Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Des mythes à pied d'oeuvres...

17 Juin 2018 , Rédigé par Le Nouveau Magazine Litteraire Publié dans #Education, #Histoire, #Littérature

Albert Camus, assis avec la casquette...

Albert Camus, assis avec la casquette...

EXTRAITS

À l'occasion du Mondial en Russie, Le Nouveau Magazine Littéraire publie un article paru dans le numéro de juillet-août 2016. Pour le journaliste Bernard Morlino, plutôt que ronchonner sur l'overdose de foot-spectacle, peut-être faut-il (re)lire les nombreux écrivains qui ont dit leur amour de ce sport. Et aussi, en sens inverse, considérer les grands footballeurs comme des artistes.

Aucun enfant ne dit : « Maman, je fais comme Diderot ! » En revanche, beaucoup hurlent : « Regarde, je suis Messi ! » Jusqu'à l'adolescence, il est plus aisé de s'identifier à un sportif qu'à un écrivain. Adulte, il n'est pas interdit de se prendre pour Cristiano Ronaldo quand il perfore une défense à grande vitesse. « Toute passion qui remonte à l'enfance a quelque chose de sacré », a écrit Gérard de Nerval. En 1959, j'ai assisté à mon premier match au stade du Ray, à Nice, en nocturne. Un choc visuel. J'étais fasciné de voir des hommes jouer. Je ne savais pas que « taper dans un ballon » pouvait être un métier. Les pères initient souvent leurs fils au football pour créer du lien, et même du liant. Évoquer des actions, des résultats, des victoires ou des défaites, cela revient à parler d'amour. On ne peut pas suivre ce sport si l'on n'en saisit pas la magie, la mystique. Qui se passionne pour une partie d'échecs s'il n'en connaît pas les règles ? « Le football ce n'est pas une question de vie et de mort, c'est bien plus important que cela », a déclaré Bill Shankly, le glorieux manager de Liverpool encensé par David Peace dans Rouge ou mort (2013). Suivre un match réclame beaucoup d'attention car il faut terminer mentalement toutes les actions qui n'arrivent pas à leur terme. Le football ce n'est pas l'exubérance des tribunes ou les affaires de corruption à la FIFA. Tout l'intérêt du football provient qu'on ne sait pas ce qui va se passer sur le rectangle vert. Les films sont des émotions en conserve. Les livres ont l'encre sèche depuis longtemps. Bien que le théâtre se déroule aussi en direct, l'issue de la pièce est déjà écrite dès le lever de rideau d'une représentation. Au football, pas de play-back possible. Les matchs en différé sont peu appréciés parce que le football est l'émanation de la vie. L'opposé d'un tableau figé pour l'éternité.

(...)

De Camus à Handke

Les premiers intellectuels à vanter les bienfaits du football furent Jean Prévost, Albert Camus et Henry de Montherlant, qui dit tout le bien qu'il pensait des footballeurs dans Les Onze devant la porte Dorée (1924), où il note que « l'ailier est un enfant perdu ». Toujours déroutant dans l'observation, Peter Handke, l'auteur de L'Angoisse du gardien de but au moment du penalty (1972), a lui-même joué ailier : « À cet endroit l'herbe était plus haute et les filles pouvaient mieux me voir... » À l'opposé, Umberto Eco n'était pas intéressé par le football, sauf en période de Coupe du monde quand il faisait dire à son fils : « Papa ne peut pas répondre au téléphone, il regarde le match... » Ce mensonge lui permettait d'accorder encore plus de temps au manuscrit en cours. Pier Paolo Pasolini éprouvait au contraire une authentique passion pour le football. Au journaliste de La Stampa qui lui demanda ce qu'il aurait voulu être s'il n'avait pas été cinéaste, il répondit : « Un bon footballeur. Après la littérature et l'éros, pour moi le football est l'un des plus grands plaisirs. » Lors de chaque film, il organisait des matchs pour souder l'équipe du tournage. Parmi les stars du calcio de son époque, Pasolini décelait un prosateur chez Giovanni Rivera (Milan AC) et un poète chez Sandro Mazzola (Inter Milan). Il adorait ouvertement le club de Bologne, sa ville natale. Depuis le coup d'envoi donné par tous ces pionniers, Jean-Philippe Toussaint a publié aux éditions de Minuit La Mélancolie de Zidane (2006) et Football (2015) sans être accusé de double crise d'abêtissement. Chez cet éditeur cela revient à proposer une ode à Pelé par Beckett. Au FC Littérature, on recense aussi Bernard Chambaz, François Bott et Pol Vandromme. Tous démontrent que la compétence est supérieure à la passion.

Les détracteurs du football ne savent pas que le sport populaire est l'accord parfait du pied avec la terre. Gardien de but dans sa jeunesse, Albert Camus allait jusqu'à dire que le « football est de gauche, et le rugby, de droite ». Le Prix Nobel de littérature 1957 se rendait souvent à Colombes pour y encourager ses amis pieds-noirs du Racing Club de Paris. À l'occasion des compétitions internationales, le football devient tendance au point que Philippe Sollers s'amuse à jouer au supporter (Le Monde du 23 avril 2016). Voir le « Vénitien de Bordeaux » avec l'écharpe d'un fan des Girondins c'est comme si Franck Ribéry s'affichait avec une Pléiade. L'aficionado de l'intermittent du spectacle Yoann Gourcuff ne dit pas un mot sur l'historique Alain Giresse et estime qu'à Bordeaux le football « est une passion retenue ». C'est faire l'impasse sur l'ex pugnace président Claude Bez, le meilleur ennemi de Bernard Tapie, alors son homologue marseillais. On est loin de la fraîcheur d'âme de Raymond Guérin (1905-1955), qui demanda sur son lit de mort le résultat de Bordeaux-Marseille. L'exigeant auteur de L'Apprenti et des Poulpes quitta ce monde sur une victoire à domicile.

(...)

L'intérêt du football provient de ses scores étriqués. Les rencontres n'offrent jamais un déluge de buts comme au basket. La frustration du football est la clé de son triomphe. Depuis des lustres, Nick Hornby (Carton jaune, 1992) attend une victoire d'Arsenal en Ligue des champions qui ne vient jamais ! Nul autre sport ne peut convoquer 100 000 personnes pour assister à un 0-0. Un match est une somme de remords comme une toile de Giacometti. On ne voit pas du football à chaque match, de même que chaque livre ne contient pas de la littérature. Les fans viennent voir des joueurs qui ne touchent que deux minutes le ballon dans le match. Un as du football est un savant mélange de technique, de mental et de physique. Un défenseur central correspond à un hautbois dans un orchestre. Les solistes sont toujours les stratèges du milieu de terrain : Puskás, Di Stefano, Cruyff, Maradona, Messi... Yohan Cruyff était à la fois Gérard Philipe et Jean Vilar. Le Néerlandais avait la science de l'espace et savait faire vivre le ballon comme on donne la réplique à ses partenaires dans les limites du terrain : « Le football, liberté encadrée, est une démocratie dans une dictature », disait Cruyff. La création personnelle doit être au service du collectif dans l'adversité totale. Personne n'essaie de prendre le stylo à un écrivain qui s'apprête à écrire. Les footballeurs sont notés dans la presse comme s'ils étaient des éternels écoliers. À l'un on accorde des bons points ; à d'autres, le bonnet d'âne. Pendant les matchs, ils sont sanctionnés d'un carton jaune ou d'une expulsion. Que dirait un comédien qui joue Le Misanthrope s'il écopait d'un carton rouge pendant une représentation ?

Bernard Morlino

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Education - Le laboratoire d'innovation... Un "jouet" à 200 000 euros...

17 Juin 2018 , Rédigé par Le Canard Enchaîné Publié dans #Education, #Politique

Education - Le laboratoire d'innovation... Un "jouet" à 200 000 euros...
Lire la suite

En finir avec le déclinisme, ce prétexte utile aux adversaires de l'égalité...

16 Juin 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

fastncurious.fr

fastncurious.fr

Une société courageuse, sûre des valeurs qu’elle défend, ne doit pas faire l’impasse sur une analyse rigoureuse du bilan de son École. Sans flagellation inutile, pour pouvoir regarder l’avenir avec lucidité. Oui, François Dubet a raison : tous ceux – et nous en faisons partie – qui ont lutté ces trente dernières années pour donner le meilleur de ce que nous pensions pertinent pour nos élèves ; tous ceux qui se sont engagés dans un processus de remise en cause des pratiques enseignantes ; tous ceux qui ont proposé, innové, réfléchi, assumé au quotidien les réformes ou les ouvertures pédagogiques, milité pour une autre École, tous ceux-là ne doivent pas baisser les bras. Ne doivent plus accepter la dictature du déclinisme permanent.

Nous interroger sur des évidences

Témoignons de cette volonté de toujours remettre l’ouvrage sur le métier et de ne jamais abdiquer quand il s’agit de l’Éducation.

La société française a intériorisé le modèle de socialisation par l’École qui se met progressivement en place, dès le XVIIème siècle, dans les villes en Occident, et dont l’École de la IIIème République n’est finalement que le prolongement. Cette forme scolaire imprègne nos esprits au point de nous interdire une interrogation sur des questions pourtant simples et essentielles, prémices à la fondation d’une autre École. Oui, en ce début du troisième millénaire, il est possible et urgent de nous interroger sur des évidences.

- Faut-il conserver la classe comme structure de référence ? 
- La notion de programme a-t-elle encore du sens dans le monde mouvant actuel ?
- L’établissement scolaire doit-il être une structure ouverte ou protégée ? 
- Les disciplines scolaires (et savantes) doivent-elles être le cadre premier de toute programmation de l’enseignement ou la ressource à des questions anthropologiques que se pose tout individu (la vie, l’organisation en société, la gestion durable des ressources…) ?

Ces questions appartiennent à tous et ne doivent pas être confisquées par quelques-uns. L’école est l’affaire de tous : ce devrait même - avec d’autres questions sociétales (la santé, les retraites, la dépendance, l’emploi, l’organisation des territoires…) - être le champ prioritaire de l’exercice de la citoyenneté.

Le réalisme et la raison invitent à admettre que « tout » n’est pas possible en même temps ni tout de suite : l’important sera de déterminer, avec pragmatisme, la feuille de route pour les dix ans à venir.

Deux mandats présidentiels en somme...

Avant cela, il conviendra d'en finir avec le cancer du déclinisme.

Rompre avec le déclinisme

Il nous revient, enseignants, de  combattre le déclinisme, de le dire avec force et d' indiquer les voies permettant cette rupture devenue urgente après des années de pessimisme fabriqué par les porte-voix d'une "contre bien-pensance" omniprésente.

Rompre avec le déclinisme, c'est briser la dictature des fatalités imposées par quelques-uns. C'est redonner du sens à nos vies futures. C'est revivifier nos manières de penser. C'est avoir à nouveau le courage d'inventer quand, depuis dix ans au moins, la doxa dominante impose la peur du présent comme du lendemain, faisant du passé la seule "valeur refuge".

Avec Raphaël Glucksmann, je dis: "Nous allons bientôt mourir. Nous le sentons, le savons, le répétons jusqu'à la nausée. Notre scène publique ressemble au mur des Lamentations".

Mais je dis aussi, toujours avec lui, qu'il est temps de briser ce mur, de faire taire rancunes et rancoeurs, d'assécher nos larmes, d'imaginer un contre-discours pour enfin débattre, temps de "réapprendre à aimer et à dire ce que nous sommes".

Et, au-delà, ce à quoi nous aspirons:

à vivre... Enfin!

Christophe Chartreux

Les citations entre guillemets sont empruntées à Raphaël Glucksmann dans un livre que je recommande absolument:

Notre France - Dire et aimer ce que nous sommes. Allary édition Paris 2016

Lire la suite

Isaac Albeniz et Joaquin Rodrigo...

15 Juin 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Georges Bernanos...

15 Juin 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Mais d’être un professeur de doute, quel supplice chinois ! Encore, dans la force de l’âge, la recherche des femmes, l’obsession du sexe congestionne habituellement les cerveaux, refoule la pensée. Nous vivons dans le demi-délire de la délectation morose, coupé d’accès de désespoir lucide. Mais d’année en année les images perdent leur force, nos artères filtrent un sang moins épais, notre machine tourne à vide. Nous remâchons dans la vieillesse des abstractions de collège, qui tenaient de l’ardeur de nos désirs toute leur vertu ; nous répétons des mots non moins épuisés que nous-mêmes ; nous guettons aux yeux des jeunes gens les secrets que nous avons perdus. Ah ! l’épreuve la plus dure est de comparer sans cesse à sa propre déchéance l’ardeur et l’activité d’autrui, comme si nous sentions glisser inutilement sur nous la puissante vague de fond qui ne nous lèvera plus …

Georges Bernanos - Sous le soleil de Satan

Lire la suite

A Voir... Les Filles du feu... Documentaire... Stéphane Breton...

15 Juin 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Cinéma

Lire la suite

Décryptage : Où en est vraiment la "popularité" de JM Blanquer?...

15 Juin 2018 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education, #Politique

Décryptage : Où en est vraiment la "popularité" de JM Blanquer?...

EXTRAITS

Rappelez vous. C'était le 20 mai. Le Journal du dimanche publiait un sondage IFOP très favorable au ministre de l'éducation nationale. Mais en même temps incohérent. Alors que le ministre de l'éducation nationale pourrait se présenter aux municipales à Bordeaux, voilà une situation curieuse qui méritait décryptage...

Un ministre très populaire?

Dans son édition du 20 mai, le Journal du dimanche (JDD) titrait "Blanquer : Ce qui a déjà changé à l'école" et publiait un entretien flatteur pour le ministre. L'article s'appuyait sur un sondage IFOP contradictoire. 56% des français se déclaraient satisfaits du ministre (44% insatisfaits) mais seulement 28% pensaient que la situation s'est améliorée à l'école, 32% qu'elle a empiré et 40% qu'elle n'a pas changé. Voilà un ministre qui donne satisfaction mais dont l'action serait négative !

Le sondage était d'autant plus surprenant que le même IFOP, pour Paris Match, publiait en mai 2018 un sondage sur les personnalités politiques accordant seulement 27% de satisfaits à JM Blanquer contre 18% d'insatisfaits et un gros bataillon de 55% de sans opinion. JM Blanquer restait inconnu encore de la moitié des Français.

Le responsable du sondage IFOP n'a pas répondu à nos questions. Mais deux nouveaux sondages permettent de mieux saisir la popularité de JM Blanquer au moment où certains, comme Sud Ouest, pensent qu'il pourrait être candidat à la mairie de Bordeaux.

(...)

JM Blanquer est-il plutôt populaire ou impopulaire ? On ne le saura jamais. C'est surtout encore un inconnu pour la moitié des Français. Une trait revient dans tous les sondages : c'est un personnage clivant politiquement. Pour Les Echos aussi seulement 12% des électeurs de gauche lui sont favorables contre 33% de ceux de droite. Et ça c'est plus gênant pour un rêve bordelais...

François Jarraud

Sondage Les Echos

Sondage Paris Match juin

Dans Sud Ouest

Blanquer son action ne convainc pas

JM BLanquer populaire ?

L'article complet est à lire en cliquant sur le lien de bas de page

Lire la suite

ACCESSUP - Les politiques d'accès à l'enseignement supérieur...

15 Juin 2018 , Rédigé par Sciences Po - Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education, #Politique, #Université

ACCESSUP - Les politiques d'accès à l'enseignement supérieur...

EXTRAIT

Porteurs du projet: Agnès van ZANTEN & Denis FOUGERE

Discipline(s): économie , sociologie

Durée: 36 mois

Projet soutenu par le LIEPP depuis septembre 2015

Le projet ACESSUP vise à étudier les politiques d’accès à l’enseignement supérieur dans une perspective englobant à la fois leur conception, leur mise en œuvre et leurs effets, ce qui est rarement fait dans les recherches qui s’intéressent généralement à l’un ou l’autre seulement de ces processus. A partir d’une approche croisant les approches théoriques et méthodologiques de l’économie et de la sociologie, la recherche se focalisera tout d’abord sur la construction et l’articulation de ces politiques au niveau national à partir du début des années 2000 en s’intéressant aux objectifs de ces politiques et à leurs liens avec les intérêts, les visées, les représentations et les ressources des différents acteurs impliqués dans leur conception et leur impulsion. Elle examinera aussi comment les directives nationales sont réinterprétés, mises en œuvre et complétées par d’autres initiatives à l’échelon d’une région, l’Ile de France (IDF), en étudiant les perspectives et les pratiques des autorités politiques et éducatives régionales ainsi que les logiques à l’œuvre dans les établissements d’enseignement. Enfin, le projet analysera aussi les effets de cette politique grâce à un travail sur les données (déjà transmises aux responsables de la recherche) sur les vœux d’orientation dans le supérieur des lycéens d’IDF en 2014. 

(...)

Dans les médias:

Les concours, une tradition française faussement méritocratique, article dans Le monde du 09/02/2018 avec l'interview d'Agnès van Zanten.

Comprendre les inégalités lors de l’orientation vers l’enseignement supérieur, article dans Cogito #4 - Lettre de la Recherche de Sciences Po.

La question des inégalités sociales au cœur de la réforme de l’université, article dans le Monde du 20/12/2017.

Classement des lycées 2017: pour les familles, une donnée parmi d’autres, entretien d'Agnès van Zanten dans Le Monde Campus du 22/03/2017.

APB 2017: Les diplômes qui donnent du travail, article dans Le Nouvel Obs du 9/02/2017.

APB, les conseils d’orientation donnés aux élèves varient selon leur milieu, entretien avec Agnès van Zanten dans Le Monde du 20/01/2017.

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Ajustement des programmes... Des conseils d'enseignement piétinés... La légitimité des cycles mise à mal...

15 Juin 2018 , Rédigé par Se-UNSA Publié dans #Education, #Politique

Ajustement des programmes... Des conseils d'enseignement piétinés... La légitimité des cycles mise à mal...
Des « ajustements » des programmes des cycles 2, 3 et 4 applicables dès la rentrée 2018 seront présentés lors du prochain Conseil supérieur de l'éducation qui devrait se tenir dans la première quinzaine de juillet. Par ailleurs, des « repères annuels » devraient être publiés dans les mois à venir.

Ce calendrier qui laisse peu de temps pour la concertation donne encore une fois l'impression d'un travail précipité. Cette annonce survient au moment où les chefs d'établissement réunissent les conseils d'enseignement et où les équipes bouclent les projets. C'est faire bien peu de cas de tout le travail préparatoire déjà réalisé pour préparer l'année scolaire qui vient.

Quant à la proposition de repères annuels qui devraient être appliqués dans les 2 mois, c'est faire preuve encore une fois de méconnaissance du calendrier propre aux établissements et détruire à bas bruit toute la logique actuelle de l'organisation des enseignements. Introduire des repères annuels dans des programmes de cycles alors que depuis 2016 les collègues ont effectué un énorme  travail de collaboration pour organiser leurs enseignements sur 3 ans, c'est encore une fois accorder bien peu de confiance aux enseignants.
 
Espérons que ces dispositifs ne seront que des pistes de travail proposées, pouvant éventuellement rassurer les collègues qui souhaitaient être confortés dans leurs choix pédagogiques, mais qu'elles ne contraindront pas les collègues à détruire dans l'urgence leurs deux dernières années de travail.
 
Affaire à suivre...
 
Lire la suite

« Faire un projet en histoire, ce n’est jamais banal. » - Les Cahiers Pédagogiques...

15 Juin 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Histoire, #Pédagogie

Entretien avec les coordonnateurs du dossier, Benoit Falaize et Alexandra Rayzal

Qu’est-ce qu’enseigner l’histoire aujourd’hui ? Quels sont les enjeux de cet enseignement et comment doit-on s’y prendre pour que les élèves construisent un rapport apaisé, critique et intégrateur au passé de la société humaine et à l’Histoire ? Le dossier de notre dernier numéro regorge de pratiques et de projets très divers.

(...)

L'entretien est à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>