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Vivement l'Ecole!

EMC : le grand bond en arrière...

23 Juin 2018 , Rédigé par Se-Unsa Publié dans #Education

EMC : le grand bond en arrière...
À la suite de la lettre de saisine signée par le ministre en janvier, le Conseil supérieur des programmes (CSP) vient de publier un « Projet d'ajustement et de clarification du programme d'enseignement moral et civique des cycles 2, 3 et 4 ».
Ces « ajustements » et « clarifications » devront être mis en œuvre dès la rentrée de septembre 2018.
 
Des programmes clarifiés et précisés, vraiment ?
 
Les modifications de programmes de 2018 seront donc rédigées en s'appuyant sur les fondamentaux selon Jean-Michel Blanquer : « lire, écrire, compter et respecter autrui ».
 
Les programmes d'EMC de 2015 étaient construits autour de quatre thématiques qui plaçaient l'élève au centre des apprentissages : la sensibilité, le droit et la règle, le jugement et enfin l'engagement. Ils seront désormais axés sur la parole ministérielle et sur le triptyque: « Respecter autrui » ; « Acquérir et partager les valeurs de la République » et « Construire une culture civique ».
 
Concernant les cycles 2 et 3, rien ne change vraiment dans le contenu des enseignements : la quasi totalité des programme est un « copié / collé / mélangé » des programmes de 2015.
 
En revanche, les exemples qui étaient proposés aux collègues pour les accompagner dans la mise en œuvre de ces programmes ont totalement disparu, remplacés par des repères de progressivité dont la pertinence laisse songeur.
 
Au CP : « identifier le drapeau français » - « reconnaître la Marseillaise ».
Au CE1 « connaître la devise « Liberté, égalité, fraternité » - « chanter le premier couplet de la Marseillaise ».
Au CE2 : « identifie[r] l'effigie de Marianne » - « Chanter par cœur le premier couplet de la Marseillaise ».
 
Nul doute que les collègues avaient besoin de ces précisions.
 
En arrière, toutes !
 
Ce qui change le plus fondamentalement c'est la philosophie générale de ces programmes.
 
Là où la précédente mouture proposait une éducation morale et civique fondée sur l'activité des élèves, l'expérimentation de la citoyenneté et des expériences de vies fondées sur la fraternité, les ajustements proposés reviennent à un enseignement traditionnel fondé sur les apprentissages d'une morale républicaine inculquée et non plus vécue. Un vrai retour en arrière.
 
Concernant le cycle 4, les modifications de contenus sont plus importants, sans doute parce que le Diplôme National du Brevet (DNB) évalue cette discipline en fin de 3e.
On peut comprendre les actualisations liées à des évolutions sociétales récentes : la mention du cyberharcèlement, la lutte contre la transphobie, le rôle des médias dans la vie démocratique, les lanceurs d'alerte, le service national universel (SNU)…
Certains points sont plus étonnants : le respect de la règle majoritaire lors d'une prise de décision, l'identité nationale et le sentiment d'appartenance à un État.
Les repères de progressivité arriment solidement l'EMC au programme d'histoire géographie.
La mise en pratique de la morale civique à l'échelle de la vie d’un établissement disparaît au profit d'apprentissages formels entre les murs d'une salle de classe.
 
Concrètement, quels ajustement faire avant la rentrée ?
 
Pour les collègues, les modifications sont minimes concernant les cycles 2 et 3. On voir apparaître quelques thèmes nouveaux (la francophonie dès le cycle 2, les fonctions régaliennes, l'organisation de la République (en oubliant de mentionner le parlement) et disparaître certains autres points : la conscience écologique, la coopération, l'entraide…
Un peu plus lourdes pour le cycle 4, elles ne dépayseront pas les collègues historiens et géographes qui se retrouveront en terrain connu puisque les thèmes (égalité, liberté, communauté nationale) ressemblent furieusement aux programmes de 2008.
 
Par ailleurs, ce texte est susceptible d'être amendé par le ministère puis par le Conseil supérieur de l'Éducation (CSE), organe consultatif auquel il doit être présenté le 12 juillet prochain.
 
Affaire à suivre donc...
 
Documents à consulter :
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Quand le ministre de l'Education nationale critiquait la semaine des quatre jours…

23 Juin 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Quand le ministre de l'Education nationale critiquait la semaine des quatre jours…

EXTRAITS

Jean-Michel Blanquer (...) en 2010, auditionné à l'Assemblée nationale, (...) se montrait (...) critique sur la semaine des quatre jours.

(...)

(En juin 2017) le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a publié au Journal Officiel un décret les autorisant à revenir sur la réforme Peillon.

Ironie de l’histoire, le ministre Blanquer publie un décret que le directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Education nationale Blanquer n’aurait guère goûté. Auditionné en mai 2010 par la Commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, dans le cadre d’une mission d’information sur les rythmes scolaires, Jean-Michel Blanquer, qui travaillait alors au ministère avec Luc Chatel, se montrait assez critique du passage à la semaine de quatre jours (ou huit demi-journées). «Il est clair en tout cas que si la semaine de neuf demi-journées n’a pas été choisie, c’est parce que, comme l’a indiqué M. Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’éducation nationale, "le monde des adultes s’est entendu sur le monde des enfants"», peut-on lire dans le rapport d’information. Selon Blanquer, la semaine des quatre jours et demi présentait plusieurs avantages, dont la «continuité de la semaine […], bonne pour l’enfant». Tandis que celle de quatre jours impliquait des journées de six heures, qualifiée par Blanquer lui-même de «bien remplies, trop remplies».

Kim Hullot-Guiot

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Au nom de quoi un président exige-t-il le respect ? ...

23 Juin 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique, #Philosophie

Au nom de quoi un président exige-t-il le respect ? ...

Lundi dernier, lors de la cérémonie de commémoration de l’appel du 18 juin 1940, Emmanuel Macron a repris un collégien qui l’avait salué d’un «Ça va, Manu ?» certes familier, mais dépourvu d’insolence. «Tu dis : "monsieur le Président."» Nous qui avons connu «Casse-toi, pôv con» et autres sarkonneries, nous trouvons l’apostrophe plutôt gentillette, même précédée des premières mesures de l’Internationale timidement chantonnées. Mais monsieur le Président n’a pas apprécié. «Le jour où tu veux faire la révolution, lui a-t-il expliqué, tu apprends d’abord à avoir un diplôme [sous-texte : si tu passes entre les gouttes de Parcoursup] et à te nourrir toi-même [sous-texte : sans te goberger avec les minima sociaux, s’il te plaît], d’accord ? Et à ce moment-là tu iras donner des leçons aux autres.»

D’accord ? Pas vraiment. Le raisonnement a l’air passablement bancal, qui pose en préalable à toute contestation ce qui en est en général la visée. En effet, si quelques-unes se font en dentelles, le plus souvent les révolutions sont le fait de gens qui n’ont pas de diplômes et qui crèvent de faim. «Vous n’avez qu’à manger de la brioche», aurait sans doute rétorqué Manu, ci-devant Macron, au peuple armé de la Bastille, ayant acheté dans quelque grande école le droit de faire la leçon aux autres. Tant que tu n’as pas les moyens de régler ton chariot de courses chez Lidl, ferme ta gueule. Tu l’ouvriras quand tu pourras te payer un costard. C’est en gros la philosophie ambiante ces temps-ci, en une langue peu châtiée, c’est vrai, mais quand on parle pognon, on va droit au but.

Cette pédagogie, s’il en est, rappelle celle de Marlène Schiappa qui, pour défendre la politique sociale du gouvernement, citait récemment la Première Internationale inspirée de Karl Marx : «L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes», avant que son propre père, spécialiste du révolutionnaire Gracchus Babeuf, ayant donc souscrit lui aussi aux conditions requises pour donner des leçons aux autres, ne lui fasse un petit cours de marxisme : «Il s’agit d’une œuvre collective("les travailleurs") et non individuelle (chaque travailleur devant se débrouiller tout seul) ; le but est l’émancipation collective(et non une réussite personnelle - laquelle, au demeurant ?),celle des travailleurs, du prolétariat. On ne peut attendre de salut de personne sauf de l’action organisée, donc consciente». Tout le contraire, par conséquent, de cette vision strictement individualiste de la réussite où chaque être humain semble devoir se muer en start-up de sa propre existence au son de «Marche ou crève» entonné par un leader au charisme de dingue. Marlène et Manu n’ont-ils pas bu la révolution au même tonneau de piquette ? Ils nous expliquent la vie, mais étaient-ils si bons que ça en philo ?

A propos de philo, et puisqu’il est toujours mieux d’avoir étudié, c’est certain, jetons un coup d’œil du côté des sujets de bac. Les élèves de 1re ES ont eu à plancher sur un texte de Durkheim qui analysait la notion de respect et cette «autorité morale» que nous reconnaissons à une personne douée d’une «énergie psychique d’un certain genre». «Le respect, écrit Durkheim, est l’émotion que nous éprouvons quand nous sentons cette pression intérieure et toute spirituelle se produire en nous.» Cette émotion, il est normal qu’un chef d’Etat souhaite l’inspirer à tous. Mais que respectons-nous quand nous disons «monsieur le Président» ? Un homme, une pensée, une action, ou bien seulement des convenances, les usages de la politesse ? Sommes-nous saisis de cette émotion envers celui qui empêche l’Aquarius d’accoster au port d’Ajaccio pourtant ouvert ? Sommes-nous respectueux de celui qui ne respecte pas les droits les plus élémentaires et qui, nous représentant tous, nous Français, vient d’être épinglé par la Commission nationale des droits de l’homme pour non-respect des procédures d’asile et privation de liberté des migrants dans des lieux indignes ? Manu militari. Et si nous rencontrions Donald Trump, lui dirions-nous «Mister President» ? Lui dirions-nous même «Hi, Donald !» ? Il a ordonné que des enfants soient dans des cages, séparés de leurs parents, et il faudrait être respectueux ? Le respect ne se commande pas. Fuck you, Trump. Qu’est-ce que le respect qui n’est pas réciproque ? Mesurée à cette aune, «ça va, Manu ?» est d’une extrême bienveillance. Il se pourrait qu’un jour, face à la jeunesse du pays, le président Macron ait la nostalgie d’une telle gentillesse.

Camille Laurens

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Isabelle Mayereau...

22 Juin 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Denis Diderot...

22 Juin 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Le génie Cucufa est un vieil hypocondriaque, qui, craignant que les embarras du monde et le commerce des autres génies ne fissent obstacle à son salut, s'est réfugié dans le vide, pour s'occuper tout à son aise des perfections infinies de la grande Pagode, se pincer, s'égratigner, se faire des niches, s'ennuyer, enrager et crever de faim. Là, il est couché sur une natte, le corps cousu dans un sac, les flancs serrés d'une corde, les bras croisés sur la poitrine, et la tête enfoncée dans un capuchon, qui ne laisse sortir que l'extrémité de sa barbe. Il dort ; mais on croirait qu'il contemple. Il n'a pour toute compagnie qu'un hibou qui sommeille à ses pieds, quelques rats qui rongent sa natte, et des chauves−souris qui voltigent autour de sa tête : on l'évoque en récitant au son d'une cloche le premier verset de l'office nocturne des brahmines ; alors il relève son capuce, frotte ses yeux, chausse ses sandales, et part. Figurez−vous un vieux camaldule porté dans les airs par deux gros chats−huants qu'il tiendrait par les pattes : ce fut dans cet équipage que Cucufa apparut au sultan !

Denis Diderot - Les bijoux indiscrets

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Tiens, des nouveaux "nouveaux programmes"...

22 Juin 2018 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education, #Pédagogie

Tiens, des nouveaux "nouveaux programmes"...

EXTRAITS

Les nouveaux programmes de l'école et du collège

Présentés en CSE le 12 juillet, les "projets d'ajustement et de clarification" des programmes de la scolarité obligatoire viennent d'être publiés par le Conseil supérieur des programmes. Il s'agit bien en fait de nouveaux programmes car les interventions du CSP vont très loin dans les prescriptions. Les "connaissances et compétences associées" et les "exemples de situation" sont réécrits à tous les niveaux ainsi que les argumentaires qui les encadrent. Plus que d'ajustements il s'agit bien d'une réécriture détaillée des programmes qui s'accompagne de "repères" largement décrits pour chaque classe du collège. Ces "ajustements" sont disponibles pour le français,  les maths et l'EMC.

(...)

Publiés fin juin, ces copieux et détaillés "ajustements" devraient être validés le 12 juillet pour application à la rentrée. Voilà de quoi occuper les vanaces.

F Jarraud

Les ajustements

Anciens programmes

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Secondaire — Supérieur — La liberté de choisir... — Ressource...

22 Juin 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Secondaire — Supérieur — La liberté de choisir... — Ressource...

Actualité restreinte aujourd’hui sans doute en raison de musique et de foot… Ce sera donc des infos un peu en vrac concernant le secondaire et le supérieur, la loi sur la liberté…. et une ressource.

Secondaire

Salaires : Les inégalités demeurent à l’Education nationale. “Si le salaire moyen des personnels enseignants est de 2510€ net selon le dernier Bilan social du ministère, cette moyenne occulte des écarts importants entre les âges, les corps, les statuts et aussi les sexes. Très attachée à l’égalité, l’Education nationale est pourtant terre d’inégalités salariales importantes.”

Le Plan mercredi présenté sur le site du ministère.

Le Plan mercredi et les restes du périscolaire. “"Le temps de l’enfant doit être vu comme un temps complet. On ne peut pas rester indifférent à ce qui se passe dans le périscolaire". A écouter JM Blanquer le 20 juin présenter le Plan Mercredi, on se serait cru 5 ans plus tôt lors de la mise en route des activités périscolaires. Pourtant le plan est bien mince par rapport à l’initiative précédente. Si le plan continue officiellement la logique des PEDT sous contrôle de l’Etat, les temps périscolaire et scolaire sont nettement séparés et le volume n’a plus rien à voir. Le Plan Mercredi camoufle mal la très bonne affaire qu’est pour l’Etat le retour à la semaine de 4 jours.”

Plan mercredi, une nouvelle étape commence, Communiqué de presse commun du Réseau français des villes éducatrices, de l’Association nationale des directeurs Éducation des Villes, de la Fédération nationale des Francas et de la Ligue de l’enseignement – 20 juin 2018. Il se termine par "Cependant, cette annonce tardive complexifie quelque peu la mise en place des projets par les organisateurs de centres de loisirs qu’ils soient municipaux ou associatifs pour la prochaine rentrée scolaire, ainsi que la signature de la nouvelle génération de projets éducatifs territoriaux. Elle appelle par ailleurs des précisions sur les nouvelles normes d’encadrement adaptées pour les futures collectivités labellisées."

Bac 2018 : « Parcoursup me prend la tête ». “À quelques jours de la fin des épreuves du bac, encore 135 000 candidats sont sur liste d’attente. Une attente qui a pesé au moment de leurs révisions.” Par Pauline Ducousso.

Et pour info, Enseignement secondaire au Bénin : L’uniforme Kaki désormais exigé pour les établissements privés (note). “Pour compter de la prochaine rentrée scolaire, les élèves des établissements privés et publics devront tous porter la tenue Kaki en guise d’uniforme. Cette décision a été prise par le ministre en charge de l’enseignement secondaire, le professeur Mahougnon Kakpo, hier mercredi 20 juin 2018.”

Supérieur

Parcoursup : Le Défenseur des droits saisi par un sénateur

Insertion professionnelle. Un étudiant sur quatre regrette son orientation post-bac. “Choix d’orientation, influence des proches et attentes vis-à-vis du premier emploi... Une enquête Harris Interactive questionne le ressenti des étudiants sur leur avenir professionnel.”

« Le premier défi de l’enseignement de la gestion c’est la pédagogie » par Olivier Rollot. “La présidente de la Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion (CEFDG), Carole Drucker-Godard, entend bien faire évoluer les critères d’évaluation de sa commission. Des annonces en ce sens devraient même être faites dans les semaines à venir. Son sentiment sur l’évolution actuelle du monde des écoles de management.”

Débat : Des étudiants connectés. Vraiment ? par Pierre Paul Jobert, Assistant Professor, Grenoble École de Management (GEM). Constat : “les étudiants sont accros à leur téléphone portable, au point qu’un des défis pédagogiques devient de trouver des moyens de les sortir de leur addiction pour obtenir de leur part le minimum d’attention requise pour absorber le contenu de la séance.”

Laurent Jeannin : "La pratique pédagogique est influencée par la disposition des lieux" par Laura Makary. “Les répercussions de la disposition des lieux sur les apprentissages des étudiants sont l’un des objets d’étude de Laurent Jeannin, enseignant-chercheur à l’université de Cergy-Pontoise. Selon lui, l’enseignement supérieur français n’est pas encore totalement converti aux espaces modulaires et flexibles. Interview, en amont de la conférence EducPros du 22 juin sur l’innovation pédagogique.”

La liberté de choisir...

Le Sénat menace de rejeter la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle. “Peu avant l’examen au Sénat du projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, le 10 juillet, les sénateurs ont averti la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, des avancées législatives qu’ils attendent en la matière. Sans quoi ils ne voteront pas le texte.”

CIO : L’intersyndicale appelle à une journée d’action le 28 juin. “Après une première journée, le 5 juin, particulièrement réussie, l’intersyndicale Snes Fsu, Se Unsa, Cgt, Sud, Snptes, Sgen , FO "appelle les Psy-ÉN et DCIO, les personnels de l’ONISEP à faire du 28 juin, moment de l’examen du projet de loi au sénat, un nouveau temps fort dans les académies". C’est le 28 jui que la loi sur la formation professionnelle arrivera devant le Sénat. A l’Assemblée nationale le texte adopté confie aux régions les Dronisep et renvoie les psychologues EN dans les établissements signifiant la fermeture des CIO. L’intersyndicale demande "le maintien des DRONISEP, de leurs personnels, des Psy-ÉN, DCIO au sein de l’Éducation nationale " et "le maintien de tout le réseau des CIO, service public d’orientation de proximité dans l’Éducation nationale".”

Ressource

L’école inclusive, avant tout une histoire de coopération ? par Catherine Reverdy sur le site de l’IFE. “Les 6 et 7 juin s’est tenu à Nîmes un colloque sur l’éducation inclusive : « Coopérer pour scolariser » . Il réunissait à l’initiative de l’Institut national supérieur de formation et de recherche handicap et besoins éducatifs particuliers (INSHEA) les acteurs et actrices de l’école, du champ social, médico-social et sanitaire, agents des collectivités territoriales, personnel des MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées), responsables d’associations, etc.”

Bernard Desclaux

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"Agir pour l'école" : Le ministre saisi par des syndicats...

22 Juin 2018 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

Une Fable de La Fontaine

Une Fable de La Fontaine

EXTRAITS

Le 18 juin, le Café pédagogique faisait connaitre en exclusivité les pressions exercées sur des écoles du Nord pour imposer le protocole d'Agir pour l'école. Elles prennent maintenant une dimension nationale avec la publication de la lettre envoyée à JM Blanquer par le syndicat des enseignants Unsa et son syndicat des inspecteurs. Ils lui demandent de protéger la liberté pédagogique des enseignants. Cela devrait aller de soi si l'origine des pressions n'est pas justement le ministère...

"Ce projet présenté comme une expérimentation est en fait imposé aux IEN et aux enseignants de GS ou de CP d’écoles en REP sans leur accord", affirment S Crochet et P Roumagnac, secrétaires généraux du Se Unsa et du Sien Unsa. Or la lettre fait état de pressions dans 3 académies : Lille, Limoges et Nice.

(...)

François Jarraud

Communiqué Se Unsa

Notre article du 18 juin

Le Sgen du Nord

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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Wilko Johnson...

21 Juin 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Pierre Sautreuil...

21 Juin 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Entrer pour la première fois en République populaire de Lougansk, c’est comme traverser le Styx en avance. Les fenêtres ouvertes et les phares éteints, on entend sans les voir ramper les eaux sombres du Donets. C’est à peine si on peut apercevoir le pont troué qui semble prêt à s’écrouler sous le poids de la voiture. De l’autre côté, sous une voûte de branches nues, la lueur des braseros danse sur les visages des hommes qui gardent le checkpoint séparatiste. Les flammes creusent les traits, s’attardent quelques instants sur l’acier des armes à feu, illuminent une barbe mal taillée, se perdent dans le blanc d’un œil. Quelques pneus en tas marquent une frontière mortelle. Un adolescent portant une mitrailleuse aussi grande que lui jette un regard sur nos passeports, et nous autorise à passer sans dire un mot. La voiture repart dans un crissement de pneus. Derrière nous, le Donets poursuit sa navigation lente vers la mer d’Azov. Au ciel, les étoiles brillent comme de petites diodes fatiguées. Le CD entame une nouvelle piste.

Encore une poignée de kilomètres et nous serons à Lougansk. Le long d’un coteau, les phares de la Logan révèlent des fragments d’un paysage lunaire. Seules résonnent la guitare et la voix de Sergueï Kalouguine : « Dans l’immensité du pays céleste, nous sommes accueillis par une grave quiétude. »

Au bord de la quatre voies, des obus ont déchiré les rambardes comme du papier humide. Quelques détonations ricochent sur les flancs du vallon, puis le silence revient. À plusieurs reprises, les vestiges de hameaux dévastés par l’artillerie surgissent de l’obscurité le temps d’un tour de roue, avant de disparaître aussitôt dans la nuit. La chanson continue sur un rythme rapide tandis que nous atteignons enfin les faubourgs de Lougansk, massivement désertée depuis le début des hostilités : « Nous savions que nous pouvions partir, mais nous avons oublié le chemin du retour. »

Les bombardements ont durement frappé la ville, l’éclairage public et les feux de circulation ont rendu l’âme. Des ombres pressées glissent entre les barres d’immeubles, à peine éclairées par les tas de feuilles qui brûlent çà et là sur la chaussée, et des aboiements de chiens errants saluent le passage de la voiture.

« Gobert…

— Hm ?

— On est quel jour exactement ?

— Vendredi.

— Non, pas le jour, la date. »

Une rafale de kalachnikov claque à l’autre bout de la ville. L’heure du couvre-feu approche. « Tant que nous vivrons, nous irons vers toi… » Deux véhicules blancs frappés d’une chauve-souris surgissent d’une avenue et dévalent le boulevard à tombeau ouvert.

« 31 octobre.

— Je me disais bien… »

La guitare reprend de l’ardeur, Sergueï Kalouguine s’époumone : « Notre mère patrie, l’URSS ! »

« Qu’est-ce que ça peut foutre ?

— C’est Halloween ! »

Pierre Sautreuil  Les guerres perdues de Youri Beliaev  

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