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Vivement l'Ecole!

Calogero...

29 Juillet 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Le "macronisme" vu par Beckett...

29 Juillet 2018 , Rédigé par Harold Bernat Publié dans #Politique, #Philosophie

Le "macronisme" vu par Beckett...

"Beckett fait droit à cette angoisse sans la recouvrir par une rationalité défensive qui chercherait à en rendre raison logiquement. Ses personnages ne font plus qu'un avec l'absurdité qui les anime ou les immobilise sans raison. Au théâtre beckettien de l'absurde, nous pourrions voir un président monter sur scène. Des voix partent des coulisses, entre deux longs silences, elles crient: "Président"; "Philosophe"; "Ricoeur". Puis plus rien. Le personnage leur répond: "Révolution"; "Start-up nation". Un ton plus haut: "Liberté". Puis plus rien. S'ensuit un long mime, juste des clins d'oeil et un sourire au public. Puis plus rien. Des smartphones descendent sur des cintres pendant qu'un autre personnage, plus petit, passe sur un fauteuil roulant: "Soft Power!" Une vieille dame, dans une poubelle, lui répond: "Mais il a pas eu sa bouillie". Rideau. Une voix hurle: "En marche!" Et puis plus rien. Rien de plus. Rien de plus encore."

Harold Bernat - Le Néant et le Politique/Critique de l'avènement Macron/Ed L'Echappée, p 128

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The Doors...

28 Juillet 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

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Coup de coeur... Georges Duhamel...

28 Juillet 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Résultat de recherche d'images pour "georges duhamel journal de salavin"

Je commençais à m'ennuyer ferme, à maudire ma faiblesse, la pluie, le cinéma, l'immense sottise de tout et de tous. Et voilà qu'à ce moment l'image disparaît. Une âcre odeur chimique se répand dans la salle et quelqu'un crie, sur les gradins : "Au feu !"

Avant d'aller plus loin, il faut que je fasse une parenthèse. Ce genre d'accidents est de ceux auxquels, toujours, je m'attends. J'y avais donc pensé mille et mille fois, réglant la conduite à tenir. Je serais calme et résigné. Je monterais sur un banc et crierais, dominant les clameurs de la foule : "Ne poussez pas. Ne craignez rien. Sortez en bon ordre. Tout le monde sera sauvé." Je devais - encore mon programme - attendre avec le plus grand sang-froid, contenir les brutes, protéger les femmes, me porter aux points dangereux, me dévouer, sortir après tous les autres ou périr dans la fumée. Voilà comme, depuis longtemps, j'avais arrangé les choses dans ma tête. Bon ! Revenons aux faits.

A peine eus-je entendu le cri, je fis, par-dessus les banquettes, un bond dont je ne me serais jamais cru capable. Ce bond, il me parut que tous les gens des derniers gradins l'avaient fait en même temps que moi. L'obscurité n'était pas totale : quelques petites lampes de secours, disposées de place en place, versaient sur la multitude une lueur de mauvais rêve. Un énorme cri confus s'éleva, comme une tornade, et je m'entendis crier, avec les autres, plus fort que les autres, des paroles incohérentes : "Sortez ! Sortez donc ! plus vite ! Poussez ! Poussez !" Je ne peux dire exactement ce qui se passa pendant les minutes qui suivirent. Quelques souvenirs farouches : je trébuche dans un escalier, je perds mes lunettes, j'enfonce mes coudes et mes genoux dans une épaisse pâte humaine, j'écarte, des deux poings, un visage obscur qui me mord, je marche sur quelque chose de mou, j'aperçois devant moi, portant un gosse à bout de bras, une femme qui pleure. Mais j'avance, à n'en pas douter, j'avance ; je suis porté de couloir en couloir et, tout d'un coup, l'air, humide et chaud, l'air du dehors, le trottoir gras, une foule qui fuse et prend la course. Une vieille dame qui appelle : "Henri ! Henri !"

Je pris ma course, comme les autres. La perte de mes lunettes m'avait presque ébloui. Je ne saurais dire, aujourd'hui, combien de temps je courus et par quelles rues je passai. Je repris mon allure normale sur un boulevard fort calme où quelques passants attardés me regardaient curieusement. Je n'avais plus de chapeau. J'étais griffé, courbatu, mes vêtements déchirés.

Je rentrai chez moi, [...] tout tremblant. Non plus la peur : le désespoir. Le lendemain, j'ouvris le journal comme peut le faire un malfaiteur qui craint d'y trouver son portrait. Quelques lignes, dans un coin. J'eus bien du mal à les découvrir. Rien de grave, somme toute : quatre ou cinq blessés. Une simple bousculade. 

Mais moi, moi, moi ? Quelle chute ! Quel déshonneur ! Et quelle sentence !

Georges DUHAMEL, Journal de Salavin, 15 octobre

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"En marche" vers la destruction de l'université...

28 Juillet 2018 , Rédigé par Les Économistes Atterres Publié dans #Education, #Parcoursup

"En marche" vers la destruction de l'université...

Reprenant à son compte le discours de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de la Banque mondiale, l’Union européenne s’est lancée depuis le début des années 2000 dans la promotion d’une « économie de la connaissance ». Inaugurée par le processus de Bologne, cette stratégie vise à instaurer un espace européen de l’enseignement supérieur. L’adoption d’une structuration harmonisée des études au niveau européen – Licence-Master-Doctorat (LMD) – et d’un système européen de transfert et d’accumulation de crédits – European Credit Transfer System (ECTS) – ambitionne de donner corps à un marché de l’enseignement supérieur permettant aux étudiants de rationaliser leurs trajectoires éducatives en comparant le coût de leurs études et les bénéfices qu’ils peuvent espérer en retirer sur le marché de l’emploi. Il s’agit en fait d’imposer une vision utilitariste du savoir, telle que l’enseigne la théorie du capital humain (1). Cette approche, qui se veut « rationnelle » – au regard de considérations purement financières – organise pourtant le désengagement de l’État et la marchandisation des études tout en imposant aux universités de devenir des entreprises « compétitives » au service de la croissance économique. En France, ce mouvement s’est accéléré depuis l’adoption de la très mal nommée loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), votée en catimini à l’été 2007 malgré une opposition massive de la communauté universitaire (2). Il s’inscrit dans un mouvement plus large, à l’œuvre depuis plusieurs décennies, qui consiste à intégrer l’idéologie néolibérale dans un espace – celui de l’enseignement – qui jusqu’à lors en était relativement protégé. La réforme en cours du baccalauréat, qui permet de justifier l’instauration de la sélection à l’entrée de l’université en est la dernière manifestation (3) et préfigure l’étape suivante, celle de la hausse des frais d’inscription, qui permettra de mieux discipliner des étudiants endettés (4). Face à cette impasse, un autre modèle est possible (5).

Pour lire cette note dans son intégralité, téléchargez le PDF ci-dessous.

FICHIER(S) ATTACHÉ(S): 
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Marie Laforêt...

27 Juillet 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Gérard Davet et Fabrice Lhomme...

27 Juillet 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Littérature

"Lui, président, n'est pas parvenu à enrayer la propagation du poison islamiste, lui, président n'a pas pu contrôler les soubresauts d'une économie mondialisée, lui, président, n'a pas été en mesure d'échapper au voyeurisme ambiant, lui, président n'a pas été capable d'éviter les crises gouvernementales et les déchirures de la gauche, lui, président n'aura pas su se faire aimer, lui, président, n'aura jamais transporté les Français...Lui, président, n'aura jamais suscité la considération, la crainte, le respect tout simplement."

Gérard Davet et Fabrice Lhomme - Un Président ne devrait pas dire ça

                              _______________________________________

C'est de François Hollande dont il est question...

Je précise car ces phrases pourraient tellement mieux encore s'appliquer au Président qui nous "gouverne" en ce moment...

Christophe Chartreux

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A toi dont le "crime" fut de l'appeler "Manu"...

27 Juillet 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

A toi dont le "crime" fut de l'appeler "Manu"...

A toi qui as subi une leçon de morale en public...

A toi qui as subi des attaques indignes sur les réseaux sociaux...

Ton "crime"? Avoir appelé le Président de la République, "Manu"...

Aujourd'hui, tu pourrais lui faire à ton tour la leçon... Mais tu es bienveillant... 

Tu resteras irréprochable... 

TOI!

Christophe Chartreux

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Une ''affaire d'Etat'' sans ''hommes d'Etat''?... Par Claude Lelièvre...

27 Juillet 2018 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

Une ''affaire d'Etat'' sans ''hommes d'Etat''?... Par Claude Lelièvre...

Le chef de l'Etat a tardé à s'exprimer sur ''l'affaire Benalla''. Et on se demande si les anciens premiers ministres et les anciens ministres de l'Intérieur se sont exprimés là-dessus eux aussi

Si oui, qui et quand ? En disant quoi ?

Et pourtant la liste des anciens premiers ministres est longue (13 noms) : Jacques Chirac, Laurent Fabius, Edith Cresson, Edouard Balladur, Alain Juppé, Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin, François Fillon, Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve.

Celle des anciens ministres de l'Intérieur aussi (11 noms, même en ne comptant pas ceux qui ont été aussi premiers ministres) : Pierre Joxe, Paul Quilès, Jean-Louis Debré, Jean-Pierre Chevènement, Daniel Vaillant, Nicolas Sarkozy, François Baroin, Michèle Alliot-Marie, Bruce Hortefeux, Claude Guéant, Mathias Féki.

Sans compter la cohorte des ministres actuels.

Une ''affaire d'Etat'' sans quasiment l'intervention d'''hommes d'Etat'' serait un cas d'école, à fair figurer en bonne place dans les programmes d'EMC (enseignement moral et civique) qui viennent d'être remaniés. Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer ne devrait pas bouder son plaisir et nous le faire savoir urbi et orbi, à son habitude.

Claude Lelièvre

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