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Vivement l'Ecole!

Le plaisir de l'émerveillement...

1 Mars 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Philosophie

C’est parce que la peine et la souffrance ont pour origine les opinions creuses, qu’il faut apprendre à soigner son âme malade, apprendre à vivre le plaisir, et supporter l’idée d’être heureux. Pour cela, il va falloir repenser le plaisir, et la capacité à s’émerveiller. Épicure peut nous y aider.

"Si le plaisir est chez Épicure tout autre chose que ce qu’en pensent les thuriféraires du moment, si en vérité on a davantage affaire avec Épicure à une morale ascétique que nos contemporains appellent l’hédonisme, alors cette ascèse ouvre sans doute la possibilité, primo, d’une authentique réconciliation avec la nature, et deuxièmement, peut-être d’un véritable émerveillement..."

Ainsi la sagesse d’Épicure a pour point de départ une expérience et un choix fondamentaux. En quoi l’hédonisme d’Épicure engage une ascèse et de véritables exercices ? L’horizon possible de cette ascèse n’est-il pas l’émerveillement ?

"Méditer. Il faut assimiler intimement, patiemment, intensément les principes fondamentaux de la sagesse (…) On le voit bien dans le "Tetrapharmakon" (quadruple remède) dans lequel se résume l’essentiel du discours épicurien : "Ne pas craindre les Dieux ; ne pas craindre la mort ; pouvoir accéder au bonheur ; pouvoir supporter la douleur". Il faut ainsi pratiquer la discipline des désirs, apprendre et s’habituer à savoir se contenter de ce qui peut être atteint facilement, et renoncer au superflu."

Nous devrions porter une attention particulière à cette citation de la Lettre à Ménécée : "Le plaisir que nous avons en vue est caractérisé par l'absence de souffrances corporelles et de troubles de l'âme".

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Sortir... Bettina Rheims - "Vous êtes finies, douces figures" - Musée du Quai Branly Jacques Chirac... 20 mars - 3 juin

1 Mars 2018 , Rédigé par JetSociety Publié dans #Education, #Art, #Photographie

https://www.dna.fr/culture/2018/02/11/tout-est-a-recommencer-pour-les-femmes

https://www.dna.fr/culture/2018/02/11/tout-est-a-recommencer-pour-les-femmes

Bien que son titre lui soit emprunté, l’exposition ne célèbre pas le poète latin Pétrone. Cette phrase fatale est tatouée sur la peau de l’une des Femen que Bettina Rheims a photographiées pour sa récente série Naked War. Douces figures, celles-ci ? Héroïnes plutôt, pour reprendre d’une autre des séries de l’artiste, dont on verra ici la part secrète, les polaroïds encore jamais montrés.

Femen et Héroïnes étaient donc vouées à se rejoindre, pour affirmer ensemble la force et la dignité du féminin – à ne pas confondre avec ce que l’on entend communément par la  » féminité « , qui n’est qu’un stéréotype social et sexuel. Incarnées dans des corps et des visages sculptés, ces qualités sont aussi celles d’autres héroïnes encore : les oeuvres africaines dont l’artiste a fait les compagnes des siennes, le temps de cette conversation entre photographies et sculptures.

Conçu comme un cabinet de curiosités contemporain, l’Atelier Martine Aublet présente des installations qui mettent en lumière les nouvelles acquisitions du musée, la photographie contemporaine non-occidentale, une collection extérieure invitée ou une carte blanche à des artistes contemporains, des personnalités ou encore des institutions culturelles et scientifiques partenaires du musée. Ces projets spécifiques permettent de créer des événements inattendus.

Du 20 mars au 3 juin 2018
Atelier Martine Aublet
Commissariat : Bettina Rheims, photographe et Philippe Dagen, historien et critique d’art

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"On ne nait pas sexiste, on le devient"...

1 Mars 2018 , Rédigé par TV5Monde Publié dans #Education

"On ne nait pas sexiste, on le devient"...

« ON NE NAÎT PAS SEXISTE, ON LE DEVIENT »

Sébastien Chauvin, sociologue des genres à l’Unil, revient sur l’enjeu de l’éducation des garçons pour abolir les clichés.

Le Temps: En quoi l’éducation des garçons peut-elle éviter des mouvements comme #MeToo?

Sébastien Chauvin: Une des grandes raisons du sexisme dénoncé par #MeToo est que les hommes sont longtemps restés dans des clubs d’hommes: des univers masculins ségrégués dans lesquels on apprend à mépriser le féminin. C’est d’ailleurs ce qui vient d’arriver en Angleterre, avec la soirée caritative ne regroupant que des hommes de l’élite économique, où les participants ont harcelé les hôtesses, notamment par des attouchements. Mais on ne naît pas sexiste, on le devient. A un jeune âge, filles et garçons sont très ouverts, et une partie des comportements sexistes sont le produit de l’absence de modèles masculins pluriels, avec une persistance du modèle de l’homme dominant, viril, opposé à l’homme faible ou associé au féminin. Mais dès qu’on grandit dans des univers éducatifs mixtes, avec des jeux et interactions mixtes, on est notamment moins susceptible d’acquérir une notion de la sexualité comme une prise de pouvoir asymétrique sur autrui.

Est-ce que l’éducation des garçons à l’égalité est à la traîne par rapport à celle des filles?

Sébastien Chauvin: L’éducation à l’égalité de genre s’est d’abord focalisée sur l’empowerment des filles. Par exemple, la journée «Oser tous les métiers» en Suisse, qui permet aux enfants de découvrir des métiers hors de tout cliché sexiste, fut d’abord la «journée des filles», durant laquelle on leur faisait découvrir le métier de leur papa, des métiers «masculins». La prise de conscience qu’il fallait aussi montrer aux garçons des métiers «féminins» a été plus tardive. C’est une entreprise plus difficile car le masculin se construit encore beaucoup dans le rejet du féminin. Pour les petits garçons, le féminin est «contagieux», alors que ce n’est pas le cas pour le masculin auprès des filles.

C’est-à-dire?

Sébastien Chauvin: Les parents offrent par exemple plus d’albums avec des héros masculins à leur fille que l’inverse. L’éventail vestimentaire est également plus large pour les filles que pour les garçons, où certaines couleurs demeurent taboues. Les parents se montrent aussi plus réticents à offrir une poupée Wonder Woman à un fils qu’un Batman à une fille. Même quand on se croit moderne, on se demande ce que penseront les voisins, amis… On ose toujours moins enfreindre les normes de genre pour un fils, avec la crainte confuse qu’il devienne «efféminé» ou pratique plus tard une sexualité redoutée. Et pourtant, les études démontrent une capacité des garçons à jouer avec des «jeux de fille» beaucoup plus grande que ce qui est fait. Mais là aussi, ils le font moins devant d’autres garçons, il y a une censure par les pairs. Et plus on introduit de la mixité, moins cela est vrai. Le sexisme vient aussi de la croyance qu’il n’y a pas d’autre façon possible d’être un garçon…

Et c'est à lire au bas de l'article paru ci-dessous

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Faut-il interdire le portable à l'école ? L'avis de Jean-François Cerisier...

1 Mars 2018 , Rédigé par Sciences Humaines Publié dans #Education

Faut-il interdire le portable à l'école ? L'avis de Jean-François Cerisier...

Jean-François-Cerisier

Professeur de sciences de l’information et de la communication et directeur du laboratoire TECHne (TECHnologies Numériques pour l’Éducation), à l’université de Poitiers, il a publié en 2016 « La forme scolaire à l’épreuve du numérique » dans Questions de communication.

Dès la rentrée 2018, la plupart des collèges devraient proscrire les smartphones.

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Aujourd’hui, 86 % des jeunes de 12-17 ans sont équipés de smartphones. Ces équipements modifient-ils le comportement des élèves ?

Les comportements changent, mais pas aussi brutalement qu’on le pense parfois. Les smartphones ne font qu’amplifier des problématiques qui se sont déjà posées au moment de l’arrivée massive de la télévision dans les foyers : dès les années 1970, on a commencé à s’inquiéter de la fréquence et la durée de l’exposition des jeunes à ce média et des contenus auxquels ils pouvaient accéder. C’est aussi à cette époque qu’est apparue l’idée d’un contrôle parental, ainsi que le concept d’« école parallèle » : les jeunes pouvaient acquérir des savoirs en dehors de la famille et de l’école, via les médias. Mais aujourd’hui, ces nouveaux équipements introduisent une possibilité supplémentaire : l’interactivité. Elle permet à l’élève d’aller chercher lui-même de l’information, de s’exposer et surtout de publier. Comme l’imprimerie utilisée auparavant dans la pédagogie Freinet, les élèves peuvent produire des contenus avec une tablette ou un smartphone. Cette dimension de diffusion ouvre aujourd’hui des possibilités pédagogiques nouvelles, dont les enseignants s’emparent.

Pourquoi ces nouveaux équipements mettent-ils la « forme scolaire », c’est-à-dire l’ensemble des règles qui organisent l’école, en tension ?

Le smartphone met la forme scolaire sous pression à de nombreux égards. Tout d’abord, sa présence bouleverse le rapport à l’autorité, mais aussi la façon dont on organise l’accès à la connaissance : l’élève n’a plus forcément besoin de l’enseignant ni du manuel scolaire pour accéder à une information. Par ailleurs, les réseaux sociaux, qui sont devenus la première catégorie d’utilisation d’Internet aux États-Unis, modifient la nature des relations entre les jeunes. Le fait de disposer d’un outil de communication social et amical qui s’affranchit du temps et de l’espace change la donne à l’école : les échanges sont constants, même sur le temps de la classe, et les relations amicales se construisent au-delà du groupe-classe. Plus encore, ces équipements nouveaux créent une perméabilité nouvelle entre le monde extérieur et l’école : depuis Condorcet, la forme scolaire reposait sur l’idée d’une séparation entre l’école et la société. Or, avec les smartphones, on exporte à l’école des choses que l’on faisait seulement à la maison et vice versa. Le smartphone brouille les frontières entre l’espace-temps familial et l’espace-temps de l’école : on constate d’ailleurs la même perméabilité entre les sphères professionnelle et privée chez les adultes. Pourtant, cela ne veut pas dire que les élèves attendent un changement de la forme scolaire : l’autorité, le rapport à l’enseignant, le temps de l’école, etc. sont des normes auxquelles les élèves adhérent très largement.

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer s’est prononcé en faveur d’une interdiction du portable au collège. Qu’en pensez-vous ?

La question du portable doit être traitée dans une perspective globale d’éducation au numérique : la direction scientifique du Clemi, le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information de l’Éducation nationale, vient d’ailleurs d’être confiée à notre laboratoire pour contribuer à la réflexion. Il faut encadrer l’usage du portable au sein des établissements scolaires : sans cet encadrement, l’usage des smartphones n’a aucun bénéfice éducatif. Mais cadrage ne signifie pas interdiction : il faut absolument impliquer les élèves eux-mêmes. Dans certains établissements, on a réécrit les chartes d’usage du téléphone portable avec eux. Ce peut être une piste à développer, en s’appuyant sur les équipes éducatives, et qui a le mérite de mobiliser les élèves eux-mêmes.

Publié le

https://www.scienceshumaines.com/faut-il-interdire-le-portable-a-l-ecole-l-avis-de-jean-francois-cerisier_fr_39373.html

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Rythmes scolaires - Issy-les-Moulineaux, village gaulois?...

1 Mars 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Rythmes

Rythmes scolaires - Issy-les-Moulineaux, village gaulois?...

Peu de villes ont résisté au tsunami du retour à la semaine de quatre jours. Trois seulement dans les Hauts-de-Seine, dont Issy-les-Moulineaux. Ce n’est pas un hasard si cette ville a fait le choix du maintien des quatre jours et demi, car il s’intègre dans une politique éducative globale et historique, qui semble porter ses fruits. Entretien avec le maire-adjoint chargé de l’éducation, Bernard de Carrère.

Comment s’est fait le choix de maintenir la semaine scolaire de quatre jours et demi ?

En juin dernier, le comité de pilotage des rythmes éducatifs a choisi à Issy de laisser les choses en l’état, il n’y a pas eu de pression dans le sens d’un changement immédiat. L’évaluation du PEDT (projet éducatif territorial), menée auprès des enseignants, des parents et des élèves, a conclu à une satisfaction généralisée quant au fonctionnement du temps périscolaire.

Cette année, nous avons tout d’abord consulté les vingt-quatre conseils d’école, qui se sont majoritairement prononcés en faveur du retour aux quatre jours. La municipalité a en parallèle décidé de la mise en œuvre d’une large consultation des parents d’élèves. Le taux de réponse a été important (57 %), témoignant de l’intérêt réel pour cette question. À 65 %, les parents d’élèves se sont prononcés en faveur du maintien du dispositif actuel. La ville a tranché en faveur d’un maintien de l’organisation actuelle ; à la rentrée prochaine, la semaine sera toujours organisée sur quatre jours et demi à Issy-les-Moulineaux. Le contexte national et les réflexions sur une éventuelle redéfinition des périodes de vacances scolaires annoncées par le ministre de l’Éducation nationale nous ont également encouragés à prendre cette décision. Nous souhaitons vivement que puisse désormais être organisée une évaluation comparative des effets des deux organisations sur les résultats scolaires et la fatigue des enfants.

Comment fonctionne le périscolaire à Issy ?

Un effort important a été consenti pour proposer des activités longues de qualité, sur des thématiques diversifiées (plus de soixante-quinze activités différentes). Elles sont complétées par des ateliers courts, et par les études organisées par les enseignants. Les activités périscolaires sont d’un cout limité, pour une durée de prise en charge importante (1h30 à 1h45, le soir, précédées d’un temps d’étude après la classe qui se termine à 15h45). Précisons que les enfants habitent tout près de leur établissement, la ville ayant fait le choix de construire des écoles de proximité, de taille mesurée.

Ces activités vont de l’escrime au codage accompagné, en passant par le journalisme ou la cuisine. Cette dernière activité est même placée en tête par les enfants dans les enquêtes, alors qu’elle parait secondaire pour les parents. Ajoutons que nous essayons au maximum de nouer des liens entre activités scolaires et périscolaires. Il arrive d’ailleurs que des enseignants y soient impliqués, un certain nombre de professeurs utilisant en classe ce qui a pu se faire en périscolaire. Mais il nous faut parfois réajuster le fonctionnement général, en veillant à éviter une surcharge d’activités qui pourrait être contre-productive.

Les enseignants acceptent-ils bien ce maintien des quatre jours et demi ?

C’est vrai qu’ils sont un peu troublés, mais les relations restent bonnes. Certains vont demander à participer au mouvement des enseignants. L’argument de la fatigue est avancé, mais il me semble que d’autres facteurs que les rythmes scolaires peuvent expliquer une fatigue importante des enfants, à savoir l’heure de coucher parfois tardive, l’usage important des tablettes et autres outils numériques.

La ville d’Issy mène une politique éducative qui ne se limite pas à l’école primaire. Pouvez-vous nous en dire un mot ?

En effet, nous menons depuis 2010 un travail de valorisation de compétences diverses chez les collégiens dans le cadre du LEXIM, livret expérimental de compétences, sous l’impulsion de Bruno Jarry, directeur du CLAVIM (Cultures, loisirs, animations de la ville d’Issy-les-Moulineaux). La plaquette de présentation de ce livret stipule que « le jeune donne souvent à voir des ressources qu’il sait mobiliser, s’étonnant parfois lui-même de ce qu’il est parvenu à réaliser ». Il lui est également possible de valoriser des engagements plus ponctuels en en faisant un retour d’expérience au sein de notre Espace jeunes Anne-Frank ou de son collège.

Ainsi, le livret expérimental d’Issy-les-Moulineaux permet-il à chaque collégien, de la 5e à la 3e, de voir recueillies, dans un même classeur, ses participations actives, à des forums d’information et d’orientation, à des activités sportives, solidaires et associatives, à des cérémonies commémoratives.

Certains CM2 sont intéressés. Ce dispositif s’inscrit dans une politique éducative forte, au budget conséquent, mais il s’agit d’un investissement dans l’avenir. Les retours par exemple sur ce livret de compétences sont positifs et encourageants en matière d’engagement des jeunes dans la vie de la Cité.

Propos recueillis par J.-M. Zakhartchouk

À lire également sur notre site :

Semaine de quatre jours : l’argumentaire à charge d’un parent d’élèves, par Erwan Gueguen

Rythmes scolaires : sur l’air d’un pas en avant, trois pas en arrière, par François Testu

Rythmes scolaires : à la recherche du tempo perdu, dossier à télécharger gratuitement

Non à l’éternel retour, par Denis Paget

« Cette réforme n’a pas créé d’inégalités, elle les a révélées et doit contribuer à les combler. », entretien avec Françoise Cartron

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