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Vivement l'Ecole!

Sophie Hunger...

6 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Philippe Lançon...

6 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Cette colère montait à mesure que le départ approchait. Deux jours plus tard, j'ai écrit à mes parents qui proposaient de m'apporter des compotes.

Compotes inutiles, ils me gavent comme une oie, je ne peux finir aucun de mes repas, qui me prennent un temps interminable (sans parler de la saleté). Mais enfin on ne va pas se plaindre, c'est un retour vers la vie.

La plupart des mails des jours suivants sont acides, presque rageurs. Manger de nouveau, quoique à peine, me faisait prendre conscience de ma régression et de mes limites. Pour la première fois, je devenais impatient. Il était temps de quitter un lieu où j'avais épuisé les raisons de lutter en étant fier de moi. ​​​​​​​

Philippe Lançon - Le Lambeau

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Egalité Homme/Femme à l'école... Quand Madame Schiappa se trompe et nous trompe...

6 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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Madame Marlène Schiappa ayant affirmé, sur Europe 1, lors de de l'émission Le Grand rendez-Vous ce 6 mai entre 10 et 11h, que l'égalité Homme/Femme n'était pas enseignée à l'école avant que le Ministre de l'Education Nationale actuel ne la mette au programme, je me permets de renvoyer le lecteur vers les liens suivants.

Il constatera, une fois de plus, que l'Ecole a agi AVANT 2017...

Cette manière de laisser croire - de mentir? - qu'avant 2017 rien n'a été fait devient ridicule et, disons-le, assez mesquinement scandaleuse.

Christophe Chartreux

A lire également

Article 9 de la Charte de la Laïcité

Article 9 ‐ La laïcité implique le rejet de toutes les violences et de toutes les discriminations, garantit l’égalité entre les filles et les garçons et repose sur une culture du respect et de la compréhension de l’autre. La laïcité n’est pas seulement un principe qui impose des règles, mais une valeur à cultiver dans les conduites au quotidien. Elle « repose sur une culture du respect et de la compréhension de l’autre », et peut se comprendre comme la clef de voûte d’une éthique démocratique, c’est‐à‐dire d’une attitude morale constituée de petites et de grandes vertus : la civilité, la politesse, la décence des propos, des tenues et des attitudes, la cordialité, mais aussi le respect, la tolérance, la bienveillance, l’attention à autrui, la compréhension, la solidarité, la générosité, le sens de l’écoute. Ce sont autant d’aspects de ce qu’on appelle se conduire avec humanité. Parmi ces vertus, il y a « le rejet de toutes les violences et de toutes les discriminations ». Personne à l’Ecole ne doit être victime de violence morale ou physique à cause de ses origines ou de ses convictions, ou de violences commises au prétexte de telle ou telle religion. Parce que la laïcité est indissociable de l’égalité (égalité en droit, égale dignité de tous) l’école veille particulièrement aux relations entre les filles et les garçons : la mixité scolaire doit être l’opportunité entre les individus des deux sexes de développer une relation fondée sur le respect mutuel, la considération et l’estime réciproques.

http://cache.media.eduscol.education.fr/file/Actu_2013/06/2/charte_de_la_laicite_commentee_270062.pdf

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Emmanuel Macron remercie vivement Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin...

6 Mai 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique

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A «l’omelette», l’Elysée reconnaissant

L’exécutif se frotte les mains : face à lui n’existent plus que les extrêmes, «les deux côtés de l’omelette». En leur donnant de la crédibilité, il assure sa propre pérennité.

Dans le monde politique «recomposé» selon Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon a toute sa place. Il est même le bienvenu. Le tribun de La France insoumise, lui, se voit en premier opposant de gauche au macronisme.«Macron veut m’envoyer au second tour en 2022», fanfaronne-t-il volontiers en privé, ajoutant qu’il aurait lui, bien entendu, de bonnes chances de l’emporter. Une analyse que l’exécutif n’a aucune raison de démentir : vu du pouvoir, le tribun de La France insoumise est, avec Marine Le Pen, l’opposant parfait, celui qui fait trembler les gens raisonnables, confortant ainsi le camp des «progressistes».

Un proche du Premier ministre en convient : le gouvernement aime cette opposition, jugée outrancière et incapable d’incarner une véritable alternance. «François Ruffin, ce n’est qu’un cri, tranche Bruno Roger-Petit, porte-parole de l’Elysée, au sujet de l’organisateur de la "Fête à Macron". Il ne propose rien, n’explique rien, ne donne du sens à rien, ne construit rien. C’est une vanité qui s’empare de la détresse des gens et leur offre un exutoire sans perspectives.»

Ces derniers jours, les figures du macronisme ont abondamment commenté le rendez-vous de ce samedi, multipliant les mises en garde à l’endroit de ses organisateurs. Depuis l’Australie, Macron a dénoncé les «pyromanes indignés» tenant «un discours d’agitation», qui «veulent rejouer la partie démocratique [car] ils n’ont jamais accepté la défaite». Mercredi, Edouard Philippe a appelé les mêmes à «bien mesurer [leurs] propos» et leurs possibles conséquences. Vendredi, le ministre Gérald Darmanin a carrément taxé La France insoumise de «poujado-castrisme» aux «méthodes d’extrême droite». Des propos qui font exister l’événement en même temps qu’ils l’entourent d’une aura séditieuse, conformément à l’intérêt du camp Macron.

«Il n’y a pas qu’une seule opposition à nos yeux, elle se trouve des deux côtés de l’omelette, précise Matignon. Il se trouve qu’aujourd’hui, les insoumis font écho à la mobilisation sociale. Mais en d’autres circonstances, d’autres se rendront audibles : au moment des européennes [de 2019], ce sera sans doute le cas d’une frange droitière europhobe.» De ce côté-là de «l’omelette», les sondages confirment l’absence de dynamique autour de Laurent Wauquiez, nouveau patron de Les Républicains. Et font toujours de Marine Le Pen la principale valeur électorale à droite. Mais le chef de l’Etat ne nourrit guère de complexes vis-à-vis de la frontiste, un an après le débat de l’entre-deux-tours où celle-ci avait montré d’évidentes limites. Affaibli par la scission des partisans de Philippot, visé par plusieurs affaires judiciaires, mené par une Le Pen dévaluée, sans groupe à l’Assemblée et pauvre en relais locaux, le parti d’extrême droite n’a pas l’allure d’un prétendant au pouvoir. Il représente, pour l’instant, une opposition commode pour les macronistes, même si ces derniers en font volontiers leur épouvantail : «Si on se rate et que le pays tombe, c’est Le Pen»,prévient un député LREM.

Ce qui se dessine ainsi, c’est le paysage politique dont rêvent les apôtres de la recomposition : le réformateur progressiste Macron, dernier et unique rempart face aux extrêmes. Ce scénario semble validé par un sondage Ifop publié par Paris Match mi-avril. Si la présidentielle devait se rejouer au printemps 2018, Macron serait largement en tête à 33 %, et ses seuls concurrents significatifs seraient Marine Le Pen (23 %) et Jean-Luc Mélenchon (16,5 %). Chef d’une droite siphonnée, Laurent Wauquiez (8 %) serait condamné à la figuration.

Alain Auffray , Dominique Albertini

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Ecole - Mais où est passée la nature?...

6 Mai 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Ecole - Mais où est passée la nature?...

EXTRAITS

Ecrans, emploi du temps surchargé, peur de l’insécurité… tout retient la nouvelle génération à l’intérieur. Un constat inquiétant, tant jouer dans la nature est essentiel au développement humain.

Un matin d’été, dans un centre de vacances de Montreuil (Hautes-Alpes), non loin de Grenoble, ­Caroline Guy entame un atelier de relaxation dans la nature avec un petit groupe de filles de 11 ans. Pour ­commencer, elle leur demande de se déchausser dans l’herbe. La réaction est unanime : « Quoi ? Pieds nus dans l’herbe ? Ça va pas la tête ! C’est dégoûtant. Il y a des bêtes… » Impossible. Inimaginable. Une seule ose ­finalement tenter l’expérience.

« Elle n’avait jamais marché pieds nus dans l’herbe et a trouvé ça génial, ­raconte Caroline Guy, trois ans plus tard. Dans un monde normal, on ­découvre ça dès qu’on commence à marcher, vers 1 an. » L’expérience a tant marqué cette éducatrice autodidacte que, après un passage dans des écoles classiques, elle a décidé d’ouvrir à la rentrée prochaine une école dans la forêt, dans le sud de la France, avec pour ­modèle les skovbornehaven ­danois, des maternelles où les enfants passent la majeure partie de la journée dehors.

(...)

Louis ­Espinassous, auteur, conteur, ethnologue et éducateur nature, accompagne depuis des ­dizaines d’années enfants et adultes dans la montagne. Il habite dans la vallée d’Ossau, dans les Pyrénées, loin de l’agitation des villes. L’anecdote de Caroline Guy ne l’étonne pas. Il en a de semblables « à la pelle », comme cette petite fille de 10 ans en classe découverte qui, regardant la nuit par la fenêtre, assurait que les étoiles, « c’est que dans les films ». Il fait remarquer qu’en privant les enfants de ­contact avec la nature, on leur enlève également des espaces et des moments pour profiter de leurs sens. La construction du rapport au corps est malmenée. Sans parler des chances manquées de s’émerveiller.

(...)

Tout ­retient les enfants à intérieur : l’attrait des écrans, l’urbanisation, les assurances, la peur de procès… On accuse également les parents, trop protecteurs. On recommande donc de limiter le temps devant les écrans, mais une piste n’est pas explorée : encourager les ­enfants à jouer dehors. « Il est plus économique, plus sécurisé d’enfermer les enfants plutôt que de les mettre dehors. Parce que l’intérieur est simple, explique Louis Espinassous. Pourtant, on connaît l’importance d’un environnement riche pour le développement de l’enfant depuis les recherches de pédagogues comme Célestin Freinet et Maria Montessori. »

(...)

« Les enfants devraient vivre au grand air, face à face avec la nature qui fortifie le corps, qui poétise l’âme et éveille en elle une curiosité plus précieuse pour l’éducation que toutes les grammaires du monde. »

L’éducation à l’environnement a commencé dans les écoles dès 1977 mais, quarante-cinq circulaires plus tard, on ne parle que d’éducation au développement durable (EDD) ; le mot « environnement » a disparu de l’intitulé. Quant à la nature elle-même, on n’en trouve pas trace dans les programmes de maternelle. Au ­ministère, cela semble loin d’être prioritaire. A tel point qu’il a été impossible d’y trouver un interlocuteur pour répondre à nos questions sur le sujet, ni sur les classes vertes, en voie de disparition faute de financements.

« Explorer sans contrainte, sentir, toucher »

Bien sûr, certaines équipes pédagogiques prennent des initiatives : faire sortir les ­enfants, apporter la nature dans l’école, ­installer un ­potager, un poulailler… « Mais c’est toujours à leurs risques et périls », note ­Julie Delalande. Louis ­Espinassous est pourtant catégorique : « Les ­enfants dans nos ­sociétés seront sauvés par l’action complexe dans un milieu complexe. Il faut absolument les mettre ­dehors. »

(...)

Par Moina Fauchier-Delavigne

L'article est à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

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The Rolling Stones...

5 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Herman Melville...

5 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Qui, dans l'arc-en-ciel, peut marquer l'endroit où finit le violet et où commence l'orange? Nous voyons distinctement la différence des couleurs, mais où exactement l'une commence-t-elle à se mêler à l'autre? Ainsi de la raison et de la folie. Dans les cas patents, on ne pose aucune question à leur sujet. Mais dans certains cas douteux, que l'on suppose, à des degrés divers, moins prononcés, peu de gens se risqueront à tracer la ligne de démarcation précise, encore que, moyennant un salaire congru, certains experts professionnels n'hésiteront pas à le faire. Il n'y a rien au monde que certaines gens ne fassent ou n'entreprennent de faire s'ils sont payés pour cela.

Herman Melville - Billy Budd marin

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A Lire... "Peut-être pas immortelle"... Frédéric Boyer... (Audio/France Culture)

5 Mai 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Littérature, #Philosophie

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Frédéric Boyer : "écrire pour tenir quelque chose parmi les vivants" 

L'écrivain et éditeur Frédéric Boyer, nous parle de son livre "Peut-être pas immortelle", hommage littéraire à sa compagne, Anne Dufourmantelle, disparue l’été dernier. Trois poèmes parus aux éditions P.O.L, dont il prendra la direction en juin. 

Il vient de perdre coup sur coup sa compagne, la philosophe Anne Dufourmantelle, et son ami, l'éditeur Paul Otchakovsky-Laurens. Il rend hommage à la première dans son dernier livre. Et poursuit le travail du second en prenant la direction des éditions P.O.L. dans un mois. Ecoutez notre entretien avec l'écrivain, traducteur et éditeur Frédéric Boyer.

Anne Dufourmantelle

Anne Dufourmantelle

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Blanquer tient-il les engagements de Macron? Un couple d'enfer!... Par Claude Lelièvre...

5 Mai 2018 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

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Encore ensemble en Nouvelle Calédonie. Un an, c'est court ; mais c'est la moitié de la durée moyenne d'exercice d'un ministre de l'Education nationale sous la cinquième République. Cependant, on peut déjà voir dans quelle mesure il s'est attaché à mettre en œuvre les engagements du président de la République nouvellement élu ; et lesquels de façon prioritaire.

Trois retours vers la situation d'avant le quinquennat précédent assumés

Candidat Macron : « Rendre possible le retour à la semaine de quatre jours dans le primaire »

Le 2 juin 2012, dans l'Académie de Clermont-Ferrand, Stanislas Dehaene (professeur de psychologie cognitive au Collège de France) avait indiqué : « il faut s’entraîner un peu tous les jours, avec des périodes de sommeil pour consolider l’apprentissage de la lecture ; en ce sens, la concentration de l’apprentissage sur une semaine de 4 jours est une absurdité » . Jean-Michel Blanquer (alors encore DGESCO) avait surenchéri, en indiquant qu'« il faut en effet une bonne répartition du temps comme le dit Stanislas Dehaene, sur 9 demi-journées par exemple ; mais, jusqu’à présent, le problème n’a pas tellement été un problème d’ordre ministériel, mais un problème de responsabilisation des adultes, localement ».

Quand cela devient son problème ministériel, cela n'empêche pas le nouveau ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer d'assumer, sans aucun état d'âme, l'engagement d'Emmanuel Macron et de prendre très rapidement (dès le 28 juin 2017) un décret permettant le retour à la semaine de quatre jours (qui avait été dûment abolie sous le ministère de Vincent Peillon fin 2012)...

Candidat Macron « Donner la priorité à l’apprentissage des fondamentaux "lire, écrire, compter" en maternelle et dans l'élémentaire ».

Cela dépend comment on entend cette injonction... Cela signifierait-il que cet objectif aurait été perdu de vue dans les nouveaux programmes de 2015 du primaire élaborés sous le ministère de Najat Vallaud-Belkacem et qu'il faudrait revenir (sans le dire ouvertement) vers des orientations qui ont présidé à l'élaboration des programmes de 2008 sous le ministère de Xavier Darcos ? Il semble bien que certaines des interventions et injonctions récentes du nouveau ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer vont dans ce sens. Ces programmes de 2008 avaient été pourtant vivement mis en cause conjointement, en leur temps, par Jack Lang et Luc Ferry pour leurs aspects rétrogrades...

Candidat Macron : « Au collège il faudra laisser aux équipes pédagogiques la possibilité de proposer à nouveau des parcours bi-langues en sixième ainsi que la possibilité de rétablir pleinement l'enseignement des langues anciennes

Le nombre d'élèves de sixième ayant une deuxième langue vivante qui était passé de près de 128000 à moins de 92000 remonte à 112000 à la rentrée 2017. En cette même rentrée, le taux d'élèves de collège étudiant une langue ancienne passe de 17 % à 18%. Une circulaire en date du 25 janvier 2018 souligne « l'importance des langues et cultures de l'Antiquité en collège et au lycée », mais certains syndicats d'enseignants posent la question de l'utilisation par les établissements de leurs dotations horaires globales,

L'un des quatre engagements en faveur de l'éducation prioritaire a été mis en oeuvre

Candidat Macron : « Diviser par deux les effectifs des classes de CP et de CE1 en REP et REP+mesure qui serait la plus importante prise en faveur de l’éducation prioritaire depuis la création des ZEP en 1981 »

Il y a eu manifestement une mise en place de cette mesure-phare (et il faut reconnaître que ce n'était pas gagné d'avance) : 2500 classes de CP de REP+ affichent désormais un effectif maximum d'une douzaine d'élèves (avant un élargissement aux CP et CE1 de REP d'ici à 2019). Dans les endroits où les locaux ont fait défaut (15 % d'entre eux), il s'agit plutôt de co-enseignement avec deux maîtres pour 24 élèves en moyenne.

Candidat Macron : « Il n’est plus acceptable que les territoires où la difficulté sociale et scolaire se concentre soient confrontés chaque année à l’impossibilité de recruter des enseignants : parce qu’il faut reconnaître cette difficulté et y répondre, les enseignants, du premier et du second degré, qui exercent en REP+ seront mieux accompagnés et recevront une prime annuelle supplémentaire de 3 000 € nets»

Pour le moment, il apparaît que cette « prime annuelle supplémentaire » n'a pas été mise en place.

Candidat Macron : « Nous n’affecterons plus aucun professeur (hors choix motivé) en zone prioritaire pendant ses 3 premières années d’enseignement »

Compte tenu des délais nécessaires pour une telle mise en œuvre, il faudra attendre la rentrée 2018 pour voir si elle devient effective. Mais on aimerait savoir s'il y a des consignes données actuellement en ce sens pour les affectations de la rentrée 2018 , et lesquelles. Et cela alors même qu'un décret paru au JO le 27 avril 2018 modifie, lui, les modalités du traitement des mutations pour les personnels enseignants du premier et second degrés.

Candidat Macron :« Nous laisserons une part d’autonomie de recrutement pour les établissements de l’éducation prioritaire ». On n'a rien vu de nouveau pour le moment à ce sujet.

Trois engagements mis en œuvre de façon pour le moins équivoque

Le candidat Macron  se prononce lors de la présentation de son programme, le 2 mars 2017, pour un baccalauréat avec seulement 4 épreuves obligatoires, le reste étant composé d'un contrôle continu, en évoquant sa volonté de  « simplifier» le baccalauréat et de « réduire le coût de l'examen jugé trop important à cause du nombre des épreuves »

Mais il est décidé par le ministre de l'Education nationale que les trois quarts de l'évaluation du ''contrôle continu '' vont se passer sous la forme d'examens spécifiques ad hoc : la'' réduction du nombre des épreuves'' et la ''simplification'' du baccalauréat s'avèrent dès lors des plus problématiques...

Le candidat Macron  se prononce, toujours lors de la présentation de son programme le 2 mars 2017, pour «l 'interdiction de l'usage des téléphones portables dans l'enceinte des écoles primaires et des collèges »

Après avoir envisagé la solution du dépôt obligatoire des téléphones portables dans des casiers utilisés à cet effet, le ministre de l'Education nationale reconduit pour l'essentiel les principes qui encadraient déjà leur usage dans les établissements scolaires.

Candidat Macron : « Une part importante des inégalités scolaires se joue en dehors de la salle de classe. Au collège. nous remettrons des études dirigées partout dans les établissements »

Le ministre de l'Education nationale annonce la mise en place à partir de la rentrée des vacances de Toussaint 2017 du dispositif « Devoirs faits » : « Il doit y avoir des devoirs et ils doivent pouvoir être faits au sein de l'établissement grâce à un temps d'étude accompagnée. Cela s'appellera ''Devoirs faits'' ». Selon une enquête réalisée auprès d'environ 300 collèges dans toute le France par le SNPDEN (le principal syndicat de chefs d'établissement), 30% des collèges n'ont même pas mis en place le dispositif.

Des engagements dont la mise en oeuvre est restée évanescente voire totalement absente jusqu'ici.

« Nous formerons sur la durée du quinquennat un million de jeunes aujourd'hui sans qualification ni activité » ; « Nous développerons les périodes de pré-apprentissage, et les filières en alternance dans tous les lycées professionnels» ; « Nous simplifierons les démarches pour les entreprises et les jeunes, et affecteront l'ensemble de la taxe d'apprentissage à son financement » ; «  Nous étendrons la formation en alternance dès la licence pour les étudiants qui se destinent aux métiers de l'enseignement » ; « Nous favoriserons un lien de confiance renouvelée par une place plus grande donnée à l'échange avec les parents, en généralisant notamment l'expérience de la ''mallette des parents'' » ; « Nous encouragerons une grande mobilisation inter-générationelle par l'implication de bénévoles (notamment étudiants et retraités) dans le soutien des élèves après la classe » ; « Dans le parcours de tous les étudiants de France, il y aura un trimestre dédié à cette activité ».

Au final, la mise en œuvre des engagements du candidat Macron par le ministre de l'Education nationale Blanquer n'a guère été ''franche et massive'' que pour les trois ''retours'' vers la situation d'avant le quinquennat précédent, plus la mesure-phare du dédoublement des CP en éducation prioritaire. Elle a été équivoque pour trois autres engagements (''simplification'' du bac, ''interdiction'' du portable, opération ''Devoirs faits''). Et elle a été évanescente ou totalement absente pour une dizaine d'autres engagements. Un bilan qui rend d'autant plus surprenant les jugements du Président de la République lors de ses interviews de début avril : « on change tout ; et cela n'était pas arrivé depuis Jules Ferry », « Jean-Michel Blanquer est un excellent ministre ». « Excellent » en quoi, pour quoi et surtout pour qui ? A cet égard, il est vrai que Jean-Michel Banquer excelle dans le ''one man show'' cf mon billet précédent: "Blanquer: bilan d'un one man show")

Claude Lelièvre

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Mai 68 - Le 5 mai vu par Olivier Guez : Tante Yvonne est enrhumée...

5 Mai 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique, #Histoire

Mai 68 - Le 5 mai vu par Olivier Guez : Tante Yvonne est enrhumée...

Le préfet Grimaud passe un dimanche «paisible», le jeune Mélenchon ronge son frein devant un gigot-flageolets, le Général se met au roumain et Cohn-Bendit se demande ce que ferait Krivine pour faire l’inverse…

J’ai choisi le 5 mai 1968 à la légère. Début janvier, Libération m’a envoyé un calendrier du Mai français (d’un œil distrait examiné) et j’ai sélectionné le 5/5, par superstition, sans prêter attention aux événements qu’il faudrait relater. Maintenant, je le regrette : il ne se passe rien ou presque, un dimanche «paisible», écrit Maurice Grimaud, le préfet de police de Paris, dans ses Mémoires.

«Rien» en comparaison de la pagaille du 3 : la police a dégagé la Sorbonne où s’étaient rassemblés Cohn-Bendit et les Nanterrois pour s’opposer à la fermeture de leur université. Pendant leur transfert vers un commissariat où l’on contrôlerait leur identité, des étudiants ont affronté les forces de l’ordre. Le lendemain, huit prévenus ont été condamnés à la prison avec sursis par la 10e chambre correctionnelle.

Et le 5 ? La chambre siège exceptionnellement, il faut marquer les esprits. A l’audience, le commandant Demuriez, 54 ans, témoigne : «Vendredi, j’ai vu des garçons fous furieux dressant des barricades, faisant fondre le goudron avec du feu pour dépaver la chaussée. J’ai vu, pour la première fois de ma carrière, des forces de police obligées de reculer devant une offensive à coups de pavés.» Quatre insurgés écopent de deux mois de prison ferme pour agressions sauvages.

Ces condamnations vont mettre le feu aux poudres. Evidemment, personne, encore, ne le sait. Alors, en attendant le grand basculement du lendemain, je vais romancer quelque peu ce dimanche printanier.

Lorsque le jugement lui est communiqué, le préfet Grimaud, assis à son bureau Empire, desserre machinalement son nœud de cravate. De la prison ferme, c’est très rare pour des manifestants. A sa nomination, De Gaulle et Pompidou lui ont vanté l’efficacité de son prédécesseur, Maurice Papon. Maintenant que l’affaire algérienne est réglée, Grimaud souhaite plutôt désengorger la circulation et fermer les hôtels de prostitution. Il voudrait des agents de police courtois, capables de calmer les excités avec placidité. Il pressent que ces réformes ne sont plus à l’ordre du jour : il a été frappé par la violence des échauffourées de vendredi, la sauvagerie des étudiants, la rage froide de ses hommes. Posté maintenant devant une fenêtre entrouverte, le préfet Grimaud réfléchit. Des pèlerines bleues vont et viennent, la Seine scintille, Notre-Dame carillonne et, place Louis-Lépine, des badauds se pressent au marché aux oiseaux.

A la même heure, midi, Dany Cohn-Bendit émerge. La veille, il n’a pas dormi : relâché au petit matin, sa garde à vue a été pénible, les flics considèrent qu’il est responsable des émeutes. L’un d’eux lui a balancé : «Mon petit père, tu vas payer. C’est dommage que tu n’aies pas crevé à Auschwitz avec tes parents parce que, comme ça, on n’aurait pas à le faire aujourd’hui…» Le rouquin n’a pas cédé à l’intimidation mais il a eu très peur. Il boit un café en songeant à son programme du jour, un dilemme : préparer sa défense du lendemain devant le conseil de l’université ou bien retrouver deux Hollandaises croisées à Nanterre trois jours plus tôt. Que ferait Krivine ? Il passerait l’après-midi à exhumer des citations de Marx et de Lénine pour étayer son plaidoyer. Alors Cohn-Bendit enfile un jean, une chemise froissée, et court retrouver les Bataves. Une bonne pirouette vaut mieux qu’un long discours, se dit-il, en arpentant les boulevards, les gens et les médias raffolent du spectacle, il l’a compris depuis le début du Mouvement du 22 Mars et, à présent reposé, il se sent prêt à tout, le soleil brille, Paris va s’enflammer, la banque bientôt sauter.

A Lons-le-Saunier, Jean-Luc Mélenchon, 16 ans, mâchonne maussade un gigot-flageolets. Sa mère, son oncle Gilles, sa tante Sylvie, et un couple de leurs amis (Gérard et Dominique) se réjouissent de l’ouverture du premier supermarché dans le Jura et de la livraison prochaine de la nouvelle R16 de Gilles. «Bande d’aliénés», pense l’adolescent qui aimerait leur parler des ravages de la société de consommation (bien qu’il rêve d’une paire de Clarks) et des insoumis du Nord-Vietnam. Au dessert, une tarte aux pommes caramélisées dont Jean-Luc raffole, la troublante Dominique lui demande s’il part cet été en Dordogne avec les jeunes de la paroisse, comme l’an passé.

A Téhéran, où il est en visite officielle, le Premier ministre, Georges Pompidou, confère des avantages de l’énergie nucléaire et du poète Omar Khayyam avec Sa Majesté le chah, dans les jardins du palais impérial.

A l’Elysée, le général de Gaulle s’impatiente, son appariteur roumain est en retard. Le grand homme part à Bucarest dans moins de dix jours et il lui faut des rudiments de roumain, quelques formules chocs qui enflammeront le cœur des Balkaniques et de leur nouveau dirigeant, le prometteur Nicolas Ceausescu. Décidément, tout l’ennuie ce jour-là, tante Yvonne (enrhumée), les mollassons qui l’entourent et ne cessent de quémander, et les jeunes cons entrés en ébullition vendredi soir. L’ordre public régnera, marmonne-t-il, lorsqu’enfin le professeur Titulescu est introduit dans le bureau présidentiel.

L’après-midi bien entamé, tout s’accélère désormais.

Le préfet Grimaud réunit ses collaborateurs afin d’arrêter les dispositions pour le service d’ordre du lendemain. Deux manifestations sont prévues, la première, le matin, doit soutenir Cohn-Bendit et les autres accusés déférés devant le conseil de discipline, la seconde en fin d’après-midi, place Denfert-Rochereau, sous la bannière de l’Unef. A 17 heures, il est reçu par le ministre de l’Intérieur. Christian Fouchet insiste sur la nécessité de dédramatiser : «Vos hommes doivent garder leur sang-froid», lui dit-il.

Chez les Miller, dans le XVIe arrondissement de Paris, Gérard, 19 ans, a enfin éteint la télé. Depuis que ses parents l’ont achetée, il passe chaque jour des heures devant, fasciné, zappant de la première à la deuxième chaîne, de la deuxième à la première, d’un doigt expert. Ce 5 mai, il a enchaîné Pulsation (Claude Nougaro a chanté A tes seins, Alan Shelly interprété Lady Black Wife accompagné par l’orchestre de Manu Dibango) puis Télé-Dimanche, Gérard Miller adore Raymond Marcillac. A présent, il déchiffre dans sa chambre la dernière livraison des cahiers marxistes-léninistes que son grand frère Jacques-Alain, un garçon plus sérieux, lui a ramenée la veille.

Alain Geismar, le secrétaire général du Snesup, tient une conférence de presse. Il énonce les revendications des contestataires : réouverture de la Sorbonne et des facultés, départ de la police du Quartier latin, libération des étudiants emprisonnés.

Le dîner familial des Grimaud est interrompu par un coup de téléphone. Christian Fouchet, résolu, dans sa DS noire qui quitte l’Elysée : le Général insiste, force doit rester à la loi.

Après avoir regardé les filles place de la Liberté sans oser les aborder, Jean-Luc Mélenchon a regagné l’internat du lycée Rouget-de-Lisle. Il contemple les posters de Sheila et de Mao qui ornent sa triste chambre et se dit qu’il va y avoir du grabuge à Paris et qu’il devrait faire quelque chose, mais mardi il a un contrôle sur la Terreur, or il n’est pas mauvais en histoire et son passage en terminale n’est pas assuré. «Mon tour viendra», maugrée-t-il, en ouvrant son manuel.

Dany Cohn-Bendit peine à trouver le sommeil. Il espère que le rassemblement pour le soutenir aura un large écho et que la contestation va se généraliser.

A 23 h 05, le bulletin météorologique d’Europe numéro 1 annonce qu’il fera un temps splendide à Paris, le lundi 6 mai 1968.

Lundi, le 7 mai vu par Lise Charles.

Olivier GUEZ

Dernier ouvrage paru

La disparition de Josef Mengele

Grasset, 2017.

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