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Vivement l'Ecole!
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«Ce qui manque à Macron pour être un Obama, c'est l'authenticité et la grâce»... Cécile Alduy...

24 Mai 2018 , Rédigé par Le Figaro Publié dans #Education, #Politique

L'auteur et professeur à l'université de Stanford Cécile Alduy passe au crible les éléments de langage du président Macron, un an après l'élection présidentielle.

Le président de la République s'est érigé en maître des mots durant la première année de son quinquennat. Mêlant aux silences jupitériens, mots latins et expressions désuètes, comme argotiques. L'auteur de Ce qu'ils disent vraiment (Seuil), Cécile Alduy, a passé au scanner ces éléments de langage d'Emmanuel Macron. Elle revient pour Le Figaro sur ses procédés de rhétorique, quelque peu similaires à ceux de Justin Trudeau et plus encore, à ceux de son ancien mentor, François Hollande.

LE FIGARO. - Le discours du candidat Macron en 2017 est-il le même que le discours du président Macron en 2018?

Cécile ALDUY. - Le changement de statut, de candidat à Président, induit des changements mécaniques qui ne sont pas à mettre à son propre compte: plus grande fréquence des domaines régaliens et de l'international, nécessité de parler au nom de tous et de s'extraire des débats partisans, fin des harangues au “vous” du public des meetings...

» LIRE AUSSI - Pour ses discours, Macron s'inspire d'Obama et de Johnny Hallyday

Au-delà de ces contraintes dues à la fonction, on observe une bien plus grande continuité entre Macron candidat et président qu'entre Hollande candidat et président par exemple. Dans ce dernier cas, on passait d'un discours de revendications sociales, d'appel au rêve et au changement, d'empathie pour les chômeurs et les déclassés, à une langue comptable, abstraite, déconnectée des réalités et axée sur les chiffres et les sigles (budget, déficit, CICE, etc.).

Macron aime à dire qu'il “fait ce qu'il a dit” — et donc à répéter ses thématiques de campagne, et à expliquer la logique de ses réformes, et donc à continuer le récit de la “révolution” qu'il avait promise.

Est-ce la seule caractéristique de la rhétorique macronienne?

Macron n'a pas une langue, mais des langues, des styles qu'il utilise selon les interlocuteurs et le public visé. C'est un orateur au sens de la rhétorique ancienne, qui respecte l'une des règles premières de la rhétorique, qui est d'adapter son discours à son auditoire jusque dans le lexique et le registre. Il peut tout aussi bien être dans le style noble (au sens de la stylistique classique), avec un registre élevé, des mots rares, littéraires, une syntaxe travaillée, des élans lyriques, et dans le style bas, au registre grossier (“bordel”, “bullshit”). Et il s'essaye à toute la gamme qui va de “ipséité” à “carabistouille”!

Cela se constate en effet par son usage des anglicismes, comme des mots désuets et argotiques. Est-ce une manière de s'illustrer comme un président au confluent des générations?

Cette palette très large, hétéroclite, témoigne de son double parcours: s'y entendent le jeune khâgneux, l'amoureux du théâtre épris de références littéraire et philosophiques, plutôt classiques d'ailleurs, et l'homme d'affaires passé par la banque où l'on parle un anglais des affaires passe-partout (la “start-up nation”). C'est le mariage incertain entre la langue de Balzac et de Jean-Marie Messier. L'effet? Rendre plus difficile à contrer ou caricaturer son discours, qui est constamment là où on ne l'attend pas.

La politique de Macron est gestionnaire, libérale économiquement, ses explications des réformes souvent assez “techno” mais il va dire dans un reportage qu'il s'inscrit dans une «histoire d'absolu», ou qu'il incarne “le romanesque”. Ce contraste des registres brouille les cartes. Il s'offre le luxe de pouvoir plaire à des publics hétérogènes en adoptant de temps en temps la langue de chacun.

Vous nous confiez l'année dernière, à l'occasion de la présidentielle, que le candidat Macron avait «un vocabulaire à la Johnny, à l'envie». Est-ce toujours le cas?

Un peu moins car il est à présent plutôt dans un discours sur le travail, l'effort, voire le sacrifice plutôt que ce côté hédoniste et optimiste qu'il mettait en avant pendant la campagne pour galvaniser ses troupes.

Vous nous parliez également de similitudes avec le discours de l'ancien président Obama. Qu'en est-il?

Aujourd'hui, la comparaison qui revient est plutôt avec Justin Trudeau: même génération, mêmes grands discours humanistes pour une politique économique plutôt classique, même “coolitude” et goût pour la mise en scène. Ce qui manque à Macron pour être un Obama, c'est l'authenticité et la grâce. Macron est trop caméléon: entre une embrassade à Trump et un discours sur le climat au Congrès américain quelques heures plus tard, le grand écart interroge. Obama incarnait un leadership fondé sur la rectitude morale, l'affabilité, l'humour et la souplesse. Il était tout en “soft power” et auto-ironie, Macron apparaît souvent rigide, dirigiste et trop sûr de lui.

Nombreux sont les critiques à voir en Emmanuel Macron, un nouvel «empereur», un président «autocrate». Est-ce que cela se constate dans ses éléments de langage?

Oui: le “je” est beaucoup plus présent que chez son prédécesseur, François Hollande, qui s'effaçait derrière un “nous” collectif, ou un “on” où l'on percevait à quel point il assumait mal le poids de la fonction. Cela se remarque aussi dans des formules comme “je fais ce que je dis”: on est presque dans la mise en scène d'une parole divine (“Il dit… et la lumière fut”). On remarque aussi la rareté des autres acteurs politiques ou sociaux dans son discours: les autres (Merkel, les leaders syndicaux ou politiques, et même les métiers) sont rarement cités.

Sa langue diffère-t-elle en cela de son prédécesseur? et de Nicolas Sarkozy?

Paradoxalement, Emmanuel Macron est beaucoup plus proche de François Hollande qu'on ne pourrait le croire: François Hollande était le maître de la synthèse et de l'équilibre, et utilisait “et en même temps” encore davantage que Emmanuel Macron! Mais personne ne s'en est aperçu car il n'en a pas fait une doctrine et ne parvenait pas à insuffler à ses discours un charisme, une armature frappante. La synthèse hollandaise est doucereuse et veut plaire sans froisser et sans se mettre en avant. Celle d'Emmanuel Macron est carrée, tonitruante, et portée par un “je” très affirmé qui se met en scène comme acteur d'un destin exceptionnel. Nicolas Sarkozy avait aussi le “je” et le “faire” omniprésents, mais dans une syntaxe très aléatoire, un parler plutôt populaire, et une stratégie de communication plus clivante que synthétique.

Propos recueillis par Alice Develey

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Revue de Presse Education... Parcoursup...

24 Mai 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Parcoursup...

Parcoursup : Le ministère reconnaît quelques problèmes, les élèves enragent
“Sur les réseaux sociaux, des milliers de lycéens se sont plaints de la plateforme, qui vivait son baptême du feu.” selon le Huffington Post.

Parcoursup : « Plus de la moitié » des élèves auront une réponse positive aujourd’hui titrait Le Figaro.
Ce mardi 22 mai, les candidats à l’enseignement supérieur recevront les premières réponses sur le logiciel d’orientation Parcoursup. « Plus de la moitié » des élèves auront une réponse positive dès aujourd’hui, a annoncé le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer.
Mais que devient l’autre moitié des élèves (environ 400000) ?

Dans son appel à témoignages, Le Monde mobile titrait hier : Parcoursup, êtes-vous satisfait des premières réponses ? Titre remplacé aujourd’hui par : Résultats Parcoursup : avez vous de nouvelles réponses ?

Parcoursup : des lycéens inquiets et sceptiques face à la ministre titrent Les Echos.

Résultats Parcoursup : « Ce sera l’angoisse tous les matins : de combien de places aura-t-on avancé ? »
Des dizaines de lycéens, parents d’élèves ou enseignants ont raconté au « Monde » comment ils ont vécu les premiers résultats de la plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur.

Parcoursup : les bugs, c’est « normal » selon le recteur
“Le site internet parcoursup.fr était saturé hier soir, alors que tombaient les premières réponses aux vœux formulés par les candidats aux études supérieures. Pas de quoi inquiéter Vêlayoudom Marimoutou, recteur de l’académie de La Réunion, invité de la matinale sur Réunion La 1ère Radio selon France TV info.”

La nouvelle organisation de la répartition des futurs étudiants et étudiantes ne s’est pas faite sans heurt.
« Ce mardi, une blague a pas mal tourné sur Twitter…
« Qu’est-ce qui est jeune et qui attend ?
–Les étudiants devant #parcoursup. »
Selon Louise Tourret, le cœur du problème, c’est la non hiérarchisation des vœux au moment de leur saisie par les lycéens et les lycéennes. Dans le précédent système, APB, les candidats et candidates classaient leurs demandes par ordre de préférence. L’ancien algorithme attribuait les places en fonction du classement des élèves et des places disponibles
 » or, celui de Parcoursup peut accepter le même bon élève plusieurs fois, bloquant temporairement les places pour d’autres élèves, moins performants.

Parcoursup : les 4 réponses possibles à vos vœux explique Sandrine Chesnel pour l’Etudiant.
Fin du suspens pour les uns, début de l’angoisse pour les autres. Mardi 22 mai, à partir de 18h, la plateforme Parcoursup a commencé à envoyer les réponses des établissements aux demandes d’inscription de plus de 810 000 candidats.
Plusieurs types de réponses sont possibles pour chaque demande : “oui” (pour les filières sélectives et non sélectives), “oui si” (uniquement pour certaines filières universitaires non sélectives), “en attente” (pour les filières sélectives et non sélectives), “non” (uniquement pour les filières sélectives).

Parcoursup : Aider ses élèves titre le Café pédagogique.
Plusieurs organismes proposent des aides aux futurs bacheliers comme l’ONISEP.
« Alors que les résultats de Parcoursup tombent, comment aider les élèves à faire face à leur situation ? L’Onisep publie deux livrets indispensables aux enseignants. Le premier, destiné aux élèves, explique comment se préparer à la phase d’acceptation des propositions, c’est à dire la phase actuelle. Il donne notamment les délais de réponse qui dans certains cas sont réduits. Le deuxième livret, destiné aux enseignants, donne des conseils précis sur les réponses à donner aux élèves en fonction de leur situation après le 22 mai.  »
SOS Parcoursup : l’Etudiant répond à vos questions !
« Pris, pas pris, sur liste d’attente ? Le 22 mai, vous connaîtrez les réponses des formations à vos vœux postbac. Vous voulez réagir ou posez des questions : rendez-vous ici-même, mercredi 23 mai, pour des réponses en direct de la rédaction de l’Etudiant. »
Le Monde LIVE Résultats Parcoursup 2018 : les réponses à vos questions sur les vœux post-bac.
Parcoursup : comment fonctionne la procédure complémentaire et commission d’accèspropose encore l’Etudiant.
“Sans proposition ou sur liste d’attente : comment fonctionne la procédure complémentaire et la commission d’accès à l’enseignement supérieur ?”

Peut-on conclure, comme Le Monde ?

Parcoursup : une année-test pour les universités

“La réforme de l’accès aux études supérieures a conduit les universités à mettre en place, pour la première fois, des commissions d’examen des vœux, pour classer les dossiers des lycéens.”

On en oublierait la manifestation d’hier et les mesures pour les quartiers populaires.

22 mai : Enseignants et grévistes : Que disent-ils ?
« "Je sais que j’aurai des classes entières qui n’auront pas de réponses favorables ce soir". Les chemins de la grève et de la manifestation sont nombreux chez les enseignants. »
Manifestations de fonctionnaires, Parcoursup et banlieues... le résumé de l’actu à 19 heures
« 16 400 personnes ont défilé à Paris, les lycéens vont connaître les premières réponses à leurs vœux et Macron a présenté des mesures pour les quartiers populaires...  »

A suivre.

Catherine Rossignol

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Libérez les lycéens actuellement en garde à vue à Paris! La France a honte!

23 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Education

Ce soir, 23 mai 2018, 96 lycéens passent leur 2e nuit en garde à vue à Paris.

96 LYCEENS!

Merde ça suffit quoi!!!!

Opposé ou pas aux blocages (j'y suis opposé), qu'est-ce que c'est que ce pays qui enferme sa jeunesse pour une bêtise?

LIBEREZ ces lycéens!

C Chartreux

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Mozart... A Elizabeth Sombart...

23 Mai 2018 , Rédigé par christophe

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Coup de coeur... Philip Roth...

23 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Ce qui me terrifiait le plus à propos de mon père, ce n’était pas la violence que je m’attendais à le voir déchaîner passagèrement contre moi, mais la violence que je souhaitais chaque soir au cours du dîner exercer aux dépens de sa carcasse de barbare ignorant. Comme j’avais envie de l’expédier, hurlant, ad patres, quand il mangeait en se servant dans le plat avec sa fourchette, ou lapait la soupe dans sa cuiller au lieu d’attendre poliment qu’elle refroidisse, ou tenter, à Dieu ne plaise, d’exprimer une opinion sur un sujet quel qu’il fût… Et ce qu’il y avait de particulièrement terrifiant dans mes vœux meurtriers tenait à ceci : si j’essayais de les réaliser, il était probable que je réussirais, il était probable qu’il m’y aiderait ! Je n’aurais qu’à bondir par-dessus la table servie, les doigts tendus vers sa trachée artère, pour qu’il s’effondre instantanément sur la table avec la langue pendante.

Philip Roth - Portnoy et son complexe

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A Voir... Ou revoir en version restaurée... Une certaine rencontre... Steve McQueen... Natalie Wood...

23 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

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Parcoursup ou une certaine vision du monde... Angoissant!

23 Mai 2018 , Rédigé par SLATE Publié dans #Education, #Parcoursup

Parcoursup ou une certaine vision du monde... Angoissant!

EXTRAITS

La nouvelle organisation de la répartition des futurs étudiants et étudiantes ne s'est pas faite sans heurt.

Ce mardi, une blague a pas mal tourné sur Twitter… une parodie de la blague préférée des enfants:

«Qu’est-ce qui est jeune et qui attend?

–Les étudiants devant #parcoursup.»

En ce jour des premières réponses, #parcoursup a été le mot-dièse le plus utilisé en ligne. L'occasion de voir que nos lycéens et lycéennes ont pas mal d’humour

Avec des variantes:

Beaucoup en rient comme pour exorciser une certaine inquiétude: les lycéennes et lycéens ont un peu tous l’air dans le brouillard, la majorité de celles et ceux qui s'expriment n'évoquant que des refus ou des mises en liste d'attente de la part de Parcoursup. Et dans la vie réélle, les étudiantes et étudiants de mon entourage sont tous en attente… et même parmi ceux et celles qui ont obtenu des réponses positives.

(...)

Une certaine vision du monde

Parcoursup n'est finalement qu'un avater de la numérisation de notre société. Tout était censé être plus simple mais tout est plus compliqué pour les individus, vous, moi, nos enfants. Il faut se conformer à un mode d'organisation numérique et s’y adapter en étant non pas plus réflexif mais plus connecté, et surtout, plus patient. Parcoursup est pleinement un outil contemporain: c’est nous qui nous adaptons à la «machine» au système, et devons en fluidifier le fonctionnement.

La question passionnante, que pourront explorer les chercheurs et chercheuses en sciences politiques et les philosophes sera sans doute celle de la relation aux institutions, au «système» et à l’État. En organisant ainsi l’orientation et donc la vie des élèves, l'institution prend une énorme responsabilité. Et en montant au front pour défendre leur plateforme, les ministres Vidal et Blanquer ont surtout défendu une vision du monde, une manière d’organiser la vie et l’avenir.

Qu'est-ce qui est jeune et qui attend? Un peu tout le monde en fait.

Louise Tourret

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Macron - Une OPA sémantique... Par Cécile Alduy...

23 Mai 2018 , Rédigé par Le1 Hebdo Publié dans #Education, #Politique

EXTRAITS

Le candidat Emmanuel Macron avait promis de transcender les oppositions classiques, d’absorber les différences dans un grand mouvement de ferveur nationale quasi mystique. D’inventer une politique en mouvement, « et de gauche et de droite ». Le tout « ensemble » et avec « bienveillance ». Un an après son élection, le coup de force sémantique et politique de ce projet s’avère à double tranchant. Le rêve d’harmonie pourrait bien se réduire à une volonté hégémonique. 

(...)

(...) En embrassant les contraires, le président occupe tout l’espace : il incarnera la droite et la gauche, la bienveillance et l’autorité, l’humanisme et le répressif, la cause des femmes et la virilité. Il est – lexicalement – partout. La sémantique version Macron, c’est la négation du principe même de différence inhérent à la langue ; sa politique, la mise en sourdine du pluralisme inhérent à la démocratie.

(...)

(...) Macron est le narrateur de sa propre geste. Acteur, metteur en scène, théoricien, il « incarne » tous les rôles, seul face à lui-même. Tout tourne autour de son verbe, qui est action : « Je fais ce que j’ai dit », martèle-t-il, et de se citer lui-même. Le candidat avait théorisé les dangers de ce solipsisme : un engagement politique, « ce n’est pas un monologue ». Macron Jupiter ? Plutôt Narcisse. 

Cécile Alduy, Sémiologue - Professeure à Stanford

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous (pour abonnés)

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Parcoursup : « C’est pas une fac, c’est “Koh-Lanta” », les lycéens se défoulent sur Twitter...

23 Mai 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Parcoursup

Parcoursup : « C’est pas une fac, c’est “Koh-Lanta” », les lycéens se défoulent sur Twitter...

EXTRAITS

(...)

Quand les temps sont durs, il faut se serrer les coudes. C’est sûrement ce qu’ont dû se dire les lycéens de terminale et les étudiants en réorientation mardi 22 mai au soir après la publication des premiers résultats d’admission par la plate-forme Parcoursup. Dans les heures qui ont suivi, jusqu’à tard dans la nuit, ils se sont retrouvés sur Twitter pour donner leurs premières impressions à chaud… et partager leur désespoir.

(...)

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