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Vivement l'Ecole!

Angel Parra... (Et Isabel)...

2 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Angel Parra...

2 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Madeleine, cette femme qui a rempli ma vie un certain temps, a joué le rôle du juge et du bourreau. Sans difficulté : elle n'a rencontré aucune résistance. Je ne l'ai peut-être jamais aimée. Je l'ai seulement laissée remplir ma vie. Habituée a former de jeunes anarcho-débutants dans sa cellule gauchiste, son caractère viril et énergique l'a aidée a prendre rapidement des décisions. De plus, elle était Karatéka, ceinture noire, je l'ai vue de mes yeux casser des briques du tranchants de la main droite. Le sujet de sa conférence préférée destinée a instruire ses militants consistait a leur expliquer comment préparer, cacher et lancer un cocktail Molotov. C'est exactement ce qu'elle a fait avec moi. Pour mettre les choses au clair, je m'explique : je comprends sa réaction de femme lassée des amours sans surprise que je lui offrais. Elle m'a précipité a grand renfort de coups de pied et de bourrades symboliques dans l'immense abîme de ce voyage sans m'offrir d'alternative.

La rencontre entre Cupidon et son petit cœur a eu pour résultat cette prise de décision a ma place.

Une mesure parfaitement arbitraire selon moi. On aurait pu discuter des modalités de notre séparation mais cela ne s'est pas passé comme ça. Elle m'a expédié par DHL pour se débarrasser de moi et pouvoir vivre librement sa nouvelle passion. Avec Norberto, le bandonéoniste, elle découvrira l'univers maléfique du tango, dans toutes ses dimensions.

Anger Parra - Bienvenue au Paradis

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Philippe en compagnie de Blanquer veut «changer la vie des enseignants»... Par Claude Lelièvre...

2 Août 2018 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

Philippe en compagnie de Blanquer veut «changer la vie des enseignants»... Par Claude Lelièvre...

C'est du moins ce qu'il a dit hier dans un entretien en duo (pour le moins inhabituel et donc quelque peu solennel), avec le ministre de l'Education nationale dans « Ouest France ».

On aurait tort de prendre cela à la légère : d'une part en raison de cet entretien en duo dont le caractère inhabituel devrait frapper les esprits, d'autre part en raison de certaines déclarations (notamment du Premier ministre) qui donnent le sens que cela peut avoir (pour peu que l'on y prête quelque attention).

Ainsi, à la question posée par les journalistes d'Ouest France : « pourquoi ne pas avoir retenu la proposition de nouveau corps pour les professeurs », Edouard Philippe répond « Je ne crois pas que la question de l’attractivité du métier d’enseignement passe par une réponse purement statutaire qui aurait à la fois beaucoup agité les esprits et mis beaucoup de temps à aboutir. Avec Jean-Michel Blanquer, nous privilégions les réponses concrètes et opérationnelles : valoriser l’engagement dans les REP + avec la prime évoquée plus haut, développer les heures supplémentaires, attirer les personnes susceptibles de rejoindre l’éducation nationale dans une seconde carrière. Voilà des transformations qui vont très directement changer l’école et changer la vie des enseignants ».

Dans son article très complet paru dans Médiapart le 30 juillet dernier (« CAP 2022 préconise de réformer le statut des enseignants »), Faïza Zerouala avait bien mis en valeur l'une des préconisations de ce ''rapport stratégique'' : « créer un nouveau corps d'enseignants qui pourrait se substituer progressivement à celui de certifiés. Ce corps serait soumis à des obligations supplémentaires (bivalence, annualisation d'une partie du temps d'enseignement, obligation de remplacement dans l'intérêt du service, qui offriraient plus de souplesse aux chefs d'établissement ».

On voit bien quelle est la réponse (précipitée?) faite par le Premier ministre à cette préconisation d' « un nouveau corps d'enseignants »), mais avec des attendus qui laissent pour le moins perplexe. Ne serait-ce que ce qui concerne « valoriser l'engagement dans les REP + avec la prime évoquée plus haut ». Car ce qui avait « été évoqué plus haut » (par Jean-Michel Blanquer) donne un sens très particulier à « changer la vie des enseignants » et au destin de certaines promesses de campagne du candidat Emmanuel Macron.

Jean-Michel Blanquer : « Au mois de septembre, une prime de 1 000 € net va être donnée aux personnels dans les REP + (réseaux d’éducation prioritaire). En septembre 2019, ce sera 2 000 € net. Et en septembre 2020, 3 000 € net. Trop souvent, les moyens supplémentaires affectés à ces territoires ont été conçus comme une indemnisation des difficultés rencontrées. Demain, ils devront être une stimulation au service de la réussite des élèves [...] Le but est bien de faire réussir les enfants avec un effort particulier dans les territoires les plus en difficultés en accompagnant les professeurs de façon collective. La prime pourrait d’ailleurs favoriser les objectifs fixés en équipe ».

A ce sujet il convient de rappeler que le candidat Macron a dûment affirmé qu'« il n’est plus acceptable que les territoires où la difficulté sociale et scolaire se concentre soient confrontés chaque année à l’impossibilité de recruter des enseignants : parce qu’il faut reconnaître cette difficulté et y répondre, les enseignants, du premier et du second degré, qui exercent en REP+ seront mieux accompagnés et recevront une prime annuelle supplémentaire de 3 000 € nets».

Mais, depuis, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a déclaré qu'une partie de cette future prime serait donnée sur une base variable ( au ''mérite''?)...

D'autres passages de l'entretien du duo publié hier par Ouest-France donnent sans doute aussi quelques indices sur ce que pourrait signifier « changer la vie des enseignants » (et lesquels?) (« changer la vie ! », un beau mot d'ordre qui a eu son heure de gloire  dans le passé...).

Édouard Philippe: « Nous voulons rééquilibrer nos moyens du secondaire vers le primaire. La démographie nous y aide et c’est quelque chose de très important. Car, au final, le surcroît de moyens consacrés au primaire a une efficacité considérable qui se retrouve dans la suite du parcours scolaire ».

Édouard Philippe: « Notre politique se fera à moyens contraints, mais nous investissons dans l’éducation et la formation, et cherchons à faire de profondes transformations, pas de petites économies ».

Claude Lelièvre

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#Parcoursup : zéro sens de l’orientation...

2 Août 2018 , Rédigé par Telerama

#Parcoursup : zéro sens de l’orientation...

EXTRAITS

Les chiffres sont têtus, même quand on change la présentation d’un tableau comme l’a fait récemment le ministère de l’Enseignement supérieur. En ce début de mois d’août, 67 000 personnes ne savent toujours pas ce qu’elles feront à la rentrée de septembre : près de 17 000 bacheliers et élèves en cours de réorientation n’ont reçu aucune réponse positive à leurs vœux formulés sur la nouvelle plateforme en ligne Parcoursup, auxquels il faut ajouter les plus de 50 000 jeunes pris en charge par les académies pour les accompagner dans leur orientation encore floue (ces « inactifs » que le ministère préfère donc mettre de côté). A la même époque, avec un résultat proche, Admission Post Bac passait à la trappe.

Mise en place en quelques mois par Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Parcoursup, la nouvelle gestion des affectations dans les établissements scolaires post-bac devait remédier aux problèmes d’APB. Son lancement dans le cadre du plan Orientation et réussite des étudiantsa entraîné le blocage de plusieurs universités au printemps. Critiquée pour sa lenteur et son caractère anxiogène, la plateforme peine à convaincre et à remplir les objectifs fixés par le gouvernement, notamment un accès plus juste à l'enseignement et une orientation personnelle plus efficace. Explications avec Agnès Van Zanten, professeur de sociologie et directrice de recherche au Laboratoire sociologique du changement de Sciences Po, spécialiste des questions d'éducation, dont les travaux actuels sur les conditions d'accès à l'enseignement supérieur, permettent de dresser un premier bilan à mi parcours.  

Pourquoi Admission Post-Bac (APB) a-t-il été remplacé?

Pour évoquer ces nouveaux outils, il est très important d'avoir en tête que le système de l'enseignement supérieur français est extrêmement fragmenté et hiérarchisé. Nous avons une grande diversité d'institutions (lycées, prépas, grandes écoles, universités…) avec des filières sélectives ou non. Pour faciliter les démarches et répondre à la croissance démographique, le gouvernement a centralisé l'orientation des bacheliers dans un premier système, APB. Les lycéens y classaient stratégiquement leurs vœux d'orientation puis recevaient une proposition en fonction du souhait le plus élevé qui avait obtenu une réponse positive. Faute de pouvoir classer les candidats dans les filières non sélectives comme l'université, le gouvernement précédent a mis en place dans l’urgence le tirage au sort, qui s’est révélé illégal. Le site et son algorithme ont fini par devenir problématiques. Mis en demeure par la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés en 2017, le ministère de l’Enseignement supérieur a remplacé APB par Parcoursup pour la rentrée 2018.

(...)

Parcoursup est-il plus juste ?

Non. Le système français est plus transparent grâce à Parcoursup, mais la transparence en elle-même n'est pas gage d'égalité. Parcoursup est complexe et renforce des inégalités sociales déjà bien ancrées. La nécessité d'avoir une connaissance précise du système universitaire et de ses logiques internes donne un avantage aux lycéens scolarisés dans des établissements favorisés. Ils sont mieux accompagnés par leurs professeurs et familles, et sont alors plus aptes à faire des choix d'orientation réalistes, en cohérence avec leur parcours et désir. La lenteur de la plate-forme accentue aussi les inégalités. Il faut attendre les réponses négatives des uns et des autres pour que des places se libèrent et soi-même voir des propositions d'orientation apparaître sur le site de Parcoursup. Les groupes sociaux armés culturellement, plus confiants, anticipent mieux cette attente tandis que les jeunes moins favorisés vont, par manque de confiance en eux, se décourager.

(...)

A qui profite Parcoursup ?

Comme pour APB, il bénéficie aux catégories socio-professionnelles au capital culturel élevé, bonnes connaisseuses des rouages du milieu scolaire. On peut noter également que Parcoursup donne plus d'autonomie aux universités et leur offre la possibilité de se mettre en concurrence. Des établissements bien classées qui cherchaient déjà à se démarquer en créant des filières sélectives vont s'appuyer sur Parcoursup pour aller dans ce sens et fragmenter encore plus le paysage universitaire, moteur d'inégalités. Pour le moment, nous avons assez peu de recul pour connaître parfaitement les conséquences de ce nouveau mode d'affectation, mais on peut imaginer que les jeunes, refusés dans le système public, vont se tourner vers des écoles privées, payantes et peu encadrées par l’Etat. Je mène actuellement une recherche sur les salons de l'Enseignement Supérieur et ça m'a beaucoup alerté de voir la place grandissante des établissements privés. Auparavant, 8% des institutions du supérieur étaient privées, deux décennies plus tard elles représentent 19%.

(...)

Annabelle Chauvet

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Téléphone portable: quand un titre modifie un texte de loi...

2 Août 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Téléphone portable: quand un titre modifie un texte de loi...

C'est un détail, mais le diable s'y cache souvent...

 

Le site officiel education.gouv.fr titre: 

 

(lien en bas de page; j'engage vraiment chacune et chacun à le lire tant il illustre la pensée "En même temps"):

 

"Adoption de la loi interdisant l'utilisation du téléphone portable dans les établissements scolaires dès la rentrée 2018" 

Mais à la lecture du texte qui suit, le verbe "interdire" a disparu. Il respecte le texte de loi tel qu'il est écrit et qui, lui, ne parle absolument pas d' "interdiction:

 

"La proposition de loi relative à l’encadrement de l'utilisation du téléphone portable dans les établissements d’enseignement scolaire a été définitivement adoptée lundi 30 juillet 2018"

 

Evidemment le verbe "interdire" sonne mieux aux oreilles des parents/électeurs et de la partie la plus paresseuse des médias relayant sans trop s'interroger la parole officielle.

 

Christophe Chartreux

PROPOSITION DE LOI

MODIFIÉE PAR LE SÉNAT,

relative à l’encadrement de l’utilisation du téléphone portable
dans les établissements d’enseignement scolaire,

(...)

« Art. L. 511-5. – L’utilisation d’un téléphone mobile ou de tout autre équipement terminal de communications électroniques par un élève est interdite dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges et pendant toute activité liée à l’enseignement qui se déroule à l’extérieur de leur enceinte, à l’exception des lieux et des circonstances dans lesquels le règlement intérieur l’autorise expressément.

Article 3

I. – L’article L. 312-9 du code de l’éducation est ainsi modifié :

1° À la première phrase, après le mot : « utilisation », il est inséré le mot : « responsable » ;

2° La seconde phrase est ainsi modifiée :

a) Le mot : « sensibilisation » est remplacé par le mot : « éducation » ;

b) Après le mot : « intellectuelle », sont insérés les mots : « , de la liberté d’opinion et de la dignité de la personne humaine » ;

3° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Elle contribue au développement de l’esprit critique. »

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