Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

54% des français n'apprécient pas la politique éducative du gouvernement...

27 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

54% des français n'apprécient pas la politique éducative du gouvernement...

Dans Le Figaro du jour, je trouve intéressant de noter, en cherchant bien, en cliquant sur le bon lien, en ouvrant les yeux car ce genre de chose est toujours "minisculement" écrit, que 54% des français n'apprécient pas la politique éducative du gouvernement.

Quelle surprise!

Car pour suivre de TRES près, quotidiennement, tout ce qui se dit et s'écrit sur le sujet, j'étais persuadé que le pourcentage des satisfaits frôlait les 80%...

Comme quoi, mieux vaut entendre le terrain que proposer une politique éducative destinée à quelques-uns, pour quelques-uns.

Christophe Chartreux

Lire la suite

"Ça doit faire longtemps qu'il n'est pas allé dans une classe" : des enseignants réagissent aux conseils de Blanquer

27 Avril 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Politique

"Ça doit faire longtemps qu'il n'est pas allé dans une classe" : des enseignants réagissent aux conseils de Blanquer

Après la publication jeudi des recommandations très précises du ministre de l'Education nationale à destination des enseignants, franceinfo a interrogé les principaux concernés. Et ils ne sont pas tendres avec lui.

Dictées, leçons de grammaire, calcul mental et même format du cahier... Le ministre de l'Education a dévoilé jeudi 26 avril des recommandations pour les enseignants du primaire visant à améliorer "la réussite des élèves". C'est peu dire que chez les premiers concernés, les professeurs des écoles, les conseils de Jean-Michel Blanquer passent mal. 

"On a le sentiment qu'il nous prend un peu pour des branquignols, lâche Cathy, directrice d'école dans l'est de la France. Lui, super pédagogue, va nous apprendre à apprendre." Même son de cloche pour Adrien, enseignant à Paris, qui a la sensation d'être "un irresponsable qui se fait taper sur les doigts par le ministre" et déplore un "sentiment d'infantilisation". "Nous sommes des professionnels formés à la transmission des savoirs et des savoir-faire. La réussite de tous nos élèves est notre priorité", tient-il à rappeler. 

Jamais la liberté pédagogique laissée aux enseignants n'a autorisé aucun d'entre nous à faire fi des programmes.Adrien, professeur des écolesà franceinfo

"Jean-Michel Blanquer véhicule l'idée que chacun fait ce qu'il veut sans aucune règle", abonde Cédric, prof des écoles en Ardèche, qui déplore un "discours démagogique". Tous les enseignants interrogés par franceinfo s'accordent également sur un fait : la plupart des recommandations du ministre de l'Education sont déjà appliquées dans les écoles. "Dictée quotidienne, calcul mental, savoir compter jusqu'à 30 en fin de grande section...", énumère Cédric qui s'occupe actuellement de CM2.

"Cette sempiternelle méthode globale..."

Pour Arnaud, dire aux profs que leurs élèves doivent faire leurs apprentissages dans un cahier à réglure Séyès au format 17x22 cm équivaut "à dire 'j'obligerai les élèves à manger avec des couverts à la cantine'". "En douze années d'exercice, je n'ai jamais vu mes collègues utiliser autre chose que ces cahiers", confirme Adrien. "Cela doit faire longtemps qu'il n'est pas allé dans une classe", ironise Cathy, la directrice d'école.

Autre point de friction : l'annonce de la fin de la méthode globale en lecture au profit de la méthode syllabique. "La méthode globale n'existe plus depuis des années et des années", assure Cathy. "Cette sempiternelle méthode globale", s'agace Frédéric, enseignant en CE2 et élu syndical SNUipp dans le Loiret, "elle n'a quasiment jamais été utilisée en France". Il dénonce un "coup de com'" destiné à "cajoler un électorat qui a l'impression qu'à l'école tout va mal, que c'était mieux avant". Le sentiment est partagé :

C'est un discours démagogique et populiste destiné à rassurer des parents inquiets et méfiants vis-à-vis du système éducatif. En faisant ça, le ministre leur dit 'Ne vous inquiétez pas, je vais mettre les enseignants au pas !'Cathy, directrice d'écoleà franceinfo

Seule "audace" soulignée par Arnaud dans les recommandations de Jean-Michel Blanquer au profit des manuels scolaires : "Il y a beaucoup de profs qui multiplient les feuilles volantes alors que l'apprentissage nécessite des outils unifiés et cohérents", estime cet enseignant parisien de 32 ans.

"Pendant ce temps-là, on ne parle pas de moyens"

Au delà des conseils du ministre, la méthode interpelle les professeurs interrogés. "On nous a demandé depuis des dizaines d'années d'individualiser au maximum les apprentissages et les parcours des enfants. Et là, on nous donne des recettes toutes faites qui devraient fonctionner avec tout le monde", s'étonne Cathy. 

On n'enseigne pas de la même façon et au même rythme dans un réseau d'éducation prioritaire renforcé ou dans une école où on n'a que des enfants dont les parents sont cadres supérieurs.Cathy, directrice d'écoleà franceinfo

Frédéric, enseignant en CE2, y voit une "mise en cause de la liberté pédagogique, une façon de nous faire marcher comme des petits soldats alors que nous avons nos expériences, nos habitudes". Et l'élu syndical d'enfoncer le clou : "Pendant que le ministre nous écrit des règles et parle de méthode, on ne parle pas de formation des enseignants, du nombre d'élèves par classe, des enseignants spécialisés... Bref, des questions qui relèvent des moyens financiers." Un point de vue toutefois nuancé par Arnaud : "Ce n'est pas complètement inutile de proposer un cadre de référence commun, notamment pour les débutants."

Vincent Daniel

Lire la suite

Chers amis...

26 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis,

Demain je prends la route vers le Béarn qui m'attend...

Je serai de retour le 12 mai...

Evidemment le blog ne perd pas ses habitudes et reviendra dès dimanche!

Bon week end et bonnes vacances à celles et ceux qui ont la chance d'en prendre...

Christophe

Lire la suite

Roberta Flack...

26 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Victor Hugo - Discours - 1848 Assemblée Nationale...

26 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Littérature, #Histoire

Coup de coeur... Victor Hugo - Discours - 1848 Assemblée Nationale...

« Personne plus que moi, messieurs, n'est pénétré de la nécessité, de l'urgente nécessité d'alléger le budget.

J'ai déjà voté et continuerai de voter la plupart des réductions proposées, à l'exception de celles qui me paraîtraient tarir les sources même de la vie publique et de celles qui, à côté d'une amélioration financière douteuse, me présenteraient une faute politique certaine.

C'est dans cette dernière catégorie que je range les réductions proposées par le comité des finances sur ce que j'appellerai le budget spécial des lettres, des sciences et des arts.

Que penseriez-vous, messieurs, d'un particulier qui aurait 500 francs de revenus, qui consacrerait tous les ans à sa culture intellectuelle, pour les sciences, les lettres et les arts, une somme bien modeste : 5 francs, et qui, dans un jour de réforme, voudrait économiser sur son intelligence six sous ?

Voilà, messieurs, la mesure exacte de l'économie proposée. Eh bien ! Ce que vous ne conseillez pas à un particulier, au dernier des habitants d'un pays civilisé, on ose le conseiller à la France.

Je viens de vous montrer à quel point l'économie serait petite ; je vais vous montrer maintenant combien le ravage serait grand.

Ce système d'économie ébranle d'un seul coup tout net cet ensemble d'institutions civilisatrices qui est, pour ainsi dire, la base du développement de la pensée française. Et quel moment choisit-on ? C'est ici, à mon sens, la faute politique grave que je vous signalais en commençant : quel moment choisit-on pour mettre en question toutes les institutions à la fois ?

Le moment où elles sont plus nécessaires que jamais, le moment où, loin de les restreindre, il faudrait les étendre et les élargir. Eh ! Quel est, en effet, j'en appelle à vos consciences, j'en appelle à vos sentiments à tous, quel est le grand péril de la situation actuelle ?

L'ignorance. L'ignorance encore plus que la misère. L'ignorance qui nous déborde, qui nous assiège, qui nous investit de toutes parts. C'est à la faveur de l'ignorance que certaines doctrines fatales passent de l'esprit impitoyable des théoriciens dans le cerveau des multitudes. Et c'est dans un pareil moment, devant un pareil danger, qu'on songerait à attaquer, à mutiler, à ébranler toutes ces institutions qui ont pour but spécial de poursuivre, de combattre, de détruire l'ignorance.

On pourvoit à l'éclairage des villes, on allume tous les soirs, et on fait très bien, des réverbères dans les carrefours, dans les places publiques ; quand donc comprendra-t-on que la nuit peut se faire dans le monde moral et qu'il faut allumer des flambeaux dans les esprits ?

Oui, messieurs, j'y insiste. Un mal moral, un mal profond nous travaille et nous tourmente. Ce mal moral, cela est étrange à dire, n'est autre chose que l'excès des tendances matérielles.

Et bien, comment combattre le développement des tendances matérielles ? Par le développement des tendances intellectuelles ; il faut ôter au corps et donner à l'âme. Quand je dis : il faut ôter au corps et donner à l'âme, ne vous méprenez pas sur mon sentiment. Vous me comprenez tous ; je souhaite passionnément, comme chacun de vous, l'amélioration du sort matériel des classes souffrantes ; c'est là selon moi, le grand, l'excellent progrès auquel nous devons tous tendre de tous nos voeux comme hommes et de tous nos efforts comme législateurs.

Eh bien la grande erreur de notre temps, ça a été de pencher, je dis plus, de courber l'esprit des hommes vers la recherche du bien matériel.

Il importe, messieurs, de remédier au mal ; il faut redresser pour ainsi dire l'esprit de l'homme ; il faut, et c'est la grande mission, la mission spéciale du ministère de l'instruction publique, il faut relever l'esprit de l'homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintéressé et le grand. C'est là, et seulement là, que vous trouverez la paix de l'homme avec lui-même et par conséquent la paix de l'homme avec la société. Pour arriver à ce but, messieurs, que faudrait-il faire ?

Il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies. Il faudrait multiplier les maisons d'études où l'on médite, où l'on s'instruit, où l'on se recueille, où l'on apprend quelque chose, où l'on devient meilleur ; en un mot, il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l'esprit du peuple ; car c'est par les ténèbres qu'on le perd.

Ce résultat, vous l'aurez quand vous voudrez. Quand vous le voudrez, vous aurez en France un magnifique mouvement intellectuel ; ce mouvement, vous l'avez déjà ; il ne s'agit pas de l'utiliser et de le diriger ; il ne s'agit que de bien cultiver le sol.

L'époque où vous êtes est une époque riche et féconde ; ce ne sont pas les intelligences qui manquent, ce ne sont pas les talents, ce ne sont pas les grandes aptitudes ; ce qui manque, c'est l'impulsion sympathique, c'est l' encouragement enthousiaste d'un grand gouvernement. Je voterai contre toutes les réductions que je viens de vous signaler et qui amoindriraient l'éclat utile des lettres, des arts et des sciences. Je ne dirai plus qu'un mot aux honorables auteurs du rapport. Vous êtes tombés dans une méprise regrettable ; vous avez cru faire une économie d'argent, c'est une économie de gloire que vous faites. Je la repousse pour la dignité de la France, je la repousse pour l'honneur de la République. »

Victor Hugo

Lire la suite

Révolution...

26 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Histoire, #Politique

Révolution...

Révolution...

J'ai toujours pensé que la Révolution ne se décrétait pas par une déclaration. Elle ne se programme pas. Jamais l'esprit révolutionnaire ne pourra être théorisé. Ceux qui s'y sont essayé en ont dévoyé les fondements qui sont ailleurs. Dans l'enchaînement d'événements concordants, dans un "air du temps" qui fait qu'à certains moments de l'Histoire souffle la révolte... "Non Sire! La Révolution!" comme le signifiait un Ministre à Louis XVI qui ne comprenait strictement rien à ce qui se passait sous ses fenêtres. Comme quoi la Révolution parfois ne saute pas aux yeux des plus puissants, de ceux qui nous dirigent aveuglément et sourdement.

Il serait donc plus qu' hasardeux de croire, depuis l'élection d' Emmanuel Macron,à un retour "naturel" à l'ordre commun des choses. De croire que, de la droite à la gauche "non révolutionnaire", le consensus est total autour du maitre-mot, de la doxa tendance : le pragmatisme libéral. S'engager dans cette voie serait la meilleure manière de se comporter en Louis XVI et de passer à coté de la possibilité de mouvements populaires puissants toujours capables de tout emporter dans un tsunami irréversible. Il est même absolument nécessaire de croire en la possibilité de ces révolutions qui peuvent prendre diverses formes, et pas seulement - heureusement! -  celles de la violence. Il est absolument nécessaire de garder nos désirs de révoltes autant que d'avenir. L'Homme révolté vaudra toujours mieux que l'Homme résigné. Il sera surtout à l'abri des mauvaises surprises de tous les pouvoirs, quels qu'ils soient. L'esprit de révolte, c'est un état de vigilance permanente.

Et, par les temps qui courent, restons vigilants, donc debout et révoltés !

Notre école, mais tout le service public, doivent bénéficier de cette attention. Car, il faut le dire et le redire : ce ne sont pas les enseignants, ni les élèves, ni les parents qui la mettent en danger. Ce sont tous ces "Louis XVI" qui nous gouvernent.

Je ne leur souhaite évidemment pas de finir "coupés en deux", pour reprendre la formule de Robert Badinter, mais qu'ils prennent garde à ne pas, par leur manque de discernement, d'écoute, de pédagogie en somme, réveiller des pulsions violentes qui nous mèneraient alors on ne sait où, vers un avenir incertain pour beaucoup et, pour eux, vers la certitude de l'échec.

Christophe Chartreux

Lire la suite

Mesures ministérielles destinées aux professeurs d'école - De l'école, nulle part! De la politique, partout!

26 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Pédagogie

Mesures ministérielles destinées aux professeurs d'école - De l'école, nulle part! De la politique, partout!

Dans l'entretien accordé au Parisien (voir lien ci-dessous) il convient d'apporter quelques éclaircissements au lecteur non informé, voire parfois désinformé.

"La liberté pédagogique, ce n'est pas l'anarchisme!". Qu'on se le dise. Retour à l'ordre! Car vous l'aurez compris, dans cette phrase forte suinte une autre vérité à imprimer dans les esprits des parents électeurs:

"La liberté pédagogique, avant Moi, C'ETAIT l'anarchie!".

Et puis la "liberté pédagogique" autorise l'impensable: permettre à ceux qui ont moins d'avoir plus. L'hérétique "différenciation" y est possible! Rendez-vous compte! Comment avec de telles pratiques se défaire des bambines et bambins incapables de "suivre"?

Le Ministre emploie également, ici mais aussi lors de ses passages télés et radios, l'expression: "démontrés par la recherche ". Ceci cache évidemment une autre réalité: celle consistant à accepter sans le crier trop fort les propositions appuyées de mouvements "éducatifs" divers ou de syndicats d'enseignants très marqués politiquement. J'éviterai de les citer pour ne pas leur offrir une publicité qu'il me déplait de diffuser.

Quant aux journalistes - pas tous! Je ne parle ici que de celles et ceux, très écoutés, officiant du matin au soir sur les plateaux télés et radios avec les mêmes éditorialistes toujours - ils ont, dés la parution des "mesures de bons sens" (BFM Tv ce matin), provoqué un tsunami de commentaires, que dis-je "de commentaires", de copiés-collés du texte ministériel ou de l'entretien accordé au Parisien, sans recul, sans avis d'experts dignes de ce nom, sinon de quelques représentants de parents d'élèves (PEEP hein! Faut pas déconner coco!).

Tout cela sur un ton très professoral sévère. "A l'ancienne"...

Qu'elle est loin l' "école de la confiance"!

Qu'elle est proche l'infantilisation de nos collègues Professeur des écoles"!

Qu'elle était juste la grimace de Najat Vallaud-Belkacem apprenant la nomination de son successeur! (Najat Vallaud-Belkacem qui aurait été brûlée vive si elle avait osé employer ce ton. Passons...).

Et l'Ecole dans tout cela? L'Ecole dans ce livret de 130 pages (??!!) destinés à nos collègues de la maternelle et de l'élémentaire?

Le message envoyé ce matin est POLITIQUE! Il est destiné prioritairement aux parents et grands-parents électeurs.

Une stratégie souvent utilisée par le ministre:

faire croire à des mesures nouvelles - alors qu'à bien lire, elles n'ont RIEN de nouveau et leur pratique n'est que "recommandée" - tout en privilégiant l'aspect politique sous-jacent du message destiné à un public acquis ou prêt, par désinformation, à être conquis.

De l'école, nulle part! De la politique, partout!

Qu'on se le dise...

Christophe Chartreux

Lire la suite

Le nouveau tour de chauffe du magister Blanquer... Par Claude Lelièvre...

26 Avril 2018 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

Le nouveau tour de chauffe du magister Blanquer... Par Claude Lelièvre...

Blanquer veut décidément être le numéro 1 du gouvernement dans l'exercice du «one man show». D'où les quatre circulaires ministérielles qu'il vient de publier sur le b.a ba en lecture, la grammaire, la dictée et le calcul mental quotidiens.

Il sait tout sur tout, ce ministre de l'Education nationale. Et il met même les points sur les ''i'' en allant jusqu'à préciser comment les enseignants doivent se déplacer dans la classe, ou le type de cahier souhaitable. Pauvres ''exécutants'' de professeurs des écoles (qui sont pourtant du niveau du ''master'', et des cadres supérieurs) ! Mais ces circulaires s'adressent avant tout à une certaine opinion dans un certain contexte régressif . Ce n'est pas par hasard qu'elles sont annoncées urbi et orbi dans l'espace public, notamment dans « Le Parisien » d'aujourd'hui .

Alors, puisqu'il s'agit surtout d' ''opinion'', reprenons en antidote les tours et détours de textes anciens. De qui sont-ils ?

« Les hommes d’ancien régime dans l’enseignement primaire sont un peu surpris de ce que nous entreprenons ; ils sont même un peu choqués ! Mais, disent-ils, est-ce que, autrefois, avec les anciennes méthodes, avec le programme restreint à lire, à écrire et à compter, on ne faisait pas des élèves sachant bien lire, écrivant correctement, comptant à merveille, comptant et écrivant peut-être mieux que ceux d’aujourd’hui, au bout d’un an ou deux d’école ? Cela est possible ; il se peut que l’éducation que nous voulons donner dès la petite classe nuise un peu à ce que j’appelais tout à l’heure la discipline mécanique de l’esprit. Oui, il est possible qu’au bout d’un an ou deux, nos petits enfants soient un peu moins familiers avec certaines difficultés de lecture ; seulement, entre eux et les autres, il y a cette différence : c’est que ceux qui sont plus forts sur le mécanisme ne comprennent rien à ce qu’ils lisent, tandis que les nôtres comprennent. Voilà l’esprit de nos réformes » (1).

« Oui , vous avez compris qu'il faut dans les programmes réduire la part des matières qui y tiennent une part excessive. ; vous avez compris q'aux anciens procédés qui consument tant de temps en vain, à la vieille méthode grammaticale, à la dictée – à l’abus de la dictée -, il faut substituer un enseignement plus libre, plus vivant, plus substantiel » (2).

« Mettre l’orthographe, qui est une des grandes prétentions de la langue française, mais prétention parfois excessive, au premier rang de toutes les connaissances ce n’est pas faire de la bonne pédagogie : il vaut mieux être capable d’écrire une lettre, de rédiger un récit, de faire n’importe quelle composition française, dût-on même la semer de quelques fautes d’orthographe » (3).

« Nous voulons des éducateurs ! Est-ce là être trop ambitieux ? Non. Et je n’en veux pour preuve que la direction actuelle de la pédagogie, que les méthodes nouvelles qui ont pris tant de développement, ces méthodes qui consistent, non plus à dicter comme un arrêt la règle à l’enfant, mais à la lui faire trouver ; qui se proposent avant tout d’exciter la spontanéité de l’enfant, pour en diriger le développement normal au lieu de l’emprisonner dans des règles toutes faites auxquelles il n’entend rien, au lieu de l’enfermer dans des formules dont il ne retire que de l’ennui, et qui n’aboutissent qu’à jeter dans ces petites têtes des idées vagues et pesantes, et comme une sorte de crépuscule intellectuel » (4)

Et enfin, pour faire bonne mesure avec le ''magister'' Blanquer : « Nous voulons que ce type (d'instituteur) qui ressemble bien moins à un maître qu'à un sous-officier instructeur, car, ainsi que le sous-officier a la théorie, il a, lui, le manuel : et au lieu de l'onction du maître, le ton du commandement et l'allure impériale, nous voulons que ce type de magister disparaisse complètement » (5)

1) Jules Ferry le 19 avril 1881 au congrès pédagogique des instituteurs et institutrices de France. 2) Ferry, au congrès pédagogique du 2 avril 1880 des directeurs d’écoles normales et des inspecteurs primaires.3) Ferry au Sénat le 31 mars 1881, à propos du brevet de capacité qui permet d’enseigner dans le primaire. 4) Ferry au Congrès pédagogique du 2 avril 1880 des inspecteurs primaires. 5) Ferry au congrès pédagogique du 2 avril 1880.

Claude Lelièvre

Lire la suite

"Calcul, lecture, écriture : les leçons de Blanquer aux instituteurs" (sic)...

26 Avril 2018 , Rédigé par Le Figaro Publié dans #Education, #Pédagogie

"Calcul, lecture, écriture : les leçons de Blanquer aux instituteurs" (sic)...

Dans Le Parisien, le ministre de l'Éducation dévoile quatre circulaires à destination des professeurs des écoles. Il y donne ses recommandations concernant l'enseignement du calcul et la lecture en primaire.

Quand le ministre de l'Éducation se fait professeur. Le Parisien révèle ce jeudi que Jean-Michel Blanquer a décidé de prendre la plume pour écrire aux enseignants de primaire. Il veut leur conseiller les méthodes d'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul qui lui semblent les plus appropriées pour les élèves. Il ne s'agit pas, selon le ministère, de modifier les programmes mais bien de redonner un cadre aux enseignants afin d'améliorer l'efficacité globale du système scolaire. Résultat: quatre circulaires de 130 pages chacune sont publiées ce jeudi.

Le ministre explique dans les colonnes du journal que le propos n'est pas «d'homogénéiser les pratiques mais de créer une référence commune». «La liberté pédagogique n'a jamais été l'anarchisme pédagogique», répète une nouvelle fois, comme depuis plusieurs mois, Jean-Michel Blanquer. Il n'empêche que ses recommandations sont très précises.

Lecture et écriture

Pour l'apprentissage de la lecture, il rejette la méthode globale, «qui ne marche pas», au profit de la méthode syllabique, «qui fonctionne». Pour l'écriture, il préconise de faire faire aux élèves deux fois 15 minutes d'exercices par jour, ainsi qu'une dictée de la même durée. L'objectif: «Que les élèves maîtrisent l'écriture de toutes les lettres minuscules parfaitement.» En primaire, trois heures par semaine doivent être consacrées à la grammaire. Des souhaits qu'il avait en partie déjà exprimés au mois de décembre dernier.

Calcul et mathématiques

Dans le domaine des mathématiques, le ministre souhaite que les enfants sachent compter jusqu'à 30 en grande section de maternelle, notamment en apprenant des comptines. Les tables d'additions doivent être connues par cœur au CP. Au moins 15 minutes par jour doivent être consacrées au calcul mental.

Méthode

Le ministère donne également quelques conseils de méthode. Il souhaite ainsi que les enseignants limitent le recours aux photocopies et travaillent avec un manuel scolaire, mais sans pourtant en conseiller un en particulier. Il donne une recommandation sur la taille des cahiers des élèves: 17x22 cm, à réglure Séyès, les traditionnelles feuilles à carreaux avec une marge rouge à gauche.

S'agit-il d'un retour aux anciennes formules? Le ministre s'en défend: «Ce que nous proposons, ce ne sont pas les méthodes de la IIIe République. Ce sont celles du XXIe siècle, qui puisent au meilleur de la tradition et de la modernité.»

Résumons:

  • Une dictée quotidienne;
  • 10 à 15 minutes de calcul mental par jour;
  • Former à l'écriture cursive en minuscules;
  • 5 à 10 livres étudiés par an;
  • Savoir par cœur la table des additions.
  • taille des cahiers des élèves: 17x22 cm, à réglure Séyès, les traditionnelles feuilles à carreaux avec une marge rouge à gauche.

Tout cela en 4 jours/semaine pour les écoles ayant "choisi" ce rythme.

Bon courage aux élèves en difficultés, à ceux qui vont le devenir et aux collègues PE...

CC

Lire la suite

Au lycée, couvrez ces jambes, ces épaules ou ces seins que l’on ne saurait voir...

26 Avril 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Société

dessin de @LaSauvageJaune - http://doublerose.over-blog.com/2016/08/couvrez-ce-sein-que-je-ne-saurez-voir-tartuffe-bien-sur.html

dessin de @LaSauvageJaune - http://doublerose.over-blog.com/2016/08/couvrez-ce-sein-que-je-ne-saurez-voir-tartuffe-bien-sur.html

EXTRAITS

De nombreuses adolescentes font part des remarques qu’elles subissent dans leur lycée pour des tenues considérées comme « inadaptées ».

Les beaux jours reviennent, annonçant une vague de shorts et de gambettes à l’air. Enfin, pas pour tout le monde. Dans un lycée du Var, à Brignoles, un groupe de lycéens apprenait la semaine dernière que la direction empêchait les filles de se présenter en short ou les épaules nues, rapporte le quotidien Var-Matin et la chaîne de télévision France 3 régions. Selon des lycéennes, qui ont manifesté devant les grilles de leur établissement jeudi 19 avril au matin, « on vérifie ce que nous portons sous nos vestes, ou si nos sous-vêtements ne sont pas visibles sous nos jupes ».

La direction du lycée a démenti avoir procédé à ces vérifications : « Aucune personne du lycée n’a demandé à une élève de se baisser pour vérifier que sa culotte n’était pas apparente. » Mais a confirmé qu’une élève avait dû porter une blouse pour masquer un short « inadapté ».

C’est loin d’être la première fois que des lycéennes disent être soumises à des injonctions vestimentaires de la part de la direction de leur établissement, auxquelles les garçons échappent. Les réseaux sociaux fourmillent de messages de jeunes filles à qui on a reproché une tenue indécente ou une jupe trop courte.

En janvier, la page Facebook Paye ton bahut a même été lancée par une élève de terminale pour compiler les remarques sexistes entendues au lycée, au-delà des consignes de l’administration.

(...)

Meredith Harbach, professeur à l’université de Richmond, dans le Tennessee, a travaillé sur « la sexualisation, discrimination basée sur le sexe, et le code vestimentaire des lycées ». Elle explique au New York Times que les problèmes se posent quand les écoles imposent des exigences fondées sur les stéréotypes sexuels. « Dans le cas de Lizzy Martinez, par exemple, l’école fonde cette notion que “les seins libres sont sexuels et susceptibles de causer des perturbations, de distraire les autres élèves” », explique-t-elle. Un hashtag est d’ailleurs utilisé depuis des mois sur les réseaux sociaux par des filles qui ne veulent plus être vues comme des distractions — #ImNotADistraction (« je ne suis pas une distraction »).

« Non au slut-shaming » brandissait encore une lycéenne de Brignoles, jeudi matin, reprenant un terme qui apparaît, lui aussi, régulièrement lors d’événements semblables. Contraction de « slut » (« salope ») et « shame » (« honte »), ce terme désigne le fait de rabaisser ou de culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel. L’un des leviers du slut-shaming est de considérer que parce qu’une femme porte tel ou tel vêtement, c’est une « salope ».

Selon Mme Harbach : « Ce genre de messages qui cible les jeunes femmes — votre jupe est trop courte, vous semblez trop sexy, vous distrayez les garçons — détourne toute conversation » sur le comportement mutuellement respectueux que doivent avoir les filles et les garçons à l’école.

Claire Courbet

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>