Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

A Voir... Au coeur des zoos humains... ARTE/29 septembre - 20h50...

29 Septembre 2018 , Rédigé par ARTE Publié dans #Education, #Politique, #Histoire

Lire la suite

A Lire... La Voix du Web - Baptiste Kotras/Seuil

29 Septembre 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Médias

A Lire... La Voix du Web - Baptiste Kotras/Seuil

EXTRAITS

Baptiste Kotras : «Le Web rouvre cette question essentielle : toutes les opinions se valent-elles ?»

Les réseaux sociaux sont devenus des lieux privilégiés pour percevoir les mouvements d’opinion, allant jusqu’à concurrencer les sondages classiques, malgré leur validité scientifique et représentative. Le sociologue Baptiste Kotras a étudié les bouleversements rencontrés par cette notion d’opinion publique en remontant aux méthodes les plus anciennes censées la mesurer.

Depuis une dizaine d’années, si on veut savoir ce que pensent les gens, ce n’est pas bien compliqué. Il suffit d’ouvrir un navigateur web, d’aller sur un réseau social comme Twitter (Facebook étant, par essence, plus privé) et de lire les avis et considérations des utilisateurs sur tous les sujets imaginables. En 2015, on comptabilisait 500 millions de tweets postés chaque jour (soit 6 000 par seconde). L’expression et la conversation qui s’y déroule doit donc définir, au moins en partie, ce qu’on appelle l’opinion publique. Problème : comment quantifier cette expression quand il est, de fait, impossible de s’assurer de sa représentativité statistique ? C’est le propos de l’essai du sociologue Baptiste Kotras, la Voix du Web (Seuil), qui s’est intéressé aux techniques de mesure de l’opinion en ligne utilisées par les entreprises dites de «social media analysis», en effectuant un parallèle surprenant avec d’anciennes méthodes.

(...)

Sur le Web, la parole est spontanée, mais on perd la représentativité…

C’est l’hypothèse de base de la mesure d’opinion sur Internet : on ne connaît pas la classe sociale, l’âge ou le revenu, c’est difficile de savoir vraiment qui s’exprime. Par contre, on peut découvrir des choses que l’on n’apprendrait jamais grâce à un sondage, parce que les gens parlent de sujets sans qu’on ait besoin de les questionner. On évite donc tous les biais de questionnement. La contrepartie c’est, qu’effectivement, on perd la représentativité. Il faut donc trouver une nouvelle manière de donner une valeur à cette opinion, de reconstruire une convention. Deux réponses ont été élaborées par les start-up et les entreprises que j’ai étudiées pendant mon enquête. La première, c’est la sélection d’utilisateurs influents et mobilisés sur certaines thématiques. C’est donc une opinion autorisée, informée de la part de gens qui, en plus, ont un impact sur leur public. La seconde réponse, qui est celle qui l’a finalement emporté, propose d’analyser l’intégralité de ce qui se dit sur Internet et de détecter les signaux en temps réel. Ces entreprises proposent donc une veille continue, avec pour métaphore le sismographe : dès que ça bouge un peu, on le voit, et donc, on peut réagir très vite.

(...)

Sur les réseaux sociaux, on voit aujourd’hui l’impact très important des effets de masse et de l’activisme militant…

Oui, et dans un sondage on ne voit pas ça. Je peux être très politisé et militant, je vaux toujours pour un dans un sondage. Alors que sur Twitter, quelqu’un qui est très écouté et qui relaie des infos en permanence sur son sujet de prédilection, qui se mobilise sur tel ou tel hashtag, va apparaître important sur l’instrument de mesure. Inversement, les gens peu visibles et peu mobilisés sont dévalorisés. C’est une mesure différente. On peut critiquer cette inégalité de fait, mais ça permet de mettre en valeur la mobilisation et l’engagement. On voit bien que c’est, par exemple, ce qui peut intéresser les marques dans la gestion de leur réputation.

(...)

Propos recueillis par Erwan Cario

L'entretien complet est à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

La direction d’école : quelle(s) recherche(s) !?...

29 Septembre 2018 , Rédigé par ifé Publié dans #Education, #Pédagogie

http://www.snudifo95.com/2018/03/direction-d-ecole-petition-nationale-du-snudi-fo-et-journal-special.html

http://www.snudifo95.com/2018/03/direction-d-ecole-petition-nationale-du-snudi-fo-et-journal-special.html

EXTRAIT

Une fois n’est pas coutume, les directeurs et directrices d’écoles maternelles, élémentaires et primaires sont en cette rentrée scolaire (un peu) plus sous le feu des projecteurs qu’à l’accoutumée : communication suite à une mission parlementaire « flash », réflexion à l’ordre du jour de l’agenda social du Ministère de l’Éducation nationale et de celui de différentes organisations syndicales.

Le moment semblait donc opportun pour proposer un état des lieux des recherches portant prioritairement sur la direction d’école et les enseignant.e.s en charge de cette fonction, ces travaux apparaissant par ailleurs comme peu mobilisés dans le discours des différents acteurs.

La solution de facilité semblait toute trouvée : effectuer une recension d’un numéro thématique paru en 2017 dans la Revue des sciences de l’éducation et intitulé « rôles, responsabilités, pratiques et compétences des directeurs d’école », soit huit articles allant des communautés d’apprentissage professionnelles à l’impact d’une formation internationale sur la notion de leadership. Peine perdue : des articles en accès libre en 2019 seulement (les résumés et la bibliographie sont heureusement déjà accessibles !) et une direction d’école qui recouvre dans de nombreux pays l’éducation à la fois primaire et secondaire, avec un personnel disposant d’un statut de chef d’établissement.

Il a donc fallu reprendre le chemin des bases de données, des bibliographies et notes de bas de page, et des discussions entre collègues, pour proposer ci-dessous quelques éléments d’analyse sur la place des directeurs et directrices d’école dans le paysage des recherches francophones en éducation. Trois grandes conclusions peuvent être retenues de ce balayage non exhaustif de la littérature de recherche publiée depuis une dizaine d’années.

Tout d’abord, une convergence des questions et résultats de recherche avec les préoccupations présentées sous d’autres formes dans les rapports parlementaires (en 2018, en 2010 et 2015) et certains dilemmes et tensions vécus et rapportés dans d’autres cadres (enquêtes, formation, réseaux sociaux) par les professionnels.

(...)

Claire Ravez

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Revue de Presse Education... Évaluations - Orientation - Parcoursup - La colère des lycées pro...

29 Septembre 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Politique, #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Évaluations - Orientation - Parcoursup - La colère des lycées pro...

Une revue de presse où il sera question aujourd’hui du rapport de deux députés sur l’évaluation dans le système scolaire, celle des élèves et celle des enseignants. Il est aussi question d’orientation et de lycées professionnels. Et puis... vous reprendrez bien une petite larme de Parcoursup ?

Évaluations

Un rapport parlementaire veut réformer l’évaluation de l’École, dans le Café pédagogique

« Le rapport du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques sur l’organisation de la fonction d’évaluation du système éducatif, rédigé par Régis Juanico et Marie Tamarelle-Verhaeghe, rendu le 27 septembre, pourrait bien reprendre la main sur l’évaluation du système éducatif. Le rapport revient sur l’évaluation des enseignants en proposant un avancement au mérite. Il souhaite diminuer le nombre des évaluations nationales des élèves et limiter la diffusion de leurs résultats. Dans ce texte les deux députés militent pour renforcer l’action du Cnesco et en faire un organisme indépendant de l’Éducation nationale mais capable de travailler avec elle. »

Des propositions explosives pour l’évaluation des élèves et des établissements scolaires selon Marie-Christine Corbier dans Les Échos.

Et le point de vue historique de Claude Lelièvre : Propositions explosives pour l’évaluation des élèves et des établissements scolaires

« C’est le titre donné dans les « Échos » par Marie-Christine Corbier au rapport du CEC publié ce jeudi. Un titre justifié parce que cette publication prend à revers ceux qui prétendent qu’il n’y a pas de liens envisagés entre les évaluations des uns et des autres ; et aussi par le fait que ce rapport prend à rebours toute une évolution historique en France. »

Et justement, le livre du mois du n° 547 des Cahiers pédagogiques, est Les pratiques d’évaluation scolaire. Historique, difficultés, perspectives, de Pierre Merle, aux PUF, 2018.

« Comme le dit lui-même l’auteur, il y a, en matière de notes, les croyants et ceux qui doutent. Pour les premiers, la note à l’école est juste, objective, indispensable et la remettre en cause tient du sacrilège : on ne peut alors que tomber dans le laxisme et, selon les mots d’Éric Ciotti à l’Assemblée (cité p. 31), "une idéologie d’extrême gauche post soixante-huitarde qui détruit ce qui fait la force de notre système scolaire”. Les seconds sont sceptiques à des degrés divers sur la justesse et la justice de la notation et certains d’entre eux se lancent dans des pratiques excluant les notes, mais pas l’évaluation, au contraire. Les premiers liront-ils l’ouvrage de Pierre Merle ? Pas sûr, et si oui, seront-ils ébranlés dans leurs convictions ? Les seconds en tout cas trouveront un argumentaire pour essayer de les convaincre et conforter leurs propres doutes. »

Orientation

Lycée : La procédure d’orientation précisée

« La réforme du lycée donnera-t-elle plus de liberté de choix aux élèves ?

C’est un des arguments avancés par ses défenseurs. Mais la publication de la procédure d’orientation en fin de classe de seconde dans le BO du 27 septembre, sonne le glas de cette prétention. De fait les élèves devront accepter les spécialités de leur établissement sans pouvoir choisir même à ce niveau. La réforme va donc bien spécialiser les lycées et créer dès la seconde des voies en rapport avec le supérieur. » Le Café pédagogique y présente la position du SNPDEN-UNSA.

Les nouvelles procédures d’orientation en fin de seconde

« Le ministère vient de publier ce 27 septembre 2018 « une note de service » adressée aux recteurs à propos de la Procédure d’orientation en fin de classe de seconde. Allons y voir de plus près. Analyse sans doute un peu à chaud… » de Bernard Desclaux.

Et le Café pédagogique annonce que le Cnesco est associé à la mission sur l’orientation.

« Le ministère de l’Éducation nationale associe le Cnesco, à travers sa présidente, Nathalie Mons à la mission sur l’éducation à l’orientation, aux côtés de Pascal Charvet, annonce le Cnesco. "Les réflexions du Cnesco viendront nourrir utilement cette mission dans une logique, qui a toujours été la sienne, d’un soutien au développement des politiques publiques assises sur les résultats d’évaluations scientifiques". Le Cnesco organise les 8 et 9 novembre une conférence de comparaison internationale sur l’orientation. »

Dans L’Usine nouvelle Campus : « Le diplôme des parents oriente vers l’enseignement professionnel ou général ».

« Dans beaucoup de pays de l’OCDE, les élèves dont les parents ont fait peu d’études sont surreprésentés dans les filières professionnelles. L’influence du milieu socio-économique est plus forte en France qu’ailleurs : 13% seulement des élèves de la voie professionnelle ont des parents diplômés de l’enseignement supérieur, contre 40% en Finlande et 39% en Israël.

À l’inverse, 51% des lycéens français de la voie générale ont des parents peu diplômés, contre 29% en Finlande. L’édition 2018 de "Regards sur l’éducation" de l’OCDE nuance cette tendance. Dans certains pays où la voie professionnelle est très suivie, comme la Suisse, le milieu social influe peu sur le choix d’orientation. »

Parcoursup

Dans Le Monde : « Parcoursup : quels sont les ajustements prévus en 2019 ? »

« Frédérique Vidal a jugé positif, mardi, le bilan de la nouvelle plate-forme d’entrée dans l’enseignement supérieur, tout en annonçant une accélération du calendrier en 2019. »

La colère des lycées pro dans La Nouvelle République.

« Dans le cadre d’un appel national, les enseignants de lycées pro ont manifesté hier contre le projet de réforme Blanquer de la voie professionnelle. »

Lire la suite

Daniel Darc...

28 Septembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Agnès Desarthe...

28 Septembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Pourquoi sa main me soigne-t-elle, se dit Sylvie. Il pose la main sur moi, à n'importe quel endroit, et je suis aussitôt guérie.Il sait toujours à quel endroit me toucher. Parfois, il me tient par l'auriculaire et c'est précisément ainsi que je veux être tenue. D'autres fois, il plaque sa main sur mon dos, à peine en dessous de la taille, comme si nous allions nous mettre à danser. C'est très rare. Très efficace. Même si nous vivons ensemble, dormons ensemble, faisons l'amour ensemble, il me semble qu'il garde toujours les mains dans les poches, ou croisées derrière la tête, comme pour ménager leur pouvoir.

Agnès Desarthe - La Chance de leur vie

Lire la suite

En grève pour l'école !

28 Septembre 2018 , Rédigé par Snuipp Publié dans #Education

En grève pour l'école !

Gel du point d'indice, retour du jour de carence, budget en trompe-l’œil. Décidément, l'école de la confiance après la deuxième rentrée du ministre des neurosciences manque de preuves d'amour. Avec une dotation en postes largement insuffisante pour abaisser les effectifs par classe, la multiplication de recettes et de guides de « prêt-à-enseigner » et des tests évaluatifs « neuro-instrumentalisés », c’est plutôt l’école de la défiance qui s’installe. C’est par la grève et les manifestations que les enseignantes et les enseignants l’exprimeront les 9 octobre et 12 novembre prochain.

Budget, mauvaise équation pour l’école

Les mesures budgétaires annoncées pour l’Éducation nationale sont à la mesure du désinvestissement prévu pour l’ensemble de la Fonction publique. 

Ne nous y trompons pas. L’affichage d’une pseudo priorité au primaire traduite par l’annonce d’une dotation de 2325 postes dans le premier degré est surtout médiatique. La réalité est tout autre. Cette dotation est bien insuffisante pour couvrir les mesures de dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+ ainsi que l’abaissement à trois ans de la scolarité obligatoire. Le SNUipp-FSU a chiffré à 4000 le nombre de postes nécessaires pour terminer le dédoublement auxquels il faut ajouter 1000 postes de plus (selon le ministère) pour assurer la scolarisation devenue obligatoire des trois ans. Trois chiffres qui rendent l’équation défavorable pour les cartes scolaires à venir au mois de janvier prochain. Les grands perdants des fermetures de postes risquent une fois de plus de se trouver dans les départements ruraux ou pour les équipes qui bénéficient encore de l’apport qualitatif du dispositif Plus de maître que de classes. Et pourtant, obsédé par la culture de l’évaluation, le ministre de l’éducation aura sûrement lu avec attention le dernier rapport de l’OCDE « Regard sur l’éducation 2018 » qui montre que notre pays consacre 34 % de moins de ressources à l’éducation que les pays comparables. Une situation qui se traduit tous les jours concrètement par des mauvaises conditions d’enseignement et d’apprentissages des élèves, entassés à plus de 25, dans près de 104 000 classes et à plus de 30 dans 6 700 autres.

Une cuillère de fondamentaux ?

Mais qu’à cela ne tienne, ce gouvernement n’a pas froid aux yeux et la rue de Grenelle a annoncé dans un communiqué qu’il fallait « rompre avec une politique quantitative dont les résultats ne sont pas au rendez-vous ». Une ritournelle facile à laquelle s’ajoute la multiplication de recettes sorties des fonds de tiroir pour remettre l’école dans le droit chemin d’un retour aux fondamentaux, dont on ne sait plus à vrai dire, depuis combien de temps elle y retourne. Ainsi donc, si notre système éducatif reste plus marqué qu’ailleurs par les inégalités sociales de destin scolaire, c’est encore une fois parce qu’on n’y étudierait pas correctement le code grapho-phonémique, tel que vont, sans aucun doute, le laisser penser les tests actuellement imposés aux élèves de CP et CE1.

Autant de raisons d'être dans l'action par la grève le 9 octobre prochain dans le cadre de la journée interprofessionnelle de mobilisation sur les questions budgétaires et la réforme de la fonction publique. Un projet de réforme qui affiche sans rougir le développement du salaire au mérite, le recrutement accrus de contractuels et la remise en cause des instances de concertation comme les CAPD. Une mobilisation qui se poursuivra par une nouvelle journée de grève le 12 novembre à l’appel des fédérations syndicales de l’éducation.

Lire la suite

Propositions explosives pour l'évaluation des élèves et des établissements scolaires... Par Claude Lelièvre

28 Septembre 2018 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education

Propositions explosives pour l'évaluation des élèves et des établissements scolaires... Par Claude Lelièvre

C'est le titre donné dans les ''Echos'' par Marie-Christine Corbier au rapport du CEC publié ce jeudi. Un titre justifié parce que cette publication prend à revers ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de liens envisagés entre les évaluations des uns et des autres; et aussi par le fait que ce rapport prend à rebours toute une évolution historique en France

C'est le Premier Consul Napoléon Bonaparte qui a institué les ‘’inspecteurs généraux’’ : ils sont alors chargés de visiter les lycées tous les ans, afin d’examiner «toutes les parties de l’enseignement et de l’administration» (et ils n'ont alors aucune spécialité disciplinaire particulière). Devenu Napoléon Ier, il crée en outre les académies et leurs responsables : les recteurs, assistés d’inspecteurs d’académie.

Les professeurs sont inspectés par les inspecteurs généraux au moins tous les deux ans.  Ils reçoivent aussi ‘’la visite’’ du recteur et/ou d’un inspecteur d’académie au moins une fois par an. Tous les ans, les proviseurs (pour les lycées) et les principaux (pour les collèges municipaux) adressent une notice sur chacun de leurs professeurs, qui est complétées par les appréciations successives de l’inspecteur d’académie et du recteur.

Au début de la troisième République, la visite globale par les inspecteurs généraux cède le pas à une visite essentiellement dans la classe, ce qui amène la spécialisation disciplinaire en trois groupes : lettres, sciences, langues vivantes. Et à partir de la fin du XIXème siècle, le mouvement fédératif des professeurs de lycée dénonce le jugement de membres de l’administration qui ne peuvent être compétents dans d’autres disciplines que la leur. Il lui est donné assez vite raison. Enfin, depuis le ministère  d’Alain Savary, en 1983, l’inspection ne doit plus être inopinée.

Ce mouvement général ne s’est pas fait sans mal, sans à coups et tout d’un coup. Mais les professeurs tiennent à ces ‘’acquis’’ et ne peuvent que voir d’un très mauvais œil tout ce qui (de loin ou de près)  peut leur apparaître comme un retour en arrière et une menace sur leurs ‘’libertés ’’, voire leur ''émancipation''.

Un rapport du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) a été présenté à l’Assemblée nationale ce 27 septembre, par les députés Régis Juanico (Génération.s, Loire) et Marie Tamarelle-Verhaeghe (LRM, Eure) et prétend avancer des « pistes transpartisanes »

Selon la journaliste du "Monde'' Mattéa Battaglia "le rapport veille à ne pas franchir certaines lignes rouges : il n’est pas question, pour ses auteurs, d’utiliser les données issues des évaluations en classe pour apprécier la valeur des enseignants et des établissements, ou pour réguler l’allocation des moyens – ce qu’a pu préconiser la Cour des comptes". Signe - a contrario - que rien n'est clair à ce sujet; ni véritablement tranché pour l'avenir

« Ces démarches, qui mélangent les finalités, ont conduit à des ratages retentissants », rappellent ces députés, citant des exemples au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. De quoi rasséréner les esprits ? Pas sûr : nombre d'enseignant redoutent, déjà, qu'une part de leurs salaires soit indexée (d'une façon ou d'une autre) à l'avenir sur les résultats de leurs élèves (comme cela est arrivé dans certaines régions des pays cités) ou dépende de « bonnes pratiques » ou de ''projets'' ad hoc.

"Mesurer la valeur ajoutée des établissements est, en revanche, une logique que ces députés assument, à condition que l’exercice soit collégial (impliquant enseignants, direction, inspection, parents et anciens élèves) et qu’il associe à l’évaluation externe une part d’auto-évaluation", souligne Mattéa Battaglia (dans "Le Monde" du 27 septembre).

Mais les questions sont multiples (et préoccupantes): elles n'ont pas seulement trait à comment sera établi l'audit de l'établissement (un processus qui peut avoir ses vertus de prise de conscience), mais par qui et pour qui . Et surtout pour quoi, in fine...

Claude Lelièvre

Lire la suite

Alain Bashung... "Immortels"... Album posthume/Sortie le 23 novembre...

28 Septembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Daniel Cohen : «Il faut lutter contre cette société algorithmée déshumanisante que l’on nous prépare»

28 Septembre 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique, #Sociologie

EXTRAITS

L’économiste qui, dans son dernier essai, retrace les désillusions qui ont rythmé les cinquante dernières années de notre système capitaliste, appelle à l’émergence d’un discours critique sur le nouveau monde numérique.

A quoi sert-il de courir après la croissance si elle ne nous rend pas plus heureux ? Dans son dernier essai - «Il faut dire que les temps ont changé… Chronique (fiévreuse) d’une mutation qui inquiète», (Albin Michel) - l’économiste Daniel Cohen revisite magistralement cinquante années de bouleversements du capitalisme en Occident en s’interrogeant sur le sens du progrès dans nos sociétés postindustrielles. Nourrie d’innombrables sources d’inspiration puisées dans l’ensemble des sciences sociales, cette histoire économique et intellectuelle des espoirs et désillusions de la modernité remet en perspective l’écheveau de crises et de ruptures qui ont abouti au grand scepticisme actuel et à la vague populiste. A l’heure du basculement dans une nouvelle ère numérique pleine de promesses mais aussi de dangers, le directeur du département d’économie de l’Ecole normale supérieure et du Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap) met en garde ses contemporains sur la menace de déshumanisation ultime que fait peser le nouveau monde algorithmique sur les sociétés avancées.

(...)

En quoi la gauche, puis la droite se sont-elles chacune à leur tour fourvoyées ?

La gauche a cru qu’en se libérant du travail asservissant de la société taylorienne du métro, boulot, dodo, on allait sortir du capitalisme et basculer dans une société postmatérialiste dans laquelle on trouverait d’autres moyens bien plus intéressants d’occuper son existence. Elle n’a pas vu qu’avec la désindustrialisation qui s’amorce à partir des années 70, la question ne serait bientôt plus celle de sortir du travail mais, plus prosaïquement, d’en trouver un. Puis la droite, dans sa réaction à l’hédonisme des sixties, a porté l’idée d’un retour salvateur aux valeurs, en premier lieu celles du travail et de l’effort, résumé par l’antienne sarkozyste «travailler plus pour gagner plus». Cette restauration morale, avant d’être économique, a libéré une cupidité sans limites et a largement contribué à l’explosion des inégalités. Il ne faut pas voir ailleurs que dans ces promesses non tenues de la société postindustrielle la cause du déferlement de la vague populiste actuelle.

(...)

Pourquoi faites-vous de notre rapport inassouvi à la croissance l’élément central de toutes ces désillusions ?

Le déclic de cet ouvrage, je l’ai eu en relisant l’économiste Jean Fourastié, resté célèbre pour son expression des «Trente Glorieuses» mais qui fut surtout un des premiers à percevoir qu’avec la fin de la société industrielle et l’avènement d’une économie de services, la croissance allait inéluctablement ralentir. Dès 1948, il a décrit dans le Grand Espoir du XXe siècle le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Un monde dans lequel la matière que l’on travaille n’est plus la terre, comme aux temps de la société agraire ou les ressources naturelles que l’on transforme dans le monde industriel, mais l’homme lui-même, que l’on soigne, éduque ou divertit. C’est une société dans laquelle la valeur du bien qui est produit se mesure largement au temps que je consacre à autrui. Or, ce processus de production que la civilisation industrielle avait su massifier grâce aux machines en dégageant toujours plus de gains de productivité et donc de croissance butait jusqu’à maintenant sur la finitude de ce temps incompressible qu’il faut par exemple au coiffeur pour réaliser une coupe de cheveux.

(...)

... après l’échec de ces utopies de gauche et de droite, on est en train de resigner ce pacte faustien entre le progrès et la croissance, en acceptant une déshumanisation contre l’amélioration de la productivité que va permettre cette «algorithmisation» des métiers du care dans la santé, l’éducation. Toute cette standardisation du monde industriel que l’on croyait obsolète revient en force dans la matrice actuelle : la répétition, l’addiction, la déshumanisation. L’IA est en train d’apporter dans l’immatériel ce que la civilisation industrielle avait fait pour la production de biens matériels.

(...)

Alors que le revenu par tête a doublé depuis 1968, le bonheur n’a jamais paru être une idée aussi démodée. Il est temps de se réarmer intellectuellement et de prendre de la distance pour penser à nouveau un futur désirable.

Christophe Alix

Daniel Cohen «Il faut dire que les temps ont changé…» Albin Michel, 270 pp., 19 €.

L'entretien est à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>