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Vivement l'Ecole!

Il y a un an, vous vendiez du "progressisme"...

23 Avril 2018 , Rédigé par Guillaume Blardone Publié dans #Politique

Il y a un an, vous vendiez du "progressisme"...

Il y a 1 an vous vendiez du "progressisme"...

1 an plus tard:

-Code du travail cassé

-Salariés précarisés

-Les plus aisés favorisés

-Lanceurs d'alerte pénalisés

-Migrants rejetés

-Santé méprisée

                         __________________________

Je ne suis rien ni personne

Mais je conchie votre usurpation sémantique

Cordialement

Guillaume Blardone -

@gblardone

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Etats-Unis - Education : les pauvres mis au ban

23 Avril 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Etats-Unis - Education : les pauvres mis au ban

Système scolaire inégalitaire, discrimination géographique, financements insuffisants… L’école publique, qui a participé à la prospérité des Etats-Unis du XXe siècle, n’arrive plus à remplir sa mission de mobilité sociale, surtout envers les minorités.

Des enseignants obligés, pour boucler leurs fins de mois, de devenir chauffeurs Uber ou caissiers à Walmart après les cours. Des élèves au destin déterminé par leur code postal et non par leurs résultats scolaires. Des salles de classe au mobilier délabré et aux manuels scolaires hors d’âge, quand d’autres mettent à disposition un ordinateur portable par élève. La grève historique et massive menée début avril par des dizaines de milliers d’enseignants en Oklahoma, en Arizona, en Virginie-Occidentale et dans le Kentucky, est venue rappeler à l’Amérique la crise de son école, ses financements insuffisants et son système intrinsèquement inégalitaire.

Une décentralisation totale

Les écoles publiques, où sont scolarisés 90 % des élèves américains, sont financées par les Etats, salaires des profs compris. Le gouvernement fédéral n’intervient que de façon très marginale (subventions des repas à la cantine pour les plus démunis, aides aux enfants handicapés…). Ce système totalement décentralisé a pour conséquences de fortes disparités, notamment dans certains Etats républicains où, pour répondre aux promesses électorales de baisses d’impôts, l’éducation a subi des coupes claires.

La rémunération des enseignants, par exemple, diffère beaucoup d’un Etat à l’autre. En Oklahoma, le salaire moyen annuel d’un enseignant du secondaire est de 42 460 dollars (34 563 euros). Dans l’Etat de New York, il double presque ( 81 410 dollars), selon le Bureau of labor statistics. Cette inégalité de traitement n’est pas sans conséquence sur la scolarité des élèves. «Plus [le budget d’une école américaine] est restreint, moins l’école peut recruter des enseignants qualifiés. En d’autres termes, la qualité même de l’enseignement d’une école dépend de ses moyens», écrit Sylvia Ullmo, professeure de civilisation américaine à l’université de Tours, dans «L’école et l’(in)égalité des chances aux Etats-Unis»publié dans la Revue française d’études américaines.

Les écoles publiques américaines sont financées par les impôts locaux, notamment avec la taxe foncière. L’éducation est donc alimentée par l’argent disponible dans la collectivité et non par l’argent nécessaire. «Les districts déshérités ne sont pas en mesure de financer leurs écoles correctement», insiste Sylvia Ullmo. Au niveau national, les districts les plus pauvres dépensent 15,6 % de moins par étudiant que les districts les mieux lotis, selon le ministère de l’Education. Avec des effets à long terme pour l’élève : des travaux du National Bureau of Economic Research montrent qu’une augmentation de 20 % des financements pour un élève de condition modeste revient à lui permettre de faire une année d’étude de plus, et, une fois sur le marché du travail, lui promet un salaire supérieur de 25 %.

Un système qui «manque à ses devoirs»

«L’inégalité des chances tient dans ce cercle vicieux où s’imbriquent la pauvreté des parents, la mauvaise santé, souvent liée à l’insuffisance des soins médicaux, et les conditions de la scolarité qui ne prédisposent pas l’enfant à atteindre ce niveau de formation qui lui permettrait plus tard d’avoir un emploi stable, détaille Sylvia Ullmo. A cela s’ajoute un facteur racial puisque les écoles fréquentées par des enfants blancs en situation de pauvreté reçoivent localement en moyenne 32,4 % de plus que les écoles fréquentées par des non-blancs pauvres.» Pour l’économiste du Massachusetts Institute of Technology (MIT) Peter Temin, auteur de The Vanishing Middle Class (2017), «les décisions politiques de la dernière génération ont bâti un système scolaire qui a fourché, avec d’un côté une école pour les Blancs des banlieues prospères, qui feront ensuite des études supérieures, et de l’autre, une école pour les minorités urbaines, menacées par le risque d’incarcération».

En 2013, sous la houlette du ministre de l’Education de Barack Obama, une commission publiait le rapport For each and every child («Pour chaque enfant») : «Notre système ne distribue pas les opportunités de façon équitable, relevait la commission. Le système scolaire public aux Etats Unis, pris dans son ensemble, manque à ses devoirs envers notre nation et nos enfants. Nos leaders dénoncent mais tolèrent les disparités entre les résultats des élèves, ce qui est injuste mais également dangereux socialement et économiquement.»

Privatisation massive

Ces inégalités se font également sentir au sein d’un même Etat. Parfois, quelques kilomètres à peine séparent deux écoles, mais ce sont deux mondes parallèles, comme l’avait montré James E. Ryan, de l’université Harvard, dans Five Miles Away, A World Apart (2010). S’appuyant sur l’étude de cas de deux écoles de Virginie, près de Richmond, l’une urbaine et défavorisée, l’autre dans une banlieue riche, il montrait comment la situation géographique de l’école et la réussite scolaire sont inextricablement corrélées. «Notre système éducatif, traditionnellement vu comme l’outil essentiel pour remédier au fossé d’opportunités, reflète voire creuse encore les inégalités sociales existantes», écrivait-il.

Le système scolaire public de bonne qualité, déterminant pour la mobilité sociale, a fait la prospérité des Etats-Unis au XXe siècle, avec chaque génération plus éduquée que la précédente. Mais la mécanique s’est enrayée, surtout pour les minorités. Le diagnostic n’est pourtant pas nouveau. Dès 1972, une commission mise sur pied par Richard Nixon appelait à une réforme de l’éducation, et reconnaissait, déjà, que l’argent n’était «pas collecté équitablement ou dépensé selon les besoins des élèves». Rebelote en 1983. En 2001 est voté le No Child Left Behind Act, où l’Etat fédéral s’investit plus dans le financement des écoles. Machine arrière avec le Every Student Succeeds Act (2015). Principaux freins aux réformes,les Etats républicains qui, dans un Congrès majoritairement de leur bord, font jalousement respecter leurs prérogatives scolaires face à l’Etat fédéral.

L’administration en place risque fort de ne pas changer les choses. La réforme fiscale d’ampleur tant promise par Donald Trump et votée en décembre diminuera mécaniquement les recettes pour les services publics. Quant à l’actuelle ministre de l’Education, Betsy DeVos, sa réponse à la crise de l’école américaine se résume à la privatisation massive des établissements, comme elle l’a fait dans son Etat du Michigan. Les élèves y sont aujourd’hui parmi les plus faibles du pays.

Isabelle Hanne

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A mes élèves homo, trans, bi... A Christiane Taubira...

23 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

A mes élèves homo, trans, bi... A Christiane Taubira...

(Je dédie ce texte à Christiane Taubira...)

A mes élèves homosexuels, trans, bi...

C'est aux adolescents, nos élèves, auxquels je pense en écrivant ces lignes. Aux adolescents, filles et garçons, qui sentent confusément ou de manière absolument certaine qu'ils sont et seront homosexuels.

A quoi pouvaient penser ces jeunes filles et garçons en voyant et en écoutant des milliers de Français, avec, parmi eux peut-être, des parents qui ignorent tout de la sexualité de leurs propres enfants, défiler en hurlant leur opposition, pour beaucoup leur haine, au mariage pour tous, mais d'abord à l'homosexualité, cette "déviance", cette "inversion", cette "atteinte intolérable à l'ordre naturel de l'humanité"  ? N'étaient-ils pas, ces jeunes homosexuels, en droit d'avoir peur, tout simplement peur, face à ce déferlement d'intolérance  ?

J'ai eu, j'ai et j'aurai des élèves homosexuels. Devenu athée mais d'éducation traditionnellement catholique, baptisé, communié et confirmé, je peux concevoir les interrogations, les doutes, les interpellations. Je ne peux, en revanche, accepter les appels à l'ostracisation, à la stigmatisation, au rejet, à l'isolement, à l'enfermement dans des caricatures abominables amenant certains à comparer les homosexuels à des singes. A des singes!!!

Alors, pour mes élèves homosexuels, avec tant d'autres je me suis battu à ma manière afin que leur droit à l'égalité de choix - celui de se marier ou pas civilement, celui d'adopter ou pas - leur soit reconnu comme il l'est déjà dans de nombreux pays très catholiques comme l'Espagne et le Portugal.

Je pense à ces centaines, peut-être ces milliers de filles et garçons moqués, insultés, traités de PD, de tapettes, de fiottes, de gouines, de goudous, de lopettes, d'invertis, de tarlouzes. Le corpus dans ce domaine est d'une "richesse" infinie. Au XXIème siècle le triangle rose a disparu. Les mots sont restés. La honte aussi.

Pour mes élèves homosexuels, je me battrai encore - car les haines n'ont pas disparu; les agressions violentes en témoignent encore -  afin que soit effacée cette honte qui n'a pas lieu d'être. Je me battrai au nom de traditions familiales chrétiennes -  mais oui  - qui m'ont permis d'être d'abord à l'écoute, d'être d'abord dans le partage, d'être d'abord dans l'amour des autres et du prochain, quelle que soit son orientation sexuelle.

Pour mes élèves homosexuels, je défendrai et appelle à défendre la dignité à laquelle ils ont droit.

Pour tous mes élèves enfin, je me battrai pour construire une société civile tendant le plus possible vers l'égalité et vers la compréhension des uns entre les autres, hétérosexuels, homosexuels, trans et bi dont le point commun est d'AIMER...

Christophe Chartreux

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Yo Yo Ma joue Saint-Saens et quelques mélodies japonaises...

22 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Marcel Proust...

22 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Quelquefois, comme Ève naquit d’une côte d’Adam, une femme naissait pendant mon sommeil d’une fausse position de ma cuisse. Formée du plaisir que j’étais sur le point de goûter, je m’imaginais que c’était elle qui me l’offrait. Mon corps qui sentait dans le sien ma propre chaleur voulait s’y rejoindre, je m’éveillais. Le reste des humains m’apparaissait comme bien lointain auprès de cette femme que j’avais quittée, il y avait quelques moments à peine ; ma joue était chaude encore de son baiser, mon corps courbaturé par le poids de sa taille. Si, comme il arrivait quelquefois, elle avait les traits d’une femme que j’avais connue dans la vie, j’allais me donner tout à ce but : la retrouver, comme ceux qui partent en voyage pour voir de leurs yeux une cité désirée et s’imaginent qu’on peut goûter dans une réalité le charme du songe. Peu à peu son souvenir s’évanouissait, j’avais oublié la fille de mon rêve.

Un homme qui dort tient en cercle autour de lui le fil des heures, l’ordre des années et des mondes. Il les consulte d’instinct en s’éveillant, et y lit en une seconde le point de la terre qu’il occupe, le temps qui s’est écoulé jusqu’à son réveil ; mais leurs rangs peuvent se mêler, se rompre. Que vers le matin, après quelque insomnie, le sommeil le prenne en train de lire, dans une posture trop différente de celle où il dort habituellement, il suffit de son bras soulevé pour arrêter et faire reculer le soleil, et à la première minute de son réveil, il ne saura plus l’heure, il estimera qu’il vient à peine de se coucher. Que s’il s’assoupit dans une position encore plus déplacée et divergente, par exemple après dîner assis dans un fauteuil, alors le bouleversement sera complet dans les mondes désorbités, le fauteuil magique le fera voyager à toute vitesse dans le temps et dans l’espace, et au moment d’ouvrir les paupières, il se croira couché quelques mois plus tôt dans une autre contrée. Mais il suffisait que, dans mon lit même, mon sommeil fût profond et détendît entièrement mon esprit ; alors celui-ci lâchait le plan du lieu où je m’étais endormi, et quand je m’éveillais au milieu de la nuit, comme j’ignorais où je me trouvais, je ne savais même pas au premier instant qui j’étais ; j’avais seulement dans sa simplicité première le sentiment de l’existence comme il peut frémir au fond d’un animal ; j’étais plus dénué que l’homme des cavernes ; mais alors le souvenir — non encore du lieu où j’étais, mais de quelques-uns de ceux que j’avais habités et où j’aurais pu être — venait à moi comme un secours d’en haut pour me tirer du néant d’où je n’aurais pu sortir tout seul ; je passais en une seconde par-dessus des siècles de civilisation, et l’image confusément entrevue de lampes à pétrole, puis de chemises à col rabattu, recomposaient peu à peu les traits originaux de mon moi.

Peut-être l’immobilité des choses autour de nous leur est-elle imposée par notre certitude que ce sont elles et non pas d’autres, par l’immobilité de notre pensée en face d’elles. Toujours est-il que, quand je me réveillais ainsi, mon esprit s’agitant pour chercher, sans y réussir, à savoir où j’étais, tout tournait autour de moi dans l’obscurité, les choses, les pays, les années. Mon corps, trop engourdi pour remuer, cherchait, d’après la forme de sa fatigue, à repérer la position de ses membres pour en induire la direction du mur, la place des meubles, pour reconstruire et pour nommer la demeure où il se trouvait. Sa mémoire, la mémoire de ses côtes, de ses genoux, de ses épaules, lui présentait successivement plusieurs des chambres où il avait dormi, tandis qu’autour de lui les murs invisibles, changeant de place selon la forme de la pièce imaginée, tourbillonnaient dans les ténèbres. Et avant même que ma pensée, qui hésitait au seuil des temps et des formes, eût identifié le logis en rapprochant les circonstances, lui, — mon corps, — se rappelait pour chacun le genre du lit, la place des portes, la prise de jour des fenêtres, l’existence d’un couloir, avec la pensée que j’avais en m’y endormant et que je retrouvais au réveil. Mon côté ankylosé, cherchant à deviner son orientation, s’imaginait, par exemple, allongé face au mur dans un grand lit à baldaquin, et aussitôt je me disais : « Tiens, j’ai fini par m’endormir quoique maman ne soit pas venue me dire bonsoir », j’étais à la campagne chez mon grand-père, mort depuis bien des années ; et mon corps, le côté sur lequel je reposais, gardiens fidèles d’un passé que mon esprit n’aurait jamais dû oublier, me rappelaient la flamme de la veilleuse de verre de Bohême, en forme d’urne, suspendue au plafond par des chaînettes, la cheminée en marbre de Sienne, dans ma chambre à coucher de Combray, chez mes grands-parents, en des jours lointains qu’en ce moment je me figurais actuels sans me les représenter exactement, et que je reverrais mieux tout à l’heure quand je serais tout à fait éveillé.

Marcel Proust - Du coté de chez Swann

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Le scandale de Parcoursup!...

22 Avril 2018 , Rédigé par Rennes-2 / Comité de mobilisation Publié dans #Education, #Politique, #Parcoursup

@PersonnelMobR2

@PersonnelMobR2

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Matin Brun... Quand les identitaires sont de retour... Ecoutez... Ecoutez...

22 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Histoire

Charlie et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d'un régime politique extrême : l’État brun.

Dans la vie, ils vont d'une façon bien ordinaire : entre bière et belote. Ni des héros, ni de purs salauds. Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux.

Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d'entre nous ?

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Par mesure de précaution, on avait pris l'habitude de rajouter brun ou brune à la fin des phrases ou après les mots. Au début, demander un pastis brun, ça nous avait fait drôle, puis après tout, le langage c'est fait pour évoluer et ce n'était pas plus étrange de donner dans le brun, que de rajouter putain con, à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous. Au moins, on était bien vus et on était tranquilles.

(...)

On aurait du dire non. Résister davantage, mais comment ? Ca va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non ?

(...)

"Ce matin, Radio brune a confirmé la nouvelle. Charlie fait sûrement partie des cinq cents personnes qui ont été arrêtées. Ce n'est pas parce qu'on aurait acheté récemment un animal brun qu'on aurait changé de mentalité, ils ont dit.
_ Avoir eu un chien ou un chat non conforme, à quelque époque que ce soit, est un délit. Le speaker a même ajouté: "Injure à l'Etat national"

Franck Pavloff - Matin Brun

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Mai 68 par celles et ceux qui l'ont vécu: ah le joli mois de mai!...

22 Avril 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Histoire, #Mai 68

Mai 68 par celles et ceux qui l'ont vécu: ah le joli mois de mai!...

Avril se poursuit, et le joli mois de mai approche. Pour patienter, la collecte de témoignages lancée par les Éditions de l'Atelier et Mediapart continue de fleurir, et d'offrir aux lecteurs des dizaines et des dizaines d'expériences de Mai.

Depuis la mi-février, le livre Mai 68 par celles et ceux qui l'ont vécu, publié par les Editions de l'Atelier en partenariat avec Mediapart, se prolonge, dans l’édition « Vos témoignages sur Mai 1968 », sous forme de feuilleton hebdomadaire chaque vendredi, et cela jusqu'à la fin du mois d'août.

Dans cette livraison, cinq nouveau témoignages :

  • « Je fais une fugue… ignorant que le mouvement étudiant démarra ce même jour », par Patricia Helissey, collégienne, Paris (5e)
  • « J’ai le souvenir de cette fraternité, d’une solidarité paysans/ouvriers », par une institutrice de 22 ans, Rennes (Ille-et-Vilaine)
  • « Ils ont préféré nous renvoyer dans nos foyers le temps des événements », par Michel Prévost, séminariste au diocèse de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
  • « Le stage a été compromis », par Schnuki, 30 ans, Professeur chargé d’échanges franco-allemands à Hambourg (Allemagne), en voyage à Bénodet (Finistère)
  • « Son inquiétude fut à son comble lors des événements de Mai 68 », par Nicolas Bouleau, sur sa mère, Wanda Bouleau-Rabaud, bibliothécaire-conservateur aux Beaux-Arts de Paris

Vos témoignages découlant de la lecture du livre ou des échanges qu’il suscitera peuvent être envoyés à l’adresse suivante : mai68parceuxquilontfait@editionsatelier.com

N'hésitez pas à venir rencontrer les auteurs et éditeurs de l'ouvrage lors des nombreuses rencontres organisées autour de ce livre partout en France dans les mois prochains (programme complet en ligne des rencontres d'avril-mai ici).

Pour commander le livre, c'est ici.

Pour feuilleter un extrait, c'est ici.

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«Pour que nos enfants en situation de handicap aient aussi droit aux vacances !»

22 Avril 2018 , Rédigé par Bondy Blog Publié dans #Education, #Pédagogie, #Handicap

«Pour que nos enfants en situation de handicap aient aussi droit aux vacances !»

Les vacances, synonymes de répit pour les 6,8 millions d'écoliers en France ! Pour les enfants en situation de handicap, c'est souvent un parcours du combattant car les structures sont rarement adaptées et les professionnels, peu formés. Coup de gueule de deux mères concernées qui appellent à respecter le droit de ces enfants à des vacances, comme les autres !

Ah les vacances ! Normalement juste à prononcer ce mot, un moment de détente se distille dans nos pensées. Calme, farniente et volupté. Que nenni ! Lorsque le handicap frappe à votre porte, c’est autre chose. Pour nous, les vacances c’est plutôt : stress, plan D comme débrouille-toi pour le faire garder et recherches intenses d’activités adaptées. En 2018, les familles d’enfants en situation de handicap doivent toujours affronter un parcours du combattant. Parce que même si nos enfants ont le droit comme les autres de décompresser du rythme de l’école ou de l’IME (institut médico-éducatif), dans les faits cela reste très très compliqué.

Difficultés pour les enfants, parcours du combattant pour les aidants

Selon le Comité interministériel du handicap, 380 000 enfants en situation de handicap sont scolarisés en France, premier et second degré confondus, avec souvent de grandes difficultés du ministère à les prendre en charge.

Quand le métier nous le permet, on prend nos vacances en même temps que nos enfants. Mais même lorsqu’on est disponible pour s’en occuper, cela n’empêche en rien la difficulté et la complexité à sortir avec des enfants qui ont des troubles cognitifs et souvent des troubles du comportement. Et surtout cela pose le problème du répit pour les aidants (souvent la maman).

Pour les centres de loisirs, certaines villes proposent la mise à disposition d’un animateur supplémentaire. Objectif : renforcer l’encadrement pour s’occuper de l’enfant en situation de handicap. Bien que cela ait le mérite d’exister, il y a un bémol : l’absence de formation de ces jeunes animateurs sur le handicap

Pour lire la suite de cette tribune, rendez-vous sur le site du Bondy Blog

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Rétention des mineurs : «Rien ne justifie l'enfermement d'un gosse»...

21 Avril 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Rétention des mineurs : «Rien ne justifie l'enfermement d'un gosse»...

En séance ce samedi sur le projet de loi sur l'asile et l'immigration, l'Assemblée a rejeté des amendements de la gauche et du Modem visant à interdire le placement de familles avec enfants en centre de rétention administrative.

C'est un débat dans le débat. Sans doute le point plus éruptif d'une discussion déjà houleuse sur le projet de loi sur l’asile et l’immigration. Ce samedi les députés ont examiné plusieurs amendements portés par des députés Modem, socialistes, communistes et de la France insoumise visant à interdire le placement en rétention de familles avec des mineurs. Ils ont été, les uns après les autres rejetés par les députés de la majorité, nombreux à être revenus siéger ce week-end pour terminer l'examen du texte porté par Gérard Collomb.

Si les mineurs sans famille sur le territoire ne peuvent séjourner en centre de rétention administrative (CRA), il est permis d'y placer des enfants avec leurs parents, sous le coup d'une décision d'éloignement. Une situation que dénoncent depuis longtemps les associations, l’Unicef mais aussi le Défenseur des droits, Jacques Toubon. Celui-ci a récemment rappelé «l’impérieuse nécessité de protéger en toute hypothèse les droits et l’intérêt supérieur des enfants».

Une circulaire du 6 juillet 2012 demande de privilégier l’assignation à résidence des familles plutôt que la rétention, mais liste aussi les cas dans lesquels il est possible d'y avoir recours. Si la recommandation a été relativement suivie au départ, le nombre de familles placées en CRA a explosé ces dernières années. En 2017, 275 mineurs sont ainsi passés par des centres en métropole et plus de 4000 à Mayotte. Selon la Cimade, 27 familles et 47 enfants ont été enfermés en vue d'un éloignement.

«Pas les enfants, plus les enfants»

«Pas les enfants, plus les enfants. Rien ne justifie l'enfermement d'un gosse. Un innocent ne peut être traité comme un coupable», a lancé le député PS Hervé Saulignac. Les interventions de ses collègues du groupe Nouvelle gauche, mais aussi communistes et de la France insoumise se sont enchaînées pour presser le ministre de l'Intérieur de mettre fin à cette pratique. Et rappeler que la France a été condamnée en 2016 par la Cour européenne des droits de l’homme, dans cinq dossiers pour «traitement inhumain ou dégradant». «Des études récentes confirment que le traumatisme pour des enfants passés en rétention sont comparables à un choc post traumatique», a observé Elsa Faucillon (GDR). «On ne peut pas imaginer des enfants derrière les barreaux des CRA de France», a aussi plaidé Erwan Balanant (Modem). Alors que la majorité LREM a renvoyé aux socialistes la promesse non tenue de François Hollande en 2012 sur la fin de la rétention des mineurs, Olivier Faure a répondu: «Nous pouvons aujourd'hui réparer les uns et les autres ce qui ne l'a pas été jusqu'ici.»

De tels amendements avaient déjà été repoussés lors de l'examen du texte en commission des Lois. Comme il l'avait fait début avril, Gérard Collomb a renouvelé son engagement de lancer des travaux pour adapter «les conditions matérielles et sociales» d'accueil dans les centres de rétention où sont placées des familles. Il a aussi promis de «faire en sorte que la durée de rétention soit la plus brève possible» et de veiller à ce que la procédure soit «strictement encadrée». De là à mettre fin à l'enfermement d'enfants ? Le ministre de l'Intérieur a redit niet. Réaffirmant que la rétention vise des familles qui se sont «déjà soustraites à une procédure d'éloignement», il a averti : «Si on ne peut pas expulser des personnes qui fuient le droit, on ne pourra expulser personne.»

«On peut mettre tous les toboggans»

En coulisses, la majorité et le gouvernement se sont aussi accordés cette semaine pour mettre en place un groupe de travail sur le sujet qui doit déboucher sur une proposition de loi d'ici à la fin de l'année. «Donnons nous le temps pour construire ensemble ces solutions juridiques», a préconisé la rapporteure, Elise Fajgeles (LREM).

Des engagements qui, s'ils ont convaincu des députés LREM de retirer leur amendement visant à interdire à la rétention des mineurs, sont insuffisants pour la gauche. «On peut l'interdire ici et maintenant si on le souhaite», a exhorté Laurence Dumont, du groupe Nouvelle gauche. Quant aux travaux dans les centres, «il nous a été indiqué que les CRA seront aménagés pour rendre plus acceptable le fait de mettre des enfants en prison, a répliqué Danièle Obono (France insoumise). On peut mettre tous les toboggans, toutes les fleurs, ça ne changera rien au principe.»

Seuls quatre députés LREM et trois Modem ont ajouté leurs voix à celles de la gauche pour voter l'interdiction de la rétention des familles avec enfants, et sept députés LREM se sont abstenus, a rebours du vote de leur groupe.

Laure Equy

 

 
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