléphones être utilisés dans leur enceinte.

Votre enfant a encore le droit d’utiliser son portable dans la cour de son collège ? Ça ne devrait pas durer. Le ministère de l’Education nationale tient à faire appliquer la loi sur l’interdiction du téléphone à l’école, votée cet été, et va adresser une note pour mettre la pression aux établissements scolaires qui laissent leurs élèves dégainer leur smartphone à la récréation.

Le coup de pression fait écho à la déclaration du ministre, Jean-Michel Blanquer, au micro de France Inter il y a une semaine. « Il faut évidemment faire appliquer cette mesure. Ce sera contrôlé et j’en appelle aussi aux familles, c’est une question d’intérêt général », a-t-il martelé.

Mais qu’en est-il sur le terrain ? Si la moitié des collèges n’ont pas attendu la loi pour bannir les portables, déjà légalement interdits en cours depuis 2010, d’autres établissements avaient fixé des zones de tolérance dans leur règlement intérieur. Mais depuis la rentrée, les collèges n’ont pas forcément eu l’opportunité de réunir leur conseil d’administration pour le modifier.

En théorie, les collèges peuvent aller contre la volonté de Jean-Michel Blanquer. « La nouvelle version de l’article du Code de l’éducation sur les portables met dans les exceptions à la loi les usages pédagogiques et les lieux dans lesquels le règlement intérieur l’autorise expressément, souligne Valérie Piau, avocate spécialiste en droit de l’éducation. Donc si un collège décide de l’autoriser dans sa cour, il en a la possibilité. » Mais qui osera aller contre le rappel à l’ordre du ministre ?

LIRE AUSSI >Le vrai-faux de l’interdiction

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Budget 2019: "la politique éducative de le France se décide maintenant à Bercy."

25 Septembre 2018 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education, #Politique

Budget 2019: "la politique éducative de le France se décide maintenant à Bercy."

EXTRAITS

Création de postes dans le premier degré, 800 millions en plus... Pour le ministère l'Education nationale reste "une priorité" et les suppressions de postes voient leurs effets négatifs niés. Pourtant les 2650 postes supprimés dans le second degré vont bien manquer au moment où le nombre d 'élèves augmente. Pourtant les promesses d'améliorer la situation matérielle des enseignants changent fortement de dimension quand on y regarde de plus près. Et même les 811 millions supplémentaires du budget sont peut-être un mirage... Ce que révèle le budget 2019 c'est que la politique éducative de le France se décide maintenant à Bercy.

1800 postes supprimés en 2019

"On est dans une logique de rompre avec les politiques quantitatives , inflationnistes et uniformes précédentes dont les résultats, au niveau des élèves n'ont pas été au rendez-vous", dit-on dans l'entourage ministériel. "On acte à travers le budget des choix politiques".

Regardons les emplois, puisque à l'Education nationale ils représentent 90% des dépenses. Dans le premier degré on comptera en 2019 1800 emplois de professeurs supplémentaires. Mais dans le second degré 2650 postes d'enseignants seront supprimés. A cela s'ajoutent une réduction de 550 chez les administratifs. Le ministère annonce 550 suppressions de postes dans le privé. Mais la Loi de finances n'en compte que 214. Selon le calcul ministériel on arrive à 1800 postes supprimés dans le budget 2019.

(...)

Les postes supprimés dans le second degré compensés par des heures supplémentaires ?

Dans le second degré, l'impact de la suppression de 2650 postes est minoré par le ministère. D'abord la rue de Grenelle annonce un effort exceptionnel en heures supplémentaires annuelles à hauteur de 65M. "La diminution de 2450 moyens d'enseignements (calcul du ministère) sera compensée par l'augmentation du volume des heures supplémentaires", écrit le ministère. "Le développement des heures supplémentaires constituera un levier important d'augmentations individuelles des rémunérations". Le ministère annonce consacrer 65 millions à ces heures supplémentaires (la suppression de 2650 postes représente 132 millions).

Des améliorations de carrière ?

En réalité ces 65 millions, s'ils existent, sont à situer par rapport aux heures supplémentaires versées par le ministère dans le second degré. En 2016-17, elles représentaient 1253 millions. Les 65 millions ne vont pas radicalement changer le salaire des professeurs du second degré...

De toutes façons les professeurs du second degré n'ont pas à se plaindre. La hausse attendue de 30 000 élèves au collège en 2019 c'est "6 élèves par collège en moyenne, 1 élève pour 3 ou 4 classes" calcule-t-on rue de Grenelle...

On relativisera aussi l'annonce par JM Blanquer d'un effort exceptionnel de revalorisation des enseignants débutants. Le ministre a annoncé 1000€ par an pour les premiers échelons. Ce n'est que l'application d'une mesure PPCR décidée par le gouvernement précédent et qui était bloquée depuis l'été 2017.

Car l'application des accords PPCR restent la seule amélioration réelle de la situation des enseignants en 2019 avec la prime versée en Rep+. Celle-ci est la seule mesure à mettre au crédit du gouvernement. Elle représentera 2000€ (sans condition de mérite) en 2019). L'application des accords PPCR, décidés par le gouvernement précédent, coutera 130 millions au gouvernement. La prime devrait couter 160 millions.

(...)

La politique éducative dictée par Bercy

En apparence "privilégiée" l'Education nationale est en réalité frappée par ce budget. Les conditions d'exercice des  enseignants et des élèves vont se dégrader en 2019. Dans le premier degré l'amélioration des conditions de travail dans les Ce1 de l'Education prioritaire sera payée majoritairement par une aggravation de celles des autres enseignants du primaire. Dans le second degré, le discours "gagner plus pour travailler plus" s'avère être un miroir aux alouettes alors que les suppressions de postes arrivent en période de hausse démographique. Pour les professeurs des collèges la situation va se dégrader.

On retiendra aussi de ce budget une politique de rééquilibrage des moyens entre 1er et 2d degré. JM Blanquer transfère des postes du 2d vers le 1er degré alors que les évaluation internationales soulignent qu'on dépense plus que la moyenne OCDE dans le premier et moins dans le second.

Cela pourrait paraitre un choix politique. En réalité le principal enseignement du budget 2019 c'est la soumission de la rue de Grenelle à Bercy. On croyait que JM Blanquer avait les coudées franches avec le premier ministre et ses entrées à l'Elysée. En 2018 il a déjà du accepter un budget d'austérité. En 2019 il accepte des suppressions de postes et une dégradation des conditions d'exercice dans les deux degrés qui vont plomber ses réformes. Alors que ses 3 prédécesseurs faisaient respecter leur budget et leur politique par Bercy , lui a beaucoup cédé. On sait bien que les réformes à venir, lycée et encore plus lycée professionnel, vont se traduire par de nouvelles suppressions de postes. Et on comprend que JM Blanquer n'est que le télégraphiste de la rue de Bercy et qu'il ne siège qu'au 11ème rang protocolaire.

François Jarraud

Dossier ministériel

Le projet de loi de finances : dossier presse

La loi de finances sur le site de l'Assemblée

Budget 2018

L'intégralité du billet est à lire en cliquant ci-dessous

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Refugees Make Our Communities... (Video)

24 Septembre 2018 , Rédigé par Youtube Publié dans #Education, #Refugies

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