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Vivement l'Ecole!

Syrie... L'enfer sur terre...

24 Février 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique, #Médias

Syrie... L'enfer sur terre...
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Revue de Presse Education... Lycée professionnel - Apprentissage - Bac 2021 - Ecoles rurales...

24 Février 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Lycée professionnel - Apprentissage - Bac 2021 - Ecoles rurales...

La presse éducation de cette fin de semaine est largement dominée par le lycée professionnel et ses perspectives de réforme, dans la foulée de la remise du rapport Marcon au ministre de l’Education nationale. La lecture de la presse permet aussi, une nouvelle fois, un retour sur les conséquences possibles de la réforme de la filière générale. Elle aborde également la question, polémique, des choix budgétaires inhérents aux cartes scolaires du premier degré à la rentrée prochaine.

Quelle évolution pour le lycée professionnel ?

A propos du rapport Marcon, Libération parle d’entreprise de rénovation générale. “Après la réforme du bac général, celle des filières pros. Sur la table du ministre de l’Education, depuis jeudi, un rapport donne des pistes pour revaloriser, simplifier et coller au plus près au monde du travail. Environ 700 000 jeunes sont concernés.

"le plus important, c’est l’orientation" titre de son côté le site d’Europe 1, reprenant les propos tenus par lRégis Marcon au micro de la radio. "Le gouvernement s’attaque à son tour au manque d’attractivité de la filière professionnelle. Le chef triplement étoilé Régis Marcon a co-rédigé un rapport avec la députée LREM Céline Calvez, remis jeudi au ministre de l’Éducation, afin de tenter de revaloriser les CAP et autres bac pro. "Le point le plus important, c’est l’orientation", a assuré Régis Marcon, interrogé jeudi soir sur Europe 1.

"Quand on a de bonnes notes, on est orienté vers le baccalauréat. Il y a un discours : ‘tu es bon à l’école, tu continues tes études’, comme si on ne pouvait pas continuer des études de charcutier ou de charpentier. Il y a un travail très important à faire sur l’orientation, pour que le jeune ne la subisse pas", a poursuivi Régis Marcon, avant de présenter plusieurs pistes de réformes.

Apprentissage

Dans Le Monde, Olivier Rollot interviewe Roger Serre, le fondateur et délégué général du groupe IGS, pionnier de l’apprentissage dans les métiers tertiaires dès les années 80. Pour ce dernier, « L’apprentissage, c’est avant tout une pédagogie de transfert du beau geste ». "Globalement la réforme est fondée sur de bonnes intentions, dès lors qu’elle vise d’abord à servir les jeunes, les salariés et les demandeurs d’emploi en améliorant leur orientation, en les responsabilisant dans leur choix et en sécurisant leur parcours professionnel et leur engagement personnel. [...] Mais ce que je voudrais surtout entendre, quand on parle apprentissage, c’est autre chose que des réflexions d’argent ou de pouvoir. L’apprentissage, c’est avant tout une pédagogie de transfert du beau geste. C’est d’abord l’amour des métiers. On ne parle jamais de la pédagogie nécessaire pour favoriser l’emploi et, je n’hésite pas à le dire, le bonheur des individus. Nous formons, chaque année, au sein du Groupe IGS, 4 500 maîtres d’apprentissage pour assurer une liaison directe entre celui qui sait faire et les jeunes auxquels on donne l’amour d’un métier. L’accompagnement n’est pas valorisé alors qu’il est l’essentiel."

Or précisément, Sigrid Gérardin, co-secrétaire générale du Snuep-FSU, analyse le rapport Marcon, dans le Café pédagogique, comme "Une réforme qui adapte le lycée professionnel à la priorité donnée à l’apprentissage ". Une interview à charge, tant contre le rapport Marcon que contre la réforme de l’apprentissage.

Réforme des bacs généraux et technologiques

C’est une fois encore par la question de l’orientation que le sujet de la réforme du bac général est abordé aujourd’hui. Réforme du bac : vers une orientation (trop) précoce ? demande notamment l’Etudiant. “Le bac nouvelle formule devrait renforcer le continuum bac–3/bac+3. Les acteurs de l’enseignement secondaire comme du supérieur s’en félicitent mais craignent que la réforme réduise prématurément le champ des possibles pour les lycéens. Et soit ainsi facteur d’une hausse des inégalités.

Interrogations également dans le Huffington Post, à propos de l’avenir de la science et des technologies. Pourquoi le nouveau Bac pourrait faire perdre à la France sa place parmi les nations technologiquement avancées "Cette question mérite d’être soulevée, en ces temps de réforme du lycée. Pourquoi la France pourrait-elle quitter ce groupe de nations ? Simplement en ne proposant pas à ses élèves de suivre un format d’éducation que tous les autres pays développés ont pris : celui des STEM.

Les STEM, c’est le nouveau standard mondial de formation des élèves scientifiques qui s’orientent vers les carrières d’ingénieur. En enseignant ces quatre disciplines "S", "T", "E" et "M" (soit trois disciplines en France, car le "T" et le "E" sont enseignés dans la discipline "Sciences de l’ingénieur"), de nombreuses nations ont réalisé un vrai rapprochement entre leur éducation et leurs entreprises. Ce rapprochement est la clé de la réussite de la relance de l’activité industrielle d’un pays, activité génératrice d’emplois et de développement économique. [...] dans la maquette du futur lycée que le Ministre de l’Education Nationale a présenté le 14 février 2018, on constate que les élèves ne pourront prendre en terminale que deux spécialités parmi les mathématiques, la physique-chimie, les sciences de l’ingénieur, les sciences de la vie et de la Terre ou le numérique et sciences informatiques. Le choix des deux spécialités qu’ils feront sera déterminant dans leur orientation. En effet, en n’en choisissant que deux, on n’en choisit pas trois. Or trois, c’est le nombre de spécialités que l’enseignement des STEM nécessite en France : physique-chimie, sciences de l’ingénieur et mathématiques. En n’en proposant que deux, le grand mouvement des STEM s’arrêtera pour la France, qui pourtant veut relancer son activité industrielle, son innovation technologique et sa compétitivité économique.

Ecole des villes, école des champs

A lire dans Marianne : Des milliers de profs réquisitionnés pour la rentrée scolaire des villes : la colère des campagnes. "Face aux besoins provoqués par le doublement de 5.600 classes de CP et CE1 de zones prioritaires d’éducation prévu pour la rentrée prochaine, les instituteurs d’établissements ruraux sont réquisitionnés par les académies. Résultat : même si Emmanuel Macron avait promis que ça n’arriverait pas, de nombreuses écoles s’apprêtent à fermer."

Plus localement, et suite aux interpellations du député François Ruffin, le Courrier Picard donne la parole au ministre, qui parle d’"une campagne politique de mauvaise foi". Une interview dans laquelle le ministre défend sa "priorité au primaire", hélas réservée aux abonnés.

Lionel Jeanjeau

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Georges Brassens...

23 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Saint-John Perse...

23 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Ainsi la Mer vint-elle à nous dans son grand âge et dans ses grands plissements hercyniens – toute la mer à son affront de mer, d’un seul tenant et d’une seule tranche !
Et comme un peuple jusqu’à nous dont la langue est nouvelle, et comme une langue jusqu’à nous dont la phrase est nouvelle, menant à ses tables d’airain ses commandements suprêmes,
Par grands soulèvements d’humeur et grandes intumescences du langage, par grands reliefs d’images et versants d’ombres lumineuses, courant à ses splendeurs massives d’un très beau style périodique, et telle, en ses grands feux d’écailles et d’éclairs, qu’au sein des meutes héroïques,
La Mer mouvante et qui chemine au glissement de ses grands muscles errants, la Mer gluante au glissement de plèvre, et toute à son afflux de mer, s’en vint à nous sur ses anneaux de python noir,
Très grande chose en marche vers le soir et vers la transgression divine…

(...)

Tu es là, mon amour, et je n'ai lieu qu'en toi. J'élèverai vers toi la source de mon être, et t'ouvrirai ma nuit de femme, plus claire que ta nuit d'homme ; et la grandeur en moi d'aimer t'enseignera peut-être la grâce d'être aimé. Licence alors aux jeux du corps ! Offrande, offrande, et faveur d'être ! La nuit t'ouvre une femme : son corps, ses havres, son rivage ; et sa nuit antérieure où gît toute mémoire. L'amour en fasse son repaire !

Saint-John Perse - Amers

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Plan contre la radicalisation... Pourquoi parler de "nouveautés"? Voudrait-on effacer le passé?

23 Février 2018 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education

Plan contre la radicalisation... Pourquoi parler de "nouveautés"? Voudrait-on effacer le passé?

Le Gouvernement, repris par certains médias - aux fortes audiences - annonce un "Plan contre la radicalisation".

Sous prétexte de toujours laisser penser que les actions entreprises sont "nouvelles", il laisse aussi entendre - volontairement - que rien n'aurait été fait avant l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir.

Ce qui est faux!

Pire, des journalistes professionnels, omniprésents sur les plateaux des chaînes d'infos en continu, répète erreur sur erreur. A ce degré-là, il s'agit d'incompétence! On frôle parfois la "fakenews". Involontaire, j'espère!

Comment, par exemple, peut-on oser affirmer que DESORMAIS les élèves seront initiés à différencier "Infos" et "fakenews".

DESORMAIS???

Mais celles et ceux se ridiculisant à diffuser dans l'opinion de tels propos ont-ils lu les programmes?

Ont-ils ouvert des manuels d'Histoire/géographie/EMC?

Ont-ils pris connaissance des travaux du CLEMI?

Tout ce que le gouvernement vient de présenter comme des "nouveautés", docilement relayées par quelques entreprises médiatiques incapables de vérifier ce qu'elles affirment, existait!

Pourquoi ne pas le dire? Serait-ce pour effacer le passé? Attention! Vouloir effacer les traces de l'Histoire, cela porte un nom:

la falsification!

Christophe Chartreux

PS: Je vous engage à lire une partie du discours prononcé par Najat Vallaud-Belkacem (Oui, encore! Et il faudra vous y faire!) devant la Conférence des Présidents d’Université.

Ainsi que celui prononcé à l'occasion de l'installation du Conseil scientifique sur les processus de radicalisation.

Voir liens de bas de page.

                             _________________________________________

EXTRAITS

Mesdames et messieurs les élus,
Monsieur le Président de la Conférence des Présidents d’Université, cher Jean-Loup Salzmann,
Mesdames et Messieurs les Présidentes et les Présidents d’Université,
Monsieur le Président du directoire de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, cher Michel Wiewiorka,
Monsieur le Président de la Fondation du Camp des Milles, cher Alain Chouraqui,
Mesdames et messieurs les enseignants-chercheurs,
Mesdames et messieurs,

En consacrant un colloque à la radicalisation, vous opposez la pensée à la terreur, et vous vous montrez dignes de notre héritage humaniste.

Vous aviez déjà répondu présents avec un premier colloque sur ce thème en mai 2015, et vous répondez à nouveau présents, un an après ce mois de janvier 2015 qui a vu la France endeuillée, et deux mois à peine après les attentats de novembre.

Car face à la violence et au chaos du monde, une double exigence s’impose à nous : celle de l’action et celle de la réflexion.

Ces deux exigences ne s’opposent pas. Elles sont profondément liées. Penser, c’est s’arracher à la sidération de l’horreur, à la passivité. Penser, c’est se donner, comme vous le dites fort bien, les moyens d’agir.

La recherche ouvre ainsi le champ d’une action possible.

Chercheurs et enseignants-chercheurs, vous le savez mieux que personne : c’est l’élaboration d’une distance qui façonne vos objets d’études. Et l’une des premières questions que s’est attachée à résoudre la sociologie est précisément : « comment étudier une société dont on fait soi-même partie » ?

La pensée est donc une exigence qui nous honore.

(...)

Notre action dans ce domaine s’est déployée de différentes façons.

Par la prévention, en faisant passer un certain nombre de messages au sein de nos établissements, et éveiller ainsi l’attention des personnels et des élèves.

Dès janvier 2015, j’ai demandé à ce qu’un livret consacré à la radicalisation soit diffusé auprès des personnels. En février 2015, dans un courrier adressé aux recteurs, j’ai appelé les personnels à une attention particulière envers des élèves en risque de désaffiliation ou de déshérence.

Il ne s’agit bien entendu pas de tomber dans la paranoïa. Ni dans une délation généralisée. Mais dans une vigilance, qui permet, au cas où, de signaler un élève en danger aux services concernés.

Le repérage est une mission de l’ensemble des personnels de la communauté éducative, et je tiens à insister sur ce point. Les enseignants sont concernés, car ils connaissent les élèves, et peuvent observer des évolutions de comportement ou des prises de positions qui évoluent, et qui sont autant de signes possibles d’une dérive.

Mais il y a aussi les CPE, qui voient les élèves en dehors des cours. Et les personnels sociaux, aussi, qui suivent les trajectoires des élèves en difficulté. Les directeurs d’établissements et les surveillants, tous ont un rôle à jouer.

Pour les accompagner j’ai structuré un réseau de référents radicalisation dans chaque département et dans chaque académie.

Aux côtés des préfets, des procureurs, des travailleurs sociaux, ils jouent pleinement leur rôle pour aider à la prise en charge de ces jeunes en voie de radicalisation. Ils accompagnent aussi les équipes qui, parfois, s’interrogent tant ces situations sont difficiles à cerner, à comprendre, à appréhender.

Nous avons également développé des formations qui grâce à vous, à vos recherches, évoluent en fonction des éclairages nouveaux que vous apportez.

Prévenir, repérer, prendre en charge, former, et rechercher : l’action du ministère dans ce domaine forme un ensemble cohérent, auquel chacun apporte sa contribution.

Oui, à un phénomène aussi préoccupant que la radicalisation, il fallait apporter une réponse appropriée, et maintenir un juste équilibre entre l’aveuglement et la paranoïa.

Mais je n’oublie pas que l’École agit contre la radicalisation surtout par la poursuite de la mission qui lui est propre : former des citoyens autonomes, instruits et éduqués.

Elle est aussi, c’est un thème que vous allez d’ailleurs aborder, un creuset de la citoyenneté, et un lieu important pour renforcer le sentiment d’appartenance à la République.

A l’annonce de l’identité des terroristes, certains nous ont dit : regardez ce que sont devenus ceux qui sont passés par l’École !

Mais une telle réaction occulte un autre fait, qui, par définition, est incommensurable : le nombre de ceux, qui, sans l’École, se seraient radicalisés.

L’École n’a ni remède miracle, ni formule magique. Si l’élève, au fil de son parcours, acquiert des savoirs, des compétences et des connaissances, ce n’est pas sous l’effet d’une métamorphose soudaine, mais grâce au travail quotidien des enseignants.

Alors, oui, remplir une telle mission est plus lent, plus laborieux, plus difficile, plus décourageant parfois que les injonctions simplificatrices et les « il n’y a qu’à ». Mais cela est aussi plus galvanisant, plus libérateur et plus ambitieux. Plus humain, en somme.

Voilà pourquoi nous avons tant besoin aujourd’hui de redonner toute leur place aux réponses qui sont celles du savoir, de la culture et de la connaissance, qui sont celles, à la fois, de l’Ecole, de l’Enseignement Supérieur, et de la Recherche.

(...)

Najat Vallaud-Belkacem,

Ministre de l’Éducation nationale,
de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

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Les élèves auraient-il lu ces "affreux pédagogistes"?...

23 Février 2018 , Rédigé par Le Parisien Publié dans #Education, #Pédagogie

Les élèves auraient-il lu ces "affreux pédagogistes"?...

Que souhaitent les élèves français pour améliorer l'école?

L'Unicef France a interrogé des enfants de France pour prendre en compte leur parole notamment sur l'éducation...

Les petits français traînent souvent des pieds pour aller à l’école le matin. Ce n’est pas pour autant qu’ils ignorent la chance qu’ils ont d’y aller. La preuve avec cette étude* d’Harris interactive pour l’Unicef France, en partenariat avec 20 Minutes, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant qui a lieu ce lundi.

Interrogés sur ce dont chaque enfant dans le monde devrait avoir droit, les jeunes français citent en premier l’accès à l’éducation. Ce qui n’étonne pas Liliana Moyano, présidente de la FCPE : « ils ont le sens de la solidarité, sont conscients des tragédies vécues par d’autres enfants dans des pays pauvres ou en guerre et savent très bien qu’aller à l’école reste un privilège. D’autant que certains d’entre eux côtoient des enfants migrants dans leur école ». De plus, les élèves français sont régulièrement sensibilisés à la thématique du droit à l’éducation en classe et beaucoup d’entre eux ont été très touchés par le film Sur le chemin de l’école, qui révélait le parcours du combattant de certains élèves pour se rendre à l’école. « Et hormis leur conscience de l’importance de l’école pour construire leur avenir, ils y sont aussi très attachés en tant que lieu de socialisation qui leur permet de rencontrer leurs amis », ajoute François-Afif Benthanane, fondateur de ZUPdeCO, une association qui lutte contre l’échec scolaire.

Un désir de « meilleure école » en France

Mais même s’ils se savent chanceux d’aller à l’école, ce n’est pas pour autant que les élèves français la regardent avec des yeux émerveillés. Interrogés sur ce qu’ils demanderaient en priorité au chef de l’Etat pour changer la vie de leurs contemporains, les enfants déclarent qu’il lui suggérerait avant tout d’améliorer l’école. Et pour ça ils ont plusieurs idées. Ils veulent tout d’abord une réforme des pratiques pédagogiques. Un élève interrogé déclare ainsi qu’il faudrait « trouver de nouvelles méthodes d’apprentissages ».

>> A lire aussi : Comment les profs innovants révolutionnent l'école à petits pas

« Pas étonnant car beaucoup d’enfants français s’ennuient en classe. Ils ne voient pas l’intérêt d’apprendre par cœur des choses et ne veulent plus écouter de manière monacale les enseignants. Le rapport au savoir a changé et les enfants d’aujourd’hui veulent moins de cours théoriques, mais plus d’ateliers, d’exercices d’application, de travail par projet », affirme François-Afif Benthanane. Un avis auquel souscrit Liliana Moyano : « les élèves français veulent être actifs dans les apprentissages. La classe inversée, expérimentée dans certains établissements, répond bien à cette aspiration. Mais le système scolaire a du mal à passer le cap et à généraliser ce type de pédagogies », observe-t-elle.

Les élèves ne veulent plus d’une notation sanction

Les sondés prônent aussi une évaluation de leurs compétences moins punitive. Selon l’un d’entre eux, il faudrait « remplacer les notes à l’école par des mots qui permettent de mieux comprendre son résultat. On éviterait les moqueries ». Liliana Moyano ne dit pas autre chose : « la notation sanction comme elle est pratiquée actuellement met uniquement l’accent sur les manques de l’élève. Il faut aller vers une suppression des notes dans le secondaire et les remplacer par une évaluation des compétences « acquises », « non acquises », « en cours d’acquisition », comme c’est déjà le cas en primaire », estime-t-elle. François-Afif Benthanane pense aussi qu’il faudrait revoir la notation actuelle : « car aujourd’hui elle ne récompense pas la progression de l’élève. Elle ne fait que pointer du doigt ceux qui ont des notes faibles, ce qui est découragant pour les élèves », indique-t-il.

>> A lire aussi : VIDEO. Pourquoi il faut réformer les notes à l’école

Et sans surprise, les petits français réclament moins de devoirs. L’un d’eux suggère ainsi de « moins de travail à l’école et moins de devoirs car c’est vraiment fatiguant ». « En effet, les journées de classe en France sont déjà très longues et c’est irritant pour un élève d’avoir encore à travailler de retour à la maison. D’autant que tous les élèves ne bénéficient pas des mêmes aides pour travailler chez eux », commente Liliana Moyano, rappelant que la FCPE a toujours milité pour la suppression des devoirs. De son côté, François-Afif Benthanane, ne souhaite pas que les devoirs disparaissent, « mais qu’ils soient faits à l’école afin de permettre aux élèves d’être bien accompagnés et de rentrer à la maison la conscience tranquille ». Et c’est justement ce que permet la mesure « devoirs faits » qui vient d’être appliquée dans les collèges.

Améliorer le processus d’orientation, un impératif

Enfin, les personnes interrogées souhaitent que l’on améliore leur système d’orientation. L’un d’eux suggère ainsi de « former les professeurs » à l’aide à l’orientation des élèves. « Car beaucoup d’élèves arrivent en terminale sans savoir ce qu’ils veulent faire », constate François-Afif Benthanane. « Il faut donc commencer à travailler sur le projet d’orientation de l’élève dès le collège », insiste Liliana Moyano.

Pour améliorer la situation, chacun à ses idées : « il faut que les établissements ouvrent leurs portes aux professionnels. Que dès la classe de sixième, les collégiens puissent rencontrer une fois par semaine un professionnel qui vienne raconter son métier. Il faut aussi revaloriser les filières professionnelles en faisant visiter les lycées professionnels aux collégiens et en valorisant auprès d’eux les Olympiades des métiers », suggère par exemple, François-Afif Benthanane. Des idées qui ne manqueront pas d’animer le débat actuel sur la réforme du processus d’orientation post-bac.

Delphine Bancaud

* Enquête réalisée en ligne du 9 au 16 octobre 2017 auprès d’un échantillon de 500 répondants, représentatifs des enfants résidant en France métropolitaine âgés de 9 à 18 ans, selon la méthode des quotas.

Commentaire:

"Ils veulent tout d’abord une réforme des pratiques pédagogiques. Un élève interrogé déclare ainsi qu’il faudrait « trouver de nouvelles méthodes d’apprentissages »."

"Ils ne voient pas l’intérêt d’apprendre par cœur des choses et ne veulent plus écouter de manière monacale les enseignants. Le rapport au savoir a changé et les enfants d’aujourd’hui veulent moins de cours théoriques, mais plus d’ateliers, d’exercices d’application, de travail par projet "

"« les élèves français veulent être actifs dans les apprentissages. La classe inversée, expérimentée dans certains établissements, répond bien à cette aspiration."

"Les sondés prônent aussi une évaluation de leurs compétences moins punitive. Selon l’un d’entre eux, il faudrait « remplacer les notes à l’école par des mots qui permettent de mieux comprendre son résultat. On éviterait les moqueries »"

"les petits français réclament moins de devoirs. L’un d’eux suggère ainsi de « moins de travail à l’école et moins de devoirs car c’est vraiment fatiguant »"

Ces enfants auraient-il lu ces affreux "pédagogistes" tant décriés?

Petit bémol:

"François-Afif Benthanane, ne souhaite pas que les devoirs disparaissent, « mais qu’ils soient faits à l’école afin de permettre aux élèves d’être bien accompagnés et de rentrer à la maison la conscience tranquille ». Et c’est justement ce que permet la mesure « devoirs faits » qui vient d’être appliquée dans les collèges. ":

1- "Devoirs faits" est ouvert aux seuls volontaires, encadrés par des enseignants ET des non-enseignants.

2- Ce sont des heures en plus qui fatiguent tout autant que si elles sont effectuées à la maison, surtout si elles sont placées en fin de journée.

3- Réflexion d'un élève de 3e il y a quelques jours, alors que je l'encourageais à s'inscrire:

"Pourquoi m'enfermer avec un prof ou un surveillant, loin des ressources dont je dispose chez moi, là où je peux librement consulter un ordi?"

Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants?...

Christophe Chartreux

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Education - Quand le Ministre de l'Education Nationale peut tout se permettre...

23 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Education - Quand le Ministre de l'Education Nationale peut tout se permettre...

24 septembre 2017

C'était il y a peu de temps... C'était hier... C'était presque tout à l'heure... Et cela a duré cinq ans!

Pendant cinq ans, de 2012 à 2017, quelques médias importants par l'audience et relayés toujours par les quotidiens régionaux ont systématiquement commenté les décisions des gouvernements successifs en semblant prendre un plaisir malin à démolir les ministres de l'Education nationale - Vincent Peillon; Benoit Hamon; Najat Vallaud-Belkacem - ayant occupé le bureau du 110 Rue de Grenelle.

Tout, absolument tout, jusqu'au ridicule parfois - souvenons-nous, entre autres, de la rumeur colportée  au sujet de l'apprentissage de la langue arabe dès le CP ou de cette absurde perte de temps et de salive concernant une "réforme de l'orthographe"; tension extrême à l'Académie trouvant son acmé avec l'accent circonflexe qui pourtant ne demandait rien à personne - fut sujet à débats sans fin ni conclusion car souvent sans objet, à articles argumentés et contre argumentés, à attaques sexistes et mâtinées de racisme lorsqu'elles s'adressaient à "Najat", réduite à un prénom, parfois à son seul nom de jeune fille, à titres incendiaires, offusqués et vengeurs:

"Incroyable cafouillage";  "Le sommet de l'incompétence"; "Du jamais vu"... Et j'en oublie... Ce fut un jeu de massacre, mensuel, hebdomadaire, quotidien dans les "grands moments"...

Pourtant, à la grande surprise de beaucoup, l'OCDE se montra très positive à l'égard des réformes menées par les ministres de François Hollande, par Najat Vallaud-Belkacem particulièrement. (Voir lien en bas de page).

Mais rien, jamais, n'y fit. Le mal se construisait. Même ses sourires trouvaient des opposants. Même un chemisier noir croisa un pamphlétaire.

Arriva donc ce qui devait arriver. La défaite électorale de la gauche, le triomphe jupitérien d'Emmanuel Macron, la nomination de Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'enseignement scolaire (un Ministre "bis") sous Nicolas Sarkozy, servi avec zèle... Beaucoup de zèle... Puis vinrent les premières annonces... Commentées par les mêmes médias trouvant hier à dire et redire mais qui soudain devenaient tous parfaits thuriféraires.

Un seul exemple: les évaluations (en CP et 6e) décidées sans concertation, quelques jours avant les vacances d'été et imposées verticalement par le Ministère. Ces évaluations furent plutôt bien accueillies par la presse, très peu de critiques. Puis les exercices proposés furent divulgués publiquement - avant passation! - et les syndicats enseignants, pour une fois unanimes, dénoncèrent des épreuves difficiles, mal construites, sans intérêt pédagogique véritable.

Des chercheurs en sciences cognitives, sciences très appréciées par notre nouveau Ministre, s'inquiétèrent ouvertement. Je pense à  Liliane Sprenger-Charolles (CNRS, université d’Aix-Marseille) et à Edouard Gentaz (président du département de psychologie et des sciences de l’éducation de l’université de Genève), faisant tous deux état de «sérieux problèmes» quant à la «validité scientifique et pédagogique» de ces évaluations diagnostiques. (Voir lien en bas de page).

La presse spécialisée se fit le relais de tout cela. Quant à la presse nationale généraliste, elle observa un silence quasi total.

Rue de Grenelle, prenant enfin conscience néanmoins du "ratage" en vue, il fut décidé, certainement en très haut lieu, peut-être dans cette pièce où trône le magnifique bureau ministériel de Jean Zay, de faire machine arrière toute! Les personnels de direction des écoles élémentaires reçurent un courrier (Voir lien en bas de page) enjoignant les professeurs d'école de faire à peu près ce qu'ils veulent de ces évaluations de CP, pourtant présentées comme capitales, essentielles, importantes, utiles, nécessaires. Bref, un outil de référence, la première pierre d'une "réparation" d'un édifice abimé par une ministre iconoclaste qui avait osé imaginer, l'impudente, pouvoir réformer l'Ecole...

Face à un tel pataquès, car c'en est un de première grandeur, j'ai imaginé ce qu'auraient écrit les contempteurs d'hier, les fidèles relais des auteurs de pamphlets - "Les assassins de l'école" de Nicole Barjon sévissant dans L'Obs, les billets de Jean-Paul Brighelli dans Le Point, les élucubrations d'Elisabeth Lévy dans Causeur et sur les plateaux de télévision où elle est complaisamment invitée, les éructations d'Alain Finkielkraut redoutant la mort de la civilisation (blanche et européenne), les propos de Natacha Polony, jusqu'à un éditorial de Laurent Joffrin jadis mieux inspiré, s'installant dans le même wagon que celles et ceux cités à l'instant - et je me rappelai ces titres:

"Incroyable cafouillage";  "Le sommet de l'incompétence"; "Du jamais vu"...

Mais je n'en trouvai aucun...

Rien! Absolument rien! Pas une critique. Pas un éditorial. Pas un seul de ces propos fielleux qui firent les mauvais jours de ministres harcelés et constamment désignés à la vindicte populaire!

Aujourd'hui, le Ministre de l'Education Nationale peut tout ou presque se permettre:

qu'il touche aux programmes, qu'il aborde la laïcité sans tenir aucun compte du travail de ses prédécesseurs, qu'il parle d'autonomie des personnels de direction pouvant aller jusqu'à embaucher (débaucher?) des personnels enseignants, qu'il évoque le retour à un apprentissage chronologique de la littérature au collège, qu'il interdise les téléphones portables (déjà interdits dans 98% des collèges), qu'il ne tienne pas compte du Conseil Supérieur des Programmes dirigé par Michel Lussault, rien, absolument rien ne lui est jamais reproché par ces mêmes médias et éditorialistes mitraillant Najat Vallaud-Belkacem à la moindre peccadille.

Que peut signifier ce soudain silence?...

Je pose la question... J'attends la réponse!

Christophe Chartreux

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Fermetures de classes... " Un vent de révolte qui souffle dans la plupart des départements de France"... France Info

23 Février 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Politique

Fermetures de classes... " Un vent de révolte qui souffle dans la plupart des départements de France"... France Info

Fermetures de classes : bataille de chiffres entre le gouvernement et les syndicats

À la fronde des élus, parents d'élèves et syndicats enseignants contre les fermetures de classes en milieu rural, le ministre de l'Éducation nationale répond par des chiffres.

C'est un vent de révolte qui souffle dans la plupart des départements de France depuis plusieurs semaines : des manifestations et des occupations d'écoles pour protester contre des fermetures de classes à la rentrée 2018 en maternelle et élémentaire. Ces fermetures sont annoncées en ce moment dans chaque circonscription.

Pour de nombreux parents, enseignants et même députés, c'est la politique de dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les zones difficiles, nécessitant la création de nombreux postes d'enseignants, qui est responsable de ces fermetures de classes. Ils estiment que le gouvernement n'a pas les moyens de ses ambitions.

Moins d'élèves l'an prochain, dit le ministre

"Allez-vous continuer à déshabiller Jacques pour habiller Paul ?" Cette question est posée toutes les semaines depuis un mois, à l'Assemblée nationale, en direction de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale. Les députés l'interpellent sur les fermetures de classes, "Jacques" étant les classes de maternelle en école rurale et "Paul", les zones défavorisées où le dispositif des CP à 12 élèves doit continuer de se déployer l'an prochain. Réponse du ministre : "Bien sûr que cela n'est pas vrai. Créations de postes dans le premier degré à la rentrée prochaine : 3 881. Nombre d'élèves en moins : 32 657."

Il manque plus de 2 300 postes, pour les syndicats

S'il y a effectivement une baisse du nombre d'élèves, notamment en maternelle, les syndicats estiment que cette baisse et les créations de postes d'enseignants ne suffiront pas à créer tous les postes nécessaires aux classes à 12 élèves. "On estime les besoins à peu près à 7 200 postes, indique Xavier Suèlves, du syndicat SE-Unsa. On arrive à 4 900 postes disponibles, donc il manquera pour la rentrée environ 2 300-2 400 postes."

La seule solution serait que le gouvernement revoit ses ambitions à la baisse. Sinon, pour dédoubler toutes les classes de CP en zone REP et CE1 en zone REP+, il faudra aller piocher les enseignants ailleurs, c'est-à-dire dans les autres écoles.

Solenne Le Hen

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C'est la fin d'une époque, la Documentation française quitte le quai Voltaire...

23 Février 2018 , Rédigé par Telerama Publié dans #Education, #Histoire, #Culture

C'est la fin d'une époque, la Documentation française quitte le quai Voltaire...

EXTRAITS

Grand “désherbage” avant le déménagement vers la rue Desaix, dans le 15e arrondissement. Plus de 80 000 ouvrages des éditions de la Documentation française partent au pilon. Rien de grave, juste l’activité normale d’un centre de doc qui vit avec son temps : numérique…

La fin d’une époque : celle où étudiants, enseignants, chercheurs, retraités ou simples curieux pouvaient pousser les portes du 29-31 quai Voltaire pour pénétrer dans le monde de La Documentation française et y trouver (presque) n’importe quel ouvrage administratif. Une mine d’or pour qui voulait préparer un concours de la fonction publique, et potasser tranquille. La répartition du patrimoine en Pologne ? Facile. Les résultats 2004-2005 des machines à sous et casinos en France ? Aucun problème ! Le rapport de David Douillet sur l’attractivité de la France pour l’organisation de grands événements sportifs rendu en 2010 ? Trouvé ! Même l’ouvrage Projets pour Versailles, corpus de dessins des Archives nationales publié en 1985, était là au détour d’un rayon. Au total, des centaines milliers de documents, sur des thèmes essentiellement économiques, juridiques et sociaux, accessibles à tous. 

Cette époque est révolue : fin février, l’immeuble du quai Voltaire fermera définitivement ses portes, et la « DF » déménagera rue Desaix, dans le 15e arrondissement de Paris, où elle se recentrera sur son travail d’éditeur. Fini la librairie, terminé l’accueil du public. Une révolution pour la vénérable institution, dont la naissance est intrinsèquement liée à la Résistance (voir encadré ci-dessous). La raison de ce grand chambardement ? En 2010, la fusion entre les marques « Documentation française » et « Journaux Officiels » a mené à la création de la Direction de l’information légale et administrative (Dila), sous l’autorité de Matignon. Outre les missions de diffusion légale (Legifrance, le Journal Officiel) et les annonces légales, la Dila gère les sites d’information administrative (service-public.fr et vie-publique.fr) et, donc, les éditions de La Documentation française. 

(...)

La nouvelle adresse du Centre de recherche du musée d’Orsay

Malgré tout, quelques 80 000 ouvrages ou périodiques – soit l’équivalent de 3 kilomètres de rayonnages ! – ne survivront pas à cette opération de « désherbage » et finiront au pilon. «On se sépare de documents abîmés, usés, imprimés en grand nombre et donc disponibles ailleurs, ou ceux n’ayant pas de valeur historique ou mémorielle », justifie-t-on à la Dila… Pas sûr que cela rende le sourire aux plus nostalgiques. Peut-être se consoleront-ils en apprenant que « ce n’est pas une banque qui occupera la prestigieuse adresse du Quai Voltaire, au débouché du Pont Royal, face au Pavillon de Flore, glisse le secrétaire général, mais le Centre de recherche du musée d’Orsay. » Une opération qui permettra à celui-ci de libérer un bel espace pour la collection Marlene et Spencer Hays acquise fin 2016 et le Centre d’études des Nabis.

La Documentation Française, une histoire de Résistance

En 1942 et 1943, deux centres d’information voient le jour à Londres et Alger afin de contrer la propagande nazie et collaborationniste. Tous les moyens étaient alors bons pour (ré)informer les résistants français, y compris le parachutage (au sens propre !) de sacs remplis de documents. Unifiée à la Libération, la DF sera longtemps incarnée par son cofondateur puis directeur, Jean-Louis Crémieux-Brillhac, décédé en 2015.

Sophie Rahal

Article à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Réformes - Parcoursup - Divers...

23 Février 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Réformes - Parcoursup - Divers...

Aujourd’hui, pour changer, ce sera les réformes et un peu de divers !

Réformes

La question du privé

Hors contrat : le changement de pied de Jean-Michel Blanquer. “C’était passé un peu inaperçu, ou juste trop vite, le 15 février, noyé dans les deux heures de L’Emission politique, sur France 2, qui recevait Jean-Michel Blanquer, au faîte de sa gloire médiatique la semaine où il était proclamé « vice-président » en couverture du Point, « nouvelle star » par Valeurs actuelles et « atout réformateur de Macron » par Le Figaro. Mais si l’on revoit l’émission, il se confirme que celle-ci a été l’occasion, sur la question des écoles hors-contrat, d’un net changement de pied du ministre de l’éducation. Jusqu’alors, celui-ci s’était signalé – mais c’était avant qu’il soit ministre – par un soutien très appuyé aux écoles Espérance Banlieues, comme le prouve son intervention le 4 avril 2016, sans sa présence physique mais par le truchement d’une vidéo, au colloque organisé par ce réseau.”

A propos du redoublement, le décret est paru ainsi que celui concernant l’orientation en terminale.

Enseignement, le redoublement c’est fini ! Daniel Roucous. “C’est officiel, à effet du 22 février, plus question de redoubler dans l’enseignement primaire comme secondaire, public comme privé, sauf cas exceptionnels.
Il s’agit de l’application du décret du 20 février 2018 relatif au redoublement qui prévoit :
- des dispositifs d’accompagnement pédagogique destinés aux élèves en difficulté afin d’éviter le redoublement,
- des mesures spécifiques d’accompagnment si le redoublement est nécessaire après avis des parents et de l’inspecteur de l’éducation nationale. Les parents peuvent faire appel dans le délai de trois jours suite à la réception de la notification de redoublement par le chef d’établissement
.”

Le décret sur le redoublement publié au J.O. "Le Journal officiel publie un décret qui revoir la procédure de redoublement au primaire comme dans le second degré. La nouvelle rédaction supprime le caractère exceptionnel du redoublement qui n’était possible qu’en cas de rupture des apprentissages depuis 2014. Le CSE s’était prononcé contre. Mais pourquoi ce retour en arrière ?"

Et au BOEN : Organisation du lycée. Rôles du conseil de classe et du chef d’établissement en matière d’orientation et autres dispositions.
NOR : MENE1800731D décret n° 2018-120 du 20-2-2018 - J.O. du 21-2-2018 MEN - DGESCO A1-4

Et puis le concernant la réforme du lycée.
Lycée : Blanquer précise sa réforme. "Interrogé par la Commission de la culture et de l’Education de l’Assemblée nationale le 20 février, JM Blanquer a saisi l’occasion pour répondre indirectement aux nombreuses critiques portées sur son projet de lycée. N’hésitant pas à renverser les arguments, il a déclaré que les disciplines seraient mieux servies avec la réforme et qu’il y aurait moins d’inégalités. JM Blanquer s’est attaché à rassurer les professeurs de maths ou de SES sur les horaires disciplinaires. Il a aussi confirmé les bruits sur la disparition de l’écriture d’invention à l’épreuve de français.”

Réforme du bac : quelle place pour les SVT ?Suite à la publication du texte officiel sur la réforme du bac, les Sciences de la vie et de la Terre deviendront un enseignement de spécialité dès la classe de première. Réaction de Serge Lacassie, président de l’Association des Professeurs de Biologie et de Géologie.”

Et qui qui va faire les 54 heures d’orientation et autres activités... Voir sur mon blog. Orientation et positionnement en seconde.

Le gouvernement veut relooker la voie professionnelle en voie royale pour les étudiants. “La députée LRM Céline Calvez et le chef étoilé Régis Marcon remettent ce vendredi leur rapport sur la voie professionnelle au ministre de l’éducation. Une base de travail pour Jean-Michel Blanquer, afin d’engager une réforme pour un "enseignement professionnel qui fasse envie".”

Formation professionnelle : cinq choses que vous ignorez peut-être par Laetitia HÉLARY.. “Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation, reçoit jeudi 22 février un rapport sur l’avenir de la voie professionnelle, préparée par la députée Céline Calvez et le cuisinier Régis Marcon. Moins valorisé que l’enseignement général, l’enseignement professionnel concerne 28 % des bacheliers. Jean-Michel Blanquer veut le rendre plus attractif et plus efficace.”

Voie professionnelle. Le rapport rendu ce jeudi à Jean-Michel Blanquer. “Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation reçoit, ce jeudi, un rapport sur l’avenir de l’enseignement professionnel. Parmi les premières pistes : plus de passerelles entre filières générales et professionnelles, adapter les formations aux besoins des entreprises…

Plus loin que le hackathon : Quel avenir pour l’enseignement professionnel ?Alors que JM Blanquer participe le 23 janvier à un "hackathon de l’enseignement professionnel" organisé par Céline Calvez et Régis Marcon, chargés d’une mission de "réflexion pour la transformation de la voie professionnelle", que sait-on de cette branche ? Alors que la voie professionnelle produit un bachelier sur trois, il faut croire, si l’on en croit les discours réguliers sur sa "revalorisation", qu’elle est singulièrement dédaignée. Cet inattendu hackathon est l’occasion de faire le point sur ses caractéristiques et aussi de demander à des enseignants comment ils voient son avenir.”

Éducation : pourquoi Blanquer veut réformer la filière professionnelle par Caroline Beyer. “Un rapport publié ce jeudi va proposer des mesures pour la revalorisation de cette filière, aujourd’hui majoritairement choisie par les jeunes en difficulté scolaire.
La filière professionnelle reste souvent celle de l’échec, celle vers laquelle les élèves qui n’ont pas le niveau suffisant pour aller en lycée général ou technologique sont orientés. Elle reste dévalorisée et peu plébiscitée par les parents. Le bac professionnel « est encore fortement associé à la faiblesse des résultats scolaires et au poids des origines sociales ainsi qu’à une vision exclusive et négative de la pratique de métiers manuels », observait l’an dernier une étude du Conseil national d’évaluation du système …

Et dans ce contexte, à moins que ce ne soit l’inverse, il y a la réforme de formation professionnelle.
Formation professionnelle : que contient l’accord quasi finalisé ?C’est une première étape dans le grand chantier d’Emmanuel Macron, qui entend réformer la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage pour "s’attaquer au chômage de masse". Les partenaires sociaux ont formulé un projet d’accord dans la nuit de mercredi à jeudi et doivent désormais se réunir pour avaliser ou non le texte. Résumé de ce qu’il contient.”

Parcoursup

Le Conseil d’Etat rejette les demandes de suspension de la plate-forme Parcoursup. “Les sénateurs communistes et des syndicats de personnels et d’étudiants avaient déposé des demandes de suspension, dénonçant la « sélection » à l’entrée des études supérieures.”

Parcoursup, une réforme à compléter. par Bernard Belloc / président honoraire de l’université Toulouse-I CapitoleFrancis Jouanjean / ancien directeur de l’Ensta Bretagne
Plus que de changer de logiciel d’admission post-bac, il faut réorganiser l’entrée dans l’enseignement supérieur.”

Parcoursup : en 2018, toutes les universités ne diront pas "oui, si" par Laura Taillandier.
Pièce maîtresse de la réforme du premier cycle, les parcours adaptés ne compléteront pas totalement le puzzle à la rentrée 2018. Soumises à un calendrier contraint et à un manque de visibilité sur les moyens, les universités ne proposeront pas de "oui, si" pour toutes leurs formations.”

Divers

Catherine Becchetti-Bizot : la classe inversée , une philosophie plus qu’une méthode ! par Claude Tran. “Inspectrice générale de l’éducation nationale, première directrice du numérique pour l’éducation, aujourd’hui médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, Catherine Becchetti-Bizot est l’auteure du rapport « Repenser la forme scolaire à l’heure du numérique : vers de nouvelles manières d’apprendre et d’enseigner » remis au ministre de l’éducation nationale en mai dernier.”

Coopération entre élèves. C’est à plusieurs qu’on apprend tout seul par Christian Watthezsur les Cahiers pédagogiques. “Dans le cadre d’un module de formation proposé par le Centre d’études supérieures pédagogiques du Hainaut, des enseignants d’école primaire sont amenés à réfléchir sur leurs pratiques et à interroger d’autres enseignants, « experts » d’un domaine. Cette année, c’est la coopération entre élèves qui a amené les participants à s’interroger, par exemple, sur « les deuils à faire, en tant qu’enseignant, lorsqu’on engage ses élèves vers davantage de coopération en classe » ou à se demander si « la coopération est réellement bénéfique pour tous les enfants d’une classe ».”

L’éducation peut-elle être réellement égalitaire ?Le récent sommet international sur l’éducation organisé à Dakar (Sénégal) s’est conclu le 3 février. Son objectif : récolter 3,1 millions de dollars « d’ici à trois ans pour des programmes de soutien à l’instruction de base dans 65 pays en développement ». Pour de nombreux dirigeants et spécialistes mondiaux, c’était l’occasion de débattre des moyens mis en place afin de permettre à tous les enfants de bénéficier d’une éducation de qualité.”

Les réfugiés sont aussi des cerveaux par Cécile de Kervasdoué. “Depuis plus d’un an, à l’initiative de l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Thierry Mandon, la France accueille les chercheurs en danger. Ce programme dispose d’un budget de trois millions et demi d’euros par an et prend en charge une centaine de chercheurs exilés.”

Bernard Desclaux

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