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Vivement l'Ecole!

"Echec" de l'université française - Pour en finir avec les idées reçues!

1 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Parcoursup

"Echec" de l'université française - Pour en finir avec les idées reçues!

Le Gouvernement actuel se contente, pour justifier sa "politique de réforme universitaire", de reprendre des clichés (très anciens!).

Reprenons-en quelques-uns, les plus fréquemment assénés, sans contradictions hélas, lorsque les ministres concernés sont invités en plateaux télés et radios.

Tous sont développés et contredits par Sophie Orange dans la vidéo consultable en bas de page.

En ajoutant celui-ci, très peu connu:

2016/2017:

Le tirage au sort a concerné

- 9 726 candidates et candidats;

- 0,4% des bacheliers de l'année;

- 1,1% des inscrites et inscrits sur APB;

Corine Eyraud,

                                    _______________________________

 

- "L'université est la voiture-balai de l'enseignement supérieur". Tous les propos ci-dessous démontrent le contraire;

- "L'université comportant des filières non sélectives, accueillerait mécaniquement des élèves voués à l'échec" (idéologie du déclin chère à Jacques Cressard/1973! En 1990, les médias relaient des inquiétudes concernant l'arrivée en fac des "bacheliers B"!/"ES" aujourd'hui)

Ce discours alarmiste s'est reporté depuis quelques années sur les bacs technologiques et professionnels;

"L'université n'accueillerait que des étudiants par défaut". C'est totalement faux;

- "Echec et abandon seraient massifs en 1ère année" (le fameux chiffre de 60% d'échecs en 1ère année; chiffre totalement faux); qualifié de "gâchis humains" (depuis Joseph Fontanet!/1973!!)

"Université = faiblesse du taux d'insertion et absence de débouchés professionnelles". L'analyse fine démonte totalement cet argument

Les chiffres - taux d'échecs en particulier (après consultations des comptes-rendus de débats à l'AN sur plusieurs années) ne sont JAMAIS discutés. Alors qu'ils sont tous discutables (voire totalement imaginaires ou ancrés dans l'imaginaire puisque jamais mis en question) ;

Tous les débats, fondés sur des diagnostics erronés, sont donc évidemment biaisés. Des biais relayés trop souvent par des médias - en général et à de notables exceptions près - peu soucieux de vérifications;

Quant à l'idée de "rattraper" le retard de certains lycéens avant leur entrée en fac, elle date (les "collèges universitaires") de ... 1944. Sans le moindre succès il va sans dire;

- "Avec plus de sélection à l'entrée universitaire, la France "construirait" plus aisément une élite". Idée qui ne résiste pas non plus à l'analyse.

"L'université serait une filière choisie par défaut". Or les filières les plus choisies par défaut sont les filières sélectives!

L'échec en 1ère année d'université n'est ni nouveau (on en parlait en 1961 déjà), ni croissant. A partir de 42 minutes et 26 secondes "Le taux d'abandon est catastrophique! On n'a jamais vu ça!": c'est faux et "habilement" alarmiste;

Les taux d'abandon sont MASSIFS dans les filières dites "sélectives" et on n'en parle jamais (ou très peu). Ce taux d'abandon massif n'est plus utilisé dans ce cas comme prétexte à telle ou telle réforme;

Les taux d'abandon en 1ère année post bac ne sont donc pas SPECIFIQUES - comme le discours ambiant et politique tend à vouloir l'imposer - à l'université;

Un échec en 1ère année d'université se traduit par un redoublement ou une réorientation Un échec en 1ère année de technicien sup se traduit BEAUCOUP plus souvent par un abandon pur et simple;

"Les taux d'insertion dans l'emploi après l'université seraient mauvais". Or, ils ne sont, comparativement, pas moins bons que les taux des filières dites "plus sélectives".

Merci à Sophie Orange...

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Parcoursup : comment les universités vont-elles classer les candidats?... (+ video)

1 Avril 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Parcoursup

Video d'illustration choisie par le webmaster

Une fois passée la date limite de confirmation des vœux d’orientation post-bac, le 31 mars, un « outil d’aide à la décision » va permettre à chaque établissement de décider quelle valeur donner aux différents éléments du dossier. Explications.

(...)

Multitude de paramètres

Notes, avis du conseil de classe, lettre de motivation… les éléments qui composent le dossier des candidats selon les formations pourront être passés à la moulinette d’un « outil d’aide à la décision » que les équipes pédagogiques ont découvert en mars. Il permet à chaque établissement de définir ses critères de priorité pour effectuer le classement.

Concrètement, les commissions d’examens des vœux peuvent y paramétrer quelle valeur est accordée à chaque élément du dossier dans la « note » totale du candidat. De cette multitude de paramétrages possibles, sur lesquels chaque formation a la main, dépend donc le classement final qui sera fait par l’algorithme de Parcoursup.

Dans la majorité des filières, les bulletins de première et de terminale seront le principal critère utilisé pour classer les candidats. L’outil permet de sélectionner les notes que l’on souhaite prendre en compte : « moyenne générale de première », « mathématiques de terminale »… Mais aussi d’évaluer des « bouquets de matières », explique Sandrine Clavel, la présidente de la Conférence des doyens de droit : « Une moyenne expression écrite peut être faite avec les notes de français, d’histoire-géo ou de SES [sciences économiques et sociales] par exemple. »

Un livret distribué aux équipes pédagogiques, et auquel Le Monde a eu accès, montre comment il est possible de pondérer ces notes avec des coefficients, selon l’importance donnée à telle ou à telle matière. Mais aussi selon la filière : « Un 15 en mathématiques en série scientifique vaudra sans doute plus qu’un 15 en série technologique », illustre une enseignante-chercheuse membre de l’Observatoire de la sélection universitaire, collectif d’universitaires mobilisés pour « rendre Parcoursup plus transparent ». Cette pondération des notes par filière, laissant sous-entendre que tous les bacs ne se valent pas, fait grincer des dents du côté du syndicat étudiant FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), pourtant soutien de la réforme.

(...)

... ce classement, qui nécessite de quantifier tous les éléments du dossier de l’élève, impose aussi aux universités de donner une « note » à la lettre de motivation ou au CV, et donc de les lire individuellement. Lecture hasardeuse, voire impossible, face aux milliers de dossiers reçus, elle laisse présager une utilisation là encore différenciée de ces éléments selon le nombre de personnes mobilisées pour trier les dossiers. Plusieurs filières ont déjà annoncé ne pouvoir les utiliser qu’à la marge afin, par exemple, de départager les ex aequo.

Pour résumer : à chaque formation son classement. Une diversité de traitement à laquelle il faut ajouter les « algorithmes maison » développés par certaines filières. Liberté est en effet laissée aux formations d’utiliser l’outil d’aide à la décision de Parcoursup, ou bien d’effectuer leur propre classement à partir d’un tableur personnel, avant de le réintégrer à la plate-forme. De quoi rendre vaine la volonté de transparence du président de la République, qui a réclamé, jeudi 29 mars, la publication de l’algorithme de Parcoursup. Mais lequel ?

Séverin Graveleau

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Faut-il ou non sélectionner à l'entrée à l'université? La réponse est non... (Vidéo)

1 Avril 2018 , Rédigé par Youtube Publié dans #Education, #Parcoursup

Pardon pour la qualité très moyenne du son

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A Lire... "L’Université n’est pas en crise", de Romuald Bodin et Sophie Orange

1 Avril 2018 , Rédigé par Sauvons l'université Publié dans #Education, #Politique, #Parcoursup

"L’Université n’est pas en crise", de Romuald Bodin et Sophie Orange, Recension par Bénédicte Vidaillet, professeure, Université Paris Est Créteil

Un excellent compte rendu du livre de Romuald Bodin, Sophie Orange, L’Université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues, Éditions du Croquant, coll. « Savoir/Agir », 2013, 213 p., ISBN : 978-2-36512-030-2. Ce compte rendu a paru dans la Nouvelle Revue de Psychosociologie

Voici un livre que chacun devrait avoir lu : décideurs politiques, journalistes, étudiants (actuels et futurs), familles d’étudiants et personnels de l’Université, tant il met à mal les mythes répandus sur cette institution en s’appuyant sur une analyse empirique de la situation et la fonction actuelles de l’Université au sein de l’enseignement supérieur. Depuis des années en effet, le seul discours relayé dans l’espace public, alimenté par une succession de rapports ministériels et de controverses médiatiques et politiques, est celui d’une « crise de l’Université ». Crise qui se caractériserait par des maux - échec important en premier cycle, insertion difficile des diplômés et faible niveau des « nouveaux étudiants » - auxquels correspondraient les remèdes miracle que sont sélection et professionnalisation. Crise invoquée tant pour dénoncer une inquiétante stagnation de ses effectifs étudiants (dans les années 2000) qu’une dangereuse massification en période de croissance (décennies 1960 puis 1985-1995).

Or comment répondre aux problématiques réelles de l’Université et prendre à son sujet des décisions pertinentes si l’on part d’un diagnostic aussi erroné qu’il est répandu ? Car cette rhétorique crisologique ne fait pas que démoraliser les acteurs universitaires ; elle justifie, depuis de nombreuses années, les réformes les moins solidement fondées de l’Université publique. Les auteurs de ce livre donnent enfin les moyens de comprendre l’Université contemporaine, grâce à un état des lieux rigoureux, étayé par un impressionnant travail empirique mêlant enquêtes sociologiques auprès de nombreux publics étudiants (premier cycle universitaire, IUT [1], STS [2], classes préparatoires, etc.), études statistiques nationales, comparaisons internationales, entretiens semi-directifs, monographies et travail ethnographique.

(...)

... ce livre constitue en lui-même un véritable manifeste pour défendre la légitimité de la recherche en sciences humaines et sociales : pariant sur l’intelligence de son lecteur, il produit ce miracle de faire basculer les représentations du sens commun et de créer chez lui le sentiment d’un avant et d’un après. Et quand cela se produit, quelle jubilation…

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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