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Vivement l'Ecole!

INFO OUEST-FRANCE. Une école maternelle d'Angers victime d’une "calomnie" sur internet...

28 Avril 2018 , Rédigé par Ouest France Publié dans #Education, #Politique

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Le 12 avril, deux sites internet proches de l’extrême droite ont diffusé une rumeur accusant une école maternelle d’Angers de « propagande islamique ». La Ville conteste. La direction, quant à elle, a saisi la justice.

Une école maternelle angevine accusée de « propagande islamique. » C’est l’information, non confirmée, ni vérifiée, diffusée, le même jour, jeudi 12 avril, sur deux sites internet : Le Salon beige et Riposte laïque. Elle a été reprise et relayée, in extenso, par d’autres sites et blogs.

 

Dans l’exposé des « faits », aucun conditionnel n’est employé, aucun contrepoint apporté. Sur l’une des versions du site Le Salon beige, l’école est d’ailleurs directement nommée. Un lien renvoie même à son site internet.

 

De quoi est-il question ?

 

Le Salon beige évoque une « lectrice », mère d’élève, qui lui raconte que son fils de cinq ans a appris une « certaine comptine », faisant l’apologie de l’islam. Sur le site Riposte laïque, changement de paradigme. Cette fois, c’est le père de famille, « lecteur assidu », qui livre son témoignage sur cette « propagande islamique ». Les termes et mots employés sont identiques.

 

Que dit la directrice de l’établissement concerné ?

 

L’enseignante conteste. « C’est de la diffamation, nous n’avons jamais enseigné cette comptine. Et personne n’est jamais venu nous voir pour contester quoi que ce soit. Nous avons envoyé un courrier au procureur de la République. C’est une véritable atteinte à notre métier. »

Interrogée, une mère de famille habitant dans le quartier de l’école, est, elle aussi, étonnée. « C’est une très bonne école, dit-elle. Et mon fils ne m’a jamais rapporté des faits de cette nature. C’est n’importe quoi. »

Caroline Fel, adjointe à la petite enfance à la mairie d’Angers, particulièrement remontée, ajoute : « C’est une énorme calomnie, sans aucun fondement. Dès le lendemain, je me suis rapprochée de l’Éducation nationale et des personnels de l’école. Tout est archifaux. Ce sont des méthodes indignes qui sabotent le boulot silencieux, mais indispensable, des agents et des enseignants pour garantir la laïcité dans nos écoles. »

Quels sont ces sites qui ont diffusé cette fake news ?

Deux sites proches de l’extrême droite. Le Salon beige se définit comme un « blog quotidien d’actualité par des laïcs catholiques ». Riposte laïque, de son côté, décline un leitmotiv récurrent : le refus, assumé, d’une « islamisation » de la France.

Un contributeur de ce dernier site, que nous avons contacté, justifie sa démarche… de ne pas vérifier l’information. « Nous ne voyons pas pourquoi nous devrions interroger une directrice d’école dont nous n’avons pas cité l’établissement dans notre article. » Le Salon beige, quant à lui, ne nous a pas répondu.

Ouest France/https://www.ouest-france.fr/

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Leonard Cohen...

28 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Philippe Djian...

28 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Depuis qu’elle avait vu ce film d’Hitchcock, elle ne tirait plus le rideau. Mais elle ferma les yeux, ce qui revenait au même, la journée l’avait épuisée. Elle sursauta en découvrant Marlon planté sur le seuil, les yeux ronds comme des soucoupes. Du coup, elle tira le rideau.
Elle resta perplexe. Elle se savonna en se demandant quel genre de vie sexuelle il avait. Sûrement pas fameuse. Elle ne pouvait pas y faire grand-chose, malheureusement. Il faudrait qu’elle y réfléchisse. 

(...)

Elle détestait cet endroit. À l’époque, elle n’avait pas le droit d’y mettre les pieds, tout juste celui de prendre soin de Marlon quand ils étaient occupés dans leur antre, avec leurs discussions sans fin, leurs réunions interminables, leurs mines de conspirateurs. Il fallait sauver le monde d’abord. Leur fille, ils ne la voyaient même pas. Elle s’asseyait chaque jour à leur table, mais elle était transparente, ils avaient l’esprit ailleurs, et quand elle ouvrait la bouche, ils tombaient des nues. 

(...)

Dès qu’il posa la main sur elle, ne fût-ce qu’en lui effleurant le genou, elle ne pensa plus à rien, son esprit cessa de fonctionner et elle déboutonna machinalement son corsage, se mordilla distraitement la lèvre.
Les éclairs à la violette étaient bons. Ce qui advint ensuite, le cœur de l’affaire pour ainsi dire, qui démarra sur le canapé, continua par terre, puis contre un mur avant de finir sur le lit, s’avéra excellent. 

(...)

Elle songea qu’elle le trouvait encore très attirant pour un type qui devait friser la cinquantaine, mais elle savait qu’il fallait fuir ce genre comme la peste. Le genre qui arrive à cet âge sans avoir bâti une famille, ce genre-là. Ce sont les plus dangereux, ceux-là cachent vraiment quelque chose. Ils ne se battent que pour leur propre vie 

Philippe Djian - A l'aube

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A Lire... Les décisions absurdes III - Christian Morel...

28 Avril 2018 , Rédigé par Le Monde

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Dans le troisième livre qu’il consacre aux décisions aberrantes, ce sociologue de l’organisation, qui a travaillé aux ressources humaines chez Renault, dénonce les dangers des règles trop complexes. Le remède ? Accorder la priorité aux compétences

Si, dans votre souvenir, le Costa-Concordia s’est échoué au large des côtes italiennes en 2012 parce que le capitaine contait fleurette au lieu de surveiller les récifs ; si, intuitivement, vous pensez qu’il vaut mieux qu’un pilote de chasse ne boive aucune goutte d’alcool ; si l’interdiction des œufs frais dans les maisons de retraite vous rassure ; si, plus globalement, vous pensez que toute faute doit être sanctionnée, la lecture du nouvel ouvrage de Christian Morel s’impose. Son titre : Les Décisions absurdes III.

Oui, il s’agit bien d’un troisième volume. Car la déclinaison des livres de ce sociologue évoque davantage une série télévisée que des essais scientifiques. Après Les Décisions absurdes, paru en 2002 (27 700 exemplaires vendus, plus 41 000 en poche) et Les Décisions absurdes II en 2012 (11 900 exemplaires vendus plus 9 800 en poche), voici donc la saison 3, sous-titrée L’Enfer des règles, les pièges relationnels (272 pages, 20 euros) – tous publiés chez Gallimard, dans la « Bibliothèque des sciences humaines ».

« A la suite du deuxième volume, j’avais le sentiment de n’avoir pas assez travaillé sur l’inflation normative. Cet enfer des règles qui émanent des pouvoirs publics mais aussi des organisations privées. Surtout, le deuxième volume m’a ouvert de nombreuses portes et j’ai eu envie de compléter en travaillant sur les pièges relationnels, l’importance de la convivialité, sous-estimée dans les organisations, ainsi que sur la notion de culture juste », explique Christian Morel.

 

(...)

 

Frédéric Lemaître

 

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous (pour abonnés)

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Contrats aidés... Quand le rapport Borloo étrille le gouvernement...

28 Avril 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique

Contrats aidés... Quand le rapport Borloo étrille le gouvernement...

(...)

La division par deux des emplois aidés, annoncée brutalement en début de quinquennat, avait provoqué le chaos dans les communes et associations des quartiers relevant de la politique de la ville. Le document, remis ce jeudi 26 avril à Matignon, étrille le gouvernement sur ce point : « Les associations pallient souvent la faiblesse des pouvoirs publics dans ces territoires qui en ont tant besoin : l’activité éducative et culturelle, le rattrapage scolaire, l’accompagnement à l’emploi, l’informatique, la bureautique, les activités sportives, l’aide à la parentalité, etc. Or les associations sont au bord du burn-out. »

Les contrats aidés – « qu’on devrait qualifier d’aidants » – ont été divisés par quatre, critique l’ancien ministre de la ville et de la cohésion sociale. Il demande donc, a minima, de sanctuariser le nombre de « parcours emploi compétence » (les PEC, ce contrat aidé unique bâti par le gouvernement) au niveau de 2017, afin d’« éviter une hémorragie dramatique touchant les parcours d’insertion ».

(...)

LOUISE FESSARD, MATHILDE GOANEC, ROMARIC GODIN ET ELLEN SALVI 

L'article complet et le rapport sont à lire en cliquant ci-dessous

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Apprentissage de la lecture... Un débat du "vieux monde"...

28 Avril 2018 , Rédigé par INA Publié dans #Education, #Pédagogie, #Histoire

Depuis quelques années on entend beaucoup dire que les enfants ne savent plus lire car on leur apprend de plus en plus mal à l'école. En effet, plus de 10% des élèves savent à peine lire correctement à leur entrée en classe de 6ème.Reportage dans une classe de cours élémentaire 1ère année pendant une leçon de lecture, un enfant lisant un texte; en alternance avec les interviews de Mme VOLUZAN, institutrice, à propos des méthodes de lecture globale et syllabique; de Mme TRIQUET, institutrice, par Dominique LAURY (à l'image); et de  M Belbenoit, inspecteur général de l'instruction publique? Commentaire de Dominique Laury (sur place)

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1968-2018 : nous espérons que notre génération ne sera pas sourde à celle qui sera la suivante...

28 Avril 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique, #Histoire

1968-2018 : nous espérons que notre génération ne sera pas sourde à celle qui sera la suivante...

Le Théâtre de la Colline a donné samedi 14 avril carte blanche à la jeunesse. HUit filles et garçons âgés de 19 à 27 ans ont organisé le temps d’une journée un espace où ils ont pu réfléchir ensemble, évoquer leurs sensations, leurs peurs, leurs enthousiasmes, leurs engagements… L’un d’entre eux, Donatien Chateigner a écrit le manifeste que vous trouverez en pièce jointe, qui évoque les attentes de la génération d’avant, mai 68, le poids de l’héritage.

Il est curieux que nous ressentions nous-mêmes cette nostalgie de l’ivresse d’une lutte, qui traversa la France il y a cinquante ans. C’est peut-être parce que la jeunesse de ce printemps-là, on nous l’a racontée, insufflée, servie en exemple, rabâchée, crachée au visage comme le symbole de ce que nous ne saurions jamais être. Cette jeunesse-là est peut-être la raison même de notre présence ici, aujourd’hui, sur scène, comme un hommage à cet anniversaire tant attendu. L’incompréhension vient des deux parts. Surprise de ne pas nous voir remercier cet héritage présenté pourtant comme si grand, si lourd, si important qu’on ne saurait prendre la mesure de tout ce qu’on lui doit. Surprise, pour nous, d’être ramené.e.s au Quartier Latin, à Nanterre, à Vincennes, par des personnes plus proches par l’âge de la génération de nos parents, n’étant pas nées lors de cette révolution avortée. Comment se fait-il qu’une jeunesse cinquantenaire occupe encore tout le terrain ? «Vous savez, durant ce mois de mai, les étudiants n’ont pas demandé la permission de Jean-Louis Barrault pour occuper le théâtre de l’Odéon.» Nous le savons. 

«Si j’étais à votre place je brûlerais les banques !» Ah. «Je ne comprends pas comment les jeunes d’aujourd’hui restent chez leurs parents, moi dès mes 17 ans j’ai tout fait pour partir de chez moi.» Ah oui, c’est vrai. On ne sait pas bien comment, mais vous vous êtes mis en tête que nous étions une génération qui aurait besoin d’un père, d’un vrai père, d’un père contre qui on aurait envie se révolter. D’où ça sort que là, les pères, ils sont trop gentils et que nous, on est devenu trop sages, trop obéissants, trop dociles, trop mous en fin de compte ? D’où ça sort que ça, ça c’est sans doute la plus grosse erreur de votre génération ?

«Tuer le père, c’est théâtral non ? Ça devrait se tenir ici, sur cette scène, n’est-ce pas ?» Ce n’est pas ce que nous cherchons, nous savons quelles sont nos luttes, nous les menons, pour certains et certaines, déjà de front. Comme le dit si bien Daniel Cohn-Bendit, se répandant sur tous les plateaux de télévision, toujours si prompts à le recevoir, lorsqu’on lui présentait les images de CRS rentrant, le 9 avril, dans l’enceinte de l’Université de Nanterre, allant chercher par la force des étudiants et étudiantes, les traînant par terre, les frappant, heurtant parfois un visage... : «au moins, les conneries de notre jeunesse, on les faisait avec charme». Nous ne cherchons pas à être charmants et charmantes, Ce mot n’est là que pour nous délégitimer, ce mot est une insulte à nos convictions, ce mot prétend que notre révolte ne serait qu’une posture juvénile. Mais nous t’avons trop vu à l’œuvre Dany, toi et tous tes petits camarades. Nous voyons combien cela coûte cher de briser ses engagements, de renier son idéal de jeunesse pour une place et du fric, et d’avoir à se justifier durant 40 ans d’avoir été animé pendant quelques années par un autre souffle que celui de son petit égo. Si nous te devons quelque chose, c’est avant tout cet enseignement-là, le poids des renoncements de toute une génération. C’est peut-être de cela que nous sommes les héritiers et héritières.

Nous espérons que nous échapperons à ce jeu. Que notre génération ne sera pas sourde à celle qui sera la suivante, qu’elle la laissera advenir, qu’elle la traitera en contestataire digne, qu’elle ne l’essoufflera pas...

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Blanquer : le bilan circonstancié d'un one man show... Par Claude Lelièvre...

28 Avril 2018 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

Blanquer : le bilan circonstancié d'un one man show... Par Claude Lelièvre...

Le ministre de l'Education nationale sait se mettre en scène, et même sur le devant de la scène. Et il en prend grand soin Mais il ne faudrait pas se méprendre : cela peut dépasser parfois le souci de sa «petite musique de Lui».

''De la musique avant toute chose, et pour cela préfère l'impair'' a déjà dit Verlaine. On se souvient de l'une des mesures annoncées tambour battant par Jean-Michel Blanquer à peine nommé au ministère de L'Education nationale : une rentrée scolaire en fanfare. « Je vous l’annonce, on fera la rentrée en musique, dans un maximum d’endroits dès cette année » (« Le Parisien » du 8 juin 2017). Selon le SNPDEN (le principal syndicat de chefs d'établissement), seulement un collège sur quatre et un lycée sur dix ont suivi l'injonction ministérielle. Le suspense est quasi insoutenable : va-t-il recommencer pour la rentrée prochaine ?

On doit cependant porter au crédit du ministre de l'Education nationale son arrêté du 2 février 2018 qui inscrit la chorale parmi les enseignements facultatifs dans la limite de 72 heures annuelles.

Rien de tel, en revanche, pour le renouvellement de l'opération distribution ''gratuite'' des « Fables » de La Fontaine en juin 2017 qui s'inscrit, elle, totalement dans la communication ministérielle pure et simple. Le ministre de l'Education nationale nouvellement nommé a repris une opération qu'il avait déjà menée quelques années plus tôt en tant que DGESCO. Mais elle avait alors quelque sens éducatif et pédagogique effectif puisqu'elle concernait des élèves de CM1 qui allaient se retrouver dans la même école après les grandes vacances, et que les « Fables » de La Fontaine étaient distribuées dans les seules classes de CM1 où avaient été mis en place des projets pédagogiques ad hoc.

Rien de tout cela à l'été 2017. Le 27 juin 2017, Jean-Michel Blanquer annonce urbi et orbique 150000 élèves de CM2 vont recevoir gratuitement les « Fables » de La Fontaine. Pourquoi 150000 ? Pourquoi dans trois académies seulement  (Aix-Marseille, Nantes et Lille), mais dans tous les CM2 (sans aucun discernement) ? Pourquoi à la fin du CM2 ? On ne sait toujours pas! Ni quels ont pu être les résultats d’une telle « distribution »…

Va-t-il recommencer ? Mais oui ! Pourquoi ne pas reprendre une opération qui est si bien ''en marche'' (pour lui) ? Le 2 juin de cette année, en réponse à une interpellation de la députée (Modem) Géraldine Bannier qui interrogeait le gouvernement sur ses engagements « pour faire de la Francun pays de lecteurs », le ministre de l’Education nationale a terminé en martelant: « nous redistribuerons des  « Fables »  de La Fontaine en juin prochain ».

On le voit, Jean-Michel Blanquer aime les redoublements. Et aussi en parler (même et surtout si cela ne change rien en réalité)

Le 8 juin 2017, dans le quotidien « Le Parisien », Jean-Michel Blanquer affirme vouloir «autoriser à nouveau le redoublement» dès l’année scolaire 2017-2018, en jugeant «absurde son interdiction » par Najat Vallaud-Belkacem. En réalité, la précédente ministre de l'Education nationale n'avait nullement « interdit »   le redoublement. Son décret de novembre 2014 avait simplement affirmé «le caractère exceptionnel du redoublement », dans la ligne même de la circulaire du 16 mars 2010 d'un certain Jean-Michel Blanquer (alors DGESCO): « rendre très exceptionnel le recours au redoublement ». C'est finalement, à peu de choses près, ce qui sera réaffirmé dans le décret publié au JO en février 2018. Mais ce qui aura compté pour Jean-Michel Blanquer, c'est une manœuvre toute simple en son principe mais accomplie avec aplomb en faveur de son ''image''; car il sait fort bien que l'idée de ''redoublement'' est populaire, et il a ''communiqué'' et frappé durablement les esprits en conséquence.

On a le même type de manœuvre au sujet de ''l'uniforme'' (un thème ''tapageur'') qui revient régulièrement dans ses interviews.

Là encore, il y a une forte majorité de'' principe'' en faveur du port d'un uniforme pour les élèves, tant qu'on ne cherche pas à préciser sérieusement comment cela pourrait être mis en œuvre (quel(s) uniforme(s)? le même pour les filles et pour les garçons ? payé par qui ?). C'est pourquoi Jean-Michel Blanquer redit à chaque fois qu'il n'est pas contre le port de l'uniforme, bien au contraire (c'est porteur pour son ''image'') ; mais qu'il ne l' « imposera pas ». Et il se garde bien de prendre une initiative effective en ce sens, par exemple celle qui avait été avancée par François Fillon au cours des dernières présidentielles : «  si je suis élu, je demanderai que chaque établissement scolaire décide de la tenue que ses élèves devront adopter »

In fine, tout cela est constitué pour l'essentiel de ''paroles en l'air'' qui alimentent sa ''petite musique de Lui''Et il y a d'autres exemples de cette eau, que les commentateurs ne manqueront certainement pas de mentionner.

Mais ce n'est pas toujours le cas . Et il convient d'être attentif en raison au moins de deux initiatives récentes. D'une part la décision de l' « obligation d'instruction  à partir de l'âge de trois ans », et d'autre part« la réforme du lycée » en cours.

« L'obligation d'instruction à partir de l'âge de trois ans » (qui a été mise en avant par le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer lors des « Assises nationales pour l'avenir de l'école maternelle » qui ont eu lieu fin mars 2018) ne figure d'aucune façon dans les engagements du candidat Macron.

On peut s'interroger sur les raisons et les effets effectifs possibles de cette décision. C'est une revendication de longue date du syndicat des enseignants (Unsa) qui considère qu'une telle ''affirmation'' peut conforter (voire ''sanctuariser'' en quelque sorte) l'école maternelle dans une période d'incertitude. C'est aussi une mesure qui peut permettre aux écoles maternelle privées sous contrat d'obtenir dans les communes un traitement à parité avec les écoles maternelles publiques (avec des arguments juridiques nouveaux).

Contrairement à ce qu'a laissé entendre le président de la République qui a prétendu qu' « il y a 26000 enfants qui n'allaient pas à l'école et qui vont y aller à partir de la rentrée scolaire », il ne s'agit pas d'une obligation pour tous les enfants de ''fréquenter'' l'école maternelle (une ''obligation'' qui n'existe d'ailleurs pas pour les écoles élémentaires et les collèges, car « l'instruction obligatoire peut être donnée dans une école publique, une école privée ou dans la famille »)

En revanche, le principe de « l'obligation d'instruction» implique que l'on définisse cette « instruction ». A cet égard, on peut s'étonner que la seule mention de l'école maternelle dans le programme du candidat Macron figure dans une assertion assez étrange : « Donner la priorité à l'apprentissage des fondamentaux ''lire, écrire, compter'' dans le pré-scolaire, en maternelle et au primaire » . Outre le fait qu'à proprement parler le « primaire » englobe « l'élémentaire » et « la maternelle »), cette focalisation sur le ''lire, écrire, compter'' y compris pour ce qui précède « l'élémentaire » fait historiquement problème.

Le décret fondateur de l'école maternelle du 18 janvier 1887 mentionne que « les écoles maternelles sont des établissements de première éducation ». Il s'agit bien d' « éducation » et non d'« instruction ». Et la figure emblématique de cette école – Pauline Kergomard – a indiqué que la plus grande erreur commise dans les écoles maternelle naissantes était de « confondre le développement intellectuel avec l'instruction ». Au secours Pauline. Reviens !

Pour ce qui concerne la « réforme du lycée », on peut remarquer qu'elle n'apparaît pas en tant que telle dans les engagements du candidat Macron. Il est simplement dit à propos du lycée qu'il faut «  rendre possible de nouvelles formes d'organisation du temps scolaire et de nouveaux parcours, qui prépareront mieux à la poursuite d'études et à l'insertion professionnelle ».

Ces indications étant fort générales, il appartenait donc au ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer de les ''mettre en musique'' (et pas simplement en vue de sa ''petite musique de Lui'')Et c'est sans nul doute ce qu'il est en train de faire si l'on en juge par les vives réactions des organisations présentes au lycée (syndicats ou organisations de telle ou telle discipline), signe d'une certaine volonté (voire d'une volonté certaine) de ''déplacer les lignes''. Reste à savoir ce qui sera finalement décidé et mis effectivement en place, avec quels effets et en quels sens.

En tout état de cause, le Chef de l'Etat Emmanuel Macron juge que son ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer est « excellent » . Excellent pour savoir occuper souvent la scène médiatique et se mettre en avant (quitte à user et abuser des ''paroles en l'air'' )? Excellent pour changer, ''l'air de rien'', la nature de l'école maternelle ? Excellent pour ''déplacer les lignes'' au lycée ?

On peut penser que cela n'était pas prévu au départ, puisque le président de la République Emmanuel Macron n'a pas jugé bon que Jean-Michel Blanquer soit bien placé dans l'ordre protocolaire de présentation des ministres du gouvernement Philippe (à la onzième place, la dernière de la vingtaine de ministres de l'Education nationale qui se sont succédé ces quarante dernières années) . On rappellera pour mémoire que Bayrou, Allègre, Hamon et Najat Vallaud-Belkacem ont été situés à la troisième place ; Peillon et Fillon à la deuxième place ; et surtout Lang et Jospin à la première place (avec en prime le titre de ''ministre d'Etat''). Une ''injustice'' à réparer lors d'un prochain remaniement ministériel, et ''une surprise du Chef'' à venir ?

Claude Lelièvre

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Circulaires Blanquer... Quelques vérités à rappeler et mises au point à faire...

28 Avril 2018 , Rédigé par Charivari Publié dans #Education

Circulaires Blanquer... Quelques vérités à rappeler et mises au point à faire...

De la part de "Charivari" à suivre, absolument et régulièrement, ici..

Pourquoi les profs s'agacent-ils de la sortie de JM Blanquer ? Dans ma classe, on fait quotidiennement de la grammaire, des dictées et du calcul mental. Mes élèves apprennent des poésies classiques, lisent des romans et connaissent la date du baptême de Clovis

Et pourtant je suis en colère. D'abord parce que les documents reçus sentent la naphtaline. On y apprend par exemple que pour poser une soustraction, les élèves devraient dire « 5 ôté de 8 » au lieu de « 8 moins 5 » ou « 5 pour aller à 8 » (Qui a rédigé cela ??)

il y a 18 heurePourquoi les profs s'agacent-ils de la sortie de JM Blanquer ? Dans ma classe, on fait quotidiennement de la grammaire, des dictées et du calcul mental. Mes élèves apprennent des poésies classiques, lisent des romans et connaissent la date du baptême de ClovisD'abord parce que les documents reçus sentent la naphtaline. On y apprend par exemple que pour poser une soustraction, les élèves devraient dire « 5 ôté de 8 » au lieu de « 8 moins 5 » ou « 5 pour aller à 8 » (Qui a rédigé cela ??) Dans le document sur la lecture, il faut voir les phrases soi-disant motivantes qu'il est conseillé d'enseigner : « Milo a avalé la fumée ». On croit rêver… Que fumait-il, Milo ?

Je suis aussi en colère parce que tout le discours tend à faire passer les profs d’aujourd’hui pour des ânes. En 2018, si on écoute notre ministre, on ne fait plus de calcul, ni de grammaire, ni de dictées, ni de lecture… on se demande à quoi on passe nos journées de classe

Vous allez répondre « peut-être que c’est comme cela dans ta classe mais ce n’est pas comme ça partout ». C’est vrai. 1) mais ce n’est pas cette énième sortie médiatique qui fera changer ces profs qui ne font pas « tout ça » dans leur classe.

Il peut toujours postillonner, le ministre… Sans formation, sans aucun management (on serre la main de notre inspecteur une fois tous les 5-10 ans en moyenne), inutile de dire que les profs qui font autrement continueront à faire autrement.

Les profs en ont assez de ces changements de cap, de ces ministres tonitruants qui ferment nos classes, suppriment les RASED, alourdissent les programmes, diminuent les journées de classe tout en réclamant de meilleurs résultats.

Et d’ailleurs, sommes-nous si surs que, si le niveau baisse, c’est bien la faute de ces vilains profs-pas-dociles qui ne font pas assez de grammaire ou de calcul mental ? Je n’en suis pas sure du tout.

Cette sortie du ministre sur la méthode globale ou le calcul, elle est copiée-collée de celles de G de Robien en 2007 ou Darcos en 2008. On a déjà tout entendu. Or les programmes 2008, ils ont été appliqués de 2008 à 2015

De 2008 à 2015, on a eu des bons programmes de Droite, avec beaucoup de calcul, beaucoup de lecture, et la même aversion pour la vilaine méthode globale-beurk. À l’époque, comme aujourd’hui, on nous avait promis que grâce à ces bonnes vieilles recettes,le niveau allait monter

Cela n’a pas été le cas du tout. Au contraire, tout le monde s’affole aujourd’hui à cause d’une dégringolade jamais vue jusque-là dans les classements internationaux.

Le gouvernement tente de jeter la faute sur la Gauche (dont les programmes n’ont été pourtant applicables qu’en novembre 2015) et, surtout, essaie d’escamoter les vraies questions : pourquoi le niveau a-t-il tant baissé malgré ce retour, en 2008, aux bonnes-vieilles-méthodes ?

Et si la suppression de la formation des maitres, orchestrée par… JM Blanquer, y était pour quelque chose ? Et que dire de la semaine de 4 jours

Comment notre ministre peut-il insister autant sur le travail QUOTIDIEN, en lecture, en calcul mental, en dictée, et défendre dans le même temps l’idée de qu’on pourrait supprimer un jour de classe sans dommage sur le niveau des élèves ?

Je pense que notre Ministre sait très bien tout cela. Il sait qu’il faudrait mieux former et mieux manager les profs, mais que cela coute cher. Il sait qu’il faudrait les augmenter aussi. Mais il n’a pas le budget non plus

Il sait très bien qu’il n’aurait pas fallu laisser les communes revenir à 4 jours, mais qu’il fallait faire plaisir à l’électorat. C’est aussi pour faire plaisir et détourner l’attention des sujets chauds du moment sur les universités qu’il s’agite devant les médias aujourd’hui.

Ne vous y trompez pas, cela ne va rien changer au niveau des élèves. En attendant, les profs ne seront pas mieux formés, pas mieux encadrés… et une classe ferme dans mon école alors que les effectifs n’y baissent pas.

il y a 18 heures

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Revue de Presse Education... La méthode BLAN-BLAN - Apprentissage - Divers...

28 Avril 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... La méthode BLAN-BLAN - Apprentissage - Divers...

Les réactions aux circulaires du ministre se poursuivent. La loi sur l’apprentissage, entre autre vient d’être présentée. Quelques ressources pour accompagner ce week-end.

LA MÉTHODE BLAN-BLAN

Les circulaires Blanquer, « une négation totale de l’expertise des professeurs » par Marlène Thomas. “Le ministre de l’Education nationale a publié jeudi quatre circulaires et un guide à destination des enseignants de l’école primaire qui détaillent la meilleure méthode pour inculquer les bases de calcul, de lecture ou encore de grammaire aux élèves. Une façon de « jeter les enseignants en pâture », pour Francette Popineau, cosecrétaire générale du SNUipp, le syndicat majoritaire.”

École. Circulaires Blanquer : « Je ne vois pas où est la révolution », réagissent des enseignants. “Dictée et calcul mental au quotidien, méthode syllabique… Après les recommandations du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer ce jeudi pour l’école, nous avons interrogé des enseignants en primaire. Le ministre « enfonce des portes ouvertes », « il faut faire confiance aux enseignants », ce discours « laisse penser qu’il existe une méthode universelle qui marche pour tous », nous ont-ils répondu.”

Consignes de Blanquer aux instits : "Être enseignant, ce n’est pas remplir une check-list". “Pour le secrétaire général du syndicat d’inspecteurs académiques SNPI-FSU, Paul Devin, le ministre "tente d’instrumentaliser l’opinion publique" pour imposer sa "conception très conservatrice" de l’enseignement, contre le consensus scientifique actuel.”

Méthode syllabique : "Blanquer se pose en Merlin l’enchanteur livrant la formule miracle"par Anthony Cortes. “Pour les syndicats d’enseignants, ces annonces sont une entrave à une certaine "liberté pédagogique nécessaire".”

Les enseignants remontés contre « une provocation » et le « mépris » de Blanquer par Guillaume Jacquot. “Le ministère de l’Éducation publie aujourd’hui quatre circulaires très précises à destination des enseignants du primaire sur l’apprentissage des savoirs fondamentaux. Pour les syndicats, ces directives sonnent comme une défiance à l’égard des professeurs.”

La petite leçon de Blanquer vue par les profs : "Un peu condescendant et méprisant"

« Le guide d’enseignement de Blanquer ? Un retour primordial aux fondamentaux ! » par Juliette Singeot. “Le retour à la méthode syllabique, c’est du simple bon sens pour les lecteurs du Figaro. Extraits de leurs réactions.” Et c’est pas triste la nostalgie du “avant c’était bien” !

De la « liberté pédagogique » à la sauce Blanquer… par Alain Refalo sur son site. ”Ainsi donc, pour la première fois, un ministre de l’Education nationale a osé mettre sur le même plan « liberté pédagogique et anarchisme pédagogique »… « La liberté pédagogique n’a jamais été l’anarchisme pédagogique », a-t-il déclaré au journal Le Parisien, le jour où il a dévoilé plusieurs circulaires censées favoriser la bonne conduite des enseignants dans leurs classes… On serait heureux que le ministre nous donne une définition de « l’anarchisme pédagogique », concept totalement inconnu jusqu’alors. Outre qu’il révèle une conception bien restrictive de la philosophie de l’anarchisme en tant que doctrine politique…, il laisse certainement entendre que la liberté pédagogique ne doit pas être synonyme de désordre, tant dans les finalités que les pratiques des enseignants. Faut-il que ce ministre soit si peu informé de la réalité quotidienne des classes pour asséner de tel coups de massue sur la tête des enseignants du primaire ?

Et de répondre dès 8h30 ce matin ! Circulaires sur l’enseignement : "Des gens ont un intérêt à mettre de l’huile sur le feu", selon Jean-Michel Blanquer. “Le ministre de l’Éducation nationale, invité vendredi de franceinfo, a estimé que "certains cherchent à caricaturer" ses propos, après la publication de consignes sur l’enseignement en école primaire.” Tenez bon, il y a plusieurs vidéos.

Et pour une vision un peu plus large de l’œuvre blanquerienne, Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires fait Le bilan circonstancié d’un one man show. “Le ministre de l’Education nationale sait se mettre en scène, et même sur le devant de la scène. Et il en prend grand soin. Mais il ne faudrait pas se méprendre : cela peut dépasser parfois le souci de sa ’’petite musique de Lui’’.” Un rappel des “mesures”, mais annoncée sur quel rythme !

Loi sur l’apprentissage

Formation, apprentissage : le projet de loi Pénicaud 2 soulève encore beaucoup de questions. “Une multitude d’acteurs et de procédures sont chamboulés par ce texte présenté en conseil des ministres vendredi.”

Chômage, apprentissage : Pénicaud présente sa réforme devant les ministres. “La ministre présente ce vendredi son projet de loi « avenir professionnel » devant le conseil des ministres, complément de la réforme du Code du travail.”

L’apprentissage, levier pour l’ouverture sociale des grandes écoles. “A l’occasion de la présentation en conseil des ministres du projet de loi réformant l’apprentissage, la Conférence des grandes écoles communique sur les origines sociales des étudiants apprentis des grandes écoles.”

Et pendant ce temps, du côté des CIO... la presse de province se mobilise.
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Parcoursup : professeurs principaux et chefs d’établissement approuvent les vœux des lycéens. “Seulement 10,1 % des candidatures ont une capacité à réussir « peu démontrée », selon les avis rendus par les chefs d’établissement sur les « fiches avenir ».”

Ressources

Sur Eduscol : La philosophie, marqueur de l’enseignement français. “Afin de contribuer à la réflexion sur l’enseignement de la discipline « philosophie », sur ce qui en assure l’unité et en permet la modalisation et la contextualisation, Eduscol Philosophie publie le texte de l’intervention donnée en avril 2017 par M. Paul Mathias, Inspecteur Général de Philosophie, ancien Doyen, au Congrès de la Mission laïque française à New York. Vous pouvez aussi retrouver ce texte sous l’onglet « Textes officiels et documents institutionnels » du site, dans la rubrique « Réflexions et propositions de l’Inspection générale ».”

Les enseignants entre métier et profession : une identité introuvable ? “La prochaine édition des Entretiens Ferdinand Buisson se déroulera à Lyon le mercredi 30 mai 2018 (18h-20h, IFÉ- ENS de Lyon) et s’intéressera à l’identité enseignante (participation gratuite sur inscription : http://colloques.ens-lyon.fr/eventShow/entretiensferdinandbuisson ou courriel à veille.scientifique@ens-lyon.fr).” Présentation et programme de ces Entretiens.

Dans le cades des portraits du jeudi, par Monique Royer : Les pleins et les déliés des initiales CPE, Marielle Pichetti. "Accompagner élèves et équipes pour la réussite scolaire, ainsi Marielle Pichetti pourrait définir sa fonction de conseillère principale d’éducation. Titulaire sur zone de remplacement (TZR), elle nous raconte comment elle vit à plein son métier, en habillant ses déliés de multiples projets."

Bernard Desclaux

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