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Vivement l'Ecole!

Parcoursup... Paroles d'élèves...

26 Mai 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Parcoursup

Parcoursup... Paroles d'élèves...

EXTRAITS

Vendredi, 338 551 candidats n’avaient obtenu aucun de leurs vœux ou étaient en attente sur la plate-forme, dont les premiers résultats ont été donnés mardi.

« Tous les matins, je me réveille dix minutes plus tôt, et je me connecte directement sur Parcoursup avec l’espoir d’avoir remonté dans les listes d’attente. »

« Il faut attendre que les meilleurs élèves, qui sont pris partout, nous libèrent des places »

« Quand, après ces mois d’attente, de stress et d’espoir, nous avons vu un en attente s’afficher pour huit vœux, plus deux refus, nous avons eu le sentiment de recevoir une gifle d’une violence inouïe »

Scotchés sur l’application Parcoursup de leur smartphone dans l’attente d’une possible réponse, « les élèves en parlent tous les jours en classe, commente Fabienne, enseignante dans un lycée du Val-de-Marne : untel “qui a avancé sur sa liste d’attente”, un autre “qui a été pris”, etc. »

« Une copine n’a eu que des réponses en attente, elle est très loin dans les classements des listes d’attente, est-ce qu’il vaudrait mieux qu’elle redouble pour avoir un meilleur dossier l’année prochaine ? »

« On a un groupe Facebook qui regroupe l’ensemble des terminales arts appliqués de France. Les messages du type “je suis 4e sur liste d’attente à tel endroit, désistez-vous vite” s’y multiplient »

Beaucoup d’autres, au contraire, estiment que leur mérite ou celui de leur enfant, « très bon élève » ou « premier de sa classe », n’a pas été reconnu comme on l’avait promis.

« Sans savoir ce qui a pu me classer aussi mal, je me demande s’il n’y a pas un facteur qui priorise les lycéens sur les étudiants en réorientation »

Séverin Graveleau

Pour lire l'article cliquez sur le lien ci-dessous

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Parcoursup : soutien psychologique, numéro vert... quelles aides pour les lycéens inquiets...

26 Mai 2018 , Rédigé par LCI Publié dans #Education, #Parcoursup

SOUTIENS – De nombreux lycéens se disent perdus par la mise en place de Parcoursup, en particulier ceux qui n’ont pas reçu de réponses positives. Pour les soutenir et les orienter correctement, plusieurs dispositifs d’aides existent.

Depuis le début de la semaine, une rumeur évoquant des "cellules psychologiques" pour venir en aide aux lycéens déboussolés par Parcoursup a fleuri sur les réseaux sociaux. Sans doute en raison des nombreuses imperfections de cette nouvelle plateforme d'accès à l'enseignement supérieur, de nombreux internautes l’ont prise au sérieux. A tel point que le ministère de l’Enseignement supérieur a dû la démentir. Ce ne qui signifie pas que rien n’a été fait pour répondre aux inquiétudes bien légitimes de nombreux lycéens.

Depuis le 22 mai, plus de la moitié des 810.000 jeunes inscrits sur Parcoursup ont reçu au moins une réponse positive à leurs vœux. Mais l'autre moitié reste en attente d'une proposition, avec pas mal de stress à la clé. Les lycéens inquiets sont donc invités par le ministère de l’Enseignement supérieur à se rapprocher de leur professeur principal afin d’évoquer les alternatives possibles. Ces derniers sont en effet chargés de suivre leurs élèves dans la réflexion qu’ils mènent sur leur orientation.

La fiche élève de l’Onisep leur préconise également de rencontrer un ou une psychologue de l’Éducation nationale (anciennement conseiller/ère d’orientation) à sa permanence ou encore de prendre contact avec le CIO le plus près de chez vous. Pour les élèves qui n’ont reçu que des réponses négatives, ils peuvent solliciter la commission d’accès à l’enseignement supérieur de leur académie pour les aider à trouver une formation.

Confrontés à l’inquiétude de leurs élèves, des proviseurs organisent parallèlement dans de nombreux établissements des réunions d'informations. Enfin, un numéro vert (0800 400 070) est à la disposition des lycéens du lundi au vendredi (de 10h à 16h) pour répondre à toutes leurs questions.

La rédaction/LCI

Parcoursup : soutien psychologique, numéro vert... quelles aides pour les lycéens inquiets...
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A propos du détournement de pouvoir commis par Frédérique Vidal...

26 Mai 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique

A propos du détournement de pouvoir commis par Frédérique Vidal...

EXTRAIT

Une décision rendue le 25 février 2015 par le Conseil d’Etat a censuré un détournement de pouvoir commis par l’ancienne présidente de l’université de Nice.

Sous le titre « L’étrange sélection de la ministre des facs », le Canard enchaîné du 23 mai 2018 (p. 3) fait état d’une plainte pénale pour « fraude à des concours publics » et « harcèlement » formée en juillet 2017 contre l’actuelle ministre de l’Enseignement supérieur, en sa qualité d’ancienne présidente de l’université de Nice Sophia-Antipolis (UNSA) d’avril 2012 à mai 2017 (l’article est reproduit in fine).

Cette plainte est fondée sur la circonstance que « le Conseil d’Etat a donné raison » au plaignant, M. Eric Gilli, professeur des universités en géographie à l’université Paris VIII.

Il se trouve que la décision n° 374002 Gilli c/ UNSA rendue le 25 février 2015 par le Conseil d’Etat, à l’origine de cette plainte, est reproduite depuis les trois dernières années universitaires dans le fascicule de travaux dirigés accompagnant mon cours magistral de droit administratif général en deuxième année de licence en droit.

Au programme de cette matière, figure une présentation aux étudiants des « cas d’ouverture du recours pour excès de pouvoir », c’est-à-dire des quatre catégories d’illégalités pouvant d’être invoquées à l’appui d’une demande d’annulation d’un acte administratif formée devant la juridiction administrative.

L’une de ces catégories est relative au « détournement de pouvoir » susceptible d’avoir été commis par l’auteur de l’acte administratif contesté.

Ce moyen d’annulation est retenu par le juge lorsqu’une autorité administrative a agi dans un objectif autre que celui en vue duquel ses pouvoirs lui ont été confiés : ce but peut être soit personnel – favoriser ses intérêts ou ceux de personnes tierces qui lui sont liées –, soit viser la satisfaction d'un intérêt général qui ne relève pas de la compétence de cette autorité.

Ainsi que le souligne un ancien membre du Conseil d’Etat dans un ouvrage connu de tous les juristes qui pratiquent ou enseignent le droit administratif, « le détournement de pouvoir est toujours délicat à déceler ; il comporte une appréciation subjective et quelquefois péjorative portée sur l’administration et sur ses représentants, dont la moralité, la loyauté, sont plus ou moins suspectées » (Raymond Odent, Contentieux administratif, tome II, Dalloz rééd. 2007, p. 575). Le détournement de pouvoir est donc davantage qu’une illégalité « banale » : il « implique une volonté consciente et délibérée de la part de l’administration d’utiliser ses prérogatives dans un but autre que celui voulu par le législateur, c’est-à-dire de tourner la loi » (Jean-Marie Auby et Roland Drago, Traité des recours en matière administrative, Litec 1992, p. 530). C’est une illégalité doublée d’une amoralité, et les étudiants de deuxième année de licence en droit peuvent lire dans la « bible » du droit administratif général que « la censure du détournement de pouvoir reste l’arme ultime du juge administratif lorsqu’il veut sanctionner des attitudes particulièrement scandaleuses de l’administration » (Les Grands arrêts de la jurisprudence administrative, Dalloz 2017, p. 35).

Il est très rare qu’une administration commette un détournement de pouvoir, notamment parce que sa matérialité est difficile à rapporter. Le juge administratif se prononce sur le moyen tiré du détournement de pouvoir en recherchant le motif principal pour lequel la décision attaquée a été prise, motif qui apparaît souvent de considérations qui sont postérieures à cette décision. Dans la quasi-totalité des hypothèses dans lesquelles ce moyen d’annulation est brandi par le demandeur, le juge administratif le rejette par la formule stéréotypée suivante : « le détournement de pouvoir allégué n’est pas établi ».

Pour qui enseigne le droit public, il est donc peu courant de dénicher des arrêts récents permettant de montrer concrètement aux étudiants de deuxième année de licence en droit ce qu’est un détournement de pouvoir : certaines années, le Conseil d’Etat n’en sanctionne aucun.

C’est pourquoi la décision Gilli c/ UNSA constitue une pépite contentieuse, en ce qu’elle reconnaît qu’une autorité administrative – ici une présidente d’université – est cause d'un détournement de pouvoir.

En mars 2016 ou en mars 2017, présenter en amphithéâtre aux étudiants de deuxième année de licence en droit la décision rendue par le Conseil d’Etat le 25 février 2015 avait alors une simple vertu illustrative du cours de droit administratif général.

En mars 2018, en période de tensions croissantes dans et autour des universités, cette décision avait une résonnance particulière : l’actuelle ministre de l’Enseignement supérieur a, dans ses précédentes fonctions, commis un détournement de pouvoir.

L’article assez elliptique du Canard enchaîné est l’occasion de revenir cette décision du Conseil d’Etat plus en détail que ne l’a fait l’hebdomadaire.

Elle sanctionne un « copinage » interne à une université dans une procédure de recrutement d’un professeur des universités en géographie à l’UNSA.

(...)

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

Paul Cassia

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Education - Le plaisir d'apprendre... Vidéo...

26 Mai 2018 , Rédigé par Youtube - The Conversation Publié dans #Education

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VIDEO. "C'est impossible humainement" : des profs d'université torpillent Parcoursup...

26 Mai 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Parcoursup

Avec la nouvelle plateforme de sélection dans le supérieur Parcoursup, la majorité des enseignants du supérieur ont dû classer les futurs étudiants. Un travail difficile, voire impossible, dans le temps imparti.

Toutes les formations publiques de France ont dû rendre leur classement sur Parcoursup, le 18 mai. Derrière ces choix, des enseignants-chercheurs. Et certains, interrogés par franceinfo, ne se privent pas pour critiquer la méthode, notamment Florent Tétard, responsable d'un DUT à l'université Paris 13, ou Gabriella Marongiu, professeur d'anglais en langues étrangères appliquées (LEA) à l'université de Lille. Laurence Le Douarin, qui enseigne la sociologie à Lille, a même refusé de l'appliquer.

Une multitude de critiques

Tous sont d'accord sur les critiques à adresser au nouveau système d'admission. D'après eux, les enseignants ont manqué de temps pour réaliser ce classement. Florent Tétard s'occupe des commissions d'étude de dossiers depuis quatre ans, dans son DUT, une formation sélective. "Cette année, on a dû faire les entretiens pendant les vacances. Sinon, ce n'était pas possible de boucler." Il compare les deux procédures : "L'an dernier, on avait les dossiers dès le 11 mars. Là, on a dû attendre le 31." 

Étudier tous les dossiers à la main, ça demanderait de siéger en commission pendant dix ans.

Gabriella Marongiu à franceinfo

Son témoignage concorde avec celui de Gabriella Marongiu, professeure à Lille. Cette ancienne élue du Front de gauche en est convaincue : "Il est impossible humainement de traiter le nombre de données que l’on reçoit." Dans son département, deux professeurs d'informatique ont créé un programme adapté aux critères choisis : les notes en langues vivantes, maths, histoire-géo, sciences économiques et français. Sa commission a examiné tous les dossiers avec ce logiciel, "environ 3 000 au total", en leur attribuant une note sur vingt.

Seule une centaine de cas a posé problème. Il s'agissait des dossiers trop similaires pour être ordonnés. Après avoir étudié les lettres de motivation et les "fiches avenir", des outils censés aider à comprendre le projet professionnel de l'élève, toujours impossible de les départager. "C'est finalement l'option du tirage au sort qui a été retenue." Pourtant, le choix aléatoire, l'une des principales critiques du système APB, devait être éliminé avec la nouvelle réforme.

Des critères impossibles à utiliser

Ces dysfonctionnements, Laurence Le Douarin les avait "anticipés" "Comment voulez-vous que dans les temps impartis, on puisse examiner finement et qualitativement les dossiers ?" Les commissions d'examen des vœux se reposent en majorité sur les notes. Les autres critères proposés sont le "projet de formation", soit l'équivalent d'une lettre de motivation, et les "fiches avenir". Ces fiches devaient être remplies par les professeurs des lycéens. Ils y inscrivaient des commentaires et des notes sur la cohérence du projet professionnel pour aider à faire la sélection. Un exercice plus ou moins bien réalisé selon les établissements. "On a constaté très rapidement que beaucoup d’enseignants n’ont pas joué le jeu parce qu'ils ne voulaient pas casser les étudiants", relate Florent Tétard. Certains ont même "boycotté" les fiches. Résultat : impossible d'en faire un critère fiable pour choisir les futurs étudiants.

Comment voulez-vous que les enseignants connaissent 13 600 formations et leurs spécificités? C’est impossible.

Florent Tétard à franceinfo

Même combat pour les lettres de motivation. Gabriella Marongiu explique pourquoi elles n'ont pas été prises en considération pour sa filière : "15% des lettres de motivation que nous avions reçues étaient des copies presque pures et simples des trois premiers modèles de lettres de motivation pour Parcoursup proposés par Google." Ce chiffre a été établi à l'aide du logiciel créé par le président et le vice-président de sa commission. Pour Laurence Le Douarin, c'est "évident" "Quel élève va être sincère dans une lettre de motivation ? Ils n'ont plus la possibilité d'ordonner leurs vœux. Personne ne va écrire 'je préfère une autre formation que la vôtre'."

Mais sa critique de Parcoursup va plus loin que les erreurs techniques. Selon elle, la réforme du système "pose de vraies questions philosophiques, éthiques et morales et remet en cause plus de 40 ans de politique éducative." Elle se place en désaccord avec la sélection à l'université, qui perpétuerait "un système méritocratique". Celui-ci permettrait aux inégalités de se maintenir, offrant aux seuls meilleurs élèves la possibilité de choisir leur formation.

Mathilde Hérard

Commentaire:

N'est-on pas désormais en droit de poser les deux questions suivantes?

Parcoursup doit-il être reconduit l'an prochain?

Ne serait-il pas préférable de laisser la place à une politique d'aides multiformes à l'université, une politique qui aurait pour noble ambition d'élever le niveau de tous plutôt que réserver les savoirs à quelques uns déjà triés?

C Chartreux

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Arago: comment l’arsenal législatif réprime les mouvements sociaux et étudiants...

26 Mai 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique

Arago: comment l’arsenal législatif réprime les mouvements sociaux et étudiants...

EXTRAIT

L’affaire Arago le rappelle aux oublieux : l’arsenal législatif français autorise une sévère répression judiciaire des mouvements sociaux. Ancienne, la « criminalisation » des mouvements sociaux est en marche. À la suite de l’occupation de ce lycée de l’est parisien, 102 lycéens et étudiants opposés à Parcoursup, parmi lesquels 40 mineurs, ont été placés en garde à vue, notamment sur le fondement du délit d’« intrusion dans un établissement scolaire » créé sous Nicolas Sarkozy.

C’est une réalité que l’on redécouvre cycliquement, à l’occasion d’une forte mobilisation sociale, ou lorsqu’un proche est directement impacté : l’arsenal législatif français a été régulièrement renforcé depuis trois décennies, et il autorise une sévère répression judiciaire des mouvements sociaux, lycéens et étudiants. C’est ce que l’on appelle la « criminalisation » du militantisme et des mouvements sociaux, régulièrement dénoncée par des syndicats, des associations de défense des droits de l’homme et des avocats, et aussitôt oubliée.

Cédant souvent aux sirènes du tout-sécuritaire, les parlementaires ont pris l'habitude de durcir le Code pénal au gré de l'actualité et des sondages, et l'alternance politique ne permet que très rarement de détricoter les textes ultra-répressifs ou liberticides, qui s'empilent au fil des ans. L'instauration d'un état d'urgence permanent étant la dernière avanie en date infligée à notre droit.

Les gardes à vue de 128 lycéens et étudiants opposés à Parcoursup, en marge de la manif de la fonction publique le 22 mai à Paris, offrent une parfaite illustration de ce phénomène. Certains jeunes ont été interpellés sans ménagement dans l'enceinte du lycée Arago, place de la Nation, où se tenait une assemblée générale, et ont été placés en garde à vue pendant 24 à 48 heures, avant d'entrer dans le processus judiciaire sans avoir compris ce qu'on leur reprochait. L'affaire a provoqué colère et indignation chez les jeunes et leurs familles, et au-delà.

La plupart de ces arrestations et gardes à vue ont été effectuées sur le fondement de deux articles du Code pénal : « Participation délictueuse à un attroupement » (articles 431-3 à 431-8), et « intrusion dans un établissement scolaire » (articles 431-22 à 431-27), le second délit étant réputé plus pratique que le premier pour obtenir des condamnations.

Comme l'a signalé l'avocat-blogueur Maître Eolas sur son compte Twitter, le délit d'intrusion dans un établissement scolaire a été créé sous Nicolas Sarkozy, par la loi du 2 mars 2010. Il s'agissait alors d'afficher une volonté politique de lutter vigoureusement contre les « bandes violentes », autrement dit les bandes de jeunes des banlieues sensibles, comme le montre l'exposé des motifs de cette loi, présenté par Christian Estrosi en mai 2009. Un texte dénoncé à l'époque par le Syndicat de la magistrature, qui y voyait une résurgence de la loi anti-casseurs (en vigueur de 1970 à 1982).

Capture d'écran © Twitter Capture d'écran © Twitter

Alors que l'on célèbre le cinquantième anniversaire de Mai 68, des lycéens et étudiants qui tenaient une AG au lycée Arago, après y être entrés sans violences, ont donc été collectivement privés de liberté et poursuivis sur le fondement de cette loi. Ce alors que les quelques dégradations (tags) et vols (tablettes numériques) commis dans l'établissement, ce jour-là, constituent des délits autonomes qui peuvent être poursuivis au cas par cas, et en respectant le principe de la responsabilité individuelle.

Pour mémoire, l'intrusion dans un établissement scolaire est passible d'un an de prison et 7 500 € d'amende, et beaucoup plus encore s'il existe des circonstances aggravantes : la peine de prison peut atteindre 3 ans pour une intrusion en réunion, ce qui est le cas à Arago, voire de 5 ans pour une intrusion en réunion et avec arme. Quant au délit de participation délictueuse à un attroupement, il est plus sévèrement réprimé depuis cette même loi du 2 mars 2010.

(...)

Michel Deléan

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À l’école, le portable, c’est le couteau suisse du XXIᵉ siècle... Par François Taddei...

26 Mai 2018 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education, #Pédagogie

À l’école, le portable, c’est le couteau suisse du XXIᵉ siècle... Par François Taddei...

Cet article est publié en partenariat avec la revue « Le magazine de l’Éducation » du laboratoire EMA-TechEduLab de l’Université de Cergy-Pontoise.

Le potentiel des nouvelles technologies pour l’apprentissage et l’éducation est en grande partie non évalué. Il manque de recherche précise sur le sujet et notamment de recherches sur ce qui se passe dans le terrain et pour chacun des apprenants, et ce à tous les âges de la vie. Il y a peu d’évaluations en dehors de sentiments personnels.

L’une des questions centrales est : a-t-on appris à apprendre ? Et a-t-on appris à apprendre de manière critique à l’heure du numérique ? Car on peut aussi être manipulé par le numérique. Tout moyen de communication est aussi un moyen de manipulation, on l’a vu de Goebbels à Trump ou Daesch. Plus on a des outils de communication efficaces, plus il faut développer l’esprit critique et la capacité à distinguer le bon grain de l’ivraie, ce qui est tout sauf évident même pour un adulte et a fortiori pour un enfant ou un adolescent.

Par contre ce que le numérique permet, par rapport à la radio par exemple, c’est qu’on peut tous produire et partager et que l’on peut facilement documenter ce que l’on fait. On peut échanger plus largement et à toutes les échelles. On a donc cette possibilité, non seulement d’apprendre à lire, écrire mais d’accueillir une production faite par d’autres et de soi-même produire, via l’écrit ou tout un tas d’autres dispositifs que le numérique permet.

Il faut non seulement apprendre à décrypter les messages que l’on reçoit mais il faut aussi apprendre à partager ses idées, ce qui suppose apprendre à les mettre en ordre, avoir une capacité critique sur soi-même mais aussi d’accepter la critique de l’autre. Une critique qui bien sûr doit être bienveillante et constructive.

Apprendre c’est être capable de donner et de recevoir des critiques. Le numérique permet de faire cela à des échelles sans précédent. Les jeunes d’aujourd’hui ont besoin de comprendre la puissance de cet outil numérique. C’est le rôle de l’école de s’assurer que chaque élève sorte avec une culture numérique suffisante, qu’il ait un esprit critique, développé une éthique de l’utilisation des outils, et acquis les compétences pour s’approprier les outils.

Une des grandes difficultés, c’est qu’aujourd’hui les enseignants sont très peu accompagnés La formation initiale est perfectible comme tout dispositif et la formation continue plus encore, car elle est loin d’être à la hauteur des enjeux et en particulier des enjeux de transformation.

On a donc besoin d’un vrai développement professionnel et d’adosser ce développement professionnel aux résultats de la recherche. Et cela peut se faire en s’appuyant notamment sur les laboratoires de recherche, si ceux-ci font l’effort de rendre accessibles leurs savoirs et résultats à tous les publics, à commencer par les professeurs. Il faut permettre à chaque enseignant de s’approprier les meilleures pratiques et de les adapter au contexte spécifique qui sont les siens. Il suffit qu’une fraction des enseignants le fasse, qu’il documente ce qu’il en fait pour permettre à d’autres de s’en servir.

Par exemple l’utilisation des portables à l’école. Il ne faut pas passer d’un extrême à l’autre : tout accepter ou tout interdire. A minima ce qu’il me semble important de développer c’est la capacité à utiliser l’outil à bon escient.

Il est ainsi possible d’installer dans les téléphones portables un système qui permet d’accéder aux données des capteurs : donc, si vous êtes prof de physique vous pouvez étudier le moment des pendules et enregistrer directement sur votre téléphone les oscillations du pendule. Si vous voulez étudier la chute libre, vous pouvez étudier l’accélération que subit un outil de ce genre.

Vous pouvez en cours de géographie vous en servir géolocaliser une partie de l’espace ou en cours de sport utiliser le GPS pour que les élèves voient le parcours qu’ils vont faire. Toutes les traces numériques que ces appareils peuvent enregistrer, on peut les détourner pour les utiliser à des fins pédagogiques.

Plutôt que dire aux élèves que c’est un instrument qu’il faut absolument éviter, il faut leur apprendre que c’est une boîte noire qu’ils se doivent de comprendre pour en utiliser au mieux les potentialités. Le portable c’est le couteau suisse du XXIe siècle. Il faut donc apprendre à s’en servir. On sera d’autant plus écouté par les élèves, qu’on en aura montré les potentialités.

Apprendre à apprendre est le maître mot. C’est la meilleure manière de s’adapter au monde. C’est vrai des individus, c’est vrai des collectifs.

François Taddei, Chercheur Inserm, directeur, Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI)

François Taddei a rendu le 4 avril 2018 un rapport au Ministère de l'Education, composé de 30 propositions pour voir émerger en France un service public de la société apprenante.

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"Comme prévu, Parcoursup est un fiasco..."

26 Mai 2018 , Rédigé par Sud Education Publié dans #Education, #Politique, #Parcoursup

"Comme prévu, Parcoursup est un fiasco..."

Comme prévu, Parcoursup est un fiasco.

Le projet mégalomaniaque de classer toute une classe d’âge en notant les élèves jusqu’à 7 décimales n’est rien d’autre que la généralisation du tirage au sort qui était jusque là restreint à une infime minorité (moins d’1 % l’an dernier). Il y a tellement de critères qui entrent en compte qu’il s’agit là d’une gigantesque loterie. C’est de surcroît une entreprise délétère à 4 semaines du baccalauréat, puisque les élèves sont invité-e-s à prendre connaissance de leur rang de classement, qui ne fait qu’engendrer le découragement, la démobilisation, la perte de confiance en soi voire le décrochage.

Heureusement, le gouvernement a trouvé un critère infaillible : sélectionner sur la base du lycée d’origine. L’entreprise de tri social dénoncée par SUD éducation et l’interfédérale de l’éducation depuis des mois est indéniable : les élèves venant des voies professionnelle, technologique et/ou dont l’établissement d’origine est situé dans certains quartiers sont discriminé-e-s.

Ainsi, les remontées récoltées par SUD éducation via le formulaire mis à disposition des enseignant-e-s et lycéen-ne-s permet d’établir sur les 150 premières classes de terminale que :

  • 61 % des élèves n’ont aucune réponse positive en filière technologique
  • 65 % des élèves n’ont aucune réponse positive en filière professionnelle Au lycée Jean Renoir de Bondy on trouve même une classe de terminale technologique dans laquelle 100 % des élèves n’ont aucune réponse positive ! SUD éducation réclame la publication par le ministère des résultats détaillés par académie et par lycée du 1er tour de Parcoursup. De plus, sur les élèves ayant reçu au moins une réponse positive, plusieurs ont obtenu des… formations à distance ! Sans compter les vœux très loin des souhaits de l’élève, placés par « sécurité ».

La loi ORE met en place la sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur. SUD éducation réclame son abrogation et la création des places nécessaires pour l’accueil de toutes et tous les étudiant-e-s dans la filière de leur choix. Il faut un investissement de 3 milliards par an pendant 10 ans dans l’enseignement supérieur et la recherche !

Vous trouverez une série d’exemples et le lien vers le formulaire de recension de SUD éducation ci-dessous.

Formulaire de recension de SUD éducation : http://www.sudeducation.org/Dressons-le-bilan-de-terrain-de

Exemples par lycée (pourcentage d’élèves sans aucune réponse positive OUI ou OUI-SI, c’est-à-dire avec seulement des réponses NON ou EN ATTENTE) :

74 % au lycée Henri Becquerel dans le 77
71 % au lycée professionnel de l’ENNA de Saint-Denis dans le 93
63 % au lycée Marx Dormoy dans le 94

Exemples par classe (pourcentage d’élèves sans aucune réponse positive OUI ou OUI-SI, c’est-à-dire avec seulement des réponses NON ou EN ATTENTE) :

80 % dans une classe technologique au lycée Livet dans le 44
73 % dans une classe de STMG au lycée Georges de La Tour dans le 54
82 % dans une classe technologique au lycée François Truffaut dans le 60
71 % dans une classe de S du lycée Racine à Paris
74 % dans une classe de S au lycée Turgot à Paris
96 % dans une classe de L au lycée Victor Hugo dans le 84
79 % dans une classe de ES au lycée Maurice Genevoix à Montrouge dans le 92
76 % dans une classe de S au lycée Joliot-Curie dans le 92
73 % dans une classe de ES au lycée Joliot-Curie dans le 92
76 % dans une classe de L au lycée Joliot-Curie dans le 92
87 % dans une classe de ES au lycée Guy de Maupassant à Colombes dans le 92
94 % dans une classe professionnelle au lycée de Prony d’Asnières-sur-Seine dans le 92
76 % dans une classe de S au Lycée Berthelot à Pantin dans le 93
71 % dans les 3 classes de STMG au Lycée Berthelot à Pantin dans le 93
83 % dans une classe professionnelle du lycée de Plaine Commune dans le 93
82 % dans une classe professionnelle du lycée Jules Michelet à Fontenay-sous-Bois dans le 94
71 % dans une classe de ES au lycée Charles Baudelaire dans le 95
72 % dans une classe de L au lycée Charles Baudelaire dans le 95
87 % dans une classe de S du lycée Romain Rolland à Goussainville dans le 95
74 % dans une classe de STMG au lycée Van Gogh à Ermont dans le 95

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Parcoursup : les premières remontées montrent une nette inégalité entre lycées
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Mouloudji...

25 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Nikos Kazantzakis...

25 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

- Pourquoi me poser des questions sur Lénine? Que te dire?

Par où commencer? Ce n’est plus un homme, c’est un signe de ralliement. Il a perdu les traits humains, il est entré dans la légende. Les enfants qui sont nés dans les années de la Révolution, on les appelle enfants de Lénine; le vieillard mystérieux qui vient pour le premier de l’An, chargé de cadeaux, qu’il distribue aux enfants, ce n’est plus saint Nicolas, ni saint Basile, c’est Lénine; tout moujik, toute petite femme du peuple ont besoin d’un consolateur, d’un protecteur surhumain; ils pendent à leur nouvelle iconostase la figure sanctifiée de Lénine et allument la veilleuse devant lui. Dans les villages les plus reculés de Russie, depuis l’océan glacial arctique jusqu’aux pays tropicaux de l’Asie centrale, les gens simples, pêcheurs, laboureurs, bergers, sculptent pendant leurs veillées, parlant, riant, soupirant, la figure de Lénine. Les femmes la brodent avec des soies multicolores, les hommes la sculptent dans le bois, les enfants la dessinent avec un morceau de charbon sur les murs.

Un jour on lui a envoyé d’un petit village d’Ukraine son portrait : une mosaïque de grains de blé, et les lèvres étaient faites de poivre rouge.

« Lénine, pour nous tous, cultivés ou incultes, est devenu un mot d’ordre. Le grand homme, pour nous, ne plane pas en l’air, au-dessus du peuple qui l’a engendré; il sort des entrailles de son peuple; seulement, ce que le peuple exprime par des cris inarticulés, lui l’exprime par une formule parfaite. Et dès qu’il l’a formulé, cela ne peut plus se disperser et se perdre, cela devient un mot d’ordre. Que veut dire mot d’ordre? Action.

Nikos Kazantzakis - Lettre au Greco

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