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Vivement l'Ecole!

"Pétain a sauvé la France"... Comment recadrer les écoles privées hors-contrat?...

19 Février 2018 , Rédigé par Public Senat Publié dans #Education, #Politique

"Pétain a sauvé la France"... Comment recadrer les écoles privées hors-contrat?...

« Pétain a sauvé la France. » Voilà ce qu’une inspectrice pédagogique de l’académie de Versailles a pu lire dans un manuel scolaire au cours d’une visite de contrôle dans un établissement privé hors contrat, en 2016. Le Monde s’était alors procuré ce document qui faisait état de « carences » et de « dérives ».

Dernièrement, c’est une école confessionnelle toulousaine qui était dans le viseur de l’Éducation nationale. Problème : le statut juridique de ces établissements est très lacunaire, ce qui a donné lieu à un feuilleton judiciaire compliqué. En août dernier, le tribunal administratif a d’ailleurs annulé l'interdiction d'ouverture de l'école toulousaine, Al-Badr. « Les maires et les services de l’État sont impuissants face à ces situations », observe la sénatrice centriste d’Ille-et-Vilaine, Françoise Gatel. Cette dernière a déposé une proposition de loi visant à simplifier et mieux encadrer le régime d’ouverture des établissements hors contrat, en juin 2017. Le texte sera débattu au Sénat, le mercredi 21 février.

Lors de L’émission politique, diffusée jeudi sur France 2, le ministre de l’éducation se disait favorable au texte porté par Françoise Gatel. « Ça confirme que l’on fait tous le même constat », commente la sénatrice. En 2016 déjà, Françoise Gatel avait cherché à faire passer cette proposition en déposant un amendement, durant l’examen de la loi Égalité et Citoyenneté. Mais le gouvernement d’alors avait préféré opérer par voie d’ordonnance. Sa tentative de modifier les modalités d’ouverture de ces établissements avait alors été retoquée par le Conseil constitutionnel. « L'habilitation du gouvernement à mettre en œuvre un régime d'autorisation préalable portait une atteinte disproportionnée à la liberté constitutionnelle d'enseignement, indissociable de la liberté d'association ».  

« Les bonnes mœurs » et « l’hygiène » sont les seules raisons pour lesquelles les autorités peuvent s’opposer à l’ouverture d’une école privée hors contrat (sauf pour l’enseignement technique). En outre, les délais pour intervenir sont extrêmement serrés. Françoise Gatel souhaiterait donc que la législation en la matière soit simplifiée tant pour faciliter la vie des écoles privées que pour protéger les enfants d’éventuelles dérives. La sénatrice insiste sur le sens de sa démarche : renforcer les contrôles dans le respect de la liberté d’enseignement.     

La montée en flèche du nombre d’établissements privés hors contrat la conforte dans sa réflexion. « On dénombre ainsi 93 écoles créées en 2016, contre 31 en 2001 » peut-on lire en préambule de sa proposition de loi. La sénatrice propose donc de fusionner les trois régimes qui régissent ces établissements et d’en renforcer le contrôle. Françoise Gatel veut donner des moyens reglementaires aux maires et aux services de l’État : en allongeant les délais d’opposition à l’ouverture d’une école et en leur permettant de s’y opposer pour des motifs liés à la sécurité ou à l’accessibilité des locaux – et plus seulement à l’hygiène ou aux bonnes mœurs. Elle souhaite également que le « principe d'un contrôle annuel de chaque établissement ou classe hors contrat » soit instauré et que les sanctions en cas de dérives avérées soient renforcées.

La proposition de loi de la sénatrice sera débattue en séance au Sénat, le mercredi 21 février.  

Héléna Berkaoui

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Didier Lockwood.. (Et Frédéric Belinsky)...

18 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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A Lire... Gioconda... Nikos Kokantzis...

18 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

A Lire... Gioconda... Nikos Kokantzis...

"Tu sais depuis combien de temps j'attendais, sans savoir ce qu'il y avait dans ton coeur ? Quand nous comprenons tout d'un coup que la réalité correspond à nos désirs, que nos peurs sont injustifiées, que ce qui n'arrivait pas vient d'arriver, tout devient parfaitement beau, on ne se soucie plus de rien. Comme quand on n'a rien mangé depuis longtemps, qu'on a très faim et qu'on pense ne rien trouver à manger : alors le moindre bout de pain est bon comme du gâteau."

Gioconda - Nikos Kokantzis - Ed de L'Aube

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Mozart...

18 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Rainer Maria Rilke...

18 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Art, #Littérature

Comme un verre de Venise

Comme un verre de Venise
sait en naissant ce gris
et la clarté indécise
dont il sera épris,

ainsi tes tendres mains
avaient rêvé d'avance
d'être la lente balance
de nos moments trop pleins.

                                        _________________________________

Été : être pour quelques jours

Été : être pour quelques jours
le contemporain des roses ;
respirer ce qui flotte autour
de leurs âmes écloses.

Faire de chacune qui se meurt
une confidente,
et survivre à cette soeur
en d'autres roses absente.

                                         _________________________________

Je te vois, rose

Je te vois, rose, livre entrebâillé,
qui contient tant de pages
de bonheur détaillé
qu'on ne lira jamais. Livre-mage,

qui s'ouvre au vent et qui peut être lu
les yeux fermés ...,
dont les papillons sortent confus
d'avoir eu les mêmes idées.

                                         _________________________________

Sur le soupir de l'amie

Sur le soupir de l'amie
toute la nuit se soulève,
une caresse brève
parcourt le ciel ébloui.

C'est comme si dans l'univers
une force élémentaire
redevenait la mère
de tout amour qui se perd.

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Concours toujours...

18 Février 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Politique, #Cinéma

Réforme du bac certes mais surtout de l'accès à l'enseignement supérieur, avec Parcoursup, qui vient renforcer la logique du concours. La sociologue Annabelle Allouch analyse le recours généralisé à cette puissante machine à trier. Elle est rejointe en seconde partie par la réalisatrice Claire Simon

Au mot d’ordre « Non à la sélection », d’assez nombreux campus universitaires ont été bloqués cette semaine par des étudiants qui s’opposent au projet de réforme du gouvernement en matière d’accès à l’enseignement supérieur. Une autre réforme annoncée mais enterrée celle-là fut nettement moins remarquée : le Premier ministre a en effet récemment annoncé que la réforme de la fonction publique ne supprimerait pas le concours de sortie de l’ENA. Le candidat Emmanuel avait pourtant pourfendu le système de sélection de la haute fonction publique, et notamment ce classement de sortie à l’origine de la partition de la haute fonction publique entre les grands corps et les autres et dont on peut considérer qu’il est la quintessence même du concours et de ses travers : une élection à vie pour ceux qui réussissent. Au-delà du petit nombre concerné chaque année par ce concours très particulier, c’est plus généralement la place désormais centrale du concours comme dispositif de sélection sociale que cette non-actualité nous permet d’interroger, en compagnie d’une sociologue, Annabelle Allouch, qui a publié il y a quelques semaines La Société du concours, elle sera rejointe en deuxième partie par la réalisatrice Claire Simon, auteure il y a peu d’un film documentera sobrement titré Le Concours, dans lequel elle a suivi le dispositif de sélection à l’œuvre pour l’entrée à l’école de cinéma La Fémis.

Sylvain Bourmeau - France Culture

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La bienveillance est une rigueur... Réflexions sur la pratique de l'oral...

18 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

La force de cette lycéenne et sa rage tragique après la mort de lycéens et professeurs américains se suffisent à elles mêmes. Elles traduisent, seules, sa peine et son incompréhension devant les décisions et réactions d'un Président irresponsable mais coupable ! J'ai eu les larmes aux yeux en l'écoutant, en la regardant... J'ai pleuré. Avec elle. C'est peut-être une marque de faiblesse. Mais je préfère être "faible" qu'indifférent.

Et puis, je n'ai pu m'empêcher d'avoir un regard professionnel sur cette jeune fille remarquable. J'ai trouvé qu'elle disposait d'une aisance oratoire hors du commun pour une élève de son âge. La raison est simple : les Etats-Unis n'ont pas le meilleur système éducatif au monde, loin de là MAIS aux Etats-Unis - je peux en témoigner - les élèves prennent la parole, les professeurs échangent énormément avec eux, avant, pendant et après les cours. L'oral va de soi alors qu'en France, seul l'écrit est encore trop valorisé quand l'oral n'est "toléré" que sous forme d' "écrit oralisé" : oral d'Histoire des Arts ou les fameuses récitations ou même encore les clubs théâtre. 

Il FAUT développer tout cela mais il faut aussi reconsidérer nos séances de cours. Nos élèves sont passifs parce que NOUS les avons rendus passifs. Notamment en collège. Voilà des années que je le constate. Ils arrivent en 6e, enthousiastes, souriants, participatifs. Ca part un peu dans tous les sens mais en "canalisant", ils sont formidablement réceptifs et manifestent des qualités "orales" formidables. Les MEMES en 3e sont "éteints". Je le sais puisque j'enseigne dans le même établissement depuis des années. Je les vois devant moi. Et qu'on ne vienne pas me dire qu'il s'agit d'un problème d'inhibition du à l'âge, bla bla bla... Non! 

L'idée récente du Ministre, copié-collé du "colloquio" des lycées italiens, n'a strictement rien à voir avec l'ORAL! Ce n'est pas ça l'oral! L'oral est d'ailleurs un mot que je n'utilise jamais. Je parle d' "échanges argumentés". Et cela demande, de la part de l'enseignant, le "courage" de laisser les élèves s'exprimer, d'abord avec LEURS mots, LEURS expressions, LEURS erreurs. Puis, par un travail lent, bienveillant mais rigoureux (la bienveillance est une rigueur!), par des corrections progressives, les amener à débattre posément, à respecter la parole de l'autre, à écouter et à répondre "verticalement" (prof/élèves) et "horizontalement" (élèves/élèves). Voilà ce que c'est l'oral. Le Ministre ne propose que cet "écrit oralisé" qui n'aura d'oral que le nom. Nos élèves DOIVENT être incités à s'exprimer, pas à subir de mini oraux de CAPES. Or la parole est encore trop souvent considérée, en tout cas en collège, comme une agression à l'encontre du professeur qui y voit une atteinte contre son POUVOIR! Il A la parole et il A le stylo rouge, ce rouge "couleur du maître et des empereurs de Chine" disait mon père. 

Il m'est arrivé, lors de certaines séances, de ne quasiment pas intervenir. Les élèves SE PARLAIENT, notaient au tableau les arguments des uns et des autres, construisaient la réflexion. Je recadrais de temps à autres... Puis nous rédigions la fameuse trace écrite à partir de leurs échanges. Dans une classe de 4e à 28! Et toutes et tous pendant 50 minutes ont participé. Mais ceux-là, avec une autre collègue de maths qui appliquaient les mêmes pédagogies, nous les avions depuis la 6e. Ils étaient "formés" et SURTOUT ils n'avaient pas PEUR de s'exprimer, d'échanger parce qu'ils savaient que leur parole prenait sens en étant respectée.

AUCUNE de mes séances n'a jamais et ne sera jamais silencieuse ou privée d'échanges. Je mourrais d'ennui ! 

Christophe Chartreux

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Enfants face aux écrans, « ne cédons pas à la démagogie »...

18 Février 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Enfants face aux écrans, « ne cédons pas à la démagogie »...

EXTRAITS

Dans une tribune au « Monde », un collectif de professionnels du soin, de la prévention, et de chercheurs estime qu’une information à caractère sensationnel n’aidera pas à prévenir les risques associés aux nouvelles technologies.

Tribune. Nous sommes des professionnels du soin, de la prévention, et des chercheurs spécialisés dans le champ de la petite enfance, de l’enfance, de l’autisme, et de l’addiction. Conscients des dangers des écrans chez les plus jeunes, nous souhaitons pourtant témoigner de nos inquiétudes face aux affirmations erronées dont certains médias se font l’écho, notamment dans le reportage d’« Envoyé spécial » « Accros aux écrans » (18 janvier, France 2).

Depuis quelque temps, des vidéos circulent sur le Net : des signes d’autisme surviendraient chez des tout-petits très exposés à la télévision. Des chiffres effrayants sont avancés : un enfant sur vingt, dans chaque classe d’âge, dans une ville donnée. Des chiffres cinq fois supérieurs aux statistiques communément citées sur la prévalence des troubles du spectre autistique ! Enfin, affirmation tout aussi fantaisiste, il nous est assuré que la suppression des écrans conduit dans la majorité des cas à la disparition des symptômes en un mois.

Carences éducatives et affectives

Ces vidéos évoquent de très nombreux enfants exposés aux écrans 6 à 12 heures par jour, ceci même en l’absence de problématique sociale ou familiale précise-t-on. Or un enfant laissé de façon aussi importante devant un récepteur est de facto victime d’une carence éducative et/ou affective grave. Si la régulation de cette consommation est indispensable, elle ne suffira en aucun cas à compenser l’ensemble des effets du défaut de soins sur le développement de l’enfant. A l’évidence de telles situations requièrent une prise en charge pluridisciplinaire rapide et conséquente.

Par ailleurs, aucune étude à ce jour ne permet d’établir une relation de causalité entre consommation d’écrans et autisme. Ce qui est en revanche fréquemment constaté, c’est un intérêt précoce des enfants atteints de troubles autistiques pour les écrans, qui prend une forme répétitive et qui est en lien avec leurs particularités cognitives. Ne passons pas à côté de troubles développementaux en chargeant les écrans de tous les maux !

Nous disposons d’outils de dépistage précoce de ce type de troubles et nous militons pour une prise en charge rapide. N’attendons pas l’effet hypothétique de la régulation des écrans pour engager une démarche adaptée. Les exemples avant/après montrés dans le reportage « Accros aux écrans » ne sont pas du tout convaincants, malgré les commentaires enthousiastes appuyés qui les accompagnent !

(...)

Informer, prévenir et éduquer

Les rumeurs infondées lancées actuellement nourrissent une panique morale exploitée par certains médias, en dehors de toute rigueur scientifique. Non, un nouveau problème que personne n’aurait pris au sérieux auparavant ne vient pas d’être découvert. Il serait de plus fâcheux que ces messages simplistes portés devant des interlocuteurs politiques contrarient les projets d’éducation au numérique fondamentaux à mettre en place à l’école. Et il serait déplorable que les prévisions fantaisistes sur les effets de la suppression des écrans ne nous fassent perdre un temps précieux dans le repérage et la prise en charge précoces des troubles du spectre autistique.

La généralisation des écrans dans tous les espaces, y compris parfois dans des crèches, banalise leur usage et constitue un encouragement tacite permanent à leur surconsommation, chez les parents, parfois chez le personnel d’encadrement, et chez les enfants, avec des conséquences problématiques. Mais nous avons tous, parents, professionnels, chercheurs, politiques, à préparer l’avenir avec un double challenge. A la fois prémunir nos enfants contre les dangers des écrans pour éviter qu’ils ne s’y noient. Mais aussi leur apprendre à développer des usages qui leur permettent de devenir les citoyens d’une société connectée et responsable. Cela ne se fera pas en cultivant la peur et en cédant à la démagogie.

Nous plaidons pour informer avec rigueur, prévenir et éduquer. Et nous continuerons à nous battre pour aider chacun à mettre en place des règles familiales et institutionnelles de bon usage des écrans, dans un souci de prévention éclairé et raisonné.

Nous appelons à un large débat qui pourrait commencer à l’occasion de la semaine d’information de la santé mentale, du 12 au 25 mars, consacrée cette année à l’enfance et la parentalité dans la santé mentale.

Les signataires au nom de leur association de cette tribune sont :

Jacques Angelergues (vice-président, Cerep-Phymentin) ; Patrick Belamich (président, Fédération des centres médico-psycho-pédagogiques) ; François-Marie Caron (« past président » [titre actif au sein du CA], Association française de pédiatrie ambulatoire) ; Marie-Noëlle Clément (vice-présidente, Programme de recherches et d’Etudes sur l’autisme) ; Michel Dugnat (président, Association recherche information périnatalité) ; Agnès Florin (présidente, Association francophone de psychologie et de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent) ; Bernard Golse (président, Coordination internationale entre psychothérapeutes psychanalystes s’occupant de personnes avec autisme et membres associés) ; Jean-François Havreng (président, Association nationale des hôpitaux de jour) ; William Lowenstein (président, SOS addictions) ; Denis Mellier (coprésident, World Association for Infant Mental Health France) ; Georges Picherot (président, Groupe de pédiatrie générale de la Société française de pédiatrie) ; Pascal Plantard (codirecteur, Groupement d’intérêt Scientifique M@rsouin) ; Dominique Ratia Armengol (présidente, Association nationale des psychologues pour la petite enfance) ; Catherine Salinier (présidente, Pédiatres du Monde) ; Pierre Suesser (coprésident, Syndicat national des médecins de protection maternelle infantile) ; Serge Tisseron (président, association Trois Six Neuf Douze) ; Michel Wawrzyniak (président, Fédération nationale des écoles des parents et des éducateurs).

Le texte est à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

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18 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Art

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18 Février 2018 , Rédigé par CNN Publié dans #Education, #Politique, #Histoire, #Trump

Je n'ai pas choisi, volontairement, la version doublée en français.

La traduction est facile à trouver sur Internet...

La force de cette lycéenne et sa rage tragique après la mort de lycéens et professeurs américains se suffisent à elles mêmes.

Elles traduisent, seules, sa peine et son incompréhension devant les décisions et réactions d'un Président irresponsable mais coupable!

Christophe Chartreux

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