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Vivement l'Ecole!

Philippe Meirieu : L'heure de La Riposte...

29 Août 2018 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education, #Politique, #Pédagogie

Philippe Meirieu : L'heure de La Riposte...

EXTRAIT

"Comment accepter la suffisance et le mépris de ceux qui , face aux difficultés éducatives d'aujourd'hui, tout en n'ayant que le mot "confiance" à la bouche, ne proposent comme grille de lecture que la désignation de boucs émissaires - le pédagogisme et l'égalitarisme - et le recours à des remèdes miracles - les neurosciences et le numérique." Philippe Meirieu lance  "La Riposte", un nouvel ouvrage qui sort aujourd'hui. Face aux bonnes vieilles méthodes qui trient les élèves, aux écoles alternatives qui exploitent les parents et aux usages abusifs des neurosciences il appelle à "en finir avec les miroirs aux alouettes" et à relever les vrais défis éducatifs. La pédagogie est de retour. Le Café pédagogique vous offre cet ouvrage pour toute adhésion à notre association de soutien.

Vous publiez une "Riposte" aux "miroirs aux alouettes". Les miroirs aux alouettes on les lit tous les jours. Ce sont à la fois les anti-pédagos et ce que vous appelez les "hyper-pedagos", une variété plus nouvelle. Comment expliquer le succès de leurs thèses qui semblent pourtant très fragiles ?

J’ai le sentiment que nous assistons aujourd’hui à une sorte de « cristallisation idéologique », une configuration particulière de convergences et d’alliances qui méritent d’être comprises, tant à la lumière de l’histoire qu’à celle de l’examen des principaux enjeux éducatifs contemporains. Il y a, en effet, quelque chose d’étonnant à voir, simultanément et souvent plébiscitées par les mêmes médias, la montée en charge d’une gestion autoritariste et technocratique du système scolaire  à travers la nostalgie des « bonnes vieilles méthodes » et l’hégémonie de l’évaluation – et d’une injonction systématique au « respect de l’enfant » - à travers la séduction qu’exerce, par exemple, la psychologie et la pédagogie « positives ». Comme il est étonnant de voir se développer, tout à la fois, la référence à l’Éducation nouvelle (à travers l’image de Maria Montessori en particulier) et la mythologie des sempiternels « retours » : retour de l’autorité, de la dictée, de la méthode syllabique, du travail « sérieux » dans le strict respect des disciplines contre une interdisciplinarité qui serait condamnée à la superficialité, etc.

Ainsi cohabitent étrangement un discours « anti-pédago » et un discours « hyper-pédago » Les « anti-pédagos » s’élèvent contre ce qu’ils décrivent comme un refus de transmettre ; ils expliquent que l’instruction ne se « négocie » pas et que la véritable éducation est une rencontre « pure » avec les savoirs, complètement incompatible avec les « gymnastiques non-directives » du constructivisme ou de la pédagogie de projet. Les « hyper-pédagos » développent, eux, une forme de spontanéisme naïf, considérant que toute contrainte est castratrice, que l’enfant est naturellement un être merveilleux, qu’il ne désire qu’apprendre, que l’école l’ennuie, le sclérose et l’éloigne des savoirs qu’elle prétend transmettre.

Les « anti-pédagos » sont, effectivement, mieux identifiés et ils ont pignon sur rue à travers une belle brochette de chroniqueurs et d’intellectuels, de Jacques Julliard à Natacha Polony, d’Alain Finkielkraut à Michel Onfray. Les « hyper-pédagos » sont apparus pourtant dans la mouvance de l’Éducation nouvelle – A.-S. Neill à Summerhill en est un bel exemple – mais leur discours est resté relativement marginal. Il se développe aujourd’hui, en phase avec tout un courant très individualiste du « développement personnel » : on y exalte la « bonne nature de l’enfant », la priorité absolue de son « bien-être », le refus de toute obligation et le développement de la créativité contre toute forme de « normalisation ». On y dénonce, comme Ken Robinson, le formatage insupportable des enfants qui ne les prépare pas à exercer leur « liberté d’entreprendre » dans la société libérale… Certes, les enseignants qui se réfèrent à ces thèses ne sont pas très nombreux. On ne les trouve guère que dans certaines écoles privées hors-contrat, comme les « écoles démocratiques », mais l’idéologie hyper-pédago est néanmoins très fortement dans l’air du temps au point qu’un hebdomadaire, pas particulièrement gauchiste, comme Le Point peut, à quelques jours d’intervalle, vilipender la réforme du collège qualifiée de pédagogisme aventuriste, et prôner le refus des sanctions, le retour à la nature, la spontanéité créatrice, à travers une interprétation, d’ailleurs discutable, de Montessori, Steiner ou de la « psychologie positive ». Résultat : l’idéologie « hyper-pédago » s’infiltre largement chez les parents qui n’hésitent pas à l’utiliser pour défendre leur propre enfant contre tout ce qu’il estime être des « maltraitances » : beaucoup d’enseignants du premier degré peuvent témoigner de cela. C’est le signe clair de la montée de ce que j’appelle le familialisme – dont la pointe avancée est l’instruction en famille – et qui est un dérivé de l’individualisme : la volonté de donner la priorité aux intérêts de l’individu à court terme contre le « bien commun », la volonté de contrôler l’éducation pour n’avoir que des écoles homogènes, idéologiquement, sociologiquement et pédagogiquement, avec l’univers familial. À terme, c’est, bien sûr, la mort ou le démantèlement du service public et la clanification de l’éducation.

Évidemment, vous n’avez pas manqué de remarquer que les « anti-pédagos » qui s’acharnent sur des gens comme moi, sont étrangement muets sur les hyper-pédagos ! Ce n’est pas un hasard : les uns et les autres sont profondément élitistes : les premiers veulent que l’École soit toute entière à l’image des classes prépas… les seconds qu’elle privilégie l’entre-soi des parents « éclairés ».

(...)

Propos recueillis par François Jarraud

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Musiques et chansons de fin d'été...

27 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Albert Camus..

27 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Maintenant, je sais que l'homme est capable de grandes actions. Mais s'il n'est pas capable d'un grand sentiment, il ne m'intéresse pas.

- On a l'impression qu'il est capable de tout, dit Tarrou.

- Mais non, il incapable de souffrir ou d'être heureux longtemps. Il n'est donc capable de rien qui vaille.

Il les regardait, et puis :

- Voyons, Tarrou, êtes-vous capable de mourir pour un amour ?

- Je ne sais pas, mais il me semble que non, maintenant.

- Voilà. Et vous êtes capable de mourir pour une idée, c'est visible à l’œil nu. Et bien, moi, j'en ai assez des gens qui meurent pour une idée. Je ne crois pas à l'héroïsme, je sais que c'est facile et j'ai appris que c'était meurtrier. Ce qui m’intéresse, c'est qu'on vive et qu'on meure de ce qu'on aime.

...

- L'homme n'est pas une idée, Rambert.

...

- C'est une idée, et une idée courte, à partir du moment où il se détourne de l'amour. Et justement, nous ne sommes plus capables d'amour.

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Bientôt le retour en salle des professeurs... Bonne rentrée...

27 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Bientôt le retour en salle des professeurs... Bonne rentrée...

Salle des professeurs... Un collège...

Petit tour du propriétaire...

La salle des professeurs est un lieu singulier. Un lieu de rencontres singulières, souvent féminines dans cette profession où le sexe dit "faible" devient le plus fort. C'est un lieu clos, préservé des cris, des chahuts, de la rumeur enfantine de la cour où les élèves font résonner des voix aiguës. C'est aussi un "lieu pluriel"...

La machine à café, incontournable, objet de toutes les attentions, "personnage" chaudement entretenu dont les pannes sont redoutées, commentées et très rapidement réparées...

Le panneau d'affichage aussi, beaucoup moins approché mais néanmoins parcouru. Les syndicats y affichent leur indéfectible et louable détermination ; l'administration, sur un panneau évidemment distinct, affiche quant à elle les innombrables circulaires dont l'Education Nationale entretient le malin secret, recommandations, calendriers en tout genre. Tout cela rapidement oublié... Voire même jamais lu... 

Les fauteuils, le havre de paix, de tranquillité, de récupération après l'effort. L'objet des confidences, des regards entendus, des conversations animées parfois...

Sans oublier, secrètement clos, mystérieux mobilier couleur d'automne, les casiers des professeurs. Chacun le sien, avec son étiquette soigneusement apposée, matérialisation de l' entrée en fonction pour l' enseignant débutant. S' y entassent pèle-mêle des copies, des stylos et marqueurs, des notes de service, parfois une pomme ou un bulletin de salaire...

La photocopieuse souvent mariée au sacro-saint massicot sans lequel notre impuissance fait peine à voir. Qui n'a pas vu la détresse devant la photocopieuse récalcitrante ne connaît pas l' angoisse du professeur !...

Enfin quelques ordinateurs, preuves irréfutables du progrès technique que l'Education Nationale est fière de suivre au plus près de ses possibilités. On y fait à peu près tout, de l'entrée de nos notes à la consultation de nos e-mails. On peut même, discrètement, y lire Libération ou Le Figaro... c'est selon.

La salle des professeurs, c'est tout cela et bien d'autres choses encore... Des conversations, des réflexions, des colères, des amitiés, des amours quelques fois...

C'est une vie dans la vie, un monde en soi, à part et préservé. C'est une bulle qui n'explose jamais... Ou presque...

Christophe Chartreux

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« Il est temps d’utiliser le smartphone en classe »...

27 Août 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Pédagogie

« Il est temps d’utiliser le smartphone en classe »...

EXTRAITS

Dans une tribune au « Monde », André Giordan, professeur en sciences de l’éducation à l’université de Genève, estime que l’école, plutôt que de bannir le portable, doit apprendre aux élèves à s’en servir.

L’usage du téléphone portable pose un réel problème de société. Pour nombre de jeunes, il est devenu une véritable addiction. Les parents sont souvent démunis pour réguler son usage. Des professeurs le sont également devant des élèves dont l’esprit est centré sur les réseaux sociaux aux dépens du savoir enseigné. Toutefois, sont-ce autant de « bonnes » raisons pour bannir le portable de l’institution scolaire ? N’est-ce pas plutôt une facilité pour nos politiques, dont le réflexe, comme dans d’autres domaines, est souvent d’interdire plutôt que de repérer les dysfonctionnements et d’y remédier ?

 

Et si l’on mettait plutôt le smartphone au programme ? Au lieu de le proscrire, l’objectif de l’institution scolaire devrait être de conduire les élèves à un usage serein et pertinent de cet objet emblématique de la société présente et à venir.

 

C’est ce qu’ont déjà compris nombre de responsables d’établissements scolaires et d’enseignants. Ils prennent comme point de départ la passion de leurs élèves pour leur smartphone pour en faire un vecteur d’éducation, dans différents domaines : en matière de technologie, de santé, de citoyenneté… Ce faisant, ils introduisent un autre rapport au portable et… aux savoirs eux-mêmes. Tout est d’abord une affaire d’usages : n’oublions pas que l’eau est le plus grand poison connu si l’on dépasse certaines limites !

 

Problématiques de l’époque

 

Pour prévenir les « conduites excessives », des ateliers sont organisés, où l’on travaille la notion de limite en relation avec la santé, l’activité physique et le sommeil. Les élèves y apprennent à ne pas se polariser uniquement sur cet objet et sur les réseaux sociaux. Le téléphone portable est souvent un exutoire, mais il est relativisé lorsque le désir d’apprendre est présent. Travailler sur le fonctionnement des réseaux sociaux est une formidable porte d’entrée pour comprendre notre époque. Des ateliers peuvent permettre de réfléchir sur les réseaux les plus utilisés. Quels sont leurs avantages et leurs inconvénients respectifs ? Comment se construit leur succès ? Comment se fait-il, par exemple, que Snapchat, chez les jeunes, marque des points par rapport à Facebook ?

 

(...)

 

Alors, arrêtons de dramatiser inutilement. Il est temps de sortir cet instrument polyvalent des sacs des élèves pour l’utiliser – pas de manière exclusive, bien sûr – en classe. Il est essentiel que les institutions scolaires et le corps enseignant sélectionnent et partagent les ressources les plus intéressantes d’un point de vue pédagogique et que des formations spécifiques pour les enseignants se mettent en place. 

 

André Giordan

 

La tribune est à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

 

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Education - La « Riposte » de Philippe Meirieu - Sortie le 29 août... (Par Claude Lelièvre)

27 Août 2018 , Rédigé par EducPro - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Pédagogie, #Politique

On pourrait croire que Philippe Meirieu est pris par une certaine lassitude, voire le découragement. Mais non, bien au contraire.

Et son dernier livre qui vient de paraître chez  "Autrement" le montre à l’évidence, même s’il admet en exergue qu’il s’agit encore une fois de « dépasser les malentendus et revenir à l’essentiel" .

Mais il ne s’agit nullement pour lui de se répéter pour se faire entendre ou pour se faire enfin comprendre (en dépit des  "brouillages" plus ou moins développés par nombre de ses adversaires). Il s’agit surtout pour lui d’aller à l’essentiel tout en prenant en compte le contexte actuel. D’où des chapitres aux titres évocateurs de cet  "air du temps" tels que « L’antipédago et l’hyperpédago sont dans un bateau » ou « Du consumérisme scolaire aux écoles alternatives » ou " Au bout de la crête : un passge risqué mais peut-être possible".

Car il s’agit aussi et toujours de descendre « Dans l’arêne » (titre significatif de la deuxième partie de l’ouvrage) tout en traçant rapidement mais nettement quelques pistes à emprunter (à partir d’une interrogation essentielle:  "Quelles finalités éducatives pour faire face aux défis d’aujourd’hui? "):  "Quelles connaissances mobiliser pour atteindre nos finalités?" ; " Faire de l’Ecole un espace de décérélation" ; " Former à l’attention "; " Mettre en place une évaluation exigeante" ; " Transmettre le goût d’apprendre" .

And last but not least: "Construire des collectifs pour former des citoyens"

Claude Lelièvre

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Ce que La Fontaine doit aux Arabes...

27 Août 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

De nombreuses fables de La Fontaine sont inspirées du recueil "Kalila et Dimna". Ces fables animalières sont d’abord conçues comme un miroir des princes : elles dévoilent un imaginaire politique qui s’étend, au-delà des cours princières, à l’ensemble des élites cultivées du monde musulman médiéval.

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Le système #Parcoursup semble bloqué. Les responsables de formation s'inquiètent...

27 Août 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Parcoursup

Le système #Parcoursup semble bloqué. Les responsables de formation s'inquiètent...

Parcoursup : à quelques jours de la rentrée, "de nombreux établissements sont très loin d'avoir fait le plein"

Des classes en sous-effectif, des étudiants sans affectation : le système Parcoursup semble bloqué. Les responsables de formation s'inquiètent. 

Parcoursup, la plateforme d'attribution des places dans l'enseignement supérieur, bouleverse cette année le calendrier de la rentrée universitaire. Plus de 100 000 élèves demeurent dans l'incertitude. Certains n'ont encore aucune proposition de formation. D'autres en ont une, mais ne se décident pas à la valider définitivement.  Le système semble bloqué.

Résultat, certaines universités ont repoussé leur rentrée. D'autres formations comme les classes prépa, ont, elles, choisi d'avancer leur date limite d'inscription au lundi 27 août.

Impossible de boucler les emplois du temps 

Les formations sont théoriquement toutes remplies, classes prépa, BTS, licences. Mais théoriquement seulement car les élèves acceptés n'ont pas tous validé définitivement leur inscription. Beaucoup conservent la place, quitte à la libérer à la dernière minute s'ils obtiennent une autre formation pour laquelle ils sont aujourd'hui toujours sur liste d'attente. Alain Joyeux, président de l'association des classe prépa commerce, explique que "de très nombreux établissements sont très loin d'avoir fait le plein". "Peut-être les élèves se décideront-ils in extremis, mais rien ne permet d'en être sûr. Ça pose de gros problèmes pour les emplois du temps, pour l'organisation du temps de travail", ajoute-t-il. r

Pour pousser les élèves à se décider et à s'inscrire définitivement, les classes prépa ont avancé la date limite d'inscription au lundi 27 août. Même chose pour une partie des BTS et certaines licences.

Une rentrée plus tardive, le temps de s'organiser 

À l'université de Nîmes, au contraire, on a repoussé la rentrée d'une semaine. D'après son président, la maintenir début septembre était risqué. "Cela aurait été plus difficile, explique Emmanuel Roux, parce qu'il faut relancer la machine. Sur un dispositif qu'on maîtrisait, ça ne posait pas de difficultés parce qu'on était en pilotage automatique. Là, comme on voit que c'est différent, qu'il y a des adaptations, il est préférable d'avoir quelques jours supplémentaires."

Des effectifs d'étudiants loin d'être stabilisés fin août, c'est nouveau, mais pas ingérable poursuit Emmanuel Roux. Il rappelle qu'avec le précédent système, APB, il y avait aussi un afflux d'inscriptions tardives d'étudiants à gérer jusque fin septembre. 

Solenne Le Hen

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Tanita Tikaram...

26 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jérôme Ferrari...

26 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Simon est assis aux pieds de Notre-Dame du Rosaire. Il se tient tout raide sur sa chaise, dans la fournaise de l'église. La sueur coule sur son visage, lui brûle les yeux et imbibe ses vêtements. Parfois, un courant d'air le fait frissonner. Il a écouté dix-sept tercets de l'interminable Dies Irae, l'alternance répétée de deux lignes mélodiques. Le chant s'achève sur trois distiques qui viennent rompre la monotonie de l'ensemble. Un chanteur entonne seul , sur une note très haute, Lacrimosa dies illa - jour de larmes que ce jour-là quand, pour être jugé, le coupable resurgira de la cendre.

Jerome Ferrari - A son image

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