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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Michel Foucault... (Foucault parlant de l'école... Vidéo)

21 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Philosophie, #Pédagogie

Dans un système de discipline, l'enfant est plus individualisé que l'adulte, le malade l'est avant l'homme sain, le fou et le délinquant plutôt que le normal et le non-délinquant. C'est vers les premiers en tout cas que sont tournés dans notre civilisation tous les mécanismes individualisants ; et lorsqu'on veut individualiser l'adulte sain, normal et légaliste, c'est toujours désormais en lui demandant ce qu'il y a encore en lui d'enfant, de quelle folie secrète il est habité, quel crime fondamental il a voulu commettre.

Michel Foucault - Surveiller et punir

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Macron, la poupée qui fait non...

21 Mai 2018 , Rédigé par France Inter Publié dans #Politique

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"La baisse de l'intérêt des collégiens pour la lecture est liée aux écrans"/JM Blanquer... Sauf que...

21 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Lecture

"La baisse de l'intérêt des collégiens pour la lecture est liée aux écrans"/JM Blanquer... Sauf que...

Pour le Ministre de l'Education Nationale, "la baisse de l'intérêt des collégiens pour la lecture est liée aux écrans"/France Inter

Sauf que la baisse de cet intérêt est antérieure à l'apparition des écrans. Écrans qui, au passage, sont un vecteur supplémentaire de... lecture.

Sauf que les élèves lisent toujours autant, voire plus, mais pas des romans.

A force de vouloir transformer le pays en "start-up nation", les grands auteurs laissent la place à des ouvrages techniques, scientifiques, économiques. Pourquoi se fatiguer à lire Rabelais, Maupassant, Proust ou Camus pour devenir un "faiseur de fric"?

Quelques liens, ci-dessous, démontrant que le Ministre est dans l'erreur.

Et je pourrais ainsi vous proposer des dizaines de liens démontrant que les jeunes lisent. Que les écrans, ces "galeux", cibles faciles et démagogiques ne sont pour rien dans ce que l'on appelle paresseusement la "baisse de l'intérêt des jeunes pour la lecture".

Ce message permet uniquement d'imposer des "réformes" dans l'esprit de l'opinion publique, comme l'interdiction du téléphone portable à l'école ou la distribution de Fables de La Fontaine aux CM2 à la rentrée.

Elevons le débat!

Christophe Chartreux

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La dictée n’est pas ce qu’on veut nous faire croire...

21 Mai 2018 , Rédigé par Questions de classe(s) Publié dans #Education, #Pédagogie, #Politique

  La dictée n’est pas ce qu’on veut nous faire croire...

Lorsque Jean-Michel Blanquer évoque la dictée quotidienne comme un remède indispensable, il sait que pour les parents, les grands-parents... pour une très grande partie de la population, cet exercice est auréolé de vertus comme l’est une potion pour bien grandir, même si elle est désagréable au goût – comme l’était l’huile de foie de morue.

En effet, pour beaucoup d’entre eux, la dictée était source de peine, de souffrance, voire de honte. Le zéro était bien partagé, cinq fautes suffisaient ! Le stylo rouge du maître ou de la maîtresse d’école n’était pas indulgent, il rayait sans pitié et écrivait le zéro d’un geste rageur.

Des lignes des mots mal orthographiés s’en suivaient.

La dictée parle donc à tout le monde !

Mais les élèves aux dictées à zéro ou à une faute étaient-ils meilleurs en orthographe ?
Guère plus que les autres, car dans leurs écrits personnels, ils n’appliquaient guère les règles grammaticales et oubliaient les mots appris par cœur. La vigilance lors de l’exercice de la dictée ne se reproduisait pas dans les rédactions. Et pourquoi aujourd’hui en serait-il autrement ?

La dictée est dans l’esprit de M. Blanquer comme dans la mémoire collective un texte lu par un professeur qui sera ensuite dicté plus ou moins rapidement avec une insistance sur la ponctuation et sur certaines syllabes notamment celles qui sont muettes en fin des mots pour les plus jeunes. Répétée tous les jours, voire deux fois par jour au CP, elle devrait entraîner des automatismes (accords et application des règles). Le constat qu’elle n’améliore pas l’orthographe dans les situations d’écriture personnelle n’est guère évoqué.

La dictée réduit l’orthographe à un exercice, au lieu de la présenter aux élèves comme un moyen de produire un écrit lisible et respectueux des mots et des règles. D’ailleurs, c’est tout l’écrit qui est présenté comme un exercice : copie, rédaction… sont aussi ordonnées, exécutées puis notées.

Le désir, le plaisir, la nécessité, l’imagination, le jeu… sont laissés de côté et en dehors de la classe.

Certains enfants, adolescents, bien sûr pourront s’en saisir au sein de leur famille, mais pour tous ceux qui n’ont que l’école pour écrire, ils n’auront pas l’occasion d’expérimenter l’écriture comme moyen d’expression, de création et de communication. Alors les lettres de motivation pour l’orientation ou l’entrée à l’université prévues par la nouvelle loi… ce sera encore plus difficile pour eux.

Au siècle dernier, on sélectionnait avec des dictées, aujourd’hui les écrits personnels suffiront !

Revenons à l’étude de l’orthographe, une fois que l’enfant, l’adolescent a compris « pourquoi » il doit écrire correctement avec le moins d’erreurs possible, intéressons-nous aux « comment ».

La dictée prônée par Blanquer est peu efficace, mais il y a d’autres dictées possibles.

(...)

Catherine Chabrun

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Evaluations au CP... Que sont-elles devenues? Quels résultats?

21 Mai 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #EvalCP

D'autres oeuvres de Pawel Kuczynski en lien de bas de page

D'autres oeuvres de Pawel Kuczynski en lien de bas de page

25 septembre 2017... Que sont devenues ces évaluations?

EXTRAITS

Trop longs, mal adaptés, potentiellement sources de confusion ou de stress… Les exercices mis en place par le nouveau ministre de l’Education nationale afin d’évaluer le niveau des élèves entrant en primaire sont critiqués, davantage sur la forme que sur le principe, par les syndicats d’enseignants.

(...)

«Outil invalide»

Beaucoup d’enseignants interrogés par Libération expriment des critiques, d’abord sur la forme. «Les consignes de passation ne sont pas simples pour tous… Parfois les élèves confondent les exercices», déplore Anaïs, qui n’est pourtant pas opposée au principe : «Ça nous donne une base.» Il arrive aussi que l’on passe d’une consigne où il faut barrer les réponses à une autre où il est demandé de les entourer. Pas simple, quand on a tout juste deux semaines d’école élémentaire derrière soi. Selon Francette Popineau, la secrétaire générale du Syndicat national des instituteurs et professeurs des écoles (Snuipp-FSU), premier syndicat du primaire, «c’est assez peu adapté à un enfant de 6 ans. C’est présenté sur une grande page avec quatre exercices. Or, à cet âge, on a des problèmes de repérage et on a normalement deux exercices maximum par page. L’usage du crayon de papier n’est pas très adapté non plus».

Marion, elle, enseigne dans une école de la rive droite de Paris : «J’ai commencé à faire passer les évaluations en mathématiques, et c’est très compliqué pour eux de se repérer sur le fichier !» Même remarque du secrétaire général du Syndicat des enseignants (SE-Unsa), Stéphane Crochet : «Les exercices ne sont pas très solides, les dessins sont source d’erreur et d’interprétation… Les élèves ont plusieurs raisons de se tromper.» Sur la forme, donc, le scepticisme règne. Sur le fond aussi : le choix des compétences évaluées interroge Francette Popineau. «Il y a un problème sur la compréhension de l’écrit. Les exercices ne comprennent qu’un seul item : la compréhension de ce qu’on lit. Or c’est là qu’il y a le plus de difficultés», par rapport au «simple» déchiffrage. Dans une tribune publiée sur le site le Café pédagogique, le président du département de psychologie de l’université de Genève, Edouard Gentaz, et la directrice de recherche au CNRS Liliane Sprenger-Charolles partagent cette interrogation sur «la pertinence du contenu des épreuves». Et relèvent un problème méthodologique de ces évaluations, qu’ils qualifient d’«outil invalide» : sans «repère statistique» pour comparer les résultats de leurs élèves à la façon dont se comportent «"normalement" les enfants de ce niveau scolaire en France», difficile pour les enseignants, notamment les plus jeunes, de «repérer les capacités déficitaires qui doivent être travaillées en priorité». En d’autres termes, évaluer, d’accord, mais par rapport à quoi ? Selon l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, les évaluations au début du CE1 et de la 6e, lancées par Lionel Jospin à la fin des années 80, permettaient effectivement aux enseignants d’estimer comment s’en sortaient leurs élèves «par rapport à la moyenne». Trente ans plus tard, les évaluations au CP n’incluent pas de tel outil.

(...)

«Peser sur la maternelle»

«Ces évaluations peuvent être prises comme une évaluation cachée de la maternelle, relève Claude Lelièvre. Avec tout le passé et le passif [de Blanquer, ancien directeur général de l’enseignement scolaire sous Xavier Darcos], il y a de quoi s’interroger. Sous prétexte d’évaluation et de diagnostic, on vise en réalité une sorte de bilan pour peser de façon indirecte et technocratique sur l’école maternelle.» Un soupçon partagé par l’Association française des enseignants de français (Afef), qui y voit une façon de renvoyer «les enseignants de maternelle à la responsabilité des difficultés des élèves : ils n’avaient qu’à appliquer la bonne méthode». «L’attaque est perfide face au programme [de maternelle] : en cibler et mettre en exergue quelques points dénie la validité d’ensemble d’un programme récent, appliqué depuis la rentrée 2015», écrivent ses dirigeantes dans une tribune.

Le ministère assure qu’aucune remontée nationale n’aura lieu. Il ne pourrait donc pas se servir des résultats pour remettre en cause les programmes de 2015. Mais les syndicats enseignants partagent une crainte : que la grande section de maternelle devienne l’antichambre du CP, où l’on ferait bachoter les élèves sur les points évalués à leur entrée à l’école élémentaire.

(1) Les prénoms des enseignantes que nous avons interrogées ont été modifiés.

Kim Hullot-Guiot

Article complet à lire ci-dessous

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Creuse - "Nous apprécions, Monsieur le Ministre, que vous n’ayez pas pris le temps de venir rencontrer ceux qui font tous les jours l’école"...

21 Mai 2018 , Rédigé par Unsa Publié dans #Education, #Politique

Creuse - "Nous apprécions, Monsieur le Ministre, que vous n’ayez pas pris le temps de venir rencontrer ceux qui font tous les jours l’école"...

Samedi 19 mai Jean-Michel Blanquer, s’est rendu en Creuse pour parler de la fusion des rectorats.

Il fallait donc attendre le week-end de Pentecôte pour voir descendre le Saint ministre sur nos terres de Creuse. L’UNSA Education l’avait interpellé le 14 septembre sans réponse de sa part, puis Jupiter en personne avait annoncé dans un fracas de foudre que notre terre de Creuse deviendrait laboratoire des politiques rurales. Entre temps les lignes ont bougé à l’échelle de notre petit département. Un nouveau Dasen a été nommé avec lequel nous avons eu des échanges riches et positifs, une nouvelle rectrice que nous avons rencontrée récemment s’est montrée également réaliste et très à l’écoute. Une nouvelle préfète que nous rencontrerons prochainement. Dans tout ce fracas républicain nous avons entre temps proposé 40 idées pour une école durable en Creuse et donc pour alimenter les prochaines politiques éducatives en milieu rural. Mais la semaine dernière, une annonce de la suppression du rectorat de Limoges nous a un peu glacé le sang et voici la boucle bouclée.

En effet Jean-Michel Blanquer a choisi la Creuse pour venir annoncer officiellement son dessin de redessiner l’organisation des services déconcentrés. Le ton officiel est donné, nous rénovons des écoles et personne ne sera touché par cette réorganisation même au fin fond de la Creuse. Faut-il y voire un clin d’oeil à Olivier Faure ? Est-ce que la présence symbolique de François Baroin, voisin de vacances du ministre ( Qui n’a pas son château en Creuse ? ) souligne le pas de coté à droite porté par cette réforme, ou plus simplement, est-ce que parmi tous les maires concernés par les risques de suppression d’écoles nichés par nature dans cette réforme aucun n’était disponible ?

Toujours est-il que nous apprécions, Monsieur le Ministre, que vous n’ayez pas pris le temps de venir rencontrer ceux qui font tous les jours l’école au plus près de vos concitoyens, nous espérons que le laboratoire des politiques rurales que deviendra notre département ne préfigurera pas le recul encore plus mortifère du service public et de la présence de l’état auprès des plus fragiles.

A l’UNSA Education nous pensons que la présence de la république sur nos territoires ruraux a un sens. Nous pensons que l’école joue un rôle fondamental dans le partage d’une culture commune et dans la construction d’une citoyenneté garante des valeurs que sont la liberté ou la fraternité et qu’au delà, ces valeurs, nous assurent la paix et les bases d’un vivre ensemble. Dans cette société du numérique et de l’information les départements ruraux doivent être des territoires d’innovation et pas la micro-variable placée à la toute fin des politiques régionales.

Pierre Gautret
Secrétaire départemental
UNSA Education Creuse

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Des avantages de l'évaluation par compétences...

21 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie, #Evaluation

Des avantages de l'évaluation par compétences...

Depuis désormais quatre ans - tout a commencé en 2014 - les 6e de l'établissement dans lequel j'enseigne sont évaluées par compétences, sans notes chiffrées. Ces quatre années, dont la première fut riche en découvertes et en inquiétudes aussi - car défricher c'est s'engager sur des chemins parfois pleins de surprises - ont permis aux enseignants, aux élèves et aux parents de constater la pertinence d'autres méthodes d'évaluation que celles auxquelles des décennies d'habitudes avaient fini par faire croire à toutes et tous qu'elles étaient immuables, gravées dans le marbre, intouchables, voire "sacrées".

Or si l'école est un "sanctuaire" dans lequel le "sacré" et ses "rituels" doivent trouver et conserver leur place respective, il n'est écrit nulle part que ce "sanctuaire" doive rester fermé à l'expérimentation, au changement, au "faire autrement", à l'innovation. C'est ce que, très modestement, les équipes pédagogiques en charge des 6e ont entrepris de faire à partir de septembre 2014.

Je voudrais insister sur quelques points qui me semblent, à l'expérience, fondamentaux et à connaitre, à appréhender, si d'autres (comme beaucoup le font déjà et depuis bien plus longtemps que nous) enseignants souhaitent s'engager dans cette voie.

- l'évaluation sans notes ne doit JAMAIS être présentée - car c'est un non sens - comme une "suppression" des notes chiffrées, mais comme leur remplacement par une AUTRE méthode;

- l'évaluation par compétences (que par commodités je désignerai sous l'acronyme EPC) n'est pas une solution miracle, une baguette magique. C'est un outil de travail qui permet néanmoins, et beaucoup plus efficacement que les notes, de centrer les apprentissages sur les difficultés des élèves sans jamais retarder ceux dont les difficultés sont moindres ou inexistantes. Pour être plus clair

* les EPC ne ralentissent pas les meilleurs et aident les "moyens" et "faibles" à progresser bien plus rapidement et utilement qu'avec les notes.

* l'évaluation par compétences est un accompagnement permanent quand la note est une sanction définitive.

- les EPC doivent être expliquées, avant tous les autres "intervenants" impliqués, aux parents dès la mise en place du projet. Ce sont eux les plus inquiets souvent. Habitués qu'ils ont été aux notes en rouge et aux moyennes;

- la mise en place des EPC ne peut se faire qu'en EQUIPE pédagogique et avec le soutien de la hiérarchie de l'établissement. Il serait vain et épuisant de bâtir un projet sans l'accord de toutes et tous;

- il ne faut jamais avoir "peur" de se tromper au début. L'erreur ne doit pas être répétée mais elle est autorisée. Un exemple: j'ai toujours pensé, et le pense toujours, que l'élève de collège (c'est moins vrai au lycée) recevant une copie évaluée par chiffres ne lit pas l'appréciation. Encore moins si celle-ci est détaillée. Nos élèves, j'en ai fait l'expérience, lisent très peu, voire pas du tout, les annotations en marge. Seul compte le CHIFFRE!

J'ai longtemps pensé aussi, et ne le pense plus, que sans note chiffrée, l'élève lirait davantage son appréciation et ses annotations. Pas forcément! Souvent, très souvent, l'élève se satisfait de son code couleur et ne lit pas les appréciations que vous avez patiemment et consciencieusement rédigées.

Il existe alors une méthode très simple, une "ruse": rendre les copies SANS code couleur, avec uniquement les appréciations (brèves et précises pour des 6e), PUIS révéler le code couleur à la classe en projetant ces résultats au tableau et en vérifiant - c'est très rapide - que les élèves, toujours malicieux, n'ont pas transformé un "rouge" en "vert" vif sur leur copie!

Il est possible aussi, voire recommandé, de pratiquer l' auto-évaluation en fonction des appréciations et annotations. Un exercice ponctuel mais constructif sur la durée. Bien évidemment, c'est l'évaluation du professeur qui "fait loi".

Il pourrait m'être dit, à juste titre, que cette "méthode" est possible avec des évaluations chiffrées. Certes mais l'évaluation chiffrée, quelle que soit la méthode de rendu des devoirs, reste une addition de points. Je devrais dire une soustraction puisque la note est le résultat d'erreurs sanctionnées par des points soustraits à un total de 20. L'EPC est une valorisation des acquis, un surlignage des réussites et, bien entendu, la mise en lumière pour l'élève du POURQUOI de ces échecs et du COMMENT ne pas les répéter;

- il convient aussi de très bien choisir les logiciels permettant l'enregistrement des évaluations. Je n'ai pas ici à en conseiller car chaque établissement à ses habitudes. Il devra être le plus simple possible et disposer d'outils permettant d'illustrer UTILEMENT les conseils de classes;

- ces conseils de classe DOIVENT (c'est mon avis) être dirigés par le Professeur Principal (en présence du Chef d'établissement ou pas) et par lui ou elle seul-e. Pourquoi cette insistance?

L'EPC est un travail d'EQUIPE. D'équipe PEDAGOGIQUE! Sans diminuer le rôle du chef d'établissement, il est impératif que ces moments de rencontre, de dialogues, de CONSEILS aux élèves et aux parents, restent la "propriété" des professeurs. Il est également capital à mes yeux que la CPE et la professeur-documentaliste assistent aux conseils de classes. Leur éclairage est toujours un "plus" indéniable.

Enfin - mais c'est une fin provisoire - je peux affirmer ici que les élèves évalués par compétences en 6e, l'année suivante en 5e et évalués de manière traditionnelle, n'ont connu aucun problème d'adaptation. L'EPC n'est pas un frein, un épouvantail ni "la fin de la civilisation". (Je l'ai lu!).

J'espère avoir été utile en donnant mon éclairage. Il est certes engagé et convaincu. Je n'ai pas la prétention de l'imposer à qui que ce soit. Chacun choisira ce qui lui semble être le meilleur pour ses élèves et pour lui-même.

Christophe Chartreux

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L'école abuse-t-elle des notes ?

21 Mai 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Pédagogie

L'école abuse-t-elle des notes ?

Doit-on repenser l'évaluation scolaire ? Et comment la repenser à l'heure où la société du service nous incite de plus en plus à distribuer des notes ?

La pratique de la mauvaise note est encore très fréquente en collège et lycée (...). Nous sommes encore sur un système très traditionnel, sur un modèle qui remonte à la fin du 19ème siècle.
P. Merle

Il y a plein de manières d’évaluer, les lettres A, B, C – acquis/ non acquis... mais peut-être préférez-vous les notes sur 20 ? D’ailleurs, depuis quand note-t-on sur 20 ? L’ouvrage dont nous parlons aujourd’hui Les pratiques d’évaluation scolaire, historique, difficultés, perspectives, est une véritable somme, la somme, sur la question. Une somme historique pour commencer car en effet, il faut se plonger dans l'histoire de l'éducation pour comprendre pourquoi et comment l'école évalue les élèves encore aujourd’hui. 

Et ce "comment" est primordial car il contient une problématique, LA problématique de l’évaluation : doit-on évaluer d’abord les progrès de chacun ? Ou évaluer les élèves les uns par rapport aux autres, les comparer et les classer ? C’est bien une philosophie de l’enseignement et de la transmission qui est  contenue dans la question de l’évaluation et des notes. Question pas tout à fait tranchée à l’heure qu’il est, alors que les pratiques d’évaluation se diversifient à l’école et se répandent, au-delà, dans la société du service, où chacun est appelé à noter les services, les lieux, des individus comme les chauffeurs de VTC ou les agents commerciaux… 

L’intérêt de la note, c'est la clarté dans le cadre d'un dialogue avec les familles.
J.-M. Huart

Avec

Pierre Merle, sociologue et spécialiste des pratiques d’évaluation scolaire, pour Les pratiques d’évaluations scolaires, PUF (mai 2018)

Le problème c'est quand ce n'est plus le contrôle effectué qui est faible mais l'élève qui est faible.
P. Merle

Jean-Marc Huart, directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Éducation nationale (Dgesco)

L'évaluation participe à la construction de l'enfant et à son arrivée dans le monde adulte.
J.-M. Huart.

L'actualité de l’éducation

Avec Erwin Canard, journaliste au magazine l’Étudiant 

Louise Tourret

En savoir plus en cliquant ci-dessous

L’intérêt de la note, c'est la clarté dans le cadre d'un dialogue avec les familles.
J.-M. Huart

Commentaire:

Le dialogue avec les parents des élèves de 6e de mon établissement n'a jamais été rompu sous prétexte que ceux-ci étaient évalués (et le sont toujours) autrement que par des notes chiffrées.

De quelle "clarté" parle-t-on lorsqu'on dit à un parent d'élève:

"Les notes de Pierre sont en baisse depuis un mois. Il est passé de 14 à 11. Il faut qu'il se ressaisisse!"

Sans parler des "moyennes" trimestrielles, d'une opacité totale, dénuées de "sens" et de "clarté".

Quelle comparaison établir, quelle "clarté" obtenir, entre telle discipline où l'enfant est "moyenné" sur 12 évaluations et telle autre discipline où il l'est sur 3? La moyenne générale du trimestre, très souvent prise en considération pour l'appréciation du chef d'établissement, englobant le tout sans tenir compte une seconde de cette différence notable.

Peut-on parler de clarté lorsqu'un élève voit sa "moyenne" être impactée parce qu'un 9 en SVT a été ajouté à un 14 en EPS ou en Français? (ou inversement, peu importe la discipline). Avec des évaluations qui n'ont strictement rien à voir entre elles, ne "mesurent" pas les mêmes méthodes, les mêmes compétences, les mêmes attentes? Ne sont pas mesurées sur le même nombre de devoirs.

L'intérêt de la note n'est donc ni la clarté ni le maintien du dialogue avec les parents.

Christophe Chartreux

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Jeanne Cherhal...

20 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Dino Buzzati...

20 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Effectivement s’avançait contre Giovanni Drogo l’ultime ennemi. Non point des hommes semblables à lui, tourmentés comme lui par des déserts et des douleurs, des hommes d’une chair qu’on pouvait blesser, avec des visages que l’on pouvait regarder, mais un être tout puissant et méchant ; il n’était pas question de combattre sur le sommet des remparts, au milieu des coups de canon et des cris exaltants, sous un ciel printanier tout bleu, il n’y avait pas d’amis à coté de vous dont la vue vous redonne du courage, il n’y avait pas non plus l’acre odeur de la poudre, ni de fusillades, ni de promesses de gloire. Tout va se passer dans la chambre d’une auberge inconnue, à la lueur d’une chandelle, dans la solitude la plus totale. On ne combat pas pour repartir couronné de fleurs, par un matin de soleil, au milieu des sourires des jeunes femmes. Il n’y a personne qui regarde, personne ne vous dira bravo. Oh, c’est une bataille bien plus dure que celle qu’il souhaitait jadis.

Dino Buzzati - Le Désert des Tartares

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