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Vivement l'Ecole!

Quand une fondation privée parvient à faire imposer un protocole "clé en main" aux inspecteurs et aux enseignants !

21 Juin 2018 , Rédigé par Se-UNSA Publié dans #Education, #Politique

Quand une fondation privée parvient à faire imposer un protocole "clé en main" aux inspecteurs et aux enseignants !
Dans plusieurs académies des «expérimentations» d’un programme intensif de phonologie conçu par l’association «Agir pour l’école», proche du think tank «Institut Montaigne», sont imposées à des circonscriptions et des écoles.
 
Le SE-Unsa et le Syndicat de l'inspection de l'Éducation nationale de l’Unsa (SI.EN-Unsa) demandent au ministre de faire respecter le droit des enseignants et des inspecteurs de refuser d’être enrôlés malgré eux dans ce programme.
 
Ces expérimentations qui portent sur la phonologie et la fluence imposent un protocole rigide, très consommateur de temps. Excluant le recours à toute autre démarche pédagogique, ils ne sont pas conformes aux programmes scolaires.
 
Nous demandons au ministre de se saisir de la question et de rappeler fermement que la liberté pédagogique ne peut être ainsi bafouée. Une expérimentation, pour être profitable aux élèves, doit être menée avec le libre engagement de ceux qui la mettent en oeuvre.
 
Les académies ne peuvent en aucun cas imposer des expérimentations à des équipes.
Le SIEN-Unsa et le SE-Unsa apporteront leur soutien aux collègues soumis à des injonctions à participer à ce programme.
 
Lire aussi à ce propos :
 
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#Parcoursup semble accentuer les inégalités entre les lycéens et précariser les plus fragiles, un retour en arrière de deux siècles...

21 Juin 2018 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Parcoursup

#Parcoursup semble accentuer les inégalités entre les lycéens et précariser les plus fragiles, un retour en arrière de deux siècles...

Attente, mise en concurrence, stress, la plateforme d'admission aux études supérieures Parcoursup semble accentuer les inégalités entre les lycéens et précariser les plus fragiles, un retour en arrière de deux siècles selon le sociologue Pierre Merle

A la veille des écrits du bac, c'est le découragement voire la démotivation qui prédominent chez les lycéens....Sur les 810 000 candidats à des études supérieures, moins de la moitié a accepté définitivement un vœu et 168 000 n'ont reçu aucune affectation pour la rentrée universitaire prochaine. Pour le sociologue Pierre Merle, avec Parcoursup, on assiste à un retour en arrière de deux siècles... 

avec Parcoursup (...) il n'y a pas de progrès c'est ça qui me parait gênant et puis surtout  il y a plus d'arbitraire

avec : le sociologue Pierre Merle, spécialiste des questions éducatives et des pratiques d'évaluation scolaire

 

Livre cité: "Les pratiques d'évaluation scolaire" ed° Puf

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Revue de Presse Education... Bac - Pro - Divers...

21 Juin 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Bac - Pro - Divers...

Ces jours-ci l’actualité est dominée par le bac et la réforme de l’enseignement professionnel.

Bac

A la veille du bac, quel bilan pour Parcoursup ?
“Attente, mise en concurrence, stress, la plateforme d’admission aux études supérieures Parcoursup semble accentuer les inégalités entre les lycéens et précariser les plus fragiles, un retour en arrière de deux siècles selon le sociologue Pierre Merle.”
Parcoursup : Droits des lycéens demande la publication des algorithmes locaux
"La totalité des algorithmes seront publiés" a annoncé le 23 avril la ministre de l’enseignement supérieur. Depuis la ministre a publié l’algorithme national. L’association Droits de lycéens l’invite à respecter son engagement et à publier les algorithmes locaux, ceux que les universités utilisent pour trier les candidats. Pour aider la ministre à aller en ce sens, l’association publie une lettre type permettant aux candidats de demander pourquoi ils sont refusés pour permettre un recours en tribunal administratif. Pour l’association, les candidats "peuvent faire reconnaitre l’illégalité du refus d’admission" pour les formations non sélectives. Le 30 mai le président du conseil départemental 93 avait mis en demeure la ministre de publier ces algorithmes."

Colette, Madame de Staël… un bac français 2018 très féminin
“L’édition 2018 du baccalauréat sera unique au moins en cela : ce lundi, à l’épreuve écrite du bac de français de la filière L, 100 % des textes proposés aux candidats ont été des œuvres… de femmes. Une présence rare, si ce n’est inédite. Il suffit d’éplucher les annales : en quinze ans, jamais les plumes féminines n’avaient tant chatouillé les concepteurs des sujets du bac dans la série L. Comptez plus tôt : sur les 51 textes présentés de 2003 à 2017, on compte… 3 signatures de femmes.
Cette année, c’est l’inverse, en L tout au moins. Et les gagnantes sont : Madame de La Fayette, pour « La Princesse de Clèves », Madame de Staël, pour « Delphine », et Colette, pour « La Vagabonde ». Les candidats au bac S et ES ont, eux, planché sur Montaigne, Rousseau, Voltaire et Marguerite Yourcenar.”

“A propos du sujet de bac, Françoise Cahen se dit « vraiment contente que le corpus soit entièrement féminin cette année en L ! » Tout en émettant quelques réserves : « mais parallèlement, je suis un peu dépitée : en tant que jury de bac à l’oral, j’ai une dizaine de classes de premières, et sur tous leurs programmes, il n’y a un pas un seul texte de femmes… »”

Pro

"Révolution" ou "régression", la réforme de l’apprentissage validée par l’Assemblée.
Une dépêche AFP reprise par Europe1 et le NouvelObs.

Réforme de l’apprentissage : débat houleux à l’assemblée
“Bien que divisés, les députés LREM ont voté pour un amendement sur la taxe d’apprentissage opposant ministères de l’Education et du Travail. L’opposition a critiqué des rétropédalages en cascade.”

Le financement des lycées professionnels est-il sauvé ?
“Au terme d’un échange très vif entre la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et les députés de l’opposition, et d’une pluie d’amendements gouvernementaux contradictoires, un amendement gouvernemental garantit le maintien d’une part "hors quota" dans la taxe d’apprentissage. Cette part sera versée aux lycées professionnels en lieu et place de la taxe d’apprentissage dont ils bénéficient aujourd’hui. Mais cette part passe de 23 à 13% de la taxe. Et il reste à cet amendement de recevoir l’accord du Sénat...”

Facebook-live d’Edouard Philippe et Muriel Pénicaud : posez toutes vos questions aux ministres sur la réforme #AvenirPro
“Le Premier Ministre Edouard Philippe, et la Ministre du Travail Muriel Pénicaud organisent un facebook-live le mardi 19 juin à 19h sur la réforme #AvenirPro. Formation professionnelle, handicap, apprentissage, l’égalité professionnelle… Que va changer concrètement la loi #AvenirPro ? N’hésitez pas à poser toutes vos questions aux ministres, qui vous répondront en direct.”

Divers

Curieux "En même temps" salarial
“Alors que le gouvernement ne jure que paye au mérite et gel des salaires, il promet d’appliquer les accord PPCR conclus sous le gouvernement précédent. Un curieux "en même temps salarial" qui renvoie peut-être au vieux jeu de la proie et l’ombre...”

Lecture : Des enseignants inquiets de pressions en faveur d’Agir pour l’école
“Proche de l’Institut Montaigne, l’association Agir pour l’Ecole a longtemps compté JM Blanquer dans ses membres. Est-ce pour cela qu’elle gagne une centaine d’écoles publiques dans le département du Nord ? L’entourage du ministre dément toute pression en ce sens. Mais des responsables syndicaux parlent d’injonctions et d’imposition.”

Une société qui bâillonne sa jeunesse renonce à éduquer
“Prendre la parole en classe, écrire des articles, faire des émissions de radio à l’école sont autant d’initiatives encouragées par l’institution scolaire. L’Éducation nationale, via le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information (Clémi), organise tous les ans une semaine de la presse et des médias dans l’école, et les concours d’éloquence sont encensés de toutes parts.
Les politiques aiment beaucoup parler d’engagement de la jeunesse. Mais dès que des ados l’ouvrent un peu trop fort ou ne disent pas ce que l’on attend d’elles et d’eux, on demande des sanctions ou on crie au scandale.”

Quel avenir pour les classes préparatoires françaises ?
Bruno Magliulo Formateur/conférencier/auteur Orientation scolaire et professionnelle.
“Critiquées par certains mais adulées par d’autres, de plus en plus concurrencées par des voies différentes d’accès aux grandes écoles, menacées de disparition pure et simple par les uns quand d’autres se montrent prêt à les défendre bec et ongle ... Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) françaises font débat. Dans l’article qui suit, nous vous proposons d’en découvrir les termes, et nous nous risquerons à une prédiction (qui n’engage que nous) sur le sort qui pourrait leur être réservé dans l’avenir.”

En plein bac, les salariés de « L’Etudiant » font grève
“Les employés du magazine s’inquiètent de l’avenir de leur titre, alors que l’actuel propriétaire s’apprête à céder 51 % de son capital à une entreprise d’organisation de salons.”

Faire classe dehors en maternelle ? « C’est possible et fondamental »
“Une ex-enseignante en maternelle a longtemps fait la classe en extérieur. Sa pratique a fait des émules dans les Deux-Sèvres.”

Des lycéens anthropologues. Comment t’appelles-tu ?
“L’association l’Anthropologie pour tous cherche à promouvoir une pédagogie de l’enquête par l’enquête. Au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers, le projet Thélème, atelier facultatif d’initiation à l’anthropologie, familiarise les élèves avec les sciences sociales et leurs méthodes. En 2018, les élèves ont mené une enquête sur les prénoms de leurs condisciples, dont les résultats sont riches d’enseignements.”

Géradine Duboz

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HK et les Saltimbanks

20 Juin 2018 , Rédigé par christophe

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Coup de coeur... Tristan Tzara...

20 Juin 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

(...)

dimanche lourd couvercle sur le bouillonnement du sang
hebdomadaire poids accroupi sur ses muscles
tombé à l’intérieur de soi-même retrouvé
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
sonnez cloches sans raison et nous aussi
nous nous réjouirons au bruit des chaînes
que nous ferons sonner en nous avec les cloches

quel est ce langage qui nous fouette nous sursautons dans la lumière
nos nerfs sont des fouets entre les mains du temps
et le doute vient avec une seule aile incolore
se vissant se comprimant s’écrasant en nous
comme le papier froissé de l’emballage défait
cadeau d’un autre âge aux glissements des poissons d’amertume

les cloches sonnent sans raison et nous aussi
les yeux des fruits nous regardent attentivement
et toutes nos actions sont contrôlées il n’y a rien de caché
l’eau de la rivière a tant lavé son lit
elle emporte les doux fils des regards qui ont traîné
aux pieds des murs dans les bars léché des vies
alléché les faibles lié des tentations tari des extases
creusé au fond des vieilles variantes
et délié les sources des larmes prisonnières
les sources servies aux quotidiens étouffements
les regards qui prennent avec des mains desséchées
le clair produit du jour ou l’ombrageuse apparition
qui donnent la soucieuse richesse du sourire
vissée comme une fleur à la boutonnière du matin
ceux qui demandent le repos ou la volupté
les touchers d’électriques vibrations les sursauts
les aventures le feu la certitude ou l’esclavage
les regards qui ont rampé le long des discrètes tourmentes
usés les pavés des villes et expié maintes bassesses dans les aumônes
se suivent serrés autour des rubans d’eau
et coulent vers les mers en emportant sur leur passage
les humaines ordures et leurs mirages

l’eau de la rivière a tant lavé son lit
que même la lumière glisse sur l’onde lisse
et tombe au fond avec le lourd éclat des pierres

les cloches sonnent sans raison et nous aussi
les soucis que nous portons avec nous
qui sont nos vêtements intérieurs
que nous mettons tous les matins
que la nuit défait avec des mains de rêve
ornés d’inutiles rébus métalliques
purifiés dans le bain des paysages circulaires
dans les villes préparées au carnage au sacrifice
près des mers aux balayements de perspectives
sur les montagnes aux inquiètes sévérités
dans les villages aux douloureuses nonchalances
la main pesante sur la tête
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
nous partons avec les départs arrivons avec les arrivées
partons avec les arrivées arrivons quand les autres partent
sans raison un peu secs un peu durs sévères
pain nourriture plus de pain qui accompagne
la chanson savoureuse sur la gamme de la langue
les couleurs déposent leur poids et pensent
et pensent ou crient et restent et se nourrissent
de fruits légers comme la fumée planent
qui pense à la chaleur que tisse la parole
autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous

les cloches sonnent sans raison et nous aussi
nous marchons pour échapper au fourmillement des routes
avec un flacon de paysage une maladie une seule
une seule maladie que nous cultivons la mort
je sais que je porte la mélodie en moi et n’en ai pas peur
je porte la mort et si je meurs c’est la mort
qui me portera dans ses bras imperceptibles
fins et légers comme l’odeur de l’herbe maigre
fins et légers comme le départ sans cause
sans amertume sans dettes sans regret sans
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
pourquoi chercher le bout de la chaîne qui nous relie à la chaîne
sonnez cloches sans raison et nous aussi
nous ferons sonner en nous les verres cassés
les monnaies d’argent mêlées aux fausses monnaies
les débris des fêtes éclatées en rire et en tempête
aux portes desquelles pourraient s’ouvrir les gouffres
les tombes d’air les moulins broyant les os arctiques
ces fêtes qui nous portent les têtes au ciel
et crachent sur nos muscles la nuit du plomb fondu

je parle de qui parle qui parle je suis seul
je ne suis qu’un petit bruit j’ai plusieurs bruits en moi
un bruit glacé froissé au carrefour jeté sur le trottoir humide
aux pieds des hommes pressés courant avec leur morts autour de la mort qui étend ses bras
sur le cadran de l’heure seule vivante au soleil

le souffle obscur de la nuit s’épaissit
et le long des veines chantent les flûtes marines
transposées sur les octaves des couches de diverses existences
les vies se répètent à l’infini jusqu’à la maigreur atomique
et en haut si haut que nous ne pouvons pas voir avec ces vies à côtés que nous ne voyons pas
l’ultra-violet de tant de voies parallèles
celles que nous aurions pu prendre
celles par lesquelles nous aurions pu ne pas venir au monde
ou en être déjà partis depuis longtemps si longtemps
qu’on aurait oublié et l’époque et la terre qui nous aurait sucé la chair
sels et métaux liquides limpides au fond des puits

je pense à la chaleur que tisse la parole
autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous

1931

Tristan Tzara - L'Homme approximatif

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"Plan mercredi"... Flou, flou, flou... Comme d'habitude...

20 Juin 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

"Plan mercredi"... Flou, flou, flou... Comme d'habitude...

Le «plan mercredi» de Blanquer, encore flou

Le ministre de l'Education a annoncé le doublement de l'aide versée aux communes pour faire tourner leur centre de loisirs le mercredi en échange d'efforts sur la qualité. Mais à deux mois de la rentrée, les modalités pratiques de ce plan ne sont toujours pas connues.

                           ___________________________________________

Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a présenté ce mercredi matin son «plan mercredi», pour «des activités éducatives de qualité» dans les centres de loisirs des enfants le mercredi. Les annonces, très attendues par les maires en pleine préparation de la rentrée, restent encore très floues.

D’où sort ce (nouveau) plan ?

Le ministre de l’Education avait commencé à en parler à la fin de l’automne, face à la déferlante de communes repassant à la semaine d’école de quatre jours (70%) et abandonnant l’organisation des activités périscolaires le soir.

A peine élu, le président Macron avait entaillé, à sa façon, cette réforme emblématique du quinquennat Hollande, en permettant aux communes de revenir à une semaine de quatre jours après le vote du conseil de l’école. Pour parer les critiques et notamment des chronobiologistes furieux de ce retour en arrière néfaste pour le rythme de l’enfant, le ministre avait promis de mettre le paquet sur l’offre éducative du mercredi dans les centres de loisirs.

Que prévoit ce plan?

De l’argent, d’abord. Les communes attendaient avec impatience de connaître l’enveloppe financière débloquée pour organiser leur rentrée. Les municipalités sont en effet en première ligne, car elles ont la charge des temps hors de la classe : la garderie le matin, la cantine, le soir, le mercredi et les vacances.

«La prestation de service ordinaire perçue par les collectivités qui organiseront des activités dans le cadre d’un "plan mercredi" sera doublée [1 euro par heure et par enfant au lieu de 0,54 euro par heure actuellement]», indique le dossier de presse du ministère. Sans plus de précisions. Quel est le montant total de l’aide prévue ? L’enveloppe est-elle extensible si beaucoup de communes demandent à bénéficier du plan mercredi ?

«Le risque c’est de découvrir après coup d’où va venir cet argent. Ils l’ont obligatoirement pris sur un autre poste de dépense», s’inquiète le président du réseau français des villes éducatrices, qui regroupe les villes très impliquées dans les politiques éducatives, Damien Berthilier. L’argent viendra certainement, en partie du moins, du fonds de soutien aux activités périscolaires créé sous Hollande – les 70% des communes qui abandonnent la semaine de quatre jours et demi ne percevant plus d’aides. L’association des maires ruraux pointe un autre risque : «Plutôt qu’un euro par enfant, il faudrait tenir compte du nombre d’inscrits, car sinon les petites communes qui ont peu d’enfants inscrits vont être désavantagées.»

Autre changement prévu dans le plan, même si là encore, flou à ce stade. Le mercredi ne sera plus considéré comme un temps extrascolaire mais périscolaire. C’est un glissement sémantique qui n’a l’air de rien, mais qui va changer les règles des taux d’encadrement. Dans le périscolaire tel que prévu dans la réforme des rythmes de Hollande, la règle était : un animateur pour 18 enfants de plus de six ans (contre un pour douze jusqu’ici, dans les centres de loisirs).

Combien de villes sont concernées ?

Sur le papier, toutes les communes sont éligibles. Evidemment celles qui sont repassées à la semaine d’école sur quatre jours, et dans lesquelles il n’y aura plus classe le mercredi matin. Le ministre Blanquer n’exclut toutefois pas d’aider les villes restées sur quatre jours et demi, voulant investir dans un centre de loisirs de qualité le mercredi après midi par exemple.

Parmi les conditions requises pour profiter du plan : la commune doit avoir signé un plan éducatif de territoire (PEDT), un contrat qui unit Education nationale et collectivité. L’immense majorité des communes en avaient signé au moment de la réforme des rythmes scolaires. En faut-il un nouveau ou un avenant suffit-il ? Là encore, aucune précision. Et de renvoyer au «planmercredi.education.gouv.fr», un site en ligne mi-juillet. Les maires apprécieront.

Marie Piquemal

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Neurosciences et éducation : la bataille des cerveaux...

20 Juin 2018 , Rédigé par Edupass Publié dans #Education, #Neurosciences

Neurosciences et éducation : la bataille des cerveaux...

EXTRAIT

Gaussel Marie & Reverdy Catherine (2013). Neurosciences et éducation : la bataille des cerveaux. Dossier d’actualité Veille et Analyses IFÉ, n° 86, septembre. Lyon : ENS de Lyon.

Disponible au format PDF : 86-septembre-2013

Résumé

Les débats houleux entre neurosciences et éducation existent depuis quelques décennies, mais prennent un nouveau tournant depuis les progrès considérables faits en imagerie cérébrale. Ces techniques produisent aujourd’hui de fascinantes images d’un cerveau qui semble s’activer sous l’effet de la pensée. Qu’en est-il réellement ? Quelles sont les avancées dans ce domaine qui intéressent directement l’éducation et les élèves ? Comment peut-on appliquer ces résultats en salle de classe ?

Ce Dossier d’actualité n° 86 de septembre 2013 aborde la manière dont les neurosciences appréhendent l’apprentissage, notamment à travers les recherches qui portent sur le développement cognitif des enfants. Au cœur de domaines très divers comme la biologie, la psychologie, la médecine, l’informatique, la sociologie ou la philosophie, les études sur le cerveau apportent des éléments de réponse aux mécanismes de construction des connaissances par les élèves, des pistes de recherche sur l’origine de certains troubles de l’apprentissage et permettent d’envisager les enjeux liés à la petite enfance sous un nouvel angle.

Nous évoquons également dans ce dossier les répercussions issues de la fascination et du pouvoir « scientifique » qu’exerce la neuro-imagerie sur le public, les enseignants et les décideurs, avec par exemple la volonté de certains neuroscientifiques de transférer les résultats de leurs recherches en salle de classe et de former les enseignants aux méthodes pédagogiques les plus efficaces. Cette « neurophilie » peut également être à l’origine de mauvaises interprétations des résultats de recherche, appelées ici neuromythes.

Vous trouverez dans ce dossier, légèrement différent de sa forme habituelle, des renvois vers des articles de blog (de notre site Éduveille) qui nous ont permis d’approfondir des aspects techniques et d’illustrer nos propos :

(...)

Catherine Reverdy

Le dossier complet et de nombreux autres liens sont à consulter en cliquant ci-dessous

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"Plan mercredi"... Les petites communes et communes pauvres vont à nouveau souffrir... Les élèves en difficultés aussi...

20 Juin 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

"Plan mercredi"... Les petites communes et communes pauvres vont à nouveau souffrir... Les élèves en difficultés aussi...

EXTRAITS

(...)

Le plan prévoit d’abord une hausse de la subvention par la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), qui complétait jusqu’ici l’aide aux activités ­périscolaires de l’Etat, en offrant 54 centimes par heure et par enfant aux communes. Avec le plan « Mercredi », elle financera 1 euro par heure et par enfant. Ce qui, sur le papier, représente une hausse importante.

Mais, selon certains acteurs locaux, le soutien accru aux communes ne représente pas un effort financier substantiel : les écoles passées à quatre jours perdent de facto l’aide du « fonds de soutien » aux activités périscolaires – les moyens distribués par l’Etat, désormais réservés aux écoles qui restent à quatre jours et demi. Les élus s’inquiètent donc de se retrouver avec une addition plus élevée pour organiser le périscolaire.

Damien Berthilier, adjoint chargé de l’éducation à la mairie de Villeurbanne et président du réseau français des villes éducatrices, craint ainsi que l’on demande aux communes de faire des choix drastiques. « Comment l’Etat va-t-il financer ces activités supplémentaires pour le plan Mercredi ? Pour nous, il n’est pas question de déshabiller ce qu’on fait sur le temps scolaire, notamment sur le culturel. » La CNAF aura par ailleurs moins d’activités à financer dans les communes qui signeront un plan : l’accueil du mercredi est souvent moins important que celui après l’école, désormais réduit mécaniquement par l’allongement de la journée de classe.

Le plan Mercredi représentera donc un peu plus d’argent, certes, mais uniquement pour les communes qui choisiront d’en signer un. Or, toutes ne le pourront pas, car le plan dépendra de la capacité des communes à déclarer une activité de loisirs selon les critères prévus par le ministère de la jeunesse, c’est-à-dire avoir un directeur de centre de loisirs, des animateurs diplômés et un projet pédagogique, ainsi que des locaux aux normes. Ce qui suppose de déployer un service coûteux pour les communes les plus petites ou les plus pauvres.

(...)

Sur le terrain, on s’inquiète aussi du maintien d’une qualité pédagogique pour tous : quid des villes ayant basculé sur quatre jours qui ne choisiront pas le plan ? Seront-elles toujours tenues de signer des PEDT pour recevoir des aides ? Ou bien certaines villes pourront-elles fonctionner sans projet périscolaire structuré ? Le choix de s’appuyer sur les PEDT était pourtant le plus judicieux, souligne Agnès Lebrun, la vice-présidente de l’AMF et maire de Morlaix. Ces contrats locaux sont le meilleur moyen de prendre en compte la diversité des territoires, l’annonce du plan Mercredi ayant un temps laissé imaginer un cadre rigide imposé d’en haut. « On n’occupe pas les enfants de la même manière en zone rurale qu’à Brest ou à Paris, rappelle Agnès Lebrun. Il faut tenir compte des spécificités locales. »

Mais là encore, il y a un bémol : la CNAF donnera la même somme dans toutes les villes signataires du plan Mercredi, de Neuilly (Hauts-de-Seine) à Grigny (Essonne). Alors que le fonds de soutien de l’Etat, lui, prévoyait des majorations pour les communes en difficulté, urbaines comme rurales : 90 euros par an et par enfant, pour 50 dans les autres communes.

Violaine Morin

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Semaine de 4 jours - A raison de 6h par jour en école primaire, où placer les APC et "Devoirs faits" en primaire? (Rentrée 2018)

20 Juin 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Pédagogie

Semaine de 4 jours - A raison de 6h par jour en école primaire, où placer les APC et "Devoirs faits" en primaire? (Rentrée 2018)

EXTRAIT

(...)

1- En quoi consiste ce nouveau changement ?

C’était une des promesses d’Emmanuel Macron durant sa campagne : laisser « plus de liberté » aux communes en leur laissant le choix de revenir à la semaine de quatre jours. La réforme Peillon, en vigueur depuis 2013 et qui fixe les bases de la semaine de quatre jours et demi, n’est donc pas abrogée. Les communes sont libres d’organiser la semaine scolaire comme elles le souhaitent, sur une base de quatre jours ou quatre jours et demi.

Cette nouvelle organisation résulte d’un décret publié au Journal officiel le 28 juin, qui instaure une dérogation permettant à une école maternelle ou élémentaire de revenir à la semaine de quatre jours si elle le souhaite, et ce dès septembre 2017.

Le décret pose cependant plusieurs limites, précisant que cette dérogation ne doit pas avoir pour effet :

« de répartir les enseignements sur moins de huit demi-journées par semaine,
ni d’organiser les heures d’enseignement sur plus de vingt-quatre heures hebdomadaires,
ni sur plus de six heures par jour et trois heures trente par demi-journée,*
ni de réduire ou d’augmenter sur une année scolaire le nombre d’heures d’enseignement ni de modifier leur répartition. »

2. Comment s’opère cette dérogation ?

  • Le passage à la semaine de quatre jours émane d’une entente entre les différents acteurs locaux : commune ou établissement public de coopération intercommunale, conseils d’école et inspecteur de l’éducation nationale de circonscription.
  • Ces différents acteurs locaux saisissent ensuite conjointement les services départementaux de l’éducation nationale pour leur proposer une nouvelle organisation du temps scolaire.
  • Dans chaque département, la demande est ensuite examinée par le directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen), qui vérifie l’application de plusieurs règles, notamment le respect des heures d’enseignement par semaine, par journée et par demi-journée. Avant de valider le passage à la semaine de quatre jours, le Dasen doit enfin « consulter la collectivité territoriale compétente en matière de transport scolaire ainsi que le conseil départemental de l’éducation nationale. »

A la discrétion du Dasen, la décision peut s’appliquer « dans toutes les écoles de la commune (…) quand une majorité des conseils d’école s’est exprimée en sa faveur ».

(...)

Clément Le Foll

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

* Interdiction d'organiser les enseignements sur sur plus de six heures par jour et trois heures trente par demi-journée

Donc se pose une question (qui ne concerne que les écoles revenues à 4j/Semaine):

Comment les professeurs d'école pourront-ils dispenser les 36h/année d'APC destinées aux élèves en difficultés?

Si l'APC est placée sur une des quatre journées (Lundi/Mardi/Jeudi/Vendredi), elle s'ajoute aux six heures quotidiennes.

Or il est interdit de dépasser 6h/jour.

Reste le mercredi matin... Mais ça... Il est question d'un "Plan mercredi" où l'on placerait le matin des "activités culturelles et intelligentes".

Cela s'appelait des "cours" jadis... Du temps des 4,5 jours...

Il est question aussi d'ajouter - encore! - des heures de "Devoirs faits" en primaire...

Je crains l'épuisement généralisé des élèves... Et celui-là ne sera pas le fruit d'un matraquage idéologique qui durant 5 ans a persuadé parents et parfois enseignants que 4,5 jours fatiguaient les  bambins!

Christophe Chartreux

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