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Vivement l'Ecole!

Paroles d'enfants sur un monde qui va trop vite...

2 Février 2018 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Cinéma

L'horaire de diffusion n'est pas idéal mais il y a des rediffusions. Débrouillez-vous mais ne ratez pas cette pépite ! Tout s'accélère est un documentaire sorti en 2016 au cinéma, diffusé samedi à 23h25 sur Public Sénat. Le réalisateur est un ancien trader devenu instituteur : une reconversion qui lui a permit de chambouler sa façon de voir le monde. Avec ses élèves de CM2, Gilles Vernet s’interroge sur le temps et c’est passionnant. 

D’où vient cette impression, diffuse, que tout va trop vite ? Le prof donne la parole à ses élèves, qui ont des propos souvent lumineux. Puis la classe part à la recherche de ceux qui peuvent les aider à comprendre l’accélération du temps : un philosophe, un physicien, etc. On est à mi-chemin entre la fable poétique et la réflexion philosophique, mais c’est aussi très drôle, souvent. Les enfants ont une représentation du temps dont on devrait s’inspirer, eux qui nous voient courir tout le temps. L’un d’eux constate notamment que c’est l’homme qui a inventé le temps : c’est nous qui découpons le temps en heures, en minutes en secondes. Alors pourquoi se faire piéger par une chose que l’on a inventée ? C’est absurde.

Tu t'ennuies ? Quelle chance !

La technologie est-elle la grande coupable ? La question est soulevée, bien sûr, et la réponse penche vers le oui. Dans un monde connecté où les solutions pour gagner du temps se multiplient, où est passé tout le temps gagné ? L’accélération du temps correspond à une crise de la patience. On veut tout, tout de suite. Et on a peur du vide. Dès qu’on a un moment de creux, on cherche à le remplir. Alors reprenons le temps de profiter du vide. Et si un enfant vous dit qu’il s’ennuie (ils le font souvent, non ?) répondez-lui : « quelle chance tu as ! ». La créativité, l’imagination se construisent dans ces moments d’ennui, où rien ne se passe mais où l’esprit fonctionne à plein tube. 

Tout s’accélère. Samedi 3/02 à 23h25 sur Public Sénat (canal 13 de la TNT). Rediffusions : le 4/02 à 9h55, le 11/02 à 9h et à 19h.

Interview de Gilles Vernet sur France Inter au moment de la diffusion du film au cinéma.

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«Avec Parcoursup, je n’aurais pas pu accéder à l’université»...

2 Février 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Université, #Parcoursup

«Avec Parcoursup, je n’aurais pas pu accéder à l’université»...

«Parcours super naze, l’exclusion est en marche» ; «Même Darwin n’avait pas imaginé tant de sélection» ; «Fac pour tous»… Placée sous le signe de la convergence des luttes, la première journée d’action contre les réformes de l’entrée à l’université et du baccalauréat n’a pas fait le plein. Ils étaient plusieurs milliers (2 400 selon la police) à manifester jeudi après-midi à Paris, et environ 400 à se réunir devant le rectorat de Lyon.

Le premier syndicat chez les enseignants du supérieur (Snesup-FSU), l’organisation étudiante Unef, les syndicats lycéens UNL et SGL, FO, CGT, SUD et d’autres réclament le retrait du projet de loi sur les nouvelles modalités d’accès à l’université, jugées sélectives, via la plateforme d’inscription Parcoursup lancée il y a dix jours. Ils ont été rejoints par la FCPE, première fédération des parents d’élèves, qui souhaite que «le baccalauréat reste la seule porte d’entrée» à l’enseignement supérieur.

Premiers concernés, les lycéens étaient nombreux à marcher entre les facs de Jussieu et de la Sorbonne. Comme Adrien, 16 ans, en première ES à Palaiseau (Essonne). «Je trouve ça injuste, tout le monde devrait pouvoir accéder aux études qu’il veut. Quelqu’un de moyen au lycée comme moi peut tout à fait réussir à l’université. Je préférais le tirage au sort à ces critères arbitraires.» A ses côtés, Medhi, 16 ans, en seconde à Cergy (Val-d’Oise), est inquiet : «J’ai peur de ne pas trouver d’université, d’être dans le désarroi total en fin de terminale.»

Des étudiants étaient présents en signe de soutien aux lycéens. «Je n’aurais jamais pu accéder à l’université avec cette réforme. J’étais en terminale STG [sciences et technologies de la gestion] dans un lycée pas facile. J’aimerais que tous les lycéens aient les mêmes chances que moi, tonne Matthieu, 24 ans, en histoire à Paris-I. D’autre part, le contrôle continu au bac ne peut fonctionner que si tous les élèves ont la même éducation pour ne pas créer une France à deux vitesses, ceux des lycées d’élite et les autres. La sélection passerait aussi par ce biais-là.» Fabienne, prof de maths au lycée Jules-Ferry, abonde : «Ce qui est prévu est que ce soit les universités qui choisissent leurs étudiants, et non plus l’inverse. C’est aberrant.»

Marlène Thomas

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«Face à des élèves en difficulté, innover est une question de survie»...

2 Février 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Pédagogie, #Innovation

«Face à des élèves en difficulté, innover est une question de survie»...

Interview. Le professeur en didactique Yves Reuter (Lille-III) se penche sur les enjeux de l’innovation et les relations entre profs et institution.

Yves Reuter, professeur émérite en didactique à l’université de Lille-III, est l’auteur d’Une école Freinet : fonctionnements et effets d’une pédagogie alternative (L’Harmattan).

Comment définir l’innovation pédagogique ?

Innover ce n’est pas forcément révolutionner le fonctionnement de la classe, mais essayer de le modifier en tentant des pratiques différentes de celles faites jusque-là. L’innovation tient en partie au ressenti, au sentiment des équipes de tenter quelque chose de nouveau. Ce que je veux dire, c’est que ce qui dans une classe est perçu comme une innovation peut avoir été déjà pratiqué ailleurs, ou sous une forme un peu différente. L’invention pure est assez rare.

A-t-on une idée du nombre d’enseignants engagés dans cette démarche d’innovation ?

On entend beaucoup de discours décrire les enseignants comme des fonctionnaires figés, qui bougent peu, suivant de près les manuels scolaires classiques… La réalité est différente. J’ai mené il y a quelques années une grande enquête sur l’innovation, à la demande du Haut Conseil de l’éducation (HCE). J’ai constaté un fourmillement d’idées, des équipes qui se remuent du mieux qu’elles peuvent. Dans certaines classes, notamment face à des élèves en difficulté, innover est une question de survie. Surtout, j’ai mesuré à quel point les professeurs innovants souffrent du manque de considération de l’institution.

Que voulez-vous dire ?

L’institution ne valorise pas les professeurs qui essaient des façons de faire différentes dans leurs classes, bien au contraire. Elle leur met trop souvent encore des bâtons dans les roues. C’est même une source de tensions car les innovations dérangent le système dans ses fonctionnements habituels.

Les ministres de l’Education, quel que soit leur bord politique, portent pourtant un discours positif sur l’innovation pédagogique.

Il y a une contradiction : les politiques soutiennent publiquement l’innovation, c’est vrai, tout en ayant quand même cette crainte de brusquer l’électorat conservateur. S’ajoute un malentendu bien ancré : trop souvent, les cabinets des ministres considèrent que l’innovation, ce sont d’abord les idées qu’eux-mêmes impulsent du sommet vers les classes… Oubliant que c’est aussi - et d’abord - l’inverse : l’innovation gagne à partir de ce qui se passe en classe. A partir du moment où l’institution impulse, le risque de formatage est grand.

Jean-Michel Blanquer se présente comme un mordu d’innovations pédagogiques et dans le même temps, il a déclaré il y a peu que «la liberté pédagogique ne voulait pas dire anarchie»…

Le Conseil scientifique de l’éducation qu’il vient de mettre en place interroge. Il va falloir regarder avec attention quel sera son rôle exact mais il ne faudrait pas que ce soit justement une façon d’impulser les idées d’en haut vers le bas. Dans certaines modalités de son discours, Blanquer semble considérer que toutes les méthodes d’apprentissage ne se valent pas. Cela n’est pas faux. Mais à trop vouloir imposer, il risque, comme Gilles de Robien avant lui [à l’époque, Jean Michel Blanquer était son directeur de cabinet adjoint, ndlr] de freiner les innovations.

Que devrait faire l’institution pour réellement soutenir l’innovation ?

Peut-être, pour commencer, soutenir les professeurs, les encourager à échanger et participer à des rendez-vous comme ce forum organisé par le Café pédagogique. C’est encore trop souvent l’inverse qui se produit. Ensuite, il y a un travail à faire sur la diffusion des projets. L’Education nationale n’a toujours pas de structure facilitant l’échange d’informations entre enseignants. Il serait utile aussi de fabriquer des outils d’évaluation fiables et maniables, sans tomber dans la maladie évaluative dont souffre l’école.

Recueilli par Marie PIQUEMAL

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Bâtir son métier...

2 Février 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

Bâtir son métier...

Julie Fondriest, professeure de sciences économiques et sociales au lycée Berthelot de Châtellerault, est une jeune enseignante. Elle témoigne du cheminement qui amène vers le métier, des tâtonnements, des questionnements qui le construisent. Elle nous parle aussi de ce plaisir de transmettre, de partager, des connaissances qui éclairent d’une façon enrichie les entrelacs de la vie quotidienne. Rencontre avec une néo-débutante heureuse d’avoir choisi d’être prof.

Elle était, au lycée, « fascinée par les sciences économiques et sociales », une matière « qui ouvre les yeux au monde ». C’était peu avant qu’elle ne quitte Agen pour Grenoble et poursuive là-bas son chemin d’apprentissage en sciences politiques. « Sciences-po m’a énormément nourrie en terme de connaissances.  » Elle se trouve là-bas un peu en terre étrangère, dans un monde de l’élite où elle se sent parfois illégitime, en état de choc culturel : « J’avais l’impression que les autres en savaient plus que moi, alors je travaillais beaucoup

Elle s’intéresse au milieu carcéral, rédige un mémoire sur un centre éducatif fermé, basé sur une monographie avec de multiples rencontres. En master 2, elle choisit encore ce milieu pour effectuer une recherche en maison centrale. Elle réalise des entretiens avec des surveillants et des détenus. Elle défriche l’histoire, les représentations, les tabous autour d’un monde clos.

Tentative de thèse

Elle commence une thèse sur le thème, avec une approche historique, y met toute son énergie et son temps. Elle vit l’univers universitaire comme un espace de l’entre-soi perclus de concurrences. Elle ressent la pression intellectuelle et la solitude d’un travail où les entretiens, les enquêtes de terrain, sont rares. Face à la difficulté d’expliquer à ses proches ce qu’elle fait, elle a l’impression de ne plus avoir les pieds sur terre. Au bout d’un an, elle se sent épuisée et le sens de ce pourquoi elle s’investit tant lui échappe. Elle pense à son attrait pour les relations humaines, pour la communication, la transmission. Elle a besoin d’ouverture.

Elle renonce à sa thèse et choisit la voie de l’enseignement en s’inscrivant en Master 1 pour préparer le CAPES. « C’est le meilleur choix que j’ai pu faire. Cela m’a fait beaucoup de bien de côtoyer un autre milieu que Sciences Po. » Au concours, le sujet semble être fait pour elle, une dissertation sur la déviance et le contrôle social, thème qu’elle avait exploré dans ses années d’études précédentes.

L’année de stage

Elle a apprécié son année de stage où elle a vécu comme une chance la répartition égale entre les temps en classe et les temps en formation. La difficulté de l’entrée dans un métier nouveau était adoucie par un climat d’entraide au sein de sa promotion. Elle ressent alors le poids de la responsabilité d’avoir des élèves face à elle, dans des classes où l’effectif grimpait jusqu’à trente-six, les hésitations à l’heure d’inscrire une appréciation sur les bulletins scolaires ou d’attribuer une note.

(...)

Monique Royer

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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First Aid Kit...

1 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jules Romains...

1 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Jules Romains...

S’il se laissait aller à juger par lui-même, Edmond apercevrait volontiers trois grandes catégories dans la société : les veinards de naissance, qui sont arrivés au monde avec de l’argent ; les malins, qui s’entendent à rouler les copains, et que la veine aussi favorise, non à leur naissance et d’un coup, mais durant toute leur vie et à coups répétés ; enfin les exploités, qui doivent leur situation à leur manque de canaillerie comme à leur manque de veine.

Il n’ignore pas qu’il y aurait encore une place à faire aux incapables, aux imbéciles, aux fainéants, sans parler des malfaiteurs-nés ; une espèce de tiroir du dessous pour les pièces ratées, pour l’humanité de rebut. Mais il évite d’y attacher trop d’importance. Les jours où il a confiance, il admet, un peu facilement, que dans une société mieux organisée, comme dans une usine, les déchets humains se feraient beaucoup plus rares – et qu’aussi on s’arrangerait pour les utiliser tant bien que mal.

Ce qui compte, ce sont les trois grandes catégories. Ce qui presse, c’est d’arrêter l’écrasement de la troisième par les deux premières. Et c’est ici qu’Edmond retrouve ses convictions socialistes. L’injustice au profit des veinards de naissance, il serait facile de la supprimer d’un trait de plume, en confisquant les gros héritages. Mais elle se reformera vite au profit des malins, tant que les mécanismes de la société seront les mêmes. Les « partageux », comme on en rencontre encore qui discutaillent sur les places ou chez les bistrots des vieux quartiers, sont des ignorants et des naïfs. Les garçons de la génération d’Edmond savent bien que l’essentiel, ce n’est pas de faire rendre gorge aux gagnants, c’est de changer les règles du jeu.

Il croit à la société future plus qu’il n’y rêve. D’abord, pour se complaire à imaginer dans le détail un avenir idéal, à le voir comme s’il était réel, « comme si c’était déjà arrivé », il faut une candeur qui ne se trouve guère dans une tête de Paris. (Rester dans les théories est plus pudique, expose moins au ridicule.) Edmond s’en tient donc à des anticipations assez vagues. On sera mieux logé, mieux vêtu. Les services publics vous distribueront toutes sortes de commodités. On fera des journées de travail plus courtes dans des locaux aussi confortables que possible. Elles laisseront de vastes loisirs, dont chacun disposera suivant ses goûts. Il y aura peut-être des manifestations sportives, des représentations théâtrales, des jeux en plein air ; des bibliothèques avec un grand nombre de livres amusants ou sérieux, pour les jours froids. Une infiltration du dimanche dans toute la semaine, mais d’un dimanche sans désœuvrement, non creusé par le ver de l’ennui, d’un dimanche vif et plein.

Jules Romains - Les hommes de bonne volonté

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Chers amis...

1 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis,

Une longue journée terminée par une réunion m'oblige à reprendre le blog demain ou samedi...

A très vite!

Christophe

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Grand flou autour du Conseil scientifique de l’Education...

1 Février 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Neurosciences

Grand flou autour du Conseil scientifique de l’Education...

Alors que les neurosciences en sont à leurs balbutiements, le CSEN, présidé par un neuroscientifique, inquiète la communauté éducative.

Plus que les neurosciences en tant que telles, c’est bien l’utilisation politique qui pourrait en être faite qui suscite des inquiétudes, alors que se tient ce jeudi le premier raout du Conseil scientifique de l’Education nationale (CSEN), créé fin novembre par le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

En quoi consistent les neurosciences ?

C’est un pan de recherche pas bien épais pour l’instant, mais dont on parle beaucoup en ce moment. Les neurosciences sont une petite partie d’un domaine plus large, les sciences cognitives, qui tentent de comprendre comment fonctionne notre cerveau. La matière a été révolutionnée par l’arrivée de l’imagerie cérébrale : les imageries par résonance magnétique (IRM) permettent de voir en temps réel et avec précision ce qu’il se passe à l’intérieur du cerveau, et notamment quelle zone s’active et à quel moment.

Jusque-là, c’était un mystère. Les électroencéphalogrammes donnaient bien des pistes, mais le procédé était fastidieux et les images pas nettes. Réservée au départ à la médecine, l’étude du cerveau par IRM (un examen pas anodin) gagne tous les champs de la société. On parle désormais de neurosciences un peu partout, comme en économie pour disséquer l’attitude des consommateurs. Et évidemment dans le secteur de l’éducation.

Qu’apportent-elles en matière d’éducation ?

Pour l’instant «pas grand-chose», répond le professeur de psychologie cognitive à l’université Blaise-Pascal (Auvergne) Michel Fayol, également membre du CSEN. Aujourd’hui, rappelle-t-il, l’essentiel de ce que l’on sait sur les apprentissages, en lecture ou calcul par exemple, on le doit aux études empiriques menées au siècle dernier. Tout simplement parce que les neurosciences sont un champ de recherche qui débute. «On en parle beaucoup dans les médias car les neurosciences donnent le sentiment de rebattre les cartes», juge Fayol. Qui n’a pas rêvé un jour d’être une petite souris capable de regarder dans la tête d’un enfant pour comprendre quels mécanismes s’enclenchent pour apprendre. Les neurosciences nourrissent cet espoir. Le succès du livre les Lois naturelles de l’enfant, de Céline Alvarez (linguiste de formation), qui dit s’être appuyée sur les neurosciences, en atteste - même si sa méthodologie est contestée.

Dans le contexte actuel, où les enquêtes internationales pointent les difficultés du système scolaire français, ce nouveau pan de recherche trouve un écho. «Comme si on allait découvrir la méthode magique pour enseigner, qui marche à tous les coups…» soupire la secrétaire générale du Snuipp, le principal syndicat du primaire, Francette Popineau. C’est ce discours enchanté accompagnant les neurosciences qui l’inquiète. «Le croire, ce serait nier que l’activité cérébrale est parasitée par l’environnement social dans lequel vit l’enfant.» Fin novembre, le Snuipp a lancé un appel signé par soixante chercheurs en sciences humaines appelant à la vigilance sur les intentions de Jean-Michel Blanquer et son Conseil scientifique.

A quoi sert le Conseil scientifique ?

C’est encore flou. Selon les mots du ministre, le CSEN vise à «apporter des éclairages pertinents en matière d’éducation». Par «pertinents», il faut comprendre «validés par des recherches effectuées dans un cadre expérimental», une obsession de longue date de Blanquer, fan assumé des neurosciences. La composition du CSEN inquiète la communauté éducative. En particulier son président, Stanislas Dehaene, titulaire de la chaire psychologie cognitive au Collège de France, souvent présenté comme une référence en matière de neurosciences.

Si le CSEN est censé n’avoir qu’un rôle consultatif pour orienter les décisions du ministre, le Snuipp redoute «que ce Conseil [ne] serve juste à asséner aux professeurs une méthode d’apprentissage plutôt qu’une autre».

Erwan Cario , Marie Piquemal

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Revue de Presse Education... Violences scolaires - attentes parentales - idées...

1 Février 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Violences scolaires - attentes parentales - idées...

Les violences au Lycée Gallieni de Toulouse et la recherches de solutions, immédiates et à long terme. Timides tentatives de blocus pour protester contre ParcoursSup. Des parents qui veulent être des partenaires de l’école. Deux bonnes idées

Violences scolaires

Enquête sur un lycée en état de guerre
Des départs de feu chroniques, des agressions de professeurs, d’élèves, des menaces de mort, des armes en circulation et des filles priées de raser les murs... Voilà l’invraisemblable quotidien du lycée Gallieni, à « Toulouse » qui fait la Une de l’Express.

20 Minutes avait publié un article a ce sujet qui rappelle les faits et les revendications des enseignants.

« le ministre change le proviseur, les professeurs pas satisfaits » Pour France Bleu Occitanie, Stéphanie Mora annonce que « L’électrochoc espéré par les enseignants du lycée professionnel Galliéni a eu lieu. La Une de L’Express et le rapport des inspecteurs envoyés par le ministère conduisent Jean-Michel Blanquer à prendre des mesures "pour rétablir le droit". »

Pour l’Express, Claire Chartier est allée interroger Éric Debarbieux, de l’Observatoire International de la Violence à l’École : « Ce qui marche dans la prévention, c’est le cousu main ».

« Les enseignants sont-ils déconnectés de la réalité ?
Des professeurs au vocabulaire parfois "opaque" qui vivent "de moins en moins" dans le quartier où ils enseignent : c’est le constat dressé par les députés Aurore Bergé et Béatrice Descamps, dans un rapport remis mercredi au ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer. Les élues proposent des chartes et des formations pour améliorer les relations entre parents et enseignants. »
par Maxence Kagni de LCP.

Blocus

« Ivry : tentative de blocus à Romain-Rolland pour protester contre Parcoursup dansLe Parisien.
Opposés au nouveau portail national de pré-inscription en première année d’études supérieures, des lycéens ont essayé de bloquer le lycée, vers 7 heures ce mercredi matin. »

Comme à Falaise « appel au blocus des lycéens de Guibray » d’après Ouest France.
A ces inquiétudes des lycéens professionnels, se superposent celles des parents.

Relations parents- école

Des associations de parents d’élèves peu représentatives estime Caroline Beyer dans Le Figaro « Faisant le constat du manque d’implication des parents, le rapport sur les relations entre l’école et les parents, rédigé par la députée LREM Aurore Bergé, préconise notamment « le renforcement de la publicité autour des élections de parents ». »

Marie-Estelle Pech s’interroge Parents-enseignants : comment pacifier leurs relations ? dans un article réservé aux abonnés. Puis propose un reportage « Au groupe scolaire Saint-Vincent-de-Paul, dans le XIIIe arrondissement de Paris, les parents sont venus chercher un cadre, une bienveillance, tout en s’impliquant activement dans la vie de l’établissement. » « Dans ce collège privé, les familles « sont des partenaires, pas des clientes » »

Articles à mettre en parallèle avec celui de La Croix « Montessori, les raisons d’un succès ». « La vision de la pédagogue italienne séduit de plus en plus d’enseignants et de parents. Phénomène de mode ou prise de conscience éducative ? »

Deux idées à suivre pour terminer :

Dans Le Parisien Des colocations pour les étudiants en échange d’une aide aux devoirs
« 150 étudiants vont bénéficier de colocations dans le parc social de la Ville, en échange d’une aide aux devoirs auprès de 400 enfants issus des quartiers défavorisés.
Pour aider les jeunes qui poursuivent des études supérieures, la Ville a décidé de créer des colocations étudiantes dans des résidences sociales à des tarifs inférieurs au prix du marché (400 € mensuels par personne avant aides au logement), contre 4 heures à 5 heures de soutien scolaire hebdomadaire en petits groupes ou en cours particuliers aux enfants du quartier. »

En classe de physique-chimie, un prof invente le « Jungle Speed » version ampères
« Non, il n’y a pas que des mauvaises nouvelles quand on parle d’Education nationale. Il existe plein de profs motivés qui se démènent dans leur classe, envers et contre tout, à commencer par leur hiérarchie souvent frileuse. Libération considère qu’il est important de mettre en avant ces profs qui s’activent dans leurs établissements, souvent avec les moyens du bord. La chronique « Classe action » reprend donc du service. Ce mardi, David Berhault, professeur de physique-chimie dans l’Académie de Nancy-Metz, et son « Jungle Speed » version ampères et molécules. »

« Depuis la rentrée, je suis dans un collège-lycée adapté (Erea) spécialisé pour les troubles DYS (dyslexie, dysphasie et dyspraxie) où nous accueillons aussi des élèves qui ont un handicap moteur lourd. Le projet que je mène aujourd’hui, je le teste depuis plusieurs années déjà, en lycée agricole puis en filière technologique. »

Bravo à lui !

Catherine Rossignol

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