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Vivement l'Ecole!

Les bacheliers de Mai 68 : le mauvais procès du «bac au rabais»...

2 Juillet 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Mai 68

Les bacheliers de Mai 68 : le mauvais procès du «bac au rabais»...

Passé à l’oral pour cause de Mai, ce diplôme a toujours été vu comme facile et sans valeur. Le vécu, et le parcours, des intéressés prouve que les deux sont faux.

De la guerre du Vietnam au Printemps de Prague, de la famine au Biafra aux JO de Mexico, de l’assassinat de Luther King à 2001, l’Odyssée de l’espace, l’année 68 est celle de bouleversements dans le monde entier, bien au-delà du Mai français. En 2018, Libération revisite, chaque samedi, les temps forts d’une année mythique. Sur Libération.fr, retrouvez tous les jours notre page dédiée, «Ce jour-là en 68».

Quand on a passé le baccalauréat en 1968, on n’entend pas que des commentaires agréables. «Ah oui, le bac 68, celui qui était donné…» Même si le propos se veut ironique et pas méchant, le sous-texte est clair : ce bac-là, passé en une journée et entièrement à l’oral, ne valait rien.

Mais à quoi tient la valeur d’un diplôme ? A la sueur et la douleur ? Ou bien au parcours vers lequel il mène ? Le 17 mars, l’association des Anciens du lycée Alain d’Alençon, dans l’Orne, réunissait la promo 1968 dans les locaux du lycée. Sur 176 anciens, l’association en avait retrouvé 140 et 100 avaient fait le déplacement. Beau score. Président de l’association, Cyrille Launay (bac 1995, série S) raconte que «le bac à l’oral, les deux premières heures, ils n’ont parlé que de ça. Et ils étaient unanimes. Pour eux, ce n’était pas un bac au rabais».

Martine Fontaine (bac 1968 série A) soupire en se rappelant ce que «tout le monde» lui a dit après l’examen : «"C’est un bac au rabais !" Mais ce n’est pas vrai…» La preuve ? «Quand on s’est réunis en mars 2018, toutes les classes de terminale de 1968, on a vu ce que les gens étaient devenus : beaucoup d’enseignants, des fonctions de cadres supérieurs, des bacs + 5, + 6… On était des élèves sérieux quand même.»

«On ne savait rien»

Les idées reçues ont ceci de bien que, lorsque l’on peut les démonter, c’est un plaisir de fin gourmet. Ainsi du fameux «bac au rabais» de 1968. En 2005, tandis que les bacheliers de ce millésime ont entamé la cinquantaine, deux économistes, Eric Maurin et Sandra McNally, disséquaient dans une étude (1) le parcours scolaire et professionnel de cette cohorte. Résultat : grâce à ce «singulier accident de l’histoire», des élèves moyens ou redoublants, qui auraient été éjectés du système, ont eu accès à une formation supérieure. Mieux, «lorsque l’on suit ces "élus" dans le temps, on s’aperçoit que cette opportunité s’est traduite, des années plus tard, par un surcroît de salaires et de réussite professionnelle par rapport aux étudiants qui, nés un an plus tôt ou plus tard, n’avaient pas eu la chance de se trouver au bon endroit du système éducatif au bon moment de son histoire». Bigre.

A la recherche des bacheliers 68, on est tombé par hasard sur l’association des Anciens du lycée Alain d’Alençon, qui mentionnait sur son blog la réunion de ses terminales 1968. Magie d’Internet. Alençon, avec ses 31 656 habitants cette année-là, était sans doute l’un des endroits où pouvait se mesurer «cette expérience de laboratoire décisive» que décrivent Eric Maurin et Sandra McNally. Celle qui a permis «à ceux qui restaient d’ordinaire à sa porte (notamment les enfants des classes moyennes) d’entrer à l’université».

Au fond, c’est ce que Martine Fontaine a observé de façon empirique à la réunion des anciens, en soulignant les brillants parcours professionnels de ses condisciples. Passée par le collège de Bellême (1 742 habitants) puis par celui de Sées (4 347 habitants) avant le lycée Alain d’Alençon, elle n’a perçu Mai que par le bouleversement du bac. De l’organisation de l’examen, «on ne savait rien. Les événements, depuis Sées, me semblaient très parisiens. Après la rentrée, quand je suis arrivée à la fac, je me suis rendu compte que pas du tout et j’ai participé à toutes les manifs».

Mais là, en mai à Alençon, Martine ne pensait qu’au baccalauréat. «Je suis d’un milieu modeste, je n’avais qu’une idée en tête : travailler pour être enseignante. Mes parents étaient fonctionnaires, avec des revenus moyens qui ne m’ouvraient pas le droit à une bourse.» Quand bien même l’agitation aurait atteint le lycée, l’élève ne se sentait pas «le droit de faire n’importe quoi». L’arrivée de Mai à Alain s’est ressentie le jour où«le lycée nous a dit : "Rentrez chez vous." Il n’y avait pas de train, on s’est débrouillés par nos propres moyens».

De quoi stresser

Le bac à l’oral, dont on parle aujourd’hui comme d’une promenade de santé comparé à sa version écrite, n’était pas vécu de la sorte par les intéressés. «Elève moyenne, assez sérieuse mais assez timide, j’avais peur que l’oral ne me desserve», se souvient Martine Fontaine. Il faut croire que non. «J’ai eu le bac sans mention mais honorablement», dit-elle.

Sa condisciple Brigitte Rivière raconte elle aussi que ce tout oral n’était pas un cadeau. «On venait d’un enseignement très magistral et là, tout d’un coup, on nous demandait de prendre la parole.» Et pas qu’un peu. Toutes les matières enquillées les unes derrière les autres, sur une seule journée, avec les résultats dans la foulée. Il y avait d’autant plus de quoi stresser que le calendrier de l’examen avait fluctué jusqu’au dernier moment. «On nous a dit "vous le passerez" puis "vous ne le passerez pas". Il y a eu trois ou quatre contre-ordres», se souvient-elle. Le jour J, «on a quand même eu des examinateurs bienveillants qui nous disaient : "On va faire ça tranquillement." Pas pour nous dire qu’ils allaient nous mettre une bonne note, mais pour nous aider». Et en philo, Brigitte avait besoin d’être soutenue. «J’étais un peu dépassée par cette matière. Je ne comprenais rien, je prenais ça comme de la littérature. Et en plus, c’était un coefficient énorme.» Résultat ? «10 en philo et le bac avec mention assez bien.»

Comme Martine Fontaine, Brigitte Rivière a le souvenir que vus d’Alençon, les événements de Mai 68 semblaient bien lointains. «J’ai été pensionnaire dès la quatrième, raconte-t-elle. Ça, plus le fait que ma famille me protégeait beaucoup, faisait que je n’avais aucune notion de ce que pouvaient être les événements de Mai. J’en entendais un peu parler par mes parents, à cause de l’essence.» Mais l’ambiance de 68 a bien fini par atteindre Alençon : «Le jour où on a fait un sit-in dans la cour, je n’en revenais pas…»

Mention très bien

A une époque où n’existent ni les réseaux sociaux ni les chaînes d’information en continu, la conscience politique des lycéens est une affaire de contexte familial et de hasard des rencontres. Alain était un lycée «où l’on pouvait entrer en maternelle et en sortir au bac», décrit Jean-Marc Roger, bachelier 68, série C. «La terminale C, c’était les bons en mathématiques. C’était un peu atypique à l’époque. On était une bordée de copains toujours ensemble», raconte-t-il. Et pas imperméables aux idées de Mai. «Je me souviens qu’on est allés à Caen dans une AG, voiturés par un de nos profs.» Pourtant, même si les événements de 1968 ont démarré en Normandie avec les émeutes ouvrières de Caen en janvier, «Alençon n’était pas un grand lieu d’agitation», remarque-t-il.

Dans la famille Roger, il y avait neuf frères et sœurs avec des options politiques «assez disparates». Les parents «avaient une sensibilité humaniste». En mai, ils avaient hébergé «des internes du lycée qui voulaient participer au mouvement et ne voulaient pas rentrer chez eux». Les parents n’étaient-ils pas horrifiés par ce qui se passait ? «Non, c’était plutôt le contraire. Je n’ai même pas le sentiment qu’ils aient eu peur.»

Et le bac ? Une formalité pour le crack en maths ? «J’étais en difficulté en primaire et j’ai passé l’examen d’entrée en sixième. Si je n’avais pas eu des parents intellectuels, j’aurais décroché.» Le bac à l’oral l’a sauvé, grâce à son talent en maths et à «un coefficient très haut. Mais j’ai eu aussi une bonne note en français parce que les fautes d’orthographe, à l’oral, ça ne se voit pas». Bac mention très bien.

Et la suite ? Brigitte Rivière, qui voulait être enseignante, a étudié en fac, est devenue professeure de français puis professeure documentaliste. Martine Fontaine a fait une licence, une maîtrise puis obtenu le Capes de documentaliste. Elle souligne au passage que son mari, qui était dans la même classe qu’elle, est agrégé. Jean-Marc Roger a fait Centrale Paris, a créé la fonction de valorisation immobilière à la Poste avant d’être appelé pour faire de même dans d’autres grandes entreprises publiques. Et de préciser : «A la fin de maths sup, avec un copain, on a passé le bac philo. Sans enjeu, et on l’a eu à l’oral.»

Sibylle Vincendon

(1) Vive la Révolution ! Les bénéfices de long terme de Mai 68, la République des idées (2005)

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Plan Mercredi : la fracture sociale s'accentue, la facture des familles s'alourdit...

2 Juillet 2018 , Rédigé par FCPE Publié dans #Education, #Politique

Plan Mercredi : la fracture sociale s'accentue, la facture des familles s'alourdit...

Le 20 juin 2018, sans associer la FCPE à aucune de ses réflexions,  Jean- Michel  Blanquer,  ministre  de  l’Education nationale,  aura  fini d’enterrer  la  réforme  des  rythmes scolaires de 2013, avec l’annonce de son «plan Mercredi».

Le nouveau plan du ministre n’est qu’un tour de passe-passe pour inciter les communes à repasser définitivement à la semaine de 4 jours, avec une compensation d’aides financières à l'appui. Vouloir concentrer sur le seul mercredi toutes  les  activités  culturelles,  artistiques  et  sportive  ambitieuses au lieu de les proposer tous les jours de la semaine est un non-sens à plusieurs titres.

Pédagogiquement  :  Les  journées de  classe  sont  trop denses et pas assez nombreuses sur l’année, le mercredi non travaillé renforcera encore cette situation où la France était déjà marginale par comparaison avec les autres pays de l’OCDE.

Politiquement  :  Proposer  des  activités  le  mercredi  qui seront  payantes  ne  peut  rivaliser  avec  des  activités gratuites tous les jours de la semaine. La fracture entre les familles qui pourront payer et celles qui ne pourront pas s’accentuera. Les inégalités sociales entre les enfants selon leur milieu social ou le lieu où ils sont scolarisés, aussi. Ces mercredis  labellisés  seront-ils  fréquentés  par  tous  les enfants ?

Déjà en 2017, le décret du 27 juin avait rendu officiellement possible le retour à la semaine de 4 jours. Les dérogations demandées et obtenues avaient fait tache d’huile, jusqu’à concerner 43 % des communes sur le territoire national.

Pour la rentrée 2018, le ministère annonce un pourcentage de  70%  des  communes.  Et  en  2019,  l’objectif,  c’est combien ? 100% ? Un vrai gâchis pour les élèves, qui ont besoin de temps d’apprentissage adaptés à leur rythme !

FCPE

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Classes inversées et éducation nouvelle...

2 Juillet 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

Classes inversées et éducation nouvelle...

EXTRAIT

Le CLIC 2018 (Congrès de la classe inversée), organisé par l’association Inversons la classe !, se tient à Paris du 29 juin au 1er juillet. Jean-Michel Zakhartchouk y est intervenu vendredi 29 juin sur le thème des liens entre les classes inversées et l’éducation nouvelle. Voici le texte de sa conférence.

Les classes inversées nous semblent s’inscrire dans un temps long, celui de la recherche de dispositifs innovants visant à une plus grande réussite de tous les élèves dans le cadre d’une démarche progressiste, répondant aux défis du temps présent. N’est-ce pas aussi celle de l’éducation nouvelle, autour des mouvements pédagogiques dont on célébrera bientôt le centenaire (1921-2021) ? Ainsi va-t-on bien au-delà de « l’innovation » comme vertu pour elle-même ou de l’amélioration de l’ingénierie pédagogique.
 
Il s’agit bien de s’appuyer sur des valeurs humanistes et démocratiques, et dès lors que les classes inversées ne se contentent pas de la technique, mais sont soucieuses de ces valeurs, les mouvements pédagogiques dont le CRAP-Cahiers pédagogiques ne peuvent qu’être intéressés et favorables.

Les Cahiers pédagogiques ont publié, avec le concours d’Inversons la classe !, un numéro spécial sur le sujet. Il me semble tout à fait en continuité avec des thématiques souvent abordées dans la revue comme la différenciation pédagogique, la pédagogie explicite bien comprise, centrée sur l’élève-apprenant et ne confondant pas l’acte d’enseigner et l’acte d’apprendre, mais aussi la coopération ou le travail personnel.

(...)

Jean-Michel Zakhartchouk

Son blog

Suite et fin à découvrir en cliquant ci-dessous

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Gary Moore...

1 Juillet 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... John Fante...

1 Juillet 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Un matin, au réveil, j’ai eu une idée. Une idée fumante, grosse comme une maison. La plus grande idée de ma vie, un vrai chef d’œuvre. J’allais trouver un boulot de veilleur de nuit dans un hôtel – voilà mon idée. Cela me donnerait l’occasion de lire et de travailler en même temps. J’ai sauté au bas de mon lit, avalé mon petit déjeuner, puis descendu l’escalier six à six. Sur le trottoir, je me suis arrêté quelques secondes pour ruminer mon idée. Le soleil brûlait la rue, arrachait de mes yeux les derniers lambeaux de sommeil. Bizarre. Maintenant que j’étais bien réveillé, mon idée ne me semblait plus aussi géniale ; c’était simplement l’une de ces idées qui naissent dans le demi-sommeil. Un rêve, un simple rêve, un délire fumeux. Je ne pouvais pas trouver de boulot de veilleur de nuit dans cette ville portuaire, pour cette simple raison qu’aucun hôtel n’employait de veilleur de nuit. Déduction mathématique assez élémentaire. J’ai donc remonté l’escalier jusqu’à notre appartement et je me suis assis.

(...)

Le ciel n'existe pas, j'ai explosé. L'hypothèse du paradis est un pur instrument de propagande forgé par les nantis pour duper les pauvres. Je nie l'immortalité de l'âme. C'est la constante délusion d'une humanité aveugle. Je rejette catégoriquement l'hypothèse de Dieu. La religion est l'opium du peuple. Les églises devraient être transformées en hôpitaux ou en bâtiments d'utilité publique. Tout ce que nous sommes, ou pourrons espérer être, nous le devons au diable et à ses pommes de contrebande. Il y a soixante-dix-huit mille contradictions dans la Bible. Est-ce la parole de Dieu ? Non ! Je rejette Dieu ! Je le nie à coup d'imprécations sauvages et impitoyables ! J'embrasse l'universel sans-Dieu. Je suis un moniste !

John Fante - La Route de Los Angeles

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Chers amis...

1 Juillet 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis...

A compter de ce jour et jusqu'au 31 août, le blog prend ses quartiers de vacances...

Les articles et billets paraîtront de manière aléatoire au fur et à mesure de l'actualité et de mes "coups de coeur"...

Je vous souhaite à toutes et à tous un très bel été...

Le mien sera consacré à l'écriture... Entre autres...

Christophe Chartreux

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A propos de Marlène Schiappa, de la "grammaire négociable" et du prédicat...

1 Juillet 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

A propos de Marlène Schiappa,  de la "grammaire négociable" et du prédicat...

Vous allez m'en vouloir... J'ai regardé et écouté Marlène Schiappa hier chez Ruquier!! Je dois être masochiste!

Il y eut de "grands moments" de fou rire. Jean-Claude van Damme fut comme à son habitude un interlocuteur à la hauteur de la Ministre. Qu'il en soit remercié.

Mais il y a eu ça... Aussi et hélas...

« La chance de ce Gouvernement c’est d’avoir l’égalité entre les femmes  et les hommes comme grande cause du quinquennat. Maintenant, c’est un  vrai sujet. »

Comment ça "Maintenant"?

Madame Schiappa aurait-elle oublié qu'avant elle, il y eut des ministres et que ces ministres ont travaillé? Ou veut-elle faire croire qu' "avant" régnait le chaos?

Une question méritant quelques réponses sous forme de rappels:

L'effacement du passé ou son travestissement

Tous les membres du gouvernement, et celles et ceux qui le soutiennent, ont entrepris, non pas une critique de l'action du Gouvernement précédent, mais l'effacement de ce qui a été accompli.

Effacement par le mensonge, la réécriture du passé, l'emploi permanent du mot "retour" laissant croire que les ministres du quinquennat Hollande furent responsables de disparitions n'ayant jamais existé.

Dernier exemple en date:

Dans un entretien donné au magazine Le Point, la présidente du Conseil Supérieur des Programmes, sans l'ombre d'un souci de cohérence, reprend (sans le citer) un billet de blog de Télérama pour faire dire à Michel Lussault, son prédécesseur à la tête du Conseil Supérieur des Programmes, que "la grammaire est négociable".

Or cette phrase a été écrite par Lucie Martin, dans Télérama donc, puis reprise sans la sourcer par tous les opposants à la réforme du collège. Michel Lussault ne l'a JAMAIS ni écrite, ni dite, ni cautionnée de quelque manière que ce soit. La Ministre de l'Education Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, non plus.

(Voir le billet en question en cliquant sur le lien de bas de page ainsi que la réponse qui avait été apportée. Réponse argumentée et ô combien utile!)

Madame Souad Ayada, dans cet entretien donné au Point (voir lien de bas de page/L'entretien vaut le détour), évoque ainsi et pêle-mêle le "retour" de l'accent circonflexe, celui du passé simple, la fin du prédicat. Ah le prédicat! Ce symbole de l'horreur ancienne, ce vilain, ce gueux, cette verrue à détruire par tous les artifices imaginables!

Pour moi, c'est non!

Reprenant et appliquant le conseil de Cédric Villani (Député La République En Marche) lors des débats du "CLIC2018" (voir lien en bas de page) ce dimanche 1 juillet 2018:

"La balle est dans votre camp pour expérimenter malgré tout ce que le Système avec un grand S mettra en travers de votre route pour vous empêcher d'expérimenter."

je continuerai d'enseigner et d'utiliser le prédicat, puisque cet outil est EFFICACE.

Ce sera mon petit acte de "résistance" à la déconstruction d'une institution qui a besoin de débats volant plus haut que ceux évoqués dans ce billet.

Christophe Chartreux

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