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Vivement l'Ecole!

Barbara...

21 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Philip Roth...

21 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

A la quarantaine, ils réagissaient contre leur père comme au temps où ils étaient enfants et où il avait quitté leur mère, comme des enfants qui, par définition, ne sont pas en mesure de comprendre qu’il puisse y avoir plus d’une explication aux comportements humains, mais des enfants dans la peau d’hommes faits, avec une agressivité d’adultes, capables d’un travail de sape contre lequel il était sans défense. Ils avaient choisi de faire souffrir ce père absent, et il souffrait dûment, il se laissait faire. Subir, puisqu’il n’y avait que ça pour leur faire plaisir, pour payer son ardoise, pour tolérer, comme le meilleur des pères, leur hostilité exaspérante.

Philippe Roth - Un Homme

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Les réfugiés sont aussi des cerveaux...

21 Février 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Refugies

Les réfugiés sont aussi des cerveaux...

Depuis plus d'un an, à l'initiative de l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Thierry Mandon, la France accueille les chercheurs en danger. Ce programme dispose d'un budget de trois millions et demi d'euros par an et prend en charge une centaine de chercheurs exilés.

Accueillir les chercheurs exilés, les États-Unis, la Grande Bretagne et l’Allemagne le font depuis parfois des décennies. En s'inspirant de leur dispositif la France a créé le programme Pause, le programme national d'aide à l'accueil en urgence des scientifiques en exil. L'idée : sauver des hommes et des femmes des dangers qu'ils encourent dans leur pays d'origine en permettant à divers laboratoires de recherche d'enrichir leur offre. 

Un programme pour l'instant réservé à l'enseignement supérieur

Au départ le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a voulu répondre à la mobilisation disparate mais forte des chercheurs français pour leurs homologues mis en danger, notamment en Syrie et en Turquie.  L'alerte avait été donnée en 2015 par des archéologues français pour leurs collègues syriens. Ces chercheurs demandaient que soit organisé un accueil en France, parce que tous leur collègues fuyaient vers l'Allemagne, (où ils sont accueillis par la fondation Humboldt).

L'idée, c'était de changer le regard sur les migrants. Ce ne sont pas des gens qui prennent, mais des gens qui apportent énormément en termes économiques et scientifiques à notre pays. S'ils n'ont plus la possibilité de mener leurs recherches à bien, c'est une très grosse perte pour le patrimoine. - Laura Loheac, responsable du programme Pause.

(...)

Cécile de Kervasdoué

Suite et fin à lire et à écouter en cliquant ci-dessous

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Education - Suppressions de postes... Et l' "on" nous dit qu'en fait tout cela n'est pas vrai...

21 Février 2018 , Rédigé par Snuipp-FSU Publié dans #Education, #Politique

Education - Suppressions de postes... Et l' "on" nous dit qu'en fait tout cela n'est pas vrai...

Carte scolaire en berne

La presse régionale se fait l’écho des mobilisations qui ne faiblissent pas dans les départements pour protester contre les fermetures de classes prévues à la rentrée prochaine dans le primaire : florilège

Colère des enseignants du Val de Marne

Alors que 176 postes supplémentaires sont prévus pour la rentrée scolaire prochaine dans le département, les élus du personnel SNUipp-FSU alertent sur les conséquences du dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+ qui amèneront de fait à la fermeture de près de 180 classes, dont déjà 110 ferme. Aussi l'intersyndicale appelle à la grève les personnels le 9 février prochain, jour de comité technique départemental, où les élus ont déjà prévenu qu'ils ne siégeraient pas. Lire sur 94Citoyens.com

Dans les Ardennes, deux écoles sur la sellette

Avec 13 postes en moins pour la rentrée prochaine, ce sont deux écoles qui sont menacées de fermeture ce qui a amené les élus de la FSU dont ceux du SNUipp à voter contre ce projet au CTSD qui s'est tenu mardi 23 janvier. Lire dans L'UNION

Dans le Lot, un sentiment d'injustice

Avec 22 postes supprimés à la rentrée prochaine pour 350 élèves en moins, le SNUipp-FSU départemental est très inquiet pour la rentrée prochaine. Un sentiment partagé par les élus locaux. Une journée d'action est prévue le 7 février prochain, veille de la réunion du CDEN à Cahors qui doit entériner la carte scolaire. Lire sur LA DEPECHE.

Dans la Sarthe, inquiétude pour les campagnes 

" Pas de village sans école". C'est pourtant ce que redoutent le président de l'association des maires ruraux de la Sarthe et le SNUipp-FSU alors qu'aucune création de poste n'est prévue dans le département. Les acteurs locaux craignent que la mise en place du nouveau dispositif des CP à 12 en REP se fasse au détriment des campagnes. Lire et écouter sur France Bleu Maine

Les maires ruraux tirent la sonnette d'alarme

L'association des maires ruraux de France (AMRF) par un communiqué du 23 janvier n'accepte pas "que les choix politiques et leur application, bienvenue, du dédoublement des classes pour diminuer le nombre d’enfants scolarisés par classe dans les zones prioritaires, se fassent au détriment des enfants des territoires ruraux".  "Il n’est pas acceptable de déshabiller Loïc pour habiller Stéphanie", ajoute-t-il. Lire sur le café pédagogique et le communiqué de l'AMRF.

Eure et Loir : grève annoncée le 26 janvier 

Une alerte sociale déposée, un comité technique départemental qui a recueilli un vote unanime en contre des organisations syndicales et un appel à la grève et au rassemblement le vendredi 26 janvier. Ce sont les actions portées par le SNUipp et la FSU au sein de l'intersyndicale pour dénoncer l'insuffisance de la dotation en postes pour faire face aux besoins des écoles. 53 classes menacées qui ont conduit par exemple les parents d'élèves et les enseignants de l'école de Maillebois à passer une nuit à l'école. Une semaine d'action dont s'est fait l'ÉCHO RÉPUBLICAIN et le café pédagogique

ER_Eure et LoirEr 2018 01 23 P5 E&L Écoles Carte Scolaire Fermetures Maillebois La Framboisière La Puisaye Chartres Paul Fort Maternelle Grève Pétition Manidestation

Dijon : mobilisation des élus, des parents et des enseignants 

Le rassemblement organisé le mardi 23 janvier devant le rectorat est venu dénoncer les fermetures de postes annoncées pour la rentrée 2018. Avec seulement 7 postes supplémentaires attribués au département cela ne suffira pas en effet à compenser le dédoublement des postes des CP en REP, et CE1 en REP+, estime le SNUipp-FSU Côte d'or. Lire sur LE BIEN PUBLIC.

Pyrénées Orientales : les enseignants entre colère et inquiétude

Alerte sociale lancée le 19 janvier par le SNUipp-FSU 66 en raison d'une dotation largement insuffisante pour le département. Seulement 36 postes alors qu'il en faudrait déjà 76 pour compenser les dédoublements opérés en juin et 300 pour étendre le dispositif à la prochaine rentrée. Les syndicats ont voté unanimement contre cette dotation lors du CTA qui s'est tenu le 22 janvier. A lire sur la Marseillaise.fr

Marseillaise 19 janvier

Loir et Cher : un projet douloureux

Avec huit postes en moins à la rentrée prochaine, Le SNUipp-FSU du Loir et Cher s'inquiète pour les classes maternelles en milieu rural et la disparition envisagée de la quasi totalité des "Plus de maîtres que de classes". Un rassemblement est envisagé le 7 février prochain. Lire dans la Nouvelle République.

Hautes-Pyrénées : le bonheur est aussi dans le pré

Le comité technique académique du jeudi 18 janvier à Toulouse a été boycotté par le SNUipp-FSU, le SGEN et FO pour s'opposer à la ridicule dotation de 89 postes pour l'ensemble de l'académie. Une dotation qui conduirait à 11 fermetures dans le département pyrénéen selon le premier document de travail fournit aux élus du personnel. Des annonces qui ont donné lieu à une belle mobilisation des élus et des enseignants devant l'Inspection académique mercredi 17 janvier. Après le Comité technique Académique du 24 janvier la confirmation est pourtant tombé, c'est bien 11 postes qui seront rendus par le département. 

Une mobilisation dont s'est fait l'écho La Dépêche  dans son édition du 18 janvier ou encore dans celle du 22 janvier et du 24 janvier.

Lire aussi la Nouvelle République du 18 janvier

ARGELES(65)

Action Hèche 5

Vent de colère en Corrèze

Ce sont près de 9 postes qui pourraient être perdus par le département de la Corrèze à la rentrée prochaine. Des mesures qui seront officiellement annoncées le 1er février. Mobilisation des écoles et des parents d'élèves relayée par la presse. France Info, Nouvelle-Aquitaine, France Bleu, La Montagne, RadioTotem. A Chanteix où une classe sur deux est menacée de fermeture, les villageois ont occupé l'école mercredi dernier : lire dans LA MONTAGNE

Chantex Corrèze

Le SNUipp-FSU de la Vienne monte au créneau

Avec une dotation de 0 poste pour l'académie, il sera bien difficile de répondre aux recommandations officielles d'augmentation du volume des remplaçants et du dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+. C'est notamment la prévision de 35,5 suppressions postes sur les 98 "Plus de maîtres" qui fait réagir le SNUipp-FSU.  Lire dans La Nouvelle République 

NR vienne

Alerte sociale dans l'Aude

Les syndicats de l'Aude craignent le pire pour leur département. Avec seulement 121 postes à répartir sur l'ensemble de l'académie de Montpellier, Le SNUipp-FSU de L'Aude a déposé une alerte sociale afin de permettre aux enseignants qui le souhaitent de défendre leur poste. Dans le Midi Libre et l'Indépendant et LADEPECHE. Cette situation académique a conduit la FSU à tirer la sonnette d'alarme lors d'une conférence de presse : lire sur France bleu.fr

Dans la Loire, pas assez de postes pour faire face

Avec 15 postes de plus à la rentrée prochaine, le département de la Loire ne pourra faire face aux dédoublements promis par la campagne Macron. Ce sont près de 95 écoles qui sont menacées par des suppressions de classes, selon le SNUipp-FSU 42. Une réunion  de travail est prévue le 23 janvier prochain. Dans 42info.fr

Lot-et-Garonne : 3 postes seulement 

La réaction de la section départementale du SNUipp-FSU ne s'est pas fait attendre suite à l'annonce de trois postes pour couvrir les besoins de la carte scolaire. Dédoublement en REP, travail en direction des élèves en situation de handicap, autant de priorités qui vont conduire à des fermetures pour pouvoir y faire face.  Dans Sud Ouest

L'Ariège va perdre des postes 

Avec 7 postes de moins à la rentrée prochaine, le SNUipp-FSU et la plupart des organisations syndicales ont boycotté le Comité technique académique du 18 janvier qui n'a pu se dérouler, faute de quorum. Dans La Dépêche .

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Un rapport sénatorial déplore « les effets désastreux » de la baisse des contrats aidés...

21 Février 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

La baisse des emplois aidés, décidée l’été dernier par le gouvernement, a eu des impacts lourds pour les associations, les collectivités mais aussi les Ehpad, selon un rapport des sénateurs PS Jacques-Bernard Magner et LR Alain Dufaut. Des « personnes ont de nouveau basculé dans la précarité » du jour au lendemain, pointent les sénateurs.

Souviens-toi l’été dernier. Le gouvernement, à peine arrivé au pouvoir, décide de réduire le nombre d’emplois aidés, ces emplois financés par l’Etat. L’horreur pour les collectivités, chez qui la nouvelle passe très mal. Une mission d’information de la Haute assemblée, menée par les sénateurs du Puy-de-Dôme Jacques-Bernard Magner (PS) et du Vaucluse Alain Dufaut (LR), revient sur les conséquences de la baisse des contrats aidés. Leur rapport a été présenté et adopté à l'unanimité, ce mercredi matin, par la commission de la Culture et de l’Education.

(...)

François Vignal

Suite et fin en cliquant ci-dessous

 

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Difficile le prédicat?... Ecoutons Danièle Manesse... (Video)

21 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Predicat

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Le faux retour du redoublement à l’école...

21 Février 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Le nouveau ministre de l’Education veut « autoriser à nouveau le redoublement » dès l'année scolaire 2017-2018. « Il n’est pas normal d’interdire le redoublement. Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant les retards. La première des réponses réside dans l’accompagnement tout au long de l’année et dans les stages de soutien que nous créons. Mais, le redoublement doit rester possible quand c’est dans l’intérêt de l’élève, et dans des cas qui doivent rester rares. Autoriser à nouveau le redoublement, ce n’est pas un virage absolu mais c’est une inflexion importante », a assuré Jean-Michel Blanquer au Parisien

Sa prédécesseure Najat Vallaud-Belkacem avait pris en 2014 un décret affirmant « le caractère exceptionnel du redoublement » mais il n’a jamais été interdit.

« Une spécificité française »

Le redoublement est une spécificité française : 22 % des élèves ont redoublé au moins une fois avant l'âge de 15 ans soit le double de la moyenne des pays de l’OCDE.

Au Japon, en Malaisie et en Norvège, le redoublement n’existe pas.

Mais les choses changent peu à peu. Alors que les ministres de l’Education veulent faire baisser le nombre de redoublement depuis des années, ils ont baissé de 16% entre 2009 et 2015 en France.

Décret n° 2018-119 du 20 février 2018 relatif au redoublement

Si quelqu'un peut m'expliquer à quoi sert un décret qui ne change rien à l'ancien...

Sauf à aimer faire du "faux neuf"...

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21 février 1944 - 21 février 2018... "Ils étaient polonais, italiens, hongrois, espagnols ou arméniens. Juifs, pour certains"...

21 Février 2018 , Rédigé par SOS Racisme Publié dans #Education, #Histoire

Ils étaient polonais, italiens, hongrois, espagnols ou arméniens. Juifs, pour certains. Patronymes à couper au couteau. « À prononcer vos noms sont difficiles », écrira Louis Aragon. Ils n’avaient pas trente ans mais ils étaient prêts à donner leur jeunesse pour une cause qui les dépassait. Leurs actions retentirent dans toute l’Île-de-France : grenades lancées sur un car de la marine de guerre allemande, attaque d’une caserne et du siège central du parti fasciste italien, exécution du général Von Apt et du colonel SS Julius Ritter… On doit leur arrestation, en novembre 1943, ainsi que le démantèlement de leur réseau aux enquêtes zélées de la police française.

Ils étaient 23 quand les fusils fleurirent

23 qui donnaient leur cœur avant le temps

23 étrangers et nos frères pourtant

23 amoureux de vivre à en mourir

23 qui criaient LA FRANCE en s’abattant

L’affiche rouge, Aragon.

Allemands et régime de Vichy unis pour traquer les résistants…

Après que la France soit passée sous le contrôle du 3ème Reich, le gouvernement collaborationniste de Vichy et les allemands travaillent main dans la main. Malgré tout, soutenus par les anglais et les américains, les groupes de résistance se développent de plus en plus. Parmi cette nébuleuse héroïque, les Francs-Tireurs Partisans – Main-d’Oeuvre Immigrée (FTP-MOI) quatre détachements, composés majoritairement de Juifs, Anciens des brigades internationales, aguerris à la lutte armée, ces militants, mènent une guerre offensive contre l’occupant. Cet activisme entraîne une vive répression.

Courant 1943, les allemands aidés du régime de Vichy réussissent à démanteler des réseaux de résistants entiers. Le 16 Novembre 1943, c’est au tour des FTP-MOI. 68 d’entre eux sont arrêtés. Parmi eux, Joseph Epstein et Missak Manouchian, deux leaders du mouvement. Après trois mois d’incarcération et de tortures quotidiennes, ils comparaissent devant la justice du 15 au 18 Février 1944. Vous connaissez la suite…

L’affiche rouge : quand l’occupant nazi cherche à discréditer la résistance.

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Nazis et vichystes souffrent d’une baisse de popularité en France. Ils décident donc de recourir à une arme classique : la propagande. Immédiatement après ce crime immonde, ils placardent les murs de France avec une affiche rouge vif encadrée par le slogan « Des libérateurs ? La libération ! Par l’armée du crime ».

Au centre, les photos des 23 fusillés, le visage menaçant, présentés par leur pays d’origine et accusés d’attentat. En comparant ces libérateurs à des ramassis de tueurs, ils espèrent utiliser la peur et la haine de la population pour la rallier à leur cause, le nazisme.

Très rapidement on voit fleurir des fleurs sous ces affiches honteuses ou apparaître des bandeaux où l’on pouvait lire : “Des martyrs”, ou “Oui ! L’armée de la Résistance”. Les mains de l’ombre prennent leur revanche ? Quoi qu’il en soit, cette affiche n’atteint pas son but. Si elle aviva la haine, c’est envers les bourreaux et non les victimes que cette dernière se dirigea.

Au milieu de ces jours noirs de notre histoire, un poète remarquable : Missak Manouchian

Extrait de la dernière lettre écrite par Missak Manouchian, adressée à sa femme :

« Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous… »

Est-il réellement nécessaire de commenter cette lettre ? Pleine de poésie, elle illustre la grandeur d’un homme qui pardonne à l’ennemi alors qu’il sort de plusieurs mois de torture, qu’ils est sur le point de se faire fusiller et que les nazis le privent à jamais du bonheur d’une femme qu’il aime.

Manouchian est un poète arménien qui a fui l’Empire Ottoman dans les années 20, après avoir survécu au génocide arménien. Il devient ouvrier à Paris et écris de nombrés poèmes, publiés dans l’ouvrage posthume La Chanson de ma vie. En 1934, il devient militant communiste puis forme un réseau de résistance actif sous l’occupation nazi composé d’étrangers, la plupart de confession juive.

Le 21 Février, cette lumière humaniste s’est éteinte. Aujourd’hui, c’est à nous de poursuivre les combats qu’il a mené contre le fascisme et le totalitarisme.

Robert Guédiguian, rendit un hommage poignant à ces hommes en réalisant en 2010 L’Armée du crime


Ma Chère Mélinée

Ma chère Méline, ma petite orpheline bien aimée.

Dans quelques heures je ne serai plus de ce monde. On va être fusillé cet après midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, j’y ne crois pas, mais pourtant, je sais que je ne te verrai plus jamais.

Que puis-je t’écrire, tout est confus en moi et bien claire en même temps. Je m’étais engagé dans l’armée de la Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la victoire et de but. Bonheur ! à ceux qui vont nous survivre et goutter la douceur de la liberté et de la Paix de demain. J’en suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit. Chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple Allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur ! à tous ! — J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendu heureuse. J' aurais bien voulu avoir un enfant de toi comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre sans faute et avoir un enfant pour mon honneur et pour accomplir ma dernière volonté.

Marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je lègue à toi et à ta sœur et pour mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en temps que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’Armée française de la Libération. Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible, à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec courage et sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine.

Aujourd’hui il y a du soleil. C’est en regardant au soleil et à la belle nature que j'ai tant aimé que je dirai Adieu ! à la vie et à vous tous ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal où qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous à trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaisse de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur.

Adieu.
Ton ami Ton camarade Ton mari Manouchian Michel (djanigt).

P.S. J'ai quinze mille francs dans la valise de la Rue de Plaisance. Si tu peux les prendre rends mes dettes et donne le reste à Armène. M.M.

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Les écoles rurales se sentent sacrifiées par l’Éducation nationale...

21 Février 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique

Les écoles rurales se sentent sacrifiées par l’Éducation nationale...

EXTRAIT

Les uns accusent le ministre d’être de mauvaise foi. Lui fustige « la démagogie » des élus ruraux, qui l’ont interpellé à plusieurs reprises à l’Assemblée nationale. Ces derniers, appuyés par les syndicats, ont pointé la situation délicate des écoles rurales, qui subiraient des fermetures de poste à la rentrée prochaine. La presse locale répercute grand nombre de mobilisations.

Ces contestations sont rituelles et se produisent tous les ans, lorsque les dotations en postes sont dévoilées par les académies à partir de la fin du mois de janvier. Mais cette année, la protestation a une tonalité et une force particulières. Elle cible la mesure phare d’Emmanuel Macron à destination de l’éducation prioritaire, le dédoublement des classes de CP en REP +, le grade maximum. Le ministre Jean-Michel Blanquer a été chargé de mettre en musique la réforme sociale phare en matière d’éducation pour ce quinquennat (lire ici notre reportage dans ces classes).

À la rentrée, après les 2 500 classes de CP, les CE1 de REP + et les CP de REP seront à leur tour dédoublés. Reste à savoir avec quels moyens. Au cœur de ces invectives, chaque camp brandit des chiffres pour expliquer qu’il a raison, accusant l’autre partie de mentir. Début février, les syndicats d'enseignants SNUipp-FSU, SE-Unsa et Sgen-CFDT dénonçaient de concert, dans un communiqué commun, la dégradation des conditions d’enseignement des professeurs, qui vont devoir composer avec des classes surchargées.

Le principal syndicat d'enseignants du primaire, le SNUipp-FSU, estime que l'école rurale est « dépouillée » et que le dédoublement est « insuffisamment budgété ». Dans un communiqué paru le 20 février, la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) considère que les CP dédoublés « vampirisent » les postes, expliquant avoir été alertée sur des fermetures de classes par de nombreux parents, « particulièrement en milieu rural, et sur un manque d’enseignants dévolus à la scolarisation des moins de 3 ans. Dans certains Conseils départementaux de l'éducation nationale (CDEN), les parents FCPE se sont vu expliquer qu’il faudrait arbitrer entre l’accueil des tout-petits et les brigades de remplacement ». Elle conclut ainsi : « Cette situation est intenable, elle pénalise des territoires déjà fragilisés pour lesquels l’école est synonyme de vie et d’attractivité. »

Et ce alors qu’Emmanuel Macron s’était engagé, lors de la conférence des territoires au Sénat en juillet 2017, à ce que les communes rurales ne soient pas « une variable d’ajustement » et à ce qu’il n’y ait « plus aucune fermeture de classes dans les zones rurales ».

Des critiques qui agacent franchement le ministre. Jean-Michel Blanquer a été interpellé plusieurs fois sur le sujet ces derniers jours. « Dans chaque département rural de France, on comptera à la rentrée prochaine plus de professeurs par élève que cette année », assure le ministre en évoquant les 3 881 postes qui doivent être créés dans le premier degré, alors qu'il y aura 32 657 élèves de moins, a-t-il expliqué lors des deux dernières sessions des questions à l'Assemblée nationale.

« Il y a toujours eu des classes qui ferment, mais il y a aussi des classes qui ouvrent », a déclaré le ministre sur Public Sénat jeudi 15 février. « Il n’est pas toujours très honnête de lister les classes qui ferment sans mentionner les classes qui ouvrent. Je suis extrêmement engagé dans la renaissance du monde rural », a ajouté Jean-Michel Blanquer, qui refuse de laisser dire qu’il le « sacrifie ». Au ministère, on explique que « dans les 49 départementaux les plus ruraux, le taux d’encadrement sera élevé alors qu’il est déjà supérieur à la moyenne nationale grâce au maintien de 1 200 postes qui auraient dû être supprimés en lien avec la baisse d’effectifs de 19 864 élèves à la rentrée  2018 ». Europe 1 a voulu savoir ce qu’il en était réellement et conclut qu’à l’échelle des territoires, des postes vont manquer. Le dialogue de sourds entre le ministère et les syndicats se poursuit.

De leur côté, les organisations syndicales n’en démordent pas. Par un effet de vases communicants, les postes créés vont tous être absorbés pour réaliser les dédoublements en éducation prioritaire. Xavier Suelves, délégué national écoles du SE-Unsa, chiffres à l’appui, persiste à expliquer que le ministre a sous-estimé les besoins réels. La dotation nationale du premier degré est de 3 600 postes. La baisse démographique, avec 32 000 élèves en moins, permet de récupérer 1 200 postes. Donc, en tout, 4 800 postes sont disponibles. Or, selon le responsable syndical, il faudrait de toute façon 7 200 postes pour assurer les dédoublements en éducation prioritaire. Il manque donc 2 400 postes.

(...)

Faïza Zerouala

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