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Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education... Lycée- Parcours sup - Divers...

4 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Lycée- Parcours sup - Divers...

L’actualité éducative du jour concerne surtout le lycée et Parcoursup. Nous terminerons avec quelques informations diverses.

Lycée

L’Etudiant fait le point sur les horaires dévolues à chaque discipline dans le projet de réforme du gouvernement : « Quelles matières devront suivre les lycéens suite à la réforme du bac et du lycée ? Combien d’heures de cours auront-ils par semaine ? Quelles options pourront-ils choisir ? L’Etudiant s’est procuré les projets d’arrêtés qui présentent l’organisation du futur lycée.

Nous savons désormais plus précisément à quoi ressembleront les classes de seconde, de première et de terminale au sein du futur lycée. L’Etudiant s’est procuré les projets d’arrêtés du ministère de l’Education nationale qui seront présentés le 4 avril en Commission supérieure du lycée (CSL) et le 12 en Conseil supérieur de l’Education. Si ces textes sont susceptibles d’être amendés et modifiés à la suite des passages dans ces différentes instances, les grandes lignes devraient rester celles présentées ici.« »

Effet collatéral ou non de la réforme, le sort des personnels d’orientation de l’EN est en suspens. Bernard Desclaux, un des rédacteurs de la présente revue de presse, y consacre un article de blog : « Depuis quelques jours l’inquiétude monte d’un cran chez les personnels d’orientation de l’éducation nationale. Le Projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel est accessible et indique le transfert aux régions des DRONISEP. Divers syndicats ont été également reçus au ministère de l’EN et font état de leurs rencontres. Pour le SGEN-CFDT voir ici, pour la FNEC FP-FO et le SNFOLC, ce sera ici, et une alerte du collectif des PsyEN du SNES-FSU se trouve sur Youtube.

Examinons quelques évolutions probables. »

Parcoursup

Le Parisien s’intéresse à la contestation étudiante et à ses stratégies :« De nouvelles universités se mobilisent, suite aux violences subies il y a dix jours à Montpellier par des jeunes opposants à la réforme Parcoursup. »

Dans un entretien accordé à DNA, Marie Dullu-Bellat évoque Parcoursup et les spécificités du système français :« « Pourquoi conserve-t-on, en France, cette coexistence entre sélection et non sélection avec une université moins valorisante ?

C’est une question difficile. Il y a deux pistes pour y répondre. D’une part une forme de protection des élites. À ce sujet, on peut remarquer qu’il y a déjà eu des suggestions de mixer des premières années de filières sélectives et non sélectives. Mais les enseignants des filières sélectives et les parents de milieu favorisé, dont des députés, s’y sont opposés… D’autre part, une forme de contrepartie à la forte proportion de bacheliers. D’une certaine manière, on se rattrape dans le supérieur après les 80 % de réussite ! Enfin, il faut noter que les étudiants cherchent pour eux-mêmes la sélection. Cela les rassure. » »

L’Alsace se demande si les facs sont prêtes pour Parcoursup : « La sélection des candidatures débute demain. Nombre d’établissements dénoncent un calendrier trop serré, et surtout un manque de moyens humains et financiers pour appliquer correctement la réforme modifiant les règles d’admission dans le supérieur. »

Toujours concernant la sélection des dossiers, Julien Goussa consacre un article de blog à la délicate question des lycées d’origine des candidats :« Les choses se précisent sur l’étude des dossiers de candidature Parcoursup, dont on parlait ici et là, avant de poser la question de la prise en compte du lycée d’origine dans le tri des candidatures. Cette question a depuis évolué, notamment suite à la publication de nouveaux indicateurs sur les lycées et à des réponses obtenues auprès du ministère. »

Et pour finir, l’indécence du jour vous est offerte par le site du ministère de l’EN, qui publie en date du 30 mars un communiqué de presse concernant l’accompagnement des lycéens handicapés vers une orientation qui leur convienne. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour se moquer du monde.

Divers

Vousnousils se penche sur les conséquences de l’instruction obligatoire dès 3 ans : « La mesure qui consiste à intégrer 20 000 élèves supplémentaires dans les classes de maternelle ne va pas sans susciter questionnements et inquiétudes de la part des syndicats d’enseignants et des associations de parents. »

Un sondage du SNES montre que M. Blanquer n’est ni rejeté ni particulièrement plébiscité par les enseignants, selon La lettre de l’éducation : « Un sondage auprès des enseignants du secondaire, commandité par le SNES-FSU à l’occasion de son congrès, donne des résultats mitigés. Sans bénéficier d’une « confiance » majoritaire, le ministre de l’éducation recueille sur beaucoup de points des appréciations positives »

Terminons avec le témoignage réjouissant d’un étudiant, recueilli par Le Monde, sur son orientation : « Arthur raconte comment il a « donné un nouvel élan » à sa vie, passant le DAEU faute d’être allé au bout de son bac pro usinage, pour entrer à l’université. »

Aurélie Gascon

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Le train... En chansons... (Je soutiens les cheminots)

3 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Joseph Kessel... Wagon-lit...

3 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

« Combien de fois, dans mon enfance assez pauvre, ai-je rêvé sur les quais des gares devant les rames uniquement composées de wagons-lits et qui contenaient pour moi toute l’essence, toute la magie du voyage terrestre. Sur leurs flancs les pancartes portaient les noms des capitales, des grandes villes inconnues. Ils y menaient directement. À l’intérieur brillaient doucement des bois polis, des velours. Les femmes, dans les couloirs, paraissaient plus belles, les hommes plus audacieux. Puisque j’avais d’un seul coup mis en jeu toutes mes chances et toute ma fortune je ne pouvais faire autrement que de les emmener dans une de ces cabines fascinantes.

J’en jouissais comme un enfant comblé pour la première fois dans ses désirs. Je m’étendais sur la couchette pelucheuse, je disposais mes bagages légers dans le vaste filet, je m’asseyais dans le fauteuil qui fait face à la table, j’ouvrais le cabinet de toilette.

Ces mouvements absurdes et bienheureux me reposaient de l’excitation maladive où me tenait la difficulté, l’imprécision de mon dessein final et l’espérance, malgré tout, de réussir. Le rythme du train ne faisait que précipiter mes pensées, mes craintes, mes ambitions. La confusion, la vitesse de leur ronde démente, me devenaient parfois intolérables. Mais quand j’arrivais au point de rupture nerveuse, un coup d’oeil sur mon domaine enchanté, un frôlement de la main sur le velours vert me donnaient une joie si forte et si ingénue que tout me paraissait facile, ordonné et préparé pour un succès que je ne cherchais pas à définir.

Les heures passèrent dans un contentement des yeux, de la peau, traversé de brusques inquiétudes qui s’enfonçaient dans ma poitrine comme des flèches glacées. Je regardais à peine le paysage à travers la vitre contre laquelle crépitait une pluie d’automne. Le miracle était à l’intérieur, dans cette boîte close, vernie et capitonnée et dans les battements de mon coeur fondus aux halètements de la bête métallique qui m’emportait, m’emportait…

Et la nuit vint, et avec elle, dans l’ombre bleue du compartiment le dur sommeil de la jeunesse. »

Joseph Kessel - Wagon-lit

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A (re)Voir... "Le courage de grandir"... Documentaire...

3 Avril 2018 , Rédigé par Les tribulations d'un petit zèbre Publié dans #Education

Autour de nous, ces dernières années, le mot « précocité » revient de plus en plus fréquemment.

De plus en plus d’enfants de tous milieux sociaux souffrent de maux qui ne sont ni des maladies, ni des handicaps et qui se manifestent, de prime abord, par une incapacité à vivre, à grandir sans difficulté, « comme les autres ».

Tout semble complexité, souffrance, violence parfois et - il faut bien le dire - cauchemar pour les parents.

Qui sont ces enfants - entre 2 et 5 % des enfants scolarisés en France dont 1/3 en échec scolaire total en fin de 3ème -, pourtant sains et valides, dont la vie est faite, si tôt, d’une grande souffrance ? Tous ont un point commun : des capacités intellectuelles différentes des enfants de leur âge. Des interrogations, des questionnements, des préoccupations qui font d’eux des enfants intellectuellement « hors norme ».

La suite à découvrir en cliquant ci-dessous

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Vers la disparition des personnels d’orientation de l’EN... Par Bernard Desclaux

3 Avril 2018 , Rédigé par EducPros.fr Publié dans #Education, #Orientation

Vers la disparition des personnels d’orientation de l’EN... Par Bernard Desclaux

Depuis quelques jours l’inquiétude monte d’un cran chez les personnels d’orientation de l’éducation nationale.  Le Projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel est accessible et indique le transfert aux régions des DRONISEP. Divers syndicats ont été également reçus au ministère de l’EN et font état de leurs rencontres. Pour le SGEN-CFDT voir ici, pour la FNEC FP-FO et le SNFOLC, ce sera ici, et une alerte du collectif des PsyEN du SNES-FSU se trouve sur Youtube.

Examinons quelques évolutions probables.

La responsabilité de l’information

Dans le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, on trouve ceci en page 26 :

« III. – Les missions exercées par les délégations régionales de l’office national d’information sur les enseignements et les professions en matière de diffusion de la documentation ainsi que d’élaboration des publications à portée régionale relatives à l’orientation scolaire et professionnelle des élèves et des étudiants sont transférées aux régions, à la collectivité de Corse et aux collectivités territoriales de Martinique et de Guyane. »

Et que deviennent les personnels qui assurent jusqu’à présent ces missions ? La réponse est au point suivant :

« IV. – 1° Les services ou parties de service qui participent à l’exercice des compétences transférées aux collectivités territoriales en application du présent article sont mis à disposition ou transférés selon les modalités prévues aux articles 80 et 81, au I de l’article 82, au premier alinéa du I et aux II à VIII de l’article 83 et aux articles 84 à 87 de la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles. »

En sachant que ces personnels relèvent de nombreux statuts différents, et pas tous fonctionnaires, les « transferts » aux régions seront sans doute compliqués et difficiles pour beaucoup.

Mais au-delà des « problèmes » pour les personnels, des questions fondamentales sur le statut de l’information vont se poser. On peut être certain en particulier que le traitement de l’objectivité de l’information sur les formations et les établissements variera, avec une plus grande ampleur qu’aujourd’hui, selon les politiques locales des régions.

Et au plan national, comment l’ONISEP pourra alimenter sa base de données sans ses pompes à information que sont les DRONISEP ? Cette source objective d’informations sur les formations pourra se tarir gentiment au profit (sic !) de la publicité.

Curieusement deux conceptions de l’information vont ainsi coexister, l’information-propagande au profit d’une politique locale, et l’information-marchandise permettant l’extension du secteur éditorial en la matière.

(...)

Bernard Desclaux

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Parcoursup... «On nous demande de nous positionner en tant que manager plutôt qu’enseignant»...

3 Avril 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Parcoursup

Parcoursup... «On nous demande de nous positionner en tant que manager plutôt qu’enseignant»...

Elèves, profs, conseillers d’orientation mais aussi enseignants-chercheurs… Tous sont en première ligne face à la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur, qui se met en place à toute vitesse. «Libération» leur donne la parole pour qu’ils racontent les bouleversements en cours.

La loi modifiant les conditions d’accès à l’université a été votée par le Parlement le 15 février. Dans les lycées et les universités, c’est la course – la précipitation, diront certains – pour mettre en place cette réforme d’ampleur… Les règles du jeu pour aller à la fac changent dès cette année, et beaucoup de points restent obscurs. Elèves de terminale, étudiants en réorientation, profs principaux de lycée, conseillers d’orientation, parents mais aussi enseignants chercheurs et équipes administratives dans les universités, tous se retrouvent en première ligne. Libération a décidé de leur donner la parole de façon régulière. Pour que chacun raconte, avec ses mots et son ressenti, cette réforme vécue de l’intérieur.

Alexis Dayon, professeur de philosophie dans l’académie de Bordeaux

«Là où, les années précédentes, on a trouvé des sortes d’expédients ad hoc foireux du type tirage au sort pour limiter le nombre d’étudiants entrant dans les filières universitaires sous tension, cette fois-ci, on nous demande à nous, professeurs de lycée, de faire le tri sur des critères illégitimes. Cela me met extrêmement mal à l’aise et je ne m’étais mentalement pas préparé à ça. Nous savions que nous avions des fiches Avenir à remplir, mais on a découvert la forme que ça prendrait qu’au conseil de classe du deuxième trimestre. Il s’est déroulé en deux temps, après une première partie classique, le professeur principal et le proviseur adjoint ont consulté le conseil de classe afin de remplir cette fiche à destination des établissements du supérieur.

«A ce moment-là, j’ai trouvé que ça partait en vrille, j’ai entendu des remarques totalement déplacées, pas du fait de mauvaises dispositions de mes collègues, mais sur le contenu même de ce qui nous est demandé. On devait se prononcer sur six items : méthode de travail, autonomie, esprit d’initiative, engagement scolaire et extrascolaire, cohérence du projet, chances de réussite. Après quoi, nous avons dû lister des adjectifs qualifiant l’élève tant sur le plan du travail que de la personnalité.

«J’étais mal à l’aise de voir qu’on nous demande de nous positionner en tant que manager plutôt qu’en tant qu’enseignant. J’ai relevé trois domaines récurrents de remarques que j’ai jugé déplacées. Le premier concernait la motivation de l’élève. J’estime que c’est quelque chose d’intérieur, entre ce que le jeune nous donne à voir et ce qu’il éprouve réellement, il y a un monde. De plus, à leur âge, qui est peut-être le plus grand moment d’incertitude de la vie, on leur demande d’avoir une résolution que la plupart des adultes n’ont pas.

«Leurs qualités relationnelles étaient aussi discutées. On ne juge plus des savoirs, ni des savoir-faire, mais des savoir-être. La sociabilité est transformée en une compétence, comme s’il y avait une injonction à être ouvert, épanoui. Enfin, j’ai trouvé malsain de transformer les activités extrascolaires en moyen de bonifier le dossier, alors que ça devrait rester des activités désintéressées dans lesquelles les jeunes s’épanouissent. Ce sont des items d’entreprise, pas éducatifs.

«L’injustice de cette tâche qui nous incombe nous a ainsi poussés à nous perdre en spéculations idiotes à propos des projets des élèves. Durant les conseils de classe, j’ai pu entendre : "Oh, une très belle cohérence dans les vœux de X !" "En revanche, Y demande une prépa vétérinaire, de l’histoire de l’art et de la sociologie… c’est très dispersé tout ça, on sent une certaine hésitation, il faudrait une résolution plus ferme !" Je pense le plus grand bien des critiques d’art, mais on nous demande de se positionner de cette manière face à des jeunes et non face à des tableaux, ce qui est déplacé.»

Marlène Thomas

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Paroles de profs...

3 Avril 2018 , Rédigé par christophe

Paroles de profs...

EXTRAIT

"Le 6 février, j’ai fait grève contre le projet de réforme du bac, nous étions environ une quinzaine sur une équipe de 60 profs. Parmi les choses qui nous inquiètent le plus, il y a l’augmentation de la part du contrôle continu dans l’obtention du bac et l’orientation dans le supérieur

Cela va être discriminant pour nos élèves, et plutôt pour nos bons élèves d’ailleurs, car ce sont eux qui seront mis en balance avec des jeunes venus de lycées mieux cotés. Une autre chose qui m’inquiète, c’est cette volonté de rendre les profs polyvalents, notamment sur l’aide à l’orientation. Mais moi, je n’ai pas envie de faire de l’orientation, ce n’est pas mon métier ! Il y a aussi la question de l’oral : je trouve l’idée du grand oral très bonne, car nos élèves sont à l’aise à l’oral. Mais ils doivent être préparés correctement. Comment s’en assurer avec des moyens réduits ?."

Suite et fin de la vie d'une collègue, enseignante en lycée, en cliquant ci-dessous

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Enseigner avec l’écrit...

3 Avril 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

Enseigner avec l’écrit...

EXTRAIT

Le Cnesco et de l’IFE organisaient les 14 et 15 mars derniers leur cinquième conférence de consensus sur le thème « Écrire et rédiger », à Paris. Il y fut question de didactique, de pédagogie, de grammaire, des apports des différentes disciplines, de brouillons et d’outils numériques, entre autres. En voici un compte-rendu subjectif.

Ayant juste achevé la co-coordination, avec Jacques Crinon, d’un dossier des Cahiers pédagogiques sur les écrits de travail des élèves, j’étais bien curieuse d’en savoir davantage et d’avoir l’éclairage des chercheurs sur les questions d’écriture. Impossible néanmoins de faire un compte-rendu exhaustif de ces deux journées ! En retenant une idée qui m’a frappée dans chaque intervention, j’espère donner envie de consulter les documents qui seront mis à notre disposition et, pour un travail plus approfondi, je conseille de se référer aux recherches des différents intervenants.

En introduction, Nathalie Mons, présidente du Cnesco, a rappelé que le Conseil se place dans une posture d’accompagnement des enseignants et que les recommandations du jury, publiées à partir du 11 avril, seront largement diffusées. Michel Fayol, professeur émérite en psychologie et en sciences de l’éducation à l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand et co-président de la conférence de consensus avec Catherine Brissaud, professeure de Sciences du langage à l’université Grenoble Alpes, a indiqué les grands enjeux de cette réflexion sur l’écriture, dans la continuité de la conférence de consensus sur la lecture en 2016.

D’emblée, une table ronde présentait des regards croisés, avec des échanges passionnés entre Sylvie Plane, de l’université Paris-Sorbonne, Yves Reuter, de l’université Lille 3, et José Morais, de l’université libre de Bruxelles, ce dernier développant un point de vue très pessimiste sur notre société qui produirait peu de lettrés (moins de 40 %) et encore moins de lettrés critiques, tandis qu’Yves Reuter nuançait l’importance de ces chiffres et souligne l’opposition entre le concept de littéracie et les catégories scolaires lire/écrire. Il a prôné davantage de continuité entre les différentes pratiques d’écriture, d’une discipline à l’autre à l’école et entre les écrits scolaires et extrascolaires. L’école devrait sécuriser les élèves dans l’apprentissage de l’écriture qui nécessite toujours des tâtonnements.

Sylvie Plane a rappelé que les jeunes écrivent beaucoup mais de façon moins réflexive. Un chiffre : un tiers des collégiens enverrait plus de cent SMS par jour ; ils font bien la part des choses et ne les confondent pas avec les écrits scolaires, mais ils ont besoin d’être outillés intellectuellement pour une distance critique avec leurs écrits.

(...)

Hélène Eveleigh

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Arthur H...

2 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Violette Leduc...

2 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

« J’ai mis ma main sur sa bouche. Isabelle voulait me le dire.

- Je vous…

Je l’étouffais pendant qu’elle voulait avouer. J’ôtai ma main de sa bouche : ses bras sont tombés.

- Ne craignez rien. Je ne vous le dirai pas.

Elle a eu un regard triste pour le ciel dans la découpe de la porte. Je l’avais blessée. Nous étions portées par la tempête des cris.

- Vous ne comprenez pas ?

- Je ne comprends pas, dit Isabelle.

- Ce que vous vouliez me dire… vous me le direz plus tard.

Elle enleva mes mains de sa taille. Le ciel changeait la découpe : le beau ciel au bleu anonyme nous déprimait.

- C’est trop bête. Tout à l’heure nous nous entendions.

- Maintenant nous ne nous entendons plus, dit Isabelle.

Son double sage aux yeux fermés parlait pour elle.

J’ai reculé d’un pas, j’ai eu, dans un brouillard, une douce silhouette d’Isabelle. Elle s’est reprise dans un rêve refroidissant. Les cris de la cour nous transperçaient.

- Vous boudez ?

- Je ne boude pas, dit Isabelle.

- Parlez.

- Non.

La statue entrera dans le mur, elle sera absorbée par le mur.

- Vous me quittez ?

- Moi aussi j’attends, dit-elle.

Plénitude ronde du « non » dit à voix basse, beauté serrée de la boule de neige au mois de mai que je négligerai quand je commencerai de mourir loin des jardins.

Je voyais en fraudant la couleur bitumineuse de l’eau dormante.

Isabelle leva un bras, elle tira l’épingle d’écaille de sa torsade de cheveux mais elle ne l’enleva pas. Son geste inachevé me charmait. Isabelle n’ouvrait pas l

Je l’étreignais de toutes mes forces de repentie, je la respirais, je la serrais sur mon ventre et j’avais d’elle un pagne.

Je titubais avec mon incrustée. »

Violette Leduc - Thérèse et Isabelle

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