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Vivement l'Ecole!

En France, les élèves passent plus de temps à apprendre à lire et à compter qu'ailleurs... 24/11/2015

20 Mai 2018 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education, #Politique, #Pédagogie

En France, les élèves passent plus de temps à apprendre à lire et à compter qu'ailleurs... 24/11/2015

La France consacre 37 % du temps d'instruction obligatoire à l'étude du français en primaire, contre 22 % en moyenne dans l'OCDE.

« Il faut renforcer les fondamentaux ", « l'important est que les élèves sachent lire, écrire, compter », « il faut davantage d'heures de français et de mathématiques »... Combien de fois a-t-on entendu ces réflexions de la part des politiques, de droite comme de gauche, depuis des années. Et pourtant, « contrairement aux idées reçues, les élèves reçoivent en France davantage d'heures de cours qu'en moyenne " dans les pays de l'OCDE, aussi bien au primaire qu'au collège, selon l'étude annuelle « Regards sur l'éducation " de l'Organisation publiée ce mardi.

Les élèves français cumulent ainsi 864 heures à l'école primaire (contre 804 en moyenne dans les pays de l'OCDE) et 991 heures au collège (contre 916). « Ils passent plus de temps à étudier les fondamentaux que la plupart de leurs voisins », notent les auteurs de l'étude. Cela est « particulièrement vrai dans l'enseignement primaire ".

Travailler autrement avec les élèves

La France détient ainsi le record, au sein de l'OCDE, du nombre d'heures consacrées à la lecture, à l'expression écrite et à la littérature (37 % du temps d'instruction obligatoire contre 22 % en moyenne). « C'est le chiffre le plus élevé de tous les pays de l'OCDE ", appuie Eric Charbonnier, expert en charge de l'éducation au sein de l'Organisation. Même chose en mathématiques, qui représentent 21 % du temps d'instruction obligatoire en France dans l'enseignement primaire, contre 15 % dans les autres pays de l'OCDE. L'Allemagne est à 20 %, le Mexique à 24 %, le Portugal à 27 %, mais la Corée à seulement 14 %.

Mais pourquoi, alors, la France ne se situe-t-elle que dans la moyenne de l'OCDE pour ses performances éducatives ? Et pourquoi est-elle l'un des pays où l'accroissement des inégalités est le plus fort ? « Il faudrait peut-être réfléchir à transformer cette plus grande quantité d'heures [dédiées aux fondamentaux] en meilleure qualité », suggère Eric Charbonnier. Cette « qualité qui va faire la différence » dépend de l'utilisation qui est faite des heures de cours et de la gestion des difficultés des élèves, selon l'OCDE.

Il faut « travailler autrement avec les élèves », estime Eric Charbonnier. Il se félicite ainsi de la disparition du redoublement, mais estime qu'il faut lui trouver « des alternatives », « car ce n'est pas en le supprimant mécaniquement qu'on trouvera des solutions ». Il plaide aussi pour de petits groupes d'élèves en vue d'un travail plus « différencié ", et milite pour l'utilisation du numérique.

Former les enseignants au numérique

Cette « réflexion sur l'environnement pédagogique " passe avant tout, selon l'OCDE, par la formation des enseignants, qui apparaît comme « le levier fondamental ». Le gouvernement a entrepris de la réformer depuis 2012, mais il faut « continuer à la faire évoluer pour mieux préparer les enseignants au volet pédagogique », estiment les auteurs du rapport. Une allusion à une formation qui est encore très inégale selon les nouvelles écoles du professorat (ESPE). L'OCDE juge tout aussi essentielle la formation continue, entre autres pour inciter les enseignants à travailler en équipe. La France est notamment en retard sur la formation au numérique : 60 % des enseignants estiment en avoir besoin.

Autre exception qui pèse sur les résultats français : les journées des élèves sont aussi les plus chargées. Les apprentissages des élèves de primaire sont très peu étalés dans le temps. Malgré la réforme des rythmes scolaires (qui a fait passer le nombre de jours d'école de 144 à 162), la France reste le pays où les enfants ont le nombre de jours de classe le plus faible, tandis que dans les autres pays les enfants bénéficient en moyenne de 185 jours. « Il faudrait étaler les apprentissages et trouver des moments plus propices pour gérer les élèves en difficulté », estime l'OCDE qui propose de rouvrir le débat sur la réduction des vacances d'été.

Pour expliquer la hausse des inégalités en France, l'OCDE invoque aussi une dépense éducative qui ne va pas vers les établissements qui en ont le plus besoin et une école primaire qui continue à être victime d'un « sous-investissement " par rapport au secondaire.

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Parents d’élèves. La FCPE attachée à la semaine de 4,5 jours...

20 Mai 2018 , Rédigé par Ouest France Publié dans #Education, #Pédagogie

Parents d’élèves. La FCPE attachée à la semaine de 4,5 jours...

La première fédération de parents d’élèves (310 000 adhérents) tient son 72e congrès à Brest (Finistère), ce week-end. Trois questions à Liliana Moyano, présidente nationale.

Entretien avec Liliana Moyano, présidente de la Fédération des conseils des parents d’élèves ou FCPE, qui tient son congrès national à Brest.

De nombreuses communes choisissent le retour à la semaine de quatre jours. Qu’en pensez-vous ?

C’est rude ! Dès l’été dernier, dans la précipitation, le nouveau ministre de l’Éducation national a laissé le choix aux communes d’organiser la semaine scolaire. Dans un contexte de dotations réduites, de suppression des contrats aidés et de disparition de la taxe d’habitation, beaucoup abandonnent les quatre jours et demi, pourtant plus bénéfiques aux élèves. On a le calendrier le plus déséquilibré des pays de l’OCDE avec 40 journées d’école en moins, mais qui sont plus longues. On demandait d’abord un vrai bilan des quatre jours et demi. Brest fait partie des villes qui résistent. Ça fait plaisir ! Elle un vrai projet éducatif qui tient compte de tous les « temps » de l’enfant : scolaire, périscolaire, loisirs, etc.

Le Président veut rendre obligatoire l’école maternelle et abaisser de 6 à 3 ans l’âge de scolarisation. Une bonne chose ?

Nous aurions préféré que la liberté soit laissée aux familles. Sans oublier le coût pour les communes. À Brest, elle entraînerait un surcoût de 1,5 million d’euros annuels pour les écoles privées.

Parcoursup, qui réforme l’accès à l’enseignement supérieur, suscite des oppositions. Votre position ?

Nous sommes contre la sélection qu’elle instaure. Le problème actuel est surtout démographique. Il faudrait augmenter le nombre de places à l’université pour faire face à cette hausse d’étudiants. Pour nous, l’échec en première année à l’université, est dû à un choix par défaut. Il faudrait travailler l’orientation et la construction de l’orientation, dès le collège ! Et que les professeurs des lycées et des universités y travaillent ensemble.

Laurence Guilmo/Ouest France

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/parents-d-eleves-la-fcpe-attachee-la-semaine-de-4-5-jours-5770862

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Si Platon nous rendait visite, que se passerait-il?...

20 Mai 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Philosophie

Si Platon entrait dans un Mc Do, s’il voyait décoller la fusée qui a propulsé Thomas Pesquet dans l’espace, s’il rencontrait Bob Dylan, s’il nous voyait consultant fiévreusement nos téléphones, que dirait-il? Entretien avec le philosophe Roger Pol-Droit.

Platon est né en 428 avant notre ère, à Athènes, dans une grande famille de l’aristocratie. Le jeune homme reçoit la meilleure éducation possible : il lit Homère, joue de la cithare, chasse avec ses chiens, pratique la lutte à un haut niveau. Quand il rencontre Socrate pour la première fois, il a entre 18 et 20 ans. C’est un choc, un coup de foudre qui change tout, bien que Socrate n’ait, au premier regard, pas grand-chose pour plaire : il a la soixantaine, il est mal habillé, son visage est disgracieux, avec de grosses lèvres, un nez épaté, des yeux globuleux, et le philosophe qu’il est vit sans le sou. 

Platon fréquente Socrate pendant une dizaine d’années. Leur relation s’interrompt lorsque le vieil homme est jugé par l’assemblée du peuple et condamné à mort pour impiété envers les dieux et corruption de la jeunesse. Durant les cinquante années qui lui restent à vivre, Platon n’aura que deux objectifs : d’une part, faire vivre Socrate et sa voix, perpétuer le trouble que celle-ci engendre ; d’autre part, imaginer une Cité où Socrate ne puisse plus être condamné, autrement dit concevoir un modèle de société où le meurtre du juste devienne impossible.

D’innombrables livres ont été écrits sur Platon. Mais il en manquait un. Un qui dirait ce que Platon penserait s’il revenait parmi nous, s’il entrait dans un Mc Do, s’il voyait décoller la fusée qui a propulsé Thomas Pesquet dans l’espace, s’il rencontrait Bob Dylan, s’il nous voyait contemplant fiévreusement nos téléphones, etc…

Ce livre existe désormais. Il s’intitule « Et si Platon revenait », signé par Roger-Pol Droit, philosophe et écrivain(Albin Michel, 2018).

Etienne Klein

En savoir plus en cliquant ci-dessous

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Le 19 mai vu par Chantal Thomas : l’étudiante et le métier de vivre...

20 Mai 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique, #Histoire, #Mai 68

Le 19 mai vu par Chantal Thomas : l’étudiante et le métier de vivre...

L’écrivaine retrace son parcours d’étudiante en philo à Aix-en-Provence et tous les moments intenses, les découvertes et rencontres de cette époque féconde. Une jeunesse revendicative dans une société étriquée.

C’est l’aube, je n’arrive pas à trouver le sommeil. Je lis ces lignes de Jean-Christophe Bailly : «Les événements de Mai 68, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, se résument pour moi dans ce geste, ou ce symbole - avoir planté un arbre, ou plein de petits arbres qui devaient former une forêt frémissante à la surface d’un pays engoncé (1).» Dans la tension du décalage horaire, dans ce mixte particulier d’épuisement et d’énergie, j’aperçois une forêt. Je ferme les yeux, sens sur mon visage le vent entre les branches, son frémissement…

En mai 68, j’étais étudiante à Aix-en-Provence. Je logeais dans une grange retapée en bordure d’un champ d’amandiers. J’étais étudiante en philosophie. Dans mon esprit, ça voulait dire qu’il ne pouvait y avoir de limites à une telle étude, elle ouvrait sur une aventure indéfiniment extensible, étrangère à toute notion de programme. Je me sentais étudiante à jamais. Une sorte de vocation, discrète. Un désintérêt pour les rôles d’adulte. L’état étudiant m’autorisait à prolonger le bonheur des plages de mon enfance : dessiner sur le sable un espace qui n’est qu’à soi, avoir des amitiés qui, sans être coupées de la société, lui restent marginales. Et, de même que revient souvent dans des récits de Kafka ou des contes de Hoffmann le personnage de l’Etudiant, de même, dans le roman rêvé de ma jeunesse, riche en moments aussi infimes qu’intenses et en intrigues n’allant vers rien, j’étais l’Etudiante.

L’Etudiante avait trouvé le mode de vie qui lui convenait : lire des livres, Simone de Beauvoir pour sa lucidité combattante, une liberté, dont à la suite de Virginia Woolf, elle indiquait aux femmes le chemin, le Métier de vivre de Pavese parce que c’était, lui semblait-il, le seul métier à prendre au sérieux, sinon parfois au tragique, Boris Vian, pour sourire de ce tragique… voir des films, Fellini, Godard, Chris Marker, Agnès Varda, Truffaut, Bergman… découvrir le théâtre avec Chéreau, la danse avec Cunningham,voyager loin, oublier tout, finir quand même par revenir. Il y avait aussi les cours bien sûr, pour la plupart magistraux et d’un ennui torride, à se demander comment les professeurs eux-mêmes y résistaient. Mais aller aux cours est ce qui fait d’elle une Etudiante et l’amène à se déplacer partout avec ses livres et un classeur fourrés en vrac dans un cartable, à côté d’une trousse à toilettes qui contient brosse à dents et minimum nécessaire mais, hélas ! trente fois hélas !PAS la pilule contraceptive alors interdite par la loi, une interdiction qui, à cause des avortements clandestins, entraîne la mort de nombreuses jeunes filles et femmes. L’Etudiante en ce domaine se débrouille comme elle peut, plutôt mal. Ce qui n’assombrit pas vraiment son humeur, mais met en péril sa santé.

Aux premiers échos venus de la capitale d’une révolte étudiante, dès l’annonce du Mouvement du 22 mars, l’agitation déjà présente dans la fac de lettres s’était accentuée, et l’opposition entre des littéraires gauchistes et des étudiants en droit, militants Occident, n’avait fait que se durcir. Des bagarres à la sortie du restau U se déclenchaient au moindre prétexte. Dans la grange où l’Etudiante habitait, ça discutait des nuits entières. Le jour, elle continuait de se promener avec son cartable, désormais allégé des notes de cours, lesquelles avaient été remplacées par le Théâtre et son double d’Antonin Artaud. Tout en pédalant vers la Sainte-Victoire, l’Etudiante se récitait avec ferveur : «Nous avons surtout besoin de vivre et de croire à ce qui nous fait vivre et que quelque chose nous fait vivre - et ce qui sort du dedans mystérieux de nous-même, ne doit pas perpétuellement revenir sur nous-même en un souci grossièrement digestif.»

Des camarades s’étaient décidés à «monter» à Paris, comme dans la Marseillaise de Renoir. Elle, ça ne l’a pas effleurée, peut-être parce queles revendications exprimées ne surgissaient pas ex nihilo, telles un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais s’inscrivaient dans un climat latent de revendications, de désaccords frustrants entre le caractère étriqué de la société gaulliste et les audaces d’une vitalité juvénile de plus en plus difficiles à juguler. On voulait vivre en couleur et en musique, danser comme Anna Karina dans Pierrot le fou, et que les mots des livres, les citations qu’on adorait, nous accompagnent dans nos amours et nos errances, les inspirent. L’Evénement était dans la rapidité foudroyante avec laquelle la grève se propageait.

A Marseille, les CRS avaient demandé 300 bâtons supplémentaires. Ils n’en eurent pas besoin. La manifestation du 13 mai rassemble massivement les étudiants, mais ce sont les ouvriers qui dominent. Les militants de la CGT et du PC contrôlent la violence. Je regarde des photos de cette manifestation, je retrouve le lent défilé sur la Canebière, la descente vers le Vieux-Port, les banderoles blanches, une euphorie du nombre, du grand nombre, de la chaleur et du vent, des voix qui chantent et scandent, «Union entre les étudiants», «Usines universités union», «Union étudiants marins et dockers». Ceux-ci n’en sont pas à leur première grève, ils n’en peuvent plus de dénoncer un salaire minable, des conditions de travail dangereuses, plus d’une dizaine d’accidents mortels par an… Les bateaux sont à quai, les cargaisons non déchargées, les poubelles débordent, un parfum «poisson pourri» embaume l’atmosphère. Il y a de la musique, des débats, des cris, du vin circule, le port vibre à l’unisson. Quand la fatigue l’emporte, un marin nous propose de dormir sur son bateau, j’hésite une seconde, vas-y me souffle le Marseillais maudit, Artaud le Mômo, un bateau, c’est toujours bien, on peut larguer les amarres, prendre le large, Artaud ou bien Rimbaud, qui, alors qu’il est à l’agonie dans l’hôpital de la Conception, à quelques encablures du port, dicte à sa sœur une lettre au directeur des Messageries maritimes se terminant par ces mots : «Dites-moi à quelle heure, je dois être transporté à bord.»

Nous sommes restés des jours sur notre bateau, la France était en révolution, rien ne fonctionnait, alors quand on a appris le 19 mai que «par solidarité avec les étudiants» le Festival de Cannes s’arrêtait, ça nous a paru une décision évidente. C’est le chaos dans lequel elle fut prise qu’on a commenté. Les échauffourées, les applaudissements ou les insultes entre Truffaut, Malle, Berri, Polanski, Lelouch, Albicocco, Forman et le public, Godard recevant une gifle qui fait sauter ses lunettes, quelqu’un proposant que les producteurs paient les notes d’hôtel des critiques, Resnais qui, de Lyon où il est bloqué, retire Je t’aime, je t’aime de la compétition, Carlos Saura et Géraldine Chaplin accrochés au rideau pour empêcher la projection de leur film Peppermint frappé. La presse attaque «les enragés de la Croisette». Ce même 19 mai, à Paris, les états généraux du cinéma décrètent : «Nous, cinéastes (auteurs, techniciens, ouvriers, élèves et critiques), sommes en grève illimitée pour dénoncer et détruire les structures réactionnaires d’un cinéma devenu marchandise.»

L’arbre de Mai ne s’est pas multiplié en forêt, il était planté sur le sol friable des désirs impossibles. Mais nous aurions tort de bannir l’utopie, car il peut arriver, contre toute attente, dans des délais étranges, que certaines de ses graines fructifient. Je songeais à cela, il y a une semaine, devant la vision inédite, et magnifique, de 82 femmes réunies au Festival de Cannes sur le fameux tapis rouge pour réclamer l’égalité salariale. Sous les paillettes, la plage…

Chantal Thomas

(1) Un arbre en mai, paru au Seuil.

Dernier ouvrage paru : Souvenirs de la marée basse, "Fiction et Cie", Seuil, 2017.

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Interdiction du portable : Le projet de loi fait pschitt...

20 Mai 2018 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education, #Politique

Interdiction du portable : Le projet de loi fait pschitt...

EXTRAITS

C'est une proposition de loi portée par Richard Ferrand qui défendra l'interdiction du portable à l'école. Mais que change ce texte qui sera le premier geste numérique de la majorité  ? Au final il invite chaque établissement ou école à se débrouiller...

Le texte déposé à l'Assemblée par Richard Ferrand contient un article unique. " À l’exception des lieux où, dans les conditions qu’il précise, le règlement intérieur l’autorise expressément, l’utilisation d’un téléphone mobile par un élève est interdite dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges". Autrement dit chaque établissement fixera ses limites, exactement comme c'est le cas actuellement. La proposition de loi n'apporte rien qui puisse concrètement influer sur l'existant et chaque établissement devra se débrouiller. Le texte sera examiné en commission le 29 mai.

(...)

La mesure "ne sera pas si difficile que cela à mettre en oeuvre", nous disait-il. Effectivement, si on applique l'existant...

François Jarraud

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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Chaton...

19 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Simone de Beauvoir...

19 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Un matin, je regardais de ma fenêtre l'église qui me faisait face, les fidèles qui sortaient de la messe, les mendiants attachés à la paroisse, et j'eus une illumination : "Il n'y a pas de situation privilégiée !" Toutes les situations se valaient, puisqu'elles avaient toutes autant de vérité. C'était une idée précieuse ; heureusement, je ne commis jamais la faute d'en user pour justifier le sort des déshérités. Lorsque je la formulai, je ne pensai qu'à moi : il m'apparaissait avec évidence que je n'étais privée d'aucune chance.

Simone de Beauvoir - La Force de l'Age

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Chansons de mai... 68

19 Mai 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Musique

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Ecole en Seine-Saint-Denis : « Il faut varier les méthodes d’apprentissage »...

19 Mai 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique, #Banlieue

Ecole en Seine-Saint-Denis : « Il faut varier les méthodes d’apprentissage »...

EXTRAITS

(...)

C’est l’une des plus grandes idées reçues sur la Seine-Saint-Denis. L’école y serait « surdotée ». La raison : l’étendue de son réseau d’éducation prioritaire – 58 % des écoliers du département et 62 % des collégiens y sont scolarisés. Mais les conclusions du rapport parlementaire d’évaluation de l’action de la puissance publique dans le département, qui sera présenté à l’Assemblée nationale le 31 mai, sont sans appel : l’instabilité des effectifs enseignants y est plus forte qu’ailleurs, l’absentéisme et le décrochage scolaire plus importants, la couverture des absences des enseignants moins efficace que dans le reste de l’académie de Créteil.

(...)

« Cours dialogué »

Alors comment ces très jeunes professeurs, dont la formation s’affine au cours des premières années, enseignent-ils aux élèves de Seine-Saint-Denis ? Faire cours « différemment » semble être la condition sine qua non pour réussir à « accrocher » la majeure partie d’une classe. Camille Moro, enseignante depuis six ans en histoire-géographie au collège Pablo-Neruda de Pierrefitte-sur-Seine (classé REP), admet avoir connu une longue période d’adaptation.

« On nous fait croire à la fac qu’on va faire de l’histoire-géo. Mais moi, le cœur de mon travail, c’est de sans cesse varier mes approches. »

Pour intéresser des classes que tous les professeurs interrogés jugent « très hétérogènes », certains évoquent les détours de l’actualité, le « cours dialogué » où l’oral prend une place importante, ou encore les projets transdisciplinaires. « Il y a dans nos classes des élèves qui sont incapables de suivre un cours magistral, explique Iannis Roder, qui enseigne l’histoire depuis 1999 au collège Pierre-de-Geyter de Saint-Denis (classé REP). Il est donc important de varier les modalités d’apprentissage. »

(...)

Dans les établissements où, selon le mot de Iannis Roder, le « capital culturel est faible », l’école joue également un rôle d’ouverture culturelle, à la fois essentielle et relativement facile à mettre en place en région parisienne où l’offre est importante. Mais là encore, il existe des effets pervers car les sorties prennent du temps scolaire. Or ce temps est déjà plus entamé qu’ailleurs par les absences d’enseignants, l’absentéisme des élèves, les exclusions temporaires… pour des bénéfices faibles à moyen terme.

« En France, on croit beaucoup que les enfants des classes supérieures réussissent grâce à une culture générale acquise dans la famille, rappelle Agnès van Zanten. Mais il n’existe pas de corrélation forte entre les activités extrascolaires comme la musique ou le théâtre et les notes. »

En Seine-Saint-Denis, on revendique cependant d’arriver à « intéresser tout le monde », alors que les établissements plus privilégiés « abandonnent » les mauvais élèves. « C’est vrai qu’on ne fait pas la même chose », admet finalement Iannis Roder. « Mais ce n’est pas acheter la paix sociale. C’est garder tout le monde avec soi. »

Violaine Morin

Article complet à lire en cliquant sur le lien de bas de page

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A Voir... Un couteau dans le coeur... Avec Vanessa Paradis...

19 Mai 2018 , Rédigé par Youtube Publié dans #Cinéma

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