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Vivement l'Ecole!

"Il ne faut pas oublier qu'un élève est un sujet, et qu'un sujet n'est pas réductible à son cerveau" (Video)

25 Mars 2018 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Pédagogie

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Qu'est-ce qu'un héros? Réflexion sur l'héroïsme au XXIè siècle...

25 Mars 2018 , Rédigé par Philo pour tous Publié dans #Education, #Philosophie

Qu'est-ce qu'un héros? Réflexion sur l'héroïsme au XXIè siècle...

L'héroïsme

Dans La vie de  Galilée de Bertolt Brecht,  Andrea, disciple de Galilée, indigné par le  fait que son maître ait abjuré suite à la condamnation de l'Eglise, s'écrie :  "Malheureux le pays qui n'a pas de héros!". Ce à quoi Galilée répond :  "Malheureux le pays qui a besoin de héros." Que les peuples aient besoin de  héros, cela ne semble pas douteux, qu'on regarde pour s'en convaincre les grands  succès du cinéma: on ne se contente d'ailleurs plus aujourd'hui de héros, on a  besoin de "super héros"! Tout se passe comme si les communautés humaines avaient  besoin d'incarner leurs valeurs en un individu qui en serait comme la preuve  tangible: le guerrier, le martyr, le sage... La question semble donc moins être  de savoir si on a besoin de héros que de savoir pourquoi on en a besoin. Ce  besoin de modèle est-il un stimulant qui élève les hommes ou bien est-il  aliénant parce que fondant les inégalités en invitant à suivre un modèle  inégalable?  

Pour commencer à réfléchir à ces questions il faut se demander ce qu'est  l'héroïsme. Le héros (en grec "Hèrôs": demi-dieu) est celui qui semble avoir  dépassé les limites de la condition humaine par son courage et ses actions.  C'est la conception antique de l'héroïsme (qui se néanmoins retrouve dans  l'imagerie populaire du cinéma et des super héros): une bravoure exceptionnelle  qui s'affirme par des coups d'éclat. L'acte héroïque apparaît alors comme un  acte pur, sans intention ni motivation préalable, le fait d'un être libre de la  crainte. Dans ces conditions la force du héros ne peut lui venir que de plus  haut que lui-même. En effet, les actions du héros s'appuyant sur des règles et  des valeurs  prédéterminées et considérées comme absolues (la volonté des dieux  pour le héros homérique, l'intérêt supérieur de la nation pour le soldat...),  celui-ci va devenir lui-même l'incarnation de ces valeurs.

Cette conception transcendante, surhumaine du héros et de  l'héroïsme, est en contradiction totale avec toute idée d'égalité, elle fournit  au contraire une justification à l'inégalité qui est à la base de toute relation  de domination. Le pouvoir (qui se réclame des héros fondateurs) impose un modèle  à l'admiration publique et le fige dans une vénération où, bien vite, les  peuples n'ont plus qu'à manifester leur soumission (par exemple: Alexis  Stakhanov, héros du travail dans la Russie stalinienne).

Au lieu de voir dans l'héroïsme un idéal surhumain (et bientôt  inhumain), au lieu de voir le héros comme un surhomme qui ne connaît pas la  peur, ne peut-on envisager ce dernier comme quelqu'un qui sait "gérer" sa  crainte parce qu'il sait ce qui est à craindre et ce qui ne l'est pas? C'est la  définition du courage à laquelle arrive Socrate dans le Lachès. En  effet, après avoir montré que "la fermeté d'âme" ne suffisait pas à définir le  courage, parce que cette dernière pouvait s'accompagner "d'irréflexion ou de  folie" (ce serait alors de la témérité et plus du courage), il en vient en effet  à le définir comme "la science de ce qu'il faut craindre et de ce qu'il faut  oser".  Il faut donc au héros plus que de l'impétuosité et une confiance ou  obéissance aveugle. Il lui faut de la prudence, savoir quand tenir bon, au bon  moment. Il lui faut une idée de ce qu'est une existence digne d'être vécue face  à l'adversité et l'inconnu qui ne soit pas qu'une image ou un idéal vague. Face  à un héroïsme fantasmatique fait de coups d'éclat, ne peut-on penser un héroïsme  du quotidien qui consisterait en une disposition générale de son existence?  Avant de voir l'héroïsme comme la capacité de mourir pour la vérité, ne peut-on  y voir la capacité de vivre dans la vérité (c'est-à-dire, tout simplement les  yeux ouverts sur ce qu'on est, y compris nos faiblesses)? Autrement dit peut-on  penser un héroïsme sans vanité, sans orgueil, sans narcissisme?  Peut-être  celui-ci a-t-il pour nom sagesse (un sage orgueilleux n'est plus un sage, alors  qu'un héros orgueilleux en reste un).  Mais les sages sont-ils trop rares et  discrets pour être érigés en modèles?

J.S.

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Yolanda Renée King (9 ans), petite fille de Martin Luther King... Discours de Washington... "Enough is enough!"

25 Mars 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Education

MLK Jr.'s Granddaughter 'Yolanda Renee King' Speech at March for Our Lives "Enough Is Enough"

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L'Enseignement Moral et Civique ne doit pas être une "variable d'ajustement"....

25 Mars 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #EMC

L'Enseignement Moral et Civique ne doit pas être une "variable d'ajustement"....

L'avez-vous remarqué?

En collège, un très grand nombre d'heures d'EMC (Enseignement Moral et Civique) se voit souvent remplacé, pour des raisons parfois tout à fait recevables et pour d'autres beaucoup moins, par de l'histoire ou de la géographie. Cette heure en principe hebdomadaire n'est plus alors qu'une variable d'ajustement.

Il m'est arrivé de pratiquer ce type d'entorse au programme, certes de manière très exceptionnelle, mais lorsque l'exceptionnel est multiplié par un grand nombre d'entre nous, il tend à devenir une très mauvaise habitude.

Quel dommage pour une discipline si transversale! Et si importante pour la formation de nos élèves, quelles que soient les critiques qu'on puisse émettre à l'encontre des programmes d'EMC/Collège.

Attention néanmoins!

Nous risquons de ne pas former des citoyens, mais des consommateurs. Il ne faudra alors pas s'étonner de voir des français de plus en plus individualistes et très éloignés des valeurs de solidarité, de fraternité. Dans un pays qui, depuis quelques temps, met davantage en avant la réussite individuelle que le partage de valeurs collectives.

Je signale, au sujet de l'EMC ces quelques comptes Twitter tout à fait intéressants:

+ le site en lien ci-dessous

Ainsi que le compte, toujours sur Twitter, de Marie Digneau

à laquelle le Café Pédagogique a consacré le billet en lien ci-dessous. Merci à elle pour son investissement remarquable!

Vive l'Enseignement Moral et Civique!

Christophe Chartreux

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Revue de Presse Education... Manifestations - Pessimisme et éducation - Conditions de travail...

25 Mars 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Manifestations - Pessimisme et éducation - Conditions de travail...

Manifestations

La journée de mobilisation de ce jeudi 22 mars a réuni entre 200 000 et 500 000 personnes (selon les sources) sur l’ensemble du territoire. Côté éducation nationale, gel des salaires, journée de carence, intensification du recours à des statuts de contractuels, réformes du baccalauréat, Parcoursup !, figurent parmi les raisons qui ont poussé les agents à se mettre en grève. Dans un cortège au départ de Bercy, qui a rejoint celui des cheminots place de la Bastille, les ballons qu’il a fallu faire passer sous les ponts volaient au-dessus des enseignants, universitaires, étudiants, lycéens venus manifester leur opposition à la politique du ministre.
http://www.lemonde.fr/societe/live/2018/03/22/greve-du-22-mars-suivez-en-direct-les-manifestations-des-fonctionnaires-et-des-cheminots_5274742_3224.html

Pour "défendre notre système social", pour protester contre la réforme du bac et Parcoursup ! lycéens et étudiants se mobilisent à paris, à Toulouse, ou encore à Montpellier. Montpellier où l’occupation de l’université s’est terminée dans la violence suite à l’intervention de personnes cagoulées et armées de taseurs.
Des reconductions sont votées, un mouvement qui pourrait prendre de l’ampleur.

A Paris : "Plusieurs centaines d’élèves et étudiants ont manifesté ce jeudi à Paris contre les réformes d’accès à l’université et du bac".
http://www.leparisien.fr/societe/des-lyceens-protestent-contre-les-reformes-c-est-notre-coup-de-semonce-22-03-2018-7623783.php

A Toulouse : "l’AG de la fac Jean-Jaurès vote pour la poursuite du blocage et une note de 10 aux examens"
https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/22/2764907-etudiants-universite-jean-jaures-toulouse-vont-stopper-mouvement.html

A Montpellier : "Violences à la fac de Montpellier : des enquêtes administratives et judiciaires ouvertes"
http://etudiant.lefigaro.fr/article/montpellier-des-personnes-cagoulees-et-armees-de-tasers-delogent-des-etudiants-a-la-fac-de-droit_fc07e800-2e6e-11e8-8394-fbe9686e2665/

D’après Claude Lelièvre, Le ministre Blanquer n’a pas tenu l’engagement du candidat Macron de »simplification » du bac. “Il était pourtant »simple » (en son principe) de simplifier le baccalauréat en prenant pour principe de base le »vrai »contrôle continu.”
http://blog.educpros.fr/claudelelievre/2018/03/22/le-ministre-blanquer-na-pas-tenu-lengagement-du-candidat-macron-de-simplification-du-bac/

Déterminisme et éducation à la française

Quand le système éducatif français, qui trie et sélectionne ses élites selon des critères rigides, est mis en cause dans le pessimisme de la population, et quand les certitudes de cet état d’esprit alimentent le-dit système, comment est-il alors possible d’enrayer la mécanique ?

Le serpent se mord la queue sur le site des Echos :

Un premier résultat ici "Selon deux professeurs de la Grenoble Ecole de Management, le pessimisme français puise en partie ses sources dans notre système éducatif. Découragés petits, nous ne parviendrions plus à avoir confiance en l’avenir de notre pays."
Et la boucle est bouclée par là "Rigide, complexé et hiérarchisant, l’esprit sur lequel repose notre système éducatif explique en grande partie ses mauvaises performances."

Conditions de travail

La coupe est pleine

Le témoignage d’un enseignant courageux, mais à l’impossible nul n’est tenu.
http://www.journaldequebec.com/2018/03/18/monsieur-jean-francois-quitte-lenseignement

C’est l’heure de la "récré"

De la voie de chemin de fer à Mexico au terrain de sport en revêtement synthétique à Tokyo, de moins d’un mètre carré par élève à Gaza ou au Kenya à dix fois plus au Royaume-Unie, les cours de récréations se suivent et ne se ressemblent pas dans ce reportage de l’artiste Kenyan James Mollison : "En images : des cours d’écoles photographiées aux quatre coins du monde"

Mélanie Jonquière

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Foreigner...

24 Mars 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Philip Kerr

24 Mars 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Je marchais vers le sud en direction du Jardin botanique. Le pâle ciel d'automne était empli de l'exode de millions de feuilles que le vent déportait aux quatre coins de la ville, loin des branches qui leur avaient donné la vie. Ici et là, des hommes au visage de pierre travaillaient avec lenteur et concentration pour contrôler cette diaspora végétale, brûlant les branches de frêne, de chêne, d'orme, de hêtre, de sycomore, d'érable, de marronnier, de tilleul et de saule pleureur, tandis que l'âcre et grise fumée flottait dans l'air comme le dernier souffle d'âmes perdues. Pourtant, d'autres feuilles continuaient à tomber, à tomber sans cesse, de sorte que les tas se consumaient sans diminuer, et tandis que je regardais rougeoyer la braise des feux en humant les gaz chauds de cette mort végétale, il me sembla sentir l'odeur de la fin de toute chose.

Philip Kerr - La Trilogie Berlinoise

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A Vitrolles, un lycée où « on ne laisse tomber personne »...

24 Mars 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Pédagogie

A Vitrolles, un lycée où « on ne laisse tomber personne »...

EXTRAITS

Depuis l’arrivée d’une nouvelle équipe, en 2012, les résultats du lycée Jean-Monnet décollent, avec 97 % de réussite au baccalauréat général, soit 6 points de plus qu’attendu.

(...)

Le lycée n’a pas toujours été aussi performant. Il aura fallu attendre une nouvelle équipe en 2012 pour que ses résultats montent en flèche. En 2013, les résultats au bac techno étaient de 68 %, pour 98 % aujourd’hui. « Quand j’ai pris mon poste, il y a six ans, c’était l’un des derniers lycées de l’académie », confie la proviseure adjointe, Sophie Guerlais. Dans la bouche des équipes, une seule explication à ce quasi-miracle : l’énergie de Sophie Guerlais et de Jean-Paul Peyrache, le proviseur.

« Je vous préviens, je n’ai rien inventé ! », affirme modestement ce dernier au téléphone avant notre arrivée. Au-delà de la fierté d’avoir été « sortis du lot », personne ne présentera cette aventure collective comme héroïque ou spectaculaire. « Bricoler », « réfléchir », « expérimenter », voilà les maîtres mots de l’équipe pédagogique de Jean Monnet. Toutes les petites idées qui ont fini par faire la différence sont nées d’expérimentations, bien souvent décidées entre Sophie Guerlais et Jean-Paul Peyrache. « Le matin entre 8 heures et 9 heures, quand on peut, on prend un café tous les deux et on refait le monde de l’éducation », s’amuse la principale adjointe.

(...)

« Rapport personnel »

Parmi ces « bonnes idées », il y a d’abord l’ambition de créer un lycée « accompagnant » : à la rentrée de seconde, chaque élève a rendez-vous avec son professeur principal. Deux journées sont banalisées pour ce faire. « Cela instaure immédiatement un rapport personnel », commentent les enseignants. Les professeurs principaux sont incités à faire un petit bilan dès le mois d’octobre de l’année de seconde. Et, s’il faut penser à une réorientation pour éviter un échec, alors ce n’est pas un tabou : le professeur principal convoque les parents pour évoquer cette possibilité. Les parents et l’élève peuvent bien sûr s’y opposer.

(...)

Etre un lycée « accompagnant », c’est aussi anticiper au mieux les épreuves du baccalauréat. Une idée inspirée de l’enseignement privé, le « bac blanc accompagné » a lieu chaque année au mois de novembre. L’enseignant est présent dans la salle, en plus d’un surveillant, pour répondre aux questions. Principal objectif : inciter les élèves à rester jusqu’au bout de l’exercice. Evidemment, il y a des règles : on ne répond pas aux questions de cours en SVT, et on ne traduit pas les mots en langue vivante. Mais cela permet d’aider un élève qui panique, de reformuler une question… et d’éviter la tentation de la copie blanche. « Cette première expérience de l’examen permet de les mettre en confiance, de leur faire comprendre qu’ils en sont capables », résume Mme Collado, professeure d’espagnol.

La plupart des devoirs surveillés – qui sont organisés le samedi matin – sont communs à tous les élèves, avec un sujet identique et, quand c’est possible, un échange de copies entre les professeurs. « On crée en quelque sorte des mini-bacs, pour éviter de surcharger les révisions au mois de juin », résume Mme Lesprit, professeure de mathématiques. Devoirs surveillés communs, deux bacs blancs par an… « On bachote un peu, c’est sûr », concède Mme Lesprit. Le modèle des classes préparatoires n’est d’ailleurs pas récusé. « Vous trouvez que ça ressemble aux maths sup ? C’est l’un des modèles qui nous a inspirés ! », s’amuse-t-elle.

(...)

Dans la « maison », les bricolages nécessaires pour créer une telle synergie sont nombreux. Chaque été, la principale adjointe consacre plusieurs semaines au montage des emplois du temps, en tenant compte d’au moins un vœu horaire – commencer tous les matins à 9 heures, avoir son vendredi après-midi… – formulé par chaque membre de l’équipe. Pour Sophie Guerlais, cela tombe sous le sens : « Un prof qui est bien dans sa vie est bien devant les élèves. » Ensuite, c’est le secret le moins bien gardé de l’éducation nationale, la pérennité des équipes est aussi la clé de la réussite. Avec une forte majorité de professeurs titulaires et un taux de demandes de mutation faible, les enseignants de Jean-Monnet ont conscience de ne pas subir le « turn-over » propre aux lycées difficiles. Une stabilité essentielle, notamment pour s’assurer que « tout le monde avance en même temps » en vue des devoirs communs.

De tels dispositifs ont évidemment un coût. Il va donc sans dire que l’équipe de direction jongle comme elle peut avec son budget d’heures de cours, en tirant au maximum sur les heures supplémentaire. « On essaie de faire toujours plus, avec toujours moins de moyens », résume Jean-Paul Peyrache. « Je crois profondément qu’il est possible que l’institution scolaire continue à lutter contre les déterminismes de tous ordres », poursuit-il. Mais il ne sera pas possible de s’arranger indéfiniment avec des moyens toujours plus faibles, et pourtant nécessaires à la création de « cercles vertueux » incluant les parents, les enseignants et les élèves. Jean-Paul Peyrache raconte enfin, un peu à reculons, une anecdote qui dit à la fois la motivation à toute épreuve de ses équipes et la fragilité du dispositif : les enseignants font parfois des heures non rémunérées lorsqu’ils souhaitent rattraper un cours, parce qu’il n’y a plus d’argent pour payer. « Quand on est bienveillant, la vie vous le rend », sourit le proviseur.

Violaine Morin

L'article complet est à lire ci-dessous

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A Voir... La Prière... Réalisé par Cédric Kahn...

24 Mars 2018 , Rédigé par Telerama Publié dans #Cinéma

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