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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... André Gide...

14 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

“J'aimerais te donner une joie que ne t’aurait donnée encore aucun autre. Je ne sais comment te la donner, et pourtant, cette joie, je la possède. Je voudrais m’adresser à toi plus intimement que ne l’a fait encore aucun autre. Je voudrais arriver à cette heure de nuit où tu auras successivement ouvert puis fermé bien des livres cherchant dans chacun d’eux plus qu’il ne t’avait encore révélé ; où tu attends encore ; où ta ferveur va devenir tristesse, de ne pas se sentir soutenue. Je n’écris que pour toi ; je ne t’écris que pour ces heures. Je voudrais écrire tel livre d’où toute pensée, toute émotion personnelle te semblât absente, où tu croirais ne voir que la projection de ta propre ferveur : Je voudrais m’approcher de toi et que tu m’aimes.”

André Gide - Les Nourritures Terrestres

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Rythmes scolaires : est-ce bien raisonnable monsieur Blanquer?...

14 Août 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Rythmes scolaires : est-ce bien raisonnable monsieur Blanquer?...

Alors que le ministre de l'Education veut réformer l'école à la lumière des connaissances scientifiques, il semble ignorer nombres d'études qui ont prouvé que l'on apprend mieux le matin. Pourquoi alors envisager la semaine de quatre jours 

Depuis son arrivée au gouvernement, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, ne cesse d’affirmer que «l’école doit avancer à la lumière des connaissances scientifiques». Pourtant, le 27 juin 2017, à peine installé, celui-ci publie un décret qui laisse «la main» aux maires de décider ce que sera la semaine à l’école des enfants de leurs communes. C’était ainsi, de manière cynique, échapper à ses propres responsabilités et organiser sciemment les conflits à venir entre tous les acteurs éducatifs. C’était de manière volontaire déstructurer une politique éducative nationale pour éviter d’assumer la volonté pourtant manifeste de supprimer la réforme des «rythmes éducatifs».

On lit ainsi dans ce décret autorisant la semaine de quatre jours que le directeur académique des services de l’Education nationale (Dasen) chargé des écoles et des collèges doit vérifier que «l’organisation envisagée permet de garantir la régularité́ et la continuité́ des temps d’apprentissage» ! Que cela peut se concevoir dans une semaine où l’enfant aura des apprentissages deux jours, une journée sans, puis à nouveau deux jours et deux jours sans, ne manque pas d’étonner. C’est le même ministre qui peut dire en présentant les réflexions à mener sur les vacances, «quatre jours n’est pas mieux que quatre et demi et quatre et demi n’est pas mieux que quatre», «ce qui compte c’est de s’intéresser à ce qui se passe pendant les quatre jours ou pendant les quatre jours et demi et, au-delà de ça, à ce qui se passe pendant les activités périscolaires».

La notion de «surmenage intellectuel»

Pourtant les études scientifiques existent bel et bien, menées depuis longtemps par des psychologues, pédagogues ou médecins. Dès 1882, Alfred Binet, psychologue connu pour avoir créé la première échelle de développement mental, analyse avec Victor Henri la notion de «surmenage intellectuel» et les conditions de sa production (1) : ils ont mis en place des protocoles pour étudier l’effet de la fatigue sur les diverses fonctions physiologiques et les conséquences psychologiques du travail intellectuel. Ceci parallèlement à des recherches similaires réalisées par Sikorsky en Russie (2) et Friedriech en Allemagne (3). Tous obtiennent les mêmes résultats, à savoir que c’est toujours le matin que dictées et opérations complexes sont le mieux réussies, rapidement et sans erreur.

Binet disait aux enseignants, «faites bénéficier vos écoliers de la clarté mentale de la matinée». Près de cent ans plus tard, Pierre Magnin, médecin, recteur de l’académie de Besançon rappelle, en 1993 (4), que «les observations ont montré que la période propice de la matinée s’imposait pour être la plus caractéristique et la plus synchronisée : celle de l’après-midi apparaissant moins intense et moins vigoureuse». Il montre que même en respectant le creux méridien de l’après-midi comme on le doit (repos, sieste, relaxation) «les performances qu’elle permet d’atteindre ou de réaliser restent chez la plupart des individus inférieures à celles de la matinée. La disponibilité́ cérébrale a évolué́».

Le matin est donc bien connu scientifiquement comme étant le meilleur moment pour réaliser avec efficience tous les apprentissages, ce qu’ont bien compris tous les autres pays du monde qui fonctionnent sur 4,5 jours, 5 ou 6 jours. Jamais sur quatre. Il est vrai que cela nécessite de changer ses pratiques d’enseignement, la gestion d’une longue matinée n’est pas celle d’une courte, nombre d’inspecteurs de l’Education nationale l’ont entendu.

Quel est l’objectif d’une réforme? D’organiser une plus-value éducative plutôt que de remettre en question celle qui précédait, pour des raisons dogmatiques. D’autre part les expériences menées sur quatre jours à partir de 1991 ont été évaluées. Si, selon Desclaux et Desdouet (1994) la semaine de quatre jours n’a pas d’incidence particulière sur les performances intellectuelles d’enfants vivant dans un environnement socio-culturel dit «normal», il en va tout autrement dans les ZEP des zones sensibles. Au CP, entre autres, les élèves sont moins vigilants, ont plus de comportements scolaires inadaptés et dorment moins que ceux présents quatre jours et demi par semaine. Veut-on vraiment aider chaque enfant à réussir ?

Projets éducatifs et partenariats

Une vraie innovation, que ne cesse d’appeler de ses vœux le ministre, serait de modifier les terminologies franco-françaises qui ne font que renforcer le scolaro-centrisme de la vie des enfants. Le temps scolaire ne représente que moins de 10% du temps de vie global d’un enfant, cessons donc de parler de rythmes «scolaires», les rythmes ayant d’ailleurs une définition qu’il serait bon de faire connaître, et parlons des temps de l’enfant et de leur aménagement. 100% de ses temps de vie sont alors considérés, on peut s’intéresser à leurs contenus, ce qui incite évidemment à créer des partenariats pour que la coéducation devienne réalité. Car chaque acteur de la communauté éducative, de l’enseignant au parent en passant par tous les intervenants autres, a une responsabilité dans la bonne gestion des temps de l’enfant. C’était le grand mérite des projets éducatifs territoriaux (PEDT) qui ont permis de construire localement des partenariats formidables et d’ouvrir l’école sur les parents mais aussi sur les communes et les associations d’éducation populaire. S’interroger sur ce qui fait éducation chez l’enfant est dès lors nécessaire, car éduquer n’est pas le propre de l’école. C’était exactement ce qu’incitait à faire les PEDT. On les supprime avant de leur avoir permis de prendre leur vitesse de croisière.

Dans le département du Nord par exemple, deux villes de plus de 20 000 habitants garderont à la rentrée les «rythmes éducatifs» intégrés à leur projet éducatif global : Lomme et Grande-Synthe. C’est aussi le cas de beaucoup de grandes villes éducatrices, de la communauté de communes du Pays fléchois, de Tarnos, de l’Ariège… qui modifient leur organisation pour à la fois rester à 4,5 jours mais mieux encore respecter les rythmes des enfants.

L’histoire nous montre que la France ne cesse de remettre à plat ses «rythmes scolaires», confondant ainsi l’enfant avec une balle de ping-pong que se renvoient les ministres successifs. N’est-il pas urgent de trouver une organisation capable d’être pérennisée et d’accorder ainsi aux enfants une stabilité au long de son parcours scolaire ? Un enfant né en 2008, rentré en petite section en 2011, pourra connaître deux changements d’organisation du temps scolaire avant sa sortie de CM2. Pour revenir à 4,5 jours en entrant en 6e. Est-ce raisonnable monsieur Blanquer ? Vraiment ?

(1) Binet, A. & V. Henri, (2005) La fatigue intellectuelle, Ed. L’Harmattan, première édition, 1898.

(2) Sikorski, A. , Sur les Effets de la lassitude sur le travail de l’enfant, Annales d’hygiène publique, vol. 2, 1879.

(3) Friedrich, J. , Untersuchungen uberdie Einflusse der Arbeitsdauer und der Arbeitspausen auf die geistige Leistungsfahigkeit der Schulkinder, dans Zeitshr fur Psych dir Sinnersorgane, XIII, 1897.

(4) Des rythmes de vie aux rythmes scolaires, 1993, PUF, Coll. Politique d’aujourd’hui.

Claire Leconte Professeur honoraire de psychologie de l’éducation, spécialiste des rythmes de l'enfant et adolescent-Univ Lille 3 , 

Olivier Caremelle Adjoint au maire de Lomme délégué au projet éducatif global, Président du CEDRE

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Quels rapports entretiennent les journalistes avec la vérité ? Décryptage des experts Daniel Cornu et Edwy Plenel... (Vidéo)

14 Août 2018 , Rédigé par Université de Nantes Publié dans #Education, #Medias

La relation à la vérité se trouve au centre de l’éthique du journalisme et oriente la déontologie du métier. Elle n’appartient pas seulement à la restitution des faits et à leur interprétation (les informations et les opinions), mais aussi à leur récit. L’établissement de la vérité médiatique est un exercice difficile, soumis à diverses contraintes, contesté et sans cesse remis en question par la réalité changeante. Mais son ambition reste en opposition frontale avec l’exploitation des fausses nouvelles (fake news). 

Débat enregistré dans le cadre des Rencontres de Sophie 2018 "Vérité ou vérités ?", organisées par Philosophia, au Lieu Unique. En partenariat avec l’Observatoire des médias - Université Permanente de Nantes. 

Présentation des intervenants Actuel médiateur des publications romandes du groupe suisse Tamedia, Daniel Cornu a été journaliste pendant trente ans, dont dix comme rédacteur en chef de la Tribune de Genève. Il a pris ensuite la direction du Centre romand de formation des journalistes et enseigné l’éthique du journalisme aux universités de Neuchâtel et de Genève. Il est l’auteur de plusieurs livres sur le journalisme et les médias, dont : Journalisme et vérité (Labor et Fides, 2009, 2e édition actualisée) ; Les médias ont-ils trop de pouvoir ? (Seuil Médiathèque, 2010) ; Tous connectés! Internet et les nouvelles frontières de l’info (Labor et Fides, 2013). 

Edwy Plenel a été journaliste puis directeur de la rédaction du Monde. Il a ensuite cofondé le site Mediapart, journal payant accessible sur Internet qui a ouvert le 16 mars 2008 et qui a joué un rôle-clé dans la révélation des affaires Woerth-Bettencourt, Cahuzac, Aquilino Morelle, Sarkozy-Kadhafi entre autres, mais aussi dans des enquêtes internationales comme les Football Leaks ou les Malta Files. Edwy Plenel a publié une vingtaine d’ouvrages, dont Le Président de trop (Don Quichotte, 2011) ; Le Droit de savoir (Don Quichotte, 2013) ; Pour les Musulmans (La Découverte, 2014) ; Dire non (Don Quichotte, 2014) ; Dire nous (Don Quichotte, 2016); Voyage en terres d’espoir (Les Éditions de l’Atelier, 2016) ; Le devoir d’hospitalité (Bayard, 2017) et La valeur de l’information (Don Quichotte, 2018). 

Le débat était animé par Thierry Guidet. Diplômé du Centre de formation des journalistes (Paris), Thierry Guidet a dirigé la rédaction de Nantes de Ouest-France (où il est entré en 1976), a été directeur général adjoint de l’École supérieure de journalisme de Lille (qu’il a rejointe en 2000), puis a fondé à Nantes (en 2007) la revue Place Publique qu’il a dirigée jusqu’en 2015. Ses ouvrages les plus récents sont : Dictionnaire de Nantes (codirecteur, PUR, 2013) ; La Rose et le Granit : le socialisme dans les villes de l’Ouest (l’aube, 2014) ; avec Alain Croix, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc’h, Histoire populaire de Nantes (PUR, 2017). 

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Ismael Lo...

13 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Achille Mbembe...

13 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Histoire, #Littérature

Comme le soulignait Simone Weil, « la colonisation commence presque toujours par l’exercice de la force sous sa forme pure, c’est-à-dire par la conquête. Un peuple, soumis par les armes, subit soudain le commandement d’étrangers d’une autre couleur, d’une autre langue, d’une tout autre culture, et convaincus de leur propre supériorité. Par la suite, comme il faut vivre, et vivre ensemble, une certaine stabilité s’établit, fondée sur un compromis entre la contrainte et la collaboration ». Révisionnisme oblige, l’on prétend aujourd’hui que les guerres de conquête, les massacres, les déportations, les razzias, les travaux forcés, la discrimination raciale institutionnelle, les expropriations et toutes sortes de destructions, tout cela ne fut que la « corruption d’une grande idée » ou, comme l’expliquait autrefois Alexis de Tocqueville, des « nécessités fâcheuses ».

Réfléchissant sur la sorte de guerre que l’on peut et doit faire aux Arabes, le même Tocqueville affirmait : « Tous les moyens de désoler les tribus doivent être employés. » Et de recommander, en particulier, l’interdiction du commerce et le « ravage du pays » : « Je crois, dit-il, que le droit de guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire soit en détruisant les moissons à l’époque de la récolte, soit tout le temps en faisant des incursions rapides qu’on nomme razzias et qui ont pour objet de s’emparer des hommes ou des troupeaux. » Comment s’étonner, dès lors, qu’il finisse par s’exclamer : « Dieu nous garde de voir jamais la France dirigée par l’un des officiers de l’armée d’Afrique ! » La raison en est que l’officier qui « une fois a adopté l’Afrique et en a fait son théâtre contracte bientôt des habitudes, des façons de penser et d’agir très dangereuses partout, mais surtout dans un pays libre. Il y prend l’usage et le goût d’un gouvernement dur, violent, arbitraire et grossier ».

Telle est, en effet, la vie psychique du pouvoir colonial. Il s’agit, non pas d’une « grande idée », mais d’une espèce bien déterminée de la logique des races au sens de traitement, contrôle, séparation des corps, voire des espèces. Dans son essence, il s’agit d’une guerre menée non contre d’autres personnes humaines, mais contre des espèces différentes qu’il faudrait, au besoin, exterminer. C’est la raison pour laquelle des auteurs tels que Hannah Arendt ou Simone Weil ont pu, après avoir examiné en détail les procédés des conquêtes et de l’occupation coloniales, conclure à une analogie entre ceux-ci et l’hitlérisme. L’hitlérisme, dit Simone Weil, « consiste dans l’application par l’Allemagne au continent européen, et plus généralement aux pays de race blanche, des méthodes de la conquête et de la domination coloniales y ». Et de citer, à l’appui de sa thèse, les lettres écrites par Hubert Lyautey depuis Madagascar et le Tonkin.

Que, sur le plan culturel, l’ordre colonial ait été marqué de bout en bout par ses ambiguïtés et ses contradictions est indiscutable. La médiocrité de ses performances économiques est aujourd’hui largement admise.  

Achille Mbembe - Sortir de la grande nuit

Lire aussi "Politique de l'inimitié"

 

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Joan Baez... Ma gauche...

13 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Musique

Joan…

https://youtu.be/aXaqKCDGN28

(Après cette lecture, vous pouvez écouter Joan Baez… En boucle… « Diamonds and Rust » pour commencer…)

Un jour, ma mère a posé un disque, un vinyle, sur le tourne-disque. Je devais avoir huit ou neuf ans. Je me souviens très bien ce jour-là. La porte du couloir donnant sur le jardin encore fleuri en ce mois de septembre marocain était grande ouverte. Ouverte aussi, la fenêtre de ma chambre où je jouais sur l’épais tapis acheté à Fès par mes parents – il était d’un bleu que Braque aurait aimé avec ses quelques parements noirs à chaque angle – offrait au vent la possibilité de rafraîchir la maison. Accompagnant cette caresse, j’ai alors entendu la voix d’une femme. Cette voix allait accompagner ma vie pendant un demi-siècle.

Joan… Joan Baez… Je ne savais rien de ses combats ce jour de septembre. Je ne savais rien de ses amours avec un certain Bob Dylan… Je ne savais rien d’autre que le son de sa voix qui avait arrêté mes jeux d’enfant. J’écoutais. Émerveillé. Sidéré. Je ne savais pas encore que cinquante-deux ans plus tard j’en parlerai, en écoutant « Sad-Eyed Lady Of The Lowlands »… Je ne savais pas que Joan allait accompagner ma vie… Je ne savais pas que Joan allait provoquer mes prises de conscience adolescentes… Je ne savais pas que Joan me ferait pleurer en chantant « Sag mir wo die blumen sind » ou « Where are the flowers gone »… Je ne savais pas qu’un jour, au lycée de Bagnères-de-Bigorre où je passais le mois de juillet à approfondir mon anglais, je découvrirai « Here’s to you » en embrassant Héléna, vénézuélienne de mon âge – quinze ans – avec qui j’approfondirai beaucoup plus l’art du baiser que celui de la langue de Shakespeare.

Joan Baez, c’est la gauche. C’est ma gauche… Au-delà de l’artiste, il y eut et il y a toujours ses engagements. Ce sont les miens. A vingt-et-un ans, elle fait la « Une » de Time Magazine ! Pacifiste. Écologiste avant tout le monde. Jamais dans la nostalgie de ce qui fut en croyant que « c’était mieux avant ». Soucieuse de ceux qui souffrent. Ecoutant son cœur parce que c’est là que se trouve sa conscience. Que se trouvent nos consciences bien davantage que dans les discours des donneurs de leçons technocratiques. Anti raciste évidemment. Toujours opposée mais toujours « proposante ». Ma gauche…

J’ai écouté Joan Baez assis sur le tapis de ma chambre. Ma mère fredonnait dans un anglais qu’elle ne comprenait pas. Je me souviens de la chanson… « Farewell Angelina »…

J’aimerais tant un jour te faire découvrir cette femme… Son timbre est aujourd’hui plus fragile… Mais la force est là. Toujours… Elle, une guitare, une voix…

Le vent frais traversait la maison de part en part…

Comme me transperça cette voix, un jour de septembre, au Maroc…

Je n’ai jamais retiré la flèche !

Christophe Chartreux

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Les '' humanités classiques'' dans le ''bac'' de Blanquer : on y perd son latin... Par Claude Lelièvre...

13 Août 2018 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

Les '' humanités classiques'' dans le ''bac'' de Blanquer : on y perd son latin... Par Claude Lelièvre...

Y aurait-il une disparition programmée du latin et du grec à l'occasion de la détermination par Jean-Michel Blanquer du futur baccalauréat général ? Certains n'hésitent pas à l'affirmer, même si l'on est plutôt dans le ''flou artistique'' ( ''humaniste'' ? )

Alain MORVAN @ajfmorvan (ancien recteur des académies de Clermont-Ferrand, Amiens et Lyon, ancien président du Directoire des PUF) sur twitter : "Grec et latin disparaissent du bac. Et beaucoup me prenaient pour un illuminé, un rabat-joie, lorsque je criais à la catastrophe dès le jour de la nomination de @jmblanquer ! »

A vrai dire, cela n'est pas si net que cela si on se réfère à la présentation des horaires futurs du lycée d'enseignement général et à l'énumération des épreuves prévues qui apparaissent sur le site du MEN.

Voir ci-dessous pour avoir le tableau des horaires et des spécialités

« Le baccalauréat 2021 reposera pour une part sur un contrôle continu et pour une autre part sur des épreuves terminales. L'épreuve anticipée écrite et orale de français se déroulera comme aujourd'hui en fin de première. En terminaledeux épreuves écrites portant sur les enseignements de spécialité auront lieu au printemps et deux épreuves se dérouleront en juin : l'écrit de philosophie et l'oral préparé au long des années de première et terminale (cycle terminal). Le contrôle continu sera composé d'épreuves communes organisées pendant le cycle terminal ».

On le voit, parmi les 12 ''spécialités'' proposées au choix (3 à prendre en première, 2 en terminale), il existe une spécialité « Littérature, langues et cultures de l'Antiquité » (4 heures hedomadaires en première, 6 heures en terminale). Et il est dûment prévu « deux épreuves écrites portant sur les enseignements de spécialité » choisies en terminale.

On ne peut donc affirmer tout de go que « le grec et le latin disparaissent du bac ». Mais il est vrai que l'on ne sait pas quel sera effectivement leur place dans le conglomérat « Littérature, langues et cultures de l'Antiquité », sans compter que le choix de cette spécialité a de fortes chances d'être très minoritaire si l'on en juge par ce qui se passe déjà actuellement.

Quand il y a du ''flou'', y a-t -il un '' loup'' ?

Claude Lelièvre

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Joan Baez : “La non-violence est un chemin”... (Merci Madame...)

13 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

On l’aime pour sa voix, sublime, et pour les combats qu’elle a su incarner. A 77 ans, la pasionaria américaine s’est lancée dans une dernière tournée mondiale, qui s’avère triomphale. Entretien.

Elle le jure : son actuelle tournée sera sa dernière. Après soixante ans de carrière. Celle qu’on surnomme « la reine du folk » veut désormais se consacrer à la peinture, son autre passion, estimant que sa voix, si longtemps éclatante, ne lui permet plus de se lancer dans ces longues séries de concerts à travers le monde. Sauf que le public est là, partout, et que la tournée ne cesse d’être prolongée. En France, Joan Baez a déjà enchaîné dix Olympia (!), si vite remplis que cinq autres sont prévus pour février – quasi complets, eux aussi. Quant à son dernier album, il réalise des ventes qu’elle n’avait plus connues depuis quarante ans. C’est qu’on ne quitte pas si aisément une artiste à ce point emblématique, qui aura toujours conjugué les grandes luttes pacifistes à la musique – la sienne, et surtout celle des autres, pour qui elle aura été un formidable porte-voix. Que retenir de son parcours ? Qu’elle fit connaître un débutant nommé Bob Dylan en l’invitant sur scène à ses côtés, tout en vivant avec lui des amours compliquées ? Qu’elle fut une proche de Martin Luther King ? Que son Here’s to you est devenu l’un des hymnes mondiaux de la musique populaire ?

(...)

Valérie Lehoux

Suite et fin en cliquant ci-dessous (pour abonnés mais vous pouvez aussi tout simplement écouter Joan Baez. Encore et encore...)

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JJ Cale...

12 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... André Gorz...

12 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Tu n’avais aucune place à toi dans le monde des adultes. Tu étais condamnée à être forte parce que tout ton univers était précaire. J’ai toujours senti ta force en même temps que ta fragilité sous-jacente. J’aimais ta fragilité surmontée, j’admirais ta force fragile. Nous étions l’un et l’autre des enfants de la précarité et du conflit. Nous étions faits pour nous protéger mutuellement contre l’une et l’autre. Nous avions besoin de créer ensemble, l’un par l’autre, la place dans le monde qui nous a été originellement déniée. Mais, pour cela, il fallait que notre amour soit aussi un pacte pour la vie.

André Gorz - Lettre à D : Histoire d'un amour

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