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Vivement l'Ecole!

Plan pauvreté - "Obligation scolaire de 3 à 18 ans" - Pas si simple...

23 Août 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique

Plan pauvreté - "Obligation scolaire de 3 à 18 ans" - Pas si simple...

Plan pauvreté:

- les écoles REP+ offriront des petits déjeuners gratuits/70% des enfants pauvres ne sont pas en REP+

- formation obligatoire jusqu'à 18 (lutte décrochage scolaire)/Idée du Gouvernement précédent

Sur ce dernier sujet il existe des obstacles sérieux

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(...)

Une scolarité obligatoire à partir de 3 ans ne va certes pas de soi (car, depuis 1882, ce n'est pas la ''scolarisation'' à proprement parler qui est obligatoire, mais ''l'instruction''). Cependant elle ne pose pas un problème majeur dans la mesure où, dans les faits, les plus de trois ans sont déjà quasiment tous ''scolarisés'' (même si c'est de façon plus ou moins continue et effective).

Il n'en va pas de même pour les plus de 16 ans, car un pourcentage non négligeable d'entre eux ne sont pas du tout scolarisés (même en comptant ceux en apprentissage).

En France, pour l'année scolaire 2014-2015, le taux de scolarisation des jeunes qui avaient atteint 17 ans révolus au 1er janvier 2015 a été de 91,6% et celui de ceux qui avaient atteint 18 ans révolus de 77,5%.

En 2012, année où une vaste enquête a été menée dans les 28 pays de l'Union européenne, on a constaté qu'en moyenne 80,4% des jeunes de 18 ans étaient encore scolarisés, mais seulement 75,4% en France (soit 5% de points en moins que la moyenne)Dans neuf pays des Etats membres de l'Union cette proportion était égale ou supérieure à 90% (dans l'ordre croissant : Pays-Bas, Slovénie, Estonie, Pologne, Finlande, Lettonie, Suède, Lituanie, Irlande où elle atteint plus de 99%).

Si l'on en juge par certains sondages (récents ou anciens) dans les milieux enseignants, la prolongation de la scolarité obligatoire est loin d'aller de soi pour une part importante d'entre eux.

En octobre 2012 (au moment de la concertation ayant précédé la loi de refondation de l'Ecole), le réseau social enseignant ''Néo-Prof'' a organisé une consultation à ce sujet. Seulement 25% des votants (un bon millier) se sont prononcés pour une scolarisation obligatoire jusqu'à 18 ans (67% jusqu'à 16 ans, et 7% sans avis). C'est certes un réseau plutôt ''conservateur'', mais cela donne quand même une certaine indication relative.

On peut noter toutefois que les réticences ont été nettement plus importantes dans le passéDix ans après la mise en place effective de l'instruction obligatoire jusqu’à 16 ans, un sondage est effectué par la SOFRES en décembre 1977 auprès d’un ‘’échantillon représentatif’’ des enseignants à qui l’on pose la question suivante : "A quel âge l’interruption de la scolarité obligatoire devrait-elle être possible : à 14 ans, à 16 ans, ou à 18 ans ? ". 48% des enseignants se prononcent pour 14 ans ( et 12% pour 18 ans ).

En septembre 1985 la SOFRES repose la même question à un ‘’échantillon représentatif’’ d’enseignants. 42 % d’enseignants (6% de moins qu’en 1977) se prononcent pour la possibilité d’interruption de la scolarité à 14 ans, et 15% pour la repousser jusqu’à 18 ans (3% de plus qu’en 1977)

En tout état de cause cet objectif d'allongement de la ''scolarité obligatoire'' est à des années-lumières des propositions énoncées par François Fillon qui ne trouve rien de mieux que de faire du brevet une condition de passage en seconde (ce qu'il n'a jamais été!) ou bien par Marine Le Pen qui se prononce pour « la suppression progressive du collège unique et l'autorisation de l'apprentissage à partir de 14 ans » (article 81 de son programme présidentiel).

Claude Lelièvre

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The Mamas and The Papas...

21 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur.... Gustave Flaubert...

21 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Le drap de sa robe s'accrochait au velours de l'habit, elle renversa son cou blanc, qui se gonflait d'un soupir; et, défaillante, tout en pleurs, avec un long frémissement et se cachant la figure, elle s'abandonna.

Les ombres du soir descendaient; le soleil horizontal, passant entre les branches, lui éblouissait les yeux. Çà et là, tout autour d'elle, dans les feuilles ou par terre, des taches lumineuses tremblaient, comme si des colibris en volant, eussent éparpillé leurs plumes. Le silence était partout; quelque chose de doux semblait sortir des arbres; elle sentait son coeur dont les battements recommençaient, et le sang circuler dans sa chair comme un fleuve de lait. Alors, elle entendit tout au loin, au-delà du bois, sur les autres collines, un cri vague et prolongé, une voix qui se traînait, et elle l'écoutait silencieusement, se mêlant comme une musique aux arrières vibrations de ses nerfs émus. Rodolphe, le cigare aux dents, raccommodait avec son canif une des deux brides cassées.

Gustave Flaubert - Madame Bovary

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Cours d'égalité à la récré...

21 Août 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Cours d'égalité à la récré...

A l'école Pierre et Marie Curie, de Floirac, un quartier de Bordeaux, les élèves de la classe de CE2-CM1 mènent depuis plusieurs mois un travail sur l'égalité filles-garçons avec leur institutrice.

Le jour de notre reportage, ils recevaient en classe la géographe Edith Maruéjouls, spécialiste des questions de genre et de mixité. Avec elle, les enfants ont évoqué leur pratique de cette micro-société qu'est la cours de récré. Un espace que filles et garçons ne parcourent pas de la même manière.

Selon la chercheuse, cette occupation inégale de la cour de récréation préfigure la manière dont, plus tard, hommes et femmes s'approprient l'espace public. Dès l'école, les petites filles adoptent des stratégies d'évitement et de contournement de certains espaces dans lesquelles elles se sentent rejetées ou illégitimes. Une attitude qui rappelle les tactiques adoptées plus tard par les femmes pour se protéger dans des zones urbaines qu'elles jugent peu sûres.

Comment penser la cour d'école

Penser autrement la cour de récréation, c'est possible. A Bordeaux, l'agence d'architecture EGA est chargée de concevoir le futur groupe scolaire Hortense, dont la livraison est prévue pour la rentrée 2020. Le bâtiment doit accueillir sept classes de maternelle et onze classes d’élémentaire.

Au cœur des réflexions des architectes : l'aménagement de la cour de récréation. Il s'agit de concevoir un lieu de vie et de socialisation qui permettent aux garçons et aux filles d'occuper l'espace d'égale manière.

Erik Giudice est le fondateur de l'agence d'architecture EGA. Il explique comment il a commencé à travailler en lien avec la géographe Edith Maruéjouls :

"La cour d'école est un des premiers espaces collectifs auxquels les enfants sont confrontés et qui les marque pour leur futur"

Nous avons une réflexion un petit peu comme pour des poupées russes. L'école est la grande maison qui par son enveloppe donne une sensation de collectivité ou de groupe. Et ensuite, à l'intérieur de cette grande coque, nous avons d'autres petites maisons qui permettent de constituer de plus petits groupes et d'avoir peut-être plus d'intimité au niveau de cette plus grande école. Donc, nous imaginons des cabanes pour certains espaces, comme pour la salle d'activités.

A découvrir aussi en ligne :

Cette géographe redessine les cours d'école pour que garçons et filles jouent ensemble. Article dans le Huffpost, par Annabel Benhaiem, janvier 2018.

Filles et garçons à l’heure de la récréation : la cour de récréation, lieu de construction des identifications sexuées. Par Sophie Ruel, Université de Caen 

CNRS : Mixité dans les cours de récréation. Mémoire de Laura Poupinel de 2015

Genre et ville : plateforme lancée par notre invitée Pascale Lapalud

Matilda : plateforme sur laquelle vous trouverez notamment une vidéo dans laquelle une classe de 5e du collège Edouard Vaillant (Bordeaux) étudient avec leur enseignante de français et la géographe Edith Maruéjouls l'espace de leur cour de récréation, dessinent, observent, racontent le positionnement dans la cour des filles et garçons.

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« Macron peut-il réussir sa rentrée ? » Je ne sais pas. Il entre en quelle classe ? Par Samuel Gontier....

21 Août 2018 , Rédigé par Telerama Publié dans #Education, #Médias

« Macron peut-il réussir sa rentrée ? » Je ne sais pas. Il entre en quelle classe ? Par Samuel Gontier....

EXTRAITS

Le souci de BFMTV : y aura-t-il de la verticalité à la rentrée ?

Bientôt le retour de vacances pour Emmanuel Macron, ce que ne manque (déjà) pas d’analyser la chaîne d’infos en continu. Sinon, sur TF1, une célèbre marque de croisières a droit à une jolie publicité en plein journal de 20 heures...

« Macron peut-il réussir sa rentrée ? » Je ne sais pas. Il entre en quelle classe ? Il a choisi quelle filière ? J’espère qu’il ne fait pas partie des bacheliers naufragés de Parcoursup. La présentatrice de BFMTV précise : « C’est son dernier week-end de vacances. » Le veinard. « Emmanuel Macron et son gouvernement feront leur rentrée mercredi. » Les tire-au-flanc. Moi, j’ai déjà repris le collier. Mais j’ai trouvé comment prolonger mes congés : regarder le 20 heures dominical de TF1.

(...)

Enfin, BFMTV aborde l’actualité politique, c’est-à-dire l’imminente rentrée du président. « Quels sont les dossiers chauds qui attendent le chef de l’État ? » Un reportage suggère qu’« entre les selfies et les accolades, le bain de foule d’Emmanuel Macron a un parfum de politique ». Et de royale thaumaturgie. Voyez comme il bénit le crâne de ce malade atteint d’idolâtrie aigüe

 

Un badaud déguisé en journaliste demande au président « le mot d’ordre de la rentrée ». « Benalla forever » ? « Pour pantoufler, choisissez MSC » ? « Q’ils viennent me chercher, vive l’impunité » ? Puis le passant-reporter interroge : « On part sur le même rythme que l’an dernier ? » « Ne croyez pas une seconde que je compte le ralentir ou le dévier. » Ça tombe bien, j’adore la musique années 80.

« Une communication soignée, apprécie le reporter, à l’image d’un président studieux même en vacances. » C’est pour travailler au bord de la piscine qu’il en a fait construire une à Brégançon. « Dès la rentrée, l’exécutif devra reprendre la main sur des sujets d’envergure. D’abord, la réforme constitutionnelle dont l’examen a été interrompu par l’affaire Benalla. » C’est du passé, on n’y reviendra pas.

Miracle de la technologie, voici Judith Waintraub en débardeur. Pour ne pas me perturber, BFMTV a envoyé un journaliste filmer l’habituée des plateaux de chaînes info sur son lieu de villégiature. Ainsi, l’éditorialiste du Figaro peut continuer à m’éclairer tout l’été. « La question qui se pose, c’est est-ce qu’il va pouvoir reprendre le calendrier tel qu’il était prévu ? Sachant qu’il y a la loi Pacte qui attend, c’est pour les PME et les TPE, c’est sensé leur simplifier la vie et c’est d’autant plus important qu’Emmanuel Macron n’a pas obtenu sur le front du chômage les résultats qu’il espérait. » Or, il va de soi qu’en « simplifiant la vie » des PME et des TPE, on garantit le plein-emploi.

L’enquête se poursuit avec un « autre casse-tête pour Emmanuel Macron, une rentrée sociale qui s’annonce très dense avec la réforme des retraites, également la réforme de la fonction publique ». Deux réformes initiées par lui-même. Ce président est maso au point de s’imposer des « casse-tête » que personne ne lui a réclamés. Citons encore « la réforme du système de santé [qui] devra apporter des réponses au malaise des soignants ». Un malaise ? Je préconise une distribution de Spasfon au personnel des hôpitaux.

Le présentateur interroge son expert, Serge Raffy. « On a quitté le gouvernement dans la tourmente, comment va se passer la rentrée ? » « Il faut que le président arrête de brouiller son image, préconise l’éditorialiste de L’Obs. Vous avez parlé de l’affaire Benalla… » Ah oui, elle est brouillante. « Le Plan grande pauvreté a été ajourné pour des raisons de Coupe du monde… » Le comble de la brouillitude. « Et puis la réforme de la fonction publique, ce sera compliqué, c’est un terrain idéal pour les syndicats. » Saloperies de syndicats ! Ils existent encore, ceux-là ? « Le système de santé, c’est pas seulement un problème de moyens, c’est un problème de philosophie de la santé qu’il va falloir se poser ». Et de stocks de Spasfon.

Serge Raffy est catégorique : « Emmanuel Macron doit revenir à une forme de verticalité. » Ah, la verticalité ! Ça faisait longtemps, elle m’avait manqué — j’ai bien fait de rentrer de vacances. « Or, qu’est-ce qu’on a vu cet été avec l’affaire Benalla ? Un président qui se sarkozyse. » Au lieu de se jupitériser. « Les gens n’ont pas compris. » Ça m’a tourmenté pendant tous mes congés. « Parfois il est vertical, et parfois il est très horizontal. » Du coup, je le sens un peu oblique. « Il va falloir qu’il fasse un choix. » Vertical, je parie. 

La présentatrice revient sur « la loi Pacte, le texte destiné à simplifier la vie des petites et moyennes entreprises ». Quand on vous dit qu’elles ont une vie compliquée. « Des députés de la majorité proposent dans une tribune d’aller plus loin sur le travail dominical. » Plus loin ? Je propose d’autoriser le travail dominical aux enfants de moins de 12 ans. « Les députés expliquent que la loi de 2015 a déjà permis la création de 1 500 emplois » C’est faramineux. Encore un peu de travail dominical et c’est le plein-emploi.

Ces questions bassement matérialistes n’intéressent pas la présentatrice. « Cette tribune, est-ce qu’elle est téléguidée par l’exécutif ? » « Ce qui est sûr, c’est qu’elle va dans le sens de l’Histoire », assène Serge Raffy, lui-même représentant d’un magazine de gauche qui va dans le sens de l’Histoire (de droite). « On ne reviendra plus en arrière. Avec la révolution digitale, les Français peuvent acheter un produit 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur Internet. Donc ça les dérange considérablement de ne pas pouvoir aller dans des magasins. » Pour commander sur Internet. « … Parce que ça ne correspond plus à la réalité historique de notre façon de consommer. » Et c’est un travailleur du dimanche qui le dit. « C’est une évidence, c’est une lame de fond qu’on ne pourra pas arrêter. » Bref, ce n’est pas un terrain idéal pour ces maudits syndicats anachroniques.

(...)

Samuel Gontier

Lire l'intégralité de la chronique (excellente) en cliquant ci-dessous

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Bernard Lavilliers...

19 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Raphaël Glucksmann...

19 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Refugies

Ce que notre indifférence face à la mort des migrants en Méditerranée et la peur du "grand remplacement" disent de ce que nous sommes devenus...

La France, son identité, sa culture, son histoire, ses modes de vie, sa langue ne peuvent être menacés par l'accueil de 50 000 réfugiés par an. Ou 100 000. Ou même 200 000. À quel point faut-il douter de son pays et de soi-même pour être gagnés par l'angoisse ou "l'insécurité culturelle" face aux 0,1% ou 0,2% (ou même 0.8% pour reprendre les chiffres les plus farfelus) de migrants venant d'horizons différents chaque année?

Non, ce qui menace des siècles d'héritages humanistes, le legs des Lumières et de la Révolution, la tradition républicaine - notre véritable identité nationale - c'est bien plutôt notre repli sur nous-même, notre indifférence face aux centaines d'être humains mourant chaque mois dans la Méditerranée, notre incapacité à nous mettre à la place des ombres de Calais, La Chapelle ou Vintimille, notre renoncement au message universel qui contribua à façonner la France pendant (au moins et bien plus en réalité) 250 ans.

Le mélange constamment répété entre réfugiés et immigrés, entre problèmes d'accueil des demandeurs d'asile et difficultés d'intégration de populations déjà là depuis longtemps (et parquées dans des ghettos) est le signe d'une confusion mentale générale. Cette confusion - savamment entretenue par des dirigeants politiques sans scrupules et des éditorialistes sans idées ni principes - vient du fait que nous ne savons plus qui nous sommes et ce que nous faisons ensemble. Des élites aphasiques et abouliques, incapables de définir un horizon commun, laissent les uns et les autres définir leur "être" et le nôtre par exclusion de l'autre, quand elles ne nous y poussent pas joyeusement.

S'il y a un "grand remplacement", c'est bien celui de nos principes humanistes par des valeurs d'exclusion et de repli, de siècles d'hégémonie culturelle progressiste par la doxa néo-réactionnaire, de la France ouverte qui nous a vus naître par une France fermée que notre apathie contribue à construire.

Raphaël Glucksmann

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Macron et la peur de l'étranger - Déconstruire ce discours est une urgence!...

19 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Refugies

Macron et la peur de l'étranger - Déconstruire ce discours est une urgence!...

Emmanuel Macron et son gouvernement construisent, fabriquent un discours emprunté à la droite la plus décomplexée.

L'exemple des réfugiés et de ce navire humanitaire, l'Aquarius, abandonnés par la France et par son président pourtant généreux lorsqu'il était candidat, est particulièrement signifiant.

"Accueillir des migrants en France créerait immanquablement un appel d'air".

C'est absolument faux.  Non seulement les pays qui accueillent bien davantage de réfugiés que la France (qui n'en accueille aucun des 9000 promis par le candidat Macron) n'ont jamais souffert de ce supposé "appel d'air", mais ils ont observé un ralentissement très sensible des arrivées "massives".

En effet, depuis deux ans, les flux migratoires sont en baisse. Tous les organismes spécialisés dans l'observation de ces flux l'affirment, preuves chiffrées et statistiques à l'appui.  

Rappelons encore et toujours enfin que bien avant l'arrivée "sur zones" des navires humanitaires, des centaines de réfugiés tentaient la traversée et se noyaient déjà!

Mais le Président de la République et son gouvernement surfent sur les peurs ancestrales:  

- peur de "l'autre qui n'est pas moi";  
- peur de "l'étrange étranger".  

Des peurs qui se répandent jusque dans le "désert français" où aucun migrant n'a mis ni ne mettra jamais les pieds.  N'ont-ils pas, notre président et notre gouvernement, le culot monstrueux d'affirmer :

"Regardez tous ces bateaux qui convergent vers l'Europe!".

Évitant, en même temps, de nous dire que si ces milliers de "migrants/réfugiés" arrivent effectivement, au péril de leur vie, par la mer, c'est parce que toutes les voies terrestres se ferment les unes après les autres. Comment s'étonner alors de voir les flux migratoires, pourtant ralentis à la source, se bousculer en Méditerranée provoquant des tragédies évitables

Évitables si le Président de la République prenait soin de ne pas regarder ailleurs quand la mer lui demande d'accorder aux malheureux qu'elle "transporte" quelque attention.  

Cessons d' accueillir"! "Portons secours"! C'est de cela et de cela seulement qu'il s'agit. 

L'Histoire retiendra qu'un mois de juin 2018, puis d'août de la même année, la France humaniste a, par son Président, assumé la honte du regard détourné. Pour le Président Macron et son gouvernement, la crise migratoire serait donc une crise des flux. Cela les arrange bien de tenir ce discours. Il évite la vérité: celle d'oser dire qu'il ne s'agit plus d'une crise des flux, mais bien d'une crise des états. Ces états européens incapables de s'unir, abandonnant l'Italie pour le résultat politique récent que l'on sait.  

Où est donc aujourd'hui le candidat Macron? Que sont devenus ces discours européens enflammés? Où donc est son projet hurlé il y a un an? Sans doute se dissimule-t-il derrière ses discours désormais ancrés dans une tradition de droite à l'ancienne. Ces discours qui alimentent les peurs schizophréniques de nos concitoyens en agitant les chiffons noirs de l' "invasion" migratoire. Un sentiment utilisé pour plaire à la frange la plus réactionnaire de l'électorat d'Emmanuel Macron. Un calcul qui, peut-être, s’avérera payant à court terme mais se retournera contre lui dès 2022.

Pour quel résultat? Pour quelle aventure hasardeuse ? Pour quelle tragédie? 

Nul ne peut répondre. Mais il convient urgemment de déconstruire les discours "macroniens" pour permettre à la France et à l'Union Européenne d'en finir avec les peurs entretenues, des peurs insensées qui ne peuvent nous conduire, toutes et tous, qu'à des catastrophes auprès desquelles les "dangers" des flux migratoires sembleront bien dérisoires. 

Christophe Chartreux

PS: ne pas porter assistance à une ou plusieurs personnes en danger de mort est de la non assistance à personnes en danger.

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Jean-Louis Aubert...

18 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Georges Bernanos...

18 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

La menace qui pèse sur le monde est celle d'une organisation totalitaire et concentrationnaire universelle qui ferait, tôt ou tard, sous un nom ou sous un autre, qu'importe ! de l'homme libre une espèce de monstre réputé dangereux pour la collectivité tout entière, et dont l'existence dans la société future serait aussi insolite que la présence actuelle d'un mammouth sur les bords du Lac Léman. Ne croyez pas qu'en parlant ainsi je fasse seulement allusion au communisme. Le communisme disparaîtrait demain, comme a disparu l'hitlérisme, que le monde moderne n'en poursuivrait pas moins son évolution vers ce régime de dirigisme universel auquel semble aspirer les démocraties elles-mêmes. 

Georges Bernanos - La liberté, pour quoi faire?

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