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Vivement l'Ecole!

L'enseignement finlandais: un modèle à suivre? Sans le copier-coller, OUI!

23 Mars 2018 , Rédigé par RTBF Publié dans #Education, #Pédagogie

 L'enseignement finlandais: un modèle à suivre? Sans le copier-coller, OUI!

Souvent en tête du classement PISA, l’enseignement finlandais est réputé pour sa qualité et régulièrement cité en exemple. Mais comment fonctionne-t-il ? Et est-il transposable en Belgique ? Pour y répondre, Soir Première a reçu Claude Anttila, ancienne enseignante en Finlande, ayant aussi été proviseure et experte au sein du ministère de l’Education en Finlande, et Frédérique Mawet, secrétaire générale de "Changements pour tous" en Belgique.

Tout d’abord, Claude Anttila précise les points essentiels du système finlandais: "C’est très simple. Quand un enfant est sur le point d’avoir sept ans, un mail est envoyé à ses parents pour leur annoncer qu’il est inscrit à l’école du quartier. C’est automatique.  Seule exception : si les parents désirent que l’enfant apprenne une langue étrangère spécifique, ils peuvent demander à l’inscrire dans une autre école qui l’enseigne."

"Un tronc commun de 7 à 16 ans"

Durant ce tronc commun, les matières intellectuelles et les matières "pratiques" se côtoient. "Par exemple, il y a obligatoirement, pour tout le monde, des travaux techniques du bois et du métal, des travaux textiles, l’enseignement ménager (cuisine, repassage, etc), du sport ou encore des arts plastiques. Ces matières sont enseignées de manière égale aux filles et aux garçons."

"Pas de redoublement"

Le redoublement n'y est pas interdit par la loi, mais n'est pratiquement jamais imposé en Finlande. "Ce sont des chercheurs, dont des belges d’ailleurs, qui ont prouvé que le redoublement n’améliorait pas les performances de l’élève, et qu’il ne servait pas à grand-chose. La Finlande suit complètement cette optique. Par contre, pour aider les élèves en difficultés, un soutien est prévu dans les écoles par des enseignants spécialisés. Ceux-ci sont au nombre de 1 pour 200 élèves."

Elle ajoute: "On évalue les enfants, mais les notes sont interdites avant l’âge de 12 ans. Dans les bulletins, on trouve alors des appréciations et des conseils. Ensuite, les notes apparaissent, et on ne peut pas quitter l’école sans que toutes ces notes soient positives."

Un modèle idéal dont on doit s’inspirer chez nous ?

Vu les résultats positifs de l'enseignement finlandais, pourquoi ne pas s'en inspirer chez nous? Pour Frédérique Mawet, secrétaire générale de "Changements pour l'égalité", il est clair qu'il faut s'en inspirer, tout en l'adaptant aux structures belges.

"C’est un modèle qui ne peut pas être copié-collé, car chaque pays a ses spécificités", précise-t-elle. "Mais je suis persuadée qu’il faut suivre leur direction. Cela permettrait d’éviter cette foire d’empoigne au moment des inscriptions, et de sortir du "marché scolaire" pour avoir plus de mixité.  D’ailleurs, selon une étude réalisée par Nico Hirtt, les écoles sont chez nous moins mixtes que les quartiers. On a tendance à penser qu’instaurer l’obligation des écoles de quartier créerait des écoles moins performantes dans les quartiers plus difficiles, mais ce n’est pas le cas. Car l’étude démontre que si chaque parent inscrivait son enfant dans l’école du quartier, il y aurait en fait plus de mixité sociale".

Vient évidemment l'argument du coût d'un enseignement tel qu'il est proposé en Finlande. Des professeurs spécialisés, des structures plus adaptées, tout cela représente un investissement. Mais selon Frédérique Mawet, il ne coûte pas tellement plus cher: "L'enseignement en Finlande ne coûte pas vraiment plus cher que l’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, alors qu’il est complètement gratuit, et qu’il offre des services telles que la cantine gratuite pour tous les enfants. Alors forcément, à court terme, il faut mettre les moyens. Mais à long terme, ce ne serait pas plus cher".

Camille Toussaint

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Revue de Presse Education... Grèves - Francophonie - Lycées - Mai 68...

23 Mars 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Grèves - Francophonie - Lycées - Mai 68...

La, les grèves plombent l’actualité. Interrogations autour de la francophonie et de l’évaluation des lycées, et des papiers sur mai 68.

Grèves

Grève : « il y a un vrai frémissement de l’éducation nationale » (Groison). “Bernadette Groison, secrétaire générale de FSU (Fédération syndicale unitaire, première fédération syndicale en France de l’enseignement), était invitée sur Europe 1 ce matin. Elle a expliqué qu’elle s’attendait à une forte mobilisation ce jeudi au sein du corps enseignant, face à la réforme de la fonction publique.”

Grève : Le statut des enseignants est -il vraiment menacé ?Seront-ils plus nombreux que prévu, comme peuvent le laisser penser certains signaux venus du second degré , ou moins nombreux, comme le montre la mobilisation tiède du premier degré où il n’y aura, selon le Snuipp Fsu, qu’un professeur des écoles sur quatre en grève ? Cela va dépendre pour une bonne part de la façon dont les syndicats ont fait passer le message d’un moment tournant pour le statut des enseignants. Ce tournant existe-il ?

Mais d’autres mouvements apparaissent et vont peut-être s’agglomérer… Notamment dans les universités. Toulouse, Bordeaux, Montpellier : les facs contre la sélection. Par Faïza Zerouala. “Plusieurs universités, à Bordeaux, Toulouse ou Montpellier, sont bloquées pour protester contre la loi, définitivement adoptée le 8 mars au terme d’un examen accéléré, d’accès à l’enseignement supérieur. Les étudiant.e.s mobilisé.e.s occupent des bâtiments sur les campus et espèrent obtenir un retrait de la loi portée par la ministre Frédérique Vidal.” Article pour abonnés.

Francophonie

Emmanuel Macron annonce plusieurs mesures visant à renforcer la place de la langue française à l’étranger. “Le président français Emmanuel Macron a annoncé, mardi, plusieurs mesures visant à renforcer la place de la langue française à l’étranger.”

Le Journal de Brazzaville publie la dépêche de l’AFP :Les lycées français de l’étranger, un réseau d’excellence en pleine crise. “ Les lycées français de l’étranger, qu’Emmanuel Macron veut « consolider » dans le cadre de son plan pour le français dans le monde, regroupe 492 établissements dans 137 pays mais ce réseau, souvent considéré comme « d’excellence », traverse une crise profonde.”

« Le français ne doit plus faire barrage aux langues nationales des pays dits francophones ». “La romancière franco-ivoirienne Véronique Tadjo se félicite, dans une tribune au « Monde », de la volonté d’Emmanuel Macron de vouloir lier pluralisme linguistique et francophonie. Pour elle, la langue française a trop longtemps voulu défendre son hégémonie en Afrique subsaharienne.”

Et El Watan propose un article qui rappelle L’enseignement français en Algérie, un parcours difficile (1). “Un protocole d’accord relatif à l’enseignement français en Algérie est signé en juin 1963(2) et publié par décret n° 63-255 du 16 juillet 1963. L’Office universitaire et culturel français (Oucfa), créé par l’ordonnance n°62-952 du 11 août 1962, disposera de huit lycées en Algérie(3). Cinq lycées seront rétrocédés progressivement.”

Lycées

“Parmi les indicateurs de résultats des lycées, publiés mercredi, apparaissent les taux de mentions au baccalauréat. Un changement qui pourrait en appeler d’autres.” Par Camille Stromboni et Mattea Battaglia

Le contre palmarès des lycées est présenté par le Café pédagogique. “Le classement des lycées. Connaissez-vous le lycée Camille Desmoulins du Cateau Cambrésis ? Non ? C’est pourtant un des meilleurs lycées de France. Le Palmarès des lycées du Café pédagogique l’inscrit deux fois dans le peloton de tête des lycées français en série S et en série STMG. Du moins dans la lecture que fait le Café pédagogique des indicateurs des lycées. S’il est impossible d’enfermer la réalité du travail effectué dans les établissements dans des statistiques, il est possible d’utiliser les indicateurs de résultats des lycées publiés par le ministère de l’éducation nationale pour dévoiler des traces de ce travail. Encore faut-il vouloir les chercher. Parce qu’il y a plus de mérite à faire réussir les jeunes des quartiers populaire que de sélectionner parmi les bons élèves pour remplir ses terminales, le Café pédagogique exploite les statistiques ministérielles pour mettre en avant les lycées qui font vraiment réussir les jeunes qui ont besoin de l’éducation nationale.”

Mai 68

Deux articles sur la page d’accueil des Cahiers pédagogiques.
Mai 68, et après ? Amiens, mars 1968 : tout le monde est d’accord pour changer l’école ! Par Yann Forestier. “Du 15 au 17 mars 1968 se tient à Amiens un grand colloque pour imaginer « une école nouvelle », selon le titre de ses actes [1]. Introduit par le recteur Robert Mallet et conclu par le ministre Alain Peyrefitte, l’événement rassemble dans une effervescence extraordinaire sept cents chercheurs, militants pédagogiques et administrateurs qui constatent dans l’enthousiasme leur accord sur la nécessité de tout bouleverser. Un colloque scientifique réuni pour le cinquantenaire dans la capitale picarde a fait le point sur ce moment d’apogée du consensus réformateur des années 1960 [2].”

Les portraits du jeudi, par Monique Royer : Mai 1968, une onde longue et fertile : Raoul Pantanella. “Au cours d’une semaine où mai 68 se rappelle à notre mémoire, Raoul Pantanella nous offre son témoignage, celui d’un acteur de ce que l’on nommait alors les événements, un acteur parmi tant d’autres, mais pas seulement. Il nous raconte aussi le parcours d’un militant qui, à l’heure de la retraite, ne s’est pas arrêté. Portrait d’un optimiste pour qui le changement vient toujours de la base vers le sommet.”

Et pour terminer, en Belgique, on se demande si L’enseignement finlandais : un modèle à suivre ?Souvent en tête du classement PISA, l’enseignement finlandais est réputé pour sa qualité et régulièrement cité en exemple. Mais comment fonctionne-t-il ? Et est-il transposable en Belgique ? Pour y répondre, Soir Première a reçu Claude Anttila, ancienne enseignante en Finlande, ayant aussi été proviseure et experte au sein du ministère de l’Education en Finlande, et Frédérique Mawet, secrétaire générale de "Changements pour tous" en Belgique.”

Bernard Desclaux

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Mai 68 par celles et ceux qui l'ont vécu... (Video)

22 Mars 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Histoire, #Politique

Mai 68 par celles et ceux qui l'ont vécu... (Video)
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Toulouse, Bordeaux, Montpellier: les facs contre la sélection...

22 Mars 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique

Toulouse, Bordeaux, Montpellier: les facs contre la sélection...

Plusieurs universités, à Bordeaux, Toulouse ou Montpellier, sont bloquées pour protester contre la loi, définitivement adoptée le 8 mars au terme d’un examen accéléré, d’accès à l’enseignement supérieur. Les étudiant.e.s mobilisé.e.s occupent des bâtiments sur les campus et espèrent obtenir un retrait de la loi portée par la ministre Frédérique Vidal.

Sans le vouloir, Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, a peut-être enclenché le durcissement d’un mouvement de protestation contre sa loi d’accès à l’enseignement supérieur. L’université de Toulouse-Jean-Jaurès (ex-Le Mirail), souvent à la pointe de la contestation, est bloquée depuis trois mois. Les raisons de ce blocage sont multiples, mais les étudiants et les personnels en grève entendent contester ainsi la loi d’accès à l’enseignement supérieur. Celle-ci introduit une forme de sélection, avec notamment la mise en place d’attendus, soit de compétences requises pour postuler à telle ou telle filière.

Définitivement adoptée le 8 mars, au terme d’un examen accéléré, la loi « orientation et réussite des étudiants » (ORE) provoque des remous dans les universités. Les enseignants-chercheurs ont de leur côté protesté contre la mise en œuvre de ces prérequis. Les étudiants refusent ce mode d’admission à l’université et réclament plus de moyens pour les facultés. Les principales organisations étudiantes et lycéennes comme l'Unef, la Fidl, le MJS, Jeunes Générations, les Jeunes Écologistes, le MJCF, l'UNL, le SGL, la FIDL et la JOC ont appelé les jeunes à se joindre aux cheminots et à la fonction publique, qui descendent dans la rue le 22 mars. La Fage, désormais première organisation, n'appelle en revanche pas à la mobilisation.

Le parallèle est limpide. Cinquante ans plus tard, les étudiants commencent à se révolter, comme lors d'un certain mois de mai passé à la postérité en matière de luttes sociales. De quoi inspirer le député insoumis Jean-Luc Mélenchon. « À Toulouse, l'université est foudroyée par l'autoritarisme macroniste… Vivement mai 68 ! », a tweeté le leader de La France insoumise en référence à la mise sous tutelle de l’université. « Il flotte comme un parfum d'insurrection “soixante-huitarde” sur le campus de Toulouse-Jean-Jaurès », raconte également Le Point. « Les insurgés, qui réclamaient également la démission du président, favorable à la fusion, ont remporté une première victoire à la Pyrrhus : Toulouse a définitivement perdu son Idex lundi. »

En effet, le mécontentement des grévistes de Toulouse-Jean-Jaurès trouve sa source dans un projet de fusion de leur établissement avec l'université Paul-Sabatier et deux écoles d'ingénieurs, pour tenter de regagner le label du programme Initiatives d’excellence (Idex). Ce qui aurait permis à l'établissement de gagner des crédits de 25 millions d’euros annuels. Les résultats du jury de mars 2018, dont les résultats ont été dévoilés le 19 mars par la ministre de l’enseignement supérieur dans un communiqué, confirment que le projet de Toulouse a été retoqué, faute d’atouts suffisants pour devenir une université d’excellence à fort rayonnement international.

Marina, 23 ans, militante au NPA Jeunes et à Solidaires étudiants, explique à Libération les raisons de son opposition au projet : « Cette fusion nous ferait perdre notre personnalité morale et juridique, des postes seraient supprimés, les frais d’inscription augmenteraient, les différentes filières seraient mises en concurrence… »

Le blocage total de l’université a cours depuis le 7 mars et la grève dure, elle, depuis trois mois. Afin de mettre fin au conflit et comme le permet l’article L. 719-8 du code de l’éducation, Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, a ainsi décidé de prononcer ce jour la dissolution des conseils centraux de l’université Toulouse-Jean-Jaurès. Une décision rare.

Selon La Tribune, l’impossibilité de réunir le conseil d’administration bloque l’adoption du budget de l’université Jean-Jaurès pour l’année 2018, ce qui représente environ 170 millions d’euros. Depuis le début de l’année, le rectorat a débloqué un budget provisoire permettant seulement de verser les salaires des personnels. « Mais ce budget provisoire était conditionné à la régularisation de la situation, à savoir l’adoption d’ici la mi-mars du budget, faute de quoi l’université serait mise sous tutelle », peut-on lire dans l’article.

« En signe de protestation, les représentants syndicaux membres du conseil d'administration boycottent les diverses réunions empêchant la tenue de tout vote et prise de décision, le quorum (nombre de participants minimum obligatoire pour valider un vote) n'étant pas atteint », rapporte Libération.

Après plusieurs semaines de bras de fer, le président de l’université, Daniel Lacroix, dont la démission était réclamée par les protestataires, a finalement été démis de ses fonctions. En effet, celui-ci s'était engagé à tenir compte de l'avis des étudiants et personnels. « Environ 95 % des étudiants et 60 % des personnels se sont prononcés contre ce projet en décembre », rapporte un gréviste. Mais le président n'a pas respecté son engagement et a utilisé sa voix prépondérante pour entériner la demande de fusion. En attendant de nouvelles élections, l’administration provisoire de l’université a été confiée à Richard Laganier, chercheur au CNRS à Paris-VII et ancien président de l’université de Guyane.

La ministre assume cette décision de mise sous tutelle, même si la rectrice de l'académie de Toulouse récuse ce terme. « L’État prend ses responsabilités », a expliqué Frédérique Vidal lors de la séance de questions au gouvernement du 21 mars.

L’Union des étudiant.e.s de Toulouse a exprimé son opposition à la décision ministérielle avec vigueur sur Twitter. « Et que dire de l'intervention policière programmée en plein mouvement social ? N'ont-ils donc rien appris de l'histoire ? Notre grève ne sera pas brisée, notre détermination n'en sera que renforcée. Soyez en sûrs. Que le sang coule comme à Bordeaux, ou pas. » Un autre tweet fait aussi référence à Mai 68 : « On vous rappelle que Mai 68 a commencé par une fac évacuée un 22 mars. Bons baisers du Mirail. »

« Toulouse-2 vivra, Toulouse-2 vaincra ! », « Du fric pour les facs, et les lycées, pas pour la Bac, ni pour l'armée ! », « Flics, hors de nos facs ! », hurlaient à pleins poumons une centaine de manifestants lors d’un rassemblement parisien de soutien le 20 mars. Au cours de cette manifestation sauvage, plusieurs participants ont fait part de leur solidarité avec leurs camarades toulousains, étant tous opposés à une intervention policière pour les déloger. Très vite après l’annonce, cette rumeur a parcouru les réseaux sociaux. Ce ne serait pas la première fois.

En effet, début mars, l'évacuation par des CRS d'une assemblée générale étudiante à l'université de Bordeaux avait choqué les esprits. Des étudiants mobilisés racontaient avoir été violemment évacués, rapportait alors France 3. Les forces de l’ordre étaient alors accusées d’avoir fait usage de « coups de matraque » et de « coups de poing au visage », des violences ponctuées d’« insultes racistes ».

Malgré ce choc, la faculté des sciences humaines de la Victoire est toujours occupée de jour comme de nuit, selon Sud Ouest, par les étudiants depuis près de quinze jours maintenant. Ils entendent rester mobilisés jusqu’au retrait de la réforme. Une détermination qui ne fait pas l’unanimité. Une pétition en ligne qui a recueilli 1 500 signatures a été lancée par des étudiants, opposés à l’action car ils doivent se rendre sur d’autres sites pour suivre leurs cours.

Les cours sont suspendus jusqu'au lundi 26 mars à l’université Paul-Valéry de Montpellier, pour le même motif. L'université n'est pas bloquée, elle est ouverte différemment, raconte l'AFP : « Il y a un programme de cours substitutifs par des enseignants mobilisés », explique un syndicaliste étudiant, dénonçant le « discours clivant » du président de l'université Patrick Gilli. Néanmoins, ce dernier et le vice-président essaient de dialoguer avec le comité de mobilisation et les organisations étudiantes pour éviter d'avoir recours à une fermeture administrative ou à une évacuation musclée du bâtiment.

Faïza Zerouala

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Tout ce que nous ne savons pas sur l'histoire de la grève... Réponse au Ministre de l'Education Nationale...

22 Mars 2018 , Rédigé par Arrêt sur Images Publié dans #Education, #Politique, #Histoire

Tout ce que nous ne savons pas sur l'histoire de la grève... Réponse au Ministre de l'Education Nationale...
Après cette déclaration du Ministre de l'Education Nationale, pour le moins imprudente:
 
"On n'a pas besoin de grève en France".
"Je pense qu'on n'a absolument pas besoin de grève pour se parler (...) Je n'ai pas besoin d'une grève pour comprendre les revendications", a-t-il martelé, ajoutant :
"Y a d'autres moyens que celui-là, on a un parlement pour s'exprimer, on a les journaux, on a tout ce qu'il faut…".
 
Il était nécessaire de rappeler que, si, on a besoin de grèves en France...
 
Il suffit pour s'en convaincre d'étudier notre Histoire...
 
Ce qu'a très bien fait Mathilde Larrère...
 
Bonne lecture et bonne écoute
 
Christophe Chartreux
                        __________________________________________
 
Une révision générale sur l'histoire de la grève en France
 
Savez-vous quel chef d'Etat a légalisé la grève en France, pour pouvoir mieux la réprimer ? Savez-vous quand ont commencé les grèves avec occupation d'usine ? Comment la France entière s'est mise en grève en Mai 68 ? Et quel ministre de l'actuel gouvernement estime que "la grève ne sert à rien
 
Alors que bat son plein la grande grève du 22 Mars, notamment contre la réforme du statut des cheminots, alors que les medias dominants, comme toujours, vont titrer sur la "paralysie" du pays, révision générale sur l'histoire de la grève en France. Avec une conclusion : oui, la grève est utile !
 
(Vidéo en cliquant ci-dessous)
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Bryan Ferry...

22 Mars 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Hermann Hesse...

22 Mars 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Hermann Hesse...

Ah ! Si j’avais pu être mort ! Mais j’étais seulement un peu indisposé, comme cela m’arrivait souvent et par là, rien n’était arrangé. J’étais délivré de l’école, mais non pas de Kromer qui, à onze heures, m’attendrait sur la place du marché. Et la bonté de ma mère ne m’était d’aucun réconfort ; elle m’importunait et me faisait mal. Je fis semblant de dormir et me mis à réfléchir. Rien à faire ! Il fallait que, à onze heures, je sois sur la place du marché. Alors, à dix heures, je me levai doucement en disant que j’allais mieux. En pareil cas, il me fallait ou retourner au lit, ou bien me rendre à l’école l’après-midi. Je déclarai que j’irais volontiers à l’école. J’avais établi un plan.

Hermann Hesse - Demian

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Maternelle : 850 classes en moins à la rentrée 2018 (Snuipp-FSU)...

22 Mars 2018 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Politique

Maternelle : 850 classes en moins à la rentrée 2018 (Snuipp-FSU)...

Selon le syndicat Snuipp-FSU, 1 212 classes de maternelles hors éducation prioritaire seront fermées à la rentrée 2018, pour seulement 370 ouvertures.

(...)

1 200 postes « Plus de maîtres que de classes » en moins

Pour les départements pris en compte par le syndicat, la dotation totale s’élève à 3 880 postes, pour une baisse de 32 657 élèves. Cependant, souligne le Snuipp-FSU, le dédoublement des classes de CP/CE1 en éducation prioritaire, promesse de campagne du candidat Macron mise en place à la rentrée 2017, « ‘consomme’ à lui seul 5 442 postes ».

Le « Plus de maîtres que de classes » est le premier à pâtir de cette « dotation insuffisante », indique le syndicat, puisque 1 200 postes sur les 3 000 consacrés au dispositif seront supprimés.

(...)

Ces fermetures affecteront particulièrement les classes rurales : dans les 90 départements pris en compte par le syndicat, 1 097 classes vont fermer, pour 289 ouvertures. Une situation dénoncée depuis plusieurs semaines par des parents, enseignants et élus de milieu rural, mais démentie par le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer. Ce dernier affirmait d’ailleurs en début de semaine être « assez fâché » du « faux procès » qu’on lui intentait au sujet des écoles rurales.

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"Si demain se prépare aujourd’hui, l’avenir est sombre.." .

22 Mars 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Histoire, #Politique

"Si demain se prépare aujourd’hui, l’avenir est sombre.." .

Pour rappel, et pour souligner des rapprochements TRES fâcheux mais aussi TRES signifiants,  je rappelle que se tiendra demain, vendredi 23 mars, le colloque dont le programme et la liste des invités sont consultables en cliquant sur un des liens ci-dessous.

S'y côtoieront le ministère de l'éducation nationale, le fondateur des écoles Espérance-banlieues, l'armée. Je laisse le soin à chacun de découvrir l'aréopage invité.

Ainsi que la réponse apportée par Véronique Servat sur le site Aggiornamento (également en lien ci-dessous) et dont voici le texte (sans les illustrations).

Christophe Chartreux

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Si demain se prépare aujourd’hui, l’avenir est sombre.

" Une partie de la communauté des historien-nes a donc choisi de se compromettre au sens le moins noble du terme avec le pouvoir pour assurer la promotion de « valeurs » dont on peut raisonnablement discuter de l’opportunité de les associer à la France. Après avoir œuvré dans les arrière-cours du ministère de la culture pour commémorer la naissance du directeur antisémite de l’Action française, revoilà donc Jean-Noël Jeanneney, grand témoin d’une sympathique table-ronde partagée avec Eric Mestrallet, fondateur de l’officine Espérance Banlieues, proche de la « Manif pour tous » (et, par extension, de toute la nébuleuse de l’extrême-droite et de la droite extrême) qui se cherche un avenir du côté de l’Éducation nationale. Cela tombe assez bien car pour l’occasion le Ministre lui-même ouvrira d’une allocution solennelle ce colloque placé sous le signe de l’ordre, de la tirelire et de l’uniforme grâce à un attelage d’intervenants, de prime abord disparate, mais qui dessine un projet politique et éducatif.

Explorons plus avant ce casting toxique pour lequel le tapis rouge sera déployé sous les ors de La Sorbonne. Il est constitué exclusivement d’hommes car – en ce jour où l’on commémore le droit de vote des femmes anglaises obtenu de haute lutte par les Suffragettes – il apparaît, de l’autre côté du Channel que seul le sexe fort est habilité à produire de la « réflexion » sur les valeurs de la France. Par un heureux caprice du ciel, leur teint s’accorde parfaitement avec les conditions météorologiques du moment. Un académicien et un recteur, historien par ailleurs, côtoient celui déjà mentionné, pour la légitimation intellectuelle. Le MEDEF représenté par son vice-président, et le monde de l’entreprise, façon start-up nation, incarné par le cofondateur du site de vente en ligne Showroomprivé se joignent à ce premier cercle d’esprits aiguisés et ouverts. Au cas où on resterait un peu sur sa faim quant à la représentation de la mouvance « droite libérale versée dans le culte de l’économie de marché, de la déréglementation et de la destruction accélérée du service public d’éducation », la présence d’un représentant du Think Tank Synopia, un autre du Figaro Magazine et le co-directeur d’HEC, nous rassure pleinement. L’ordre et l’uniforme ne sont pas en reste puisque ce colloque réunit également le nouveau chef du SMA (Service Militaire Adapté), l’ancien chef d’état-major des armées, l’actuel également qui a remplacé au pied levé le précédent, démissionné cet été, et un représentant de l’école d’infanterie.

Ne soyons pas chafouins, les cartes de visites des invités, hormis celle du monsieur proche des homophobes de service, ne constituent pas en l’état un argument disqualifiant pour participer à un colloque. C’est surtout l’objet, ou le sujet, de leur réunion qui effraie. Mais de quoi vont-ils donc parler ? La journée est consacrée au thème suivant « Société civile et communauté militaire : défendre ensemble les valeurs de la France ». Quatre axes de réflexion précisent les valeurs qu’il faut défendre en joignant les efforts de la société civile (quel choix clairvoyant que celui de Bernard Lapasset, ancien président de la Fédération française de rugby, du temps où ce sport encore très préservé de la marchandisation et du sponsoring fut bradé à la Société Générale et aux équipementiers sportifs) et de l’armée. La Patrie d’abord – avec une majuscule – la morale ensuite, le travail pour poursuivre autour de la notion de risque au sens entrepreneurial et militaire du terme, celui qui permet de gagner, car le mâle blanc joue toujours pour la victoire. La dernière table-ronde ouvre opportunément le champ des possibles avec une réflexion sur la transmission et le partage de ce bel avenir que l’on nous prépare.

Nul doute que les programmes d’EMC et que le nouvel enseignement du lycée appelé à suppléer l’ECJS et une partie de l’histoire-géographie sauront prochainement bénéficier des retombées fécondes de cette journée de colloque, car personne n’est dupe ici, il s’agit bien de préparer l’avenir. Un avenir sous la férule de l’ordre, de la norme, du culte de l’entreprise et de la réussite, aux antipodes des valeurs de liberté, de solidarité et d’égalité inscrites dans la Constitution."

Véronique Servat

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Revue de Presse Education... "Palmarès" - Grève - Divers...

22 Mars 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... "Palmarès" - Grève - Divers...

Deux faits marquants dans l’actualité du jour : la grève de demain et le "classement" des lycées.

« Palmarès »

C’est l’info du jour : le classement ou palmarès des lycées, comme le titrent bon nombre de médias. Mais c’est plus compliqué que ça...

Classement des lycées 2018 : ces établissements qui font réussir leurs élèves

« Ce palmarès s’appuie sur des indicateurs publiés par l’Education nationale qui visent à mesurer la capacité des lycées publics et privés à faire mieux qu’attendu. » »Comme l’expliquent Les Echos, « L’objectif n’est pas de savoir quels lycées ont les meilleurs taux de réussite au bac, mais quels établissements font mieux qu’attendu au vu du profil des élèves qu’ils ont accueilli dès la seconde. Car pour mesurer les résultats d’un établissement, les taux bruts observés ne suffisent pas : avoir sélectionné de très bons élèves à l’entrée en seconde peut expliquer d’excellents taux de réussite au bac trois ans plus tard. Les statisticiens calculent donc les taux « attendus », en fonction des profils des élèves accueillis.

Les « valeurs ajoutées » mesurent ainsi la différence entre les résultats obtenus et les résultats espérés compte tenu des caractéristiques scolaires et socioprofessionnelles des élèves. »
« Parce qu’il y a plus de mérite à faire réussir les jeunes des quartiers populaire que de sélectionner parmi les bons élèves pour remplir ses terminales, le Café pédagogique exploite les statistiques ministérielles pour mettre en avant les lycées qui font vraiment réussir les jeunes qui ont besoin de l’éducation nationale. »

Les chiffres sont disponibles sur le site de l’Education nationale.

Grève

L’autre fait marquant de l’actualité est la grève de la fonction publique de demain.

Pour le primaire on annonce un professeur sur quatre en grève dans les écoles
« Le premier syndicat des enseignants du primaire, le Snuipp-FSU, s’attend à un professeur sur quatre en grève dans les écoles maternelles et primaires, avec de fortes disparités d’un endroit à l’autre (par exemple 20 % de grévistes prévus en Dordogne et plus de 50 % à Paris et dans la Seine-Saint-Denis).
Parmi les raisons de la mobilisation, la carte scolaire (avec les baisses d’effectif dans les écoles rurales), mais, surtout, le statut des fonctionnaires et le pouvoir d’achat. »
Pour le secondaire il faudra attendre demain pour avoir les chiffres.

On peut trouver la source de la mobilisation dans le baromètre Unsa-éducation : un signal négatif envoyé à Blanquer
« Le mécontentement persiste chez les enseignants et personnels de l’éducation. Selon les résultats du sixième « baromètre » Unsa, dévoilés ce mardi, ces derniers « marquent leur désaccord avec la politique en cours », comme le note Frédéric Marchand, secrétaire général du syndicat Unsa-Education. Effectivement, seules 20,8% des personnes interrogées assurent être en accord avec les choix politiques faits concernant l’éducation. Selon ces mêmes données, le fossé n’avait (déjà) cessé de se creuser entre les personnels et le gouvernement de François Hollande. »

Autre source de la mobilisation :
Combien de classes vont fermer dans les zones rurales près de chez vous ?
« En s’appuyant sur les données collectées par le syndicat SNUipp-FSU dans 90 départements où les instances décisionnaires en matière de carte scolaire se sont déjà tenues, franceinfo a dressé une carte pointant les 1097 fermetures de classes en zones rurales. »

Divers

La dernière du ministre.

« "Si un établissement souhaite rétablir l’uniforme et qu’il y a un consensus autour de ça au sein de cet établissement, il n’y a pas de raison de ne pas être pour. (...) Mais je ne souhaite pas l’imposer", explique Jean-Michel Blanquer ». Sauf que l’on ne peut rétablir quelque chose qui n’a jamais existé.

Une très bonne tribune sur l’enseignement de l’histoire. Roman national : « Non, à l’histoire-autoroute », prévient Nicolas Offenstadt
« L’universitaire estime, dans une tribune au « Monde », que le roman national réduit la discipline à une trajectoire sans obstacle et favorise un récit unique qui appauvrit l’esprit citoyen. »

Parcoursup, les professeurs et les notes : Un exemple à Mende

"Incompréhension au lycée Chaptal de Mende", annonce le Midi Libre. Selon le quotidien, les notes du bac blanc mobilisent l’établissement. La proviseure a décidé de ne pas compter les notes du bac blanc dans le bulletin du second trimestre qui compte pour Parcoursup. "Je songe à un report des notes du bac blanc au 3ème trimestre", explique la proviseure , "cela ne comptera pas pour Parcoursup mais je le fais dans l’intérêt de l’élève. On est le meilleur lycée du département il faut préserver le niveau d’exigence". C’est justement la question de savoir qui note qui est posée par les enseignants. Selon un enseignant du lycée , la proviseure a imposé de façon autoritaire le retrait de ces notes, les retirant des bulletins et bloquant l’accès au bulletin. "On se retrouve avec des appréciations incohérentes avec nos notes", nous a dit un enseignant. En arrière plan, le classement des élèves dans Parcoursup et la concurrence entre établissements que la nouvelle procédure sélective introduit dès maintenant même en Lozère."

Géraldine Duboz

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