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Vivement l'Ecole!

Le pire échec de l’humanité: l’éducation...

27 Février 2018 , Rédigé par Slate Publié dans #Education

Le pire échec de l’humanité: l’éducation...

On déploie des efforts titanesques pour éduquer les enfants et les jeunes. Les résultats sont affligeants.

Jour après jour, 1,5 milliard d’enfants de par le monde fréquentent des établissements, qu’il est convenu d’appeler des écoles. Ils y passent de longues heures dans des salles où quelques adultes tentent de leur apprendre à lire, écrire, compter, etc. Tout cela coûte chaque année 5% du PIB mondial.

Une bonne partie de cet argent est gaspillée, sans compter le surcoût que représente le temps perdu par ce milliard et demi d’élèves à qui on n’enseigne presque rien d’utile pour qu’ils puissent évoluer efficacement dans le monde moderne.

Scolarisation n’est pas synonyme d’apprentissage

Au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, 75% des élèves de troisième année du primaire sont incapables de lire une phrase aussi simple que «le nom du chien est Fido». Dans les zones rurales de l’Inde, la moitié des élèves de cinquième année du primaire n’ont pas su effectuer une soustraction à deux chiffres comme «46 - 17». Au Brésil, les élèves âgés de 15 ans ont amélioré leurs compétences, mais compte tenu du rythme actuel de leurs progrès, ils n’atteindront pas la note moyenne en mathématiques des pays riches avant soixante-quinze ans, et il leur faudra plus de 263 ans pour la lecture!

Le Rapport sur le développement dans le monde (2018) de la Banque mondiale fourmille d’informations et de chiffres démoralisants sur ce sujet. Le message clé est le suivant: «scolarisation n’est pas synonyme d’apprentissage». Autrement dit, le fait d’aller à l’école, primaire ou secondaire, ou même d’obtenir un certificat ou un diplôme, ne signifie pas nécessairement qu’on a beaucoup appris.

Pour nuancer le tableau, il convient de souligner que la scolarisation a tout de même énormément progressé sur certains plans. Entre 1950 et 2010, le nombre d’années de scolarité d’un adulte moyen a triplé dans les pays à faible revenu.

Les plus pauvres sont les premières victimes de l’inefficacité du système éducatif

En 2008, l’enseignement primaire de ces pays pauvres accueillait la même proportion d'enfants que celui des pays à revenu élevé. À l’évidence, le problème ne tient donc plus à l’absence de scolarisation. Élèves et étudiants peuvent fréquenter un établissement d’enseignement, mais ce n’est pas pour autant qu’ils y acquièrent des connaissances. Plus qu’une crise de l’éducation, nous avons affaire à une crise de l’apprentissage.

La Banque mondiale insiste sur deux autres messages: la «scolarisation n’est pas seulement une occasion manquée, c’est également une grande injustice pour les enfants et les jeunes du monde entier.» Les plus pauvres sont les premières victimes de l’inefficacité du système éducatif. En Uruguay, par exemple, les élèves de sixième année du primaire issus de foyers modestes échouent cinq fois plus en mathématiques que ceux dont la famille est plus aisée.

Les enseignants sont parfois aussi ignorants que leurs élèves

La même logique se vérifie au niveau des pays. En moyenne, un élève vivant dans un pays pauvre obtient en mathématiques et en langues des résultats inférieurs à ceux de 95% des élèves de pays riches. Cette implacable machine infernale de l’éducation perpétue et creuse des inégalités qui deviennent un terreau favorable aux conflits en tout genre.

On a encore du mal à bien cerner les raisons de ce fiasco. Elles sont nombreuses, complexes et leur spectre est large: les enseignants sont parfois aussi ignorants que leurs élèves et affichent des niveaux d’absentéisme très élevés; dans d’autres cas, les enfants souffrent de malnutrition ou n’ont pas de fournitures scolaires.

Dans de nombreux pays, comme le Mexique ou l’Égypte, les syndicats du monde de l'éducation –secteur dans lequel le taux de corruption est souvent élevé– font obstacle à toute réforme. D’importantes parts des budgets dévolus à l’éducation, au lieu de profiter aux écoliers, sont détournées par les bureaucrates qui contrôlent le système.

Quelles solutions?

Dans un premier temps, il convient de mesurer les résultats, ce que beaucoup de pays rechignent à faire pour des raisons politiques. Or, pour rectifier le tir, il est indispensable d’évaluer de manière transparente élèves et professeurs et de déterminer quelles stratégies éducatives s’avèrent efficaces. Misons sur la qualité: à quoi bon faire des annonces politiciennes en se targuant de taux de scolarisation élevés si l’apprentissage d’une grande majorité d’élèves reste lettre morte? Il faut employer les grands moyens dès les premières années. En effet, plus tôt les enfants valident des acquis dans leur scolarité, mieux ils seront à même de s’instruire au primaire et au secondaire. On peut enfin mettre la technologie au service de l’éducation, mais de manière strictement sélective, car ce n’est pas une solution miracle.

Il ressort tout de même de ce constat une information à la fois importante et encourageante: les pays à revenu faible ne sont pas condamnés à l’échec de l’apprentissage chez les jeunes. En 1950, la Corée du Sud était un pays dévasté par la guerre qui connaissait un taux d’analphabétisme élevé. En moins de 25 ans, il est parvenu à mettre en place un système éducatif qui donne des élèves classés parmi les plus brillants du monde. Entre 1955 et 1975, le Vietnam a également été en proie à un terrible conflit. À l’heure actuelle, les Vietnamiens de 15 ans affichent des résultats scolaires comparables à ceux des Allemands du même âge. Comme quoi rien n’est impossible!

Moisès Naïm traduit par Micha Cziffra

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La littérature arabe ou la bataille des maux...

27 Février 2018 , Rédigé par Le Monde Arabe Publié dans #Education, #Littérature

En inventant un Orient imaginaire, l’Occident s’invente lui aussi, ou plutôt se réinvente de façon positive.

Que peut la littérature dans le monde arabe ? Une question qui planait, ce week-end, comme un sous-texte, un « con-texte », « un pré-texte » du Maghreb-Orient des livres, évènement littéraire qui se tient chaque année à l’Hôtel de Ville de Paris. Errance puis déambulation dans les allées, glanage aux tables surchargées de livres de mots saisis à « l’envolée ». Là, un professeur algérien : « Mais Camus a protégé des écrivains algériens, Mohammed Dib et Mouloud Feraoun, sinon Jean Amrouche ». « Et l’Arabe de L’Etranger ? » glisse une voix timide. « Je ne doute pas que Camus se dirigeait vers une reconnaissance de l’Algérie algérienne ».

Ici, un autre échange sur Aharon Appelfeld, l’écrivain israélien récemment disparu, délicat et murmurant témoin de la destruction des Juifs d’Europe et de l’enfance. « Aharon Appelfeld refusait d’être classifié comme un écrivain de la Shoah même s’il avait donné une voix à ceux qui n’avaient pas survécu. Il disait ‘‘Vous ne pouvez pas être un écrivain de la mort. L’écriture suppose que vous soyez vivant’’ » glisse une femme qui tient dans sa main un livre du défunt – qui écrivait hébreu dans un monde oriental.

Mais revenons à la question : Que peut la littérature dans le monde arabe ? D’emblée, la réponse fuse : elle ne peut pas plus qu’elle peut dans les autres aires géographiques et culturelles du monde. Puis, vient le désir de déconstruire la question, avant d’y répondre de façon aussi abrupte. « D’où parles-tu ? » comme on disait en mai 1968. A partir de quels présupposés est posée cette question ? Quelle idées reçues porte cette interrogation convenue, voire conventionnelle, qui se devinait dans ce Maghreb-Orient des livres ? Soumettons donc cette question à la question.

L’« Autre » construit et fantasmé

Nous vivons dans un pays, la France, où la littérature a toujours maille à partir avec le pouvoir, qu’elle soit tissée dans les trames de ce dernier ou qu’elle se soit obstinée à en détricoter les faux semblants et abus. Si « ce sont les idées qui mènent le monde », selon la formule de Renan, en France, ce sont les mots. De Voltaire conseiller du monarque prussien Frédéric II à Diderot si admiré par Catherine II de Russie, en passant, avant eux, par Descartes, qui ne ménageait pas ses conseils à la reine Christine de Suède. La raison d’Etat s’appuyant sur l’avis éclairé de l’écrivain, comme le veut le rêve platonicien du Philosophe Roi de la cité idéale de Callipolis. Puis il y eut Victor Hugo et son exil superbe à Guernesey, après avoir raillé Louis-Napoléon Bonaparte devenu Napoléon III.

Nous vivons aussi dans un pays où les mots et les gens qui les portent, les écrivains, sont entourés d’une aura magique. Et la simple possibilité de republier leurs œuvres – comme pour Céline – ou de les « commémorer » – comme pour Maurras – déclenche, ad libitum pour certains, ad nauseam pour d’autres, des querelles à la française. Comme si les mots, leurs mots, gardaient un pouvoir maléfique à travers les âges.

Mais nous vivons surtout dans un pays marqué par l’affaire Dreyfus et le célèbre « J’accuse » de Zola, dont on vient de fêter les 120 ans. Un procès inique, un écrivain qui prend courageusement position, un homme politique/journaliste, Georges Clemenceau, qui crée alors le mot d’ « intellectuel ». Toute une mythologie, de Nizan à Benda, voire une mythographie, de Sartre à Moix, se sont forgées alors.

Et le monde arabe alors dans tout cela ? D’abord, peut-on parler de « littérature » au sens occidental du terme ? Nulle provocation dans cette question ou remarque. Car il faut éviter de projeter sur cette production littéraire les catégories de pensée et de concepts qui ne la regardent pas. Jusqu’au 19ème siècle, la littérature arabe a en effet défini ses propres catégories. Ce n’est qu’à cette époque d’irruption militaire de l’Occident dans l’Orient ottoman, que le mot Adab (« littérature » ou « politesse ») servit à désigner un genre littéraire en prose qui n’appartenait ni aux sciences religieuses ni à la philosophie.

Jusque-là, les écrits arabo-musulmans étaient placés sous l’égide de la poésie, du Coran et de la philosophie. De façon symbolique, voire symptomatique, on considère que cette littérature moderne serait née du choc de l’expédition égyptienne de Bonaparte en 1798. De là surgiront le renouveau de la pensée arabe, la Nahda (« Renaissance »), qui naviguera ou tentera de naviguer entre les écueils de l’adaptation au monde moderne sans perdre sa spécificité culturelle, sans suivisme ni imitation vains d’un Occident impérieux.

C’est peut-être Edward Saïd, l’homo arabicus universel, qui a su le mieux saisir ce mouvement de balancier entre Orient et Occident, cristallisé dans les représentations littéraires. Dans L’orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, l’éminent professeur de littérature comparée développe la thèse selon laquelle « l’orientalisme est l’Orient saisi par l’imaginaire occidental », une construction littéraire venue nourrir et enraciner les objectifs politiques et économiques de l’Europe colonialiste. Cet « Autre » construit et fantasmé, contre lequel on se construit et fantasme tout autant.

(...)

 

Hassina Mechaï
Journaliste, avec un goût prononcé pour le monde arabe, l'Afrique, les questions politiques et internationales et, plus largement, tout ce qui l'intéresse.
 
Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous
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"Je ne crois pas une seule seconde à la réforme par ordonnances" E Macron/Novembre 2016

27 Février 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rennes/lgv-paris-rennes-est-inauguree-ce-samedi-1290081.html

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rennes/lgv-paris-rennes-est-inauguree-ce-samedi-1290081.html

Extrait

Invité du « Monde », l’ancien ministre de l’économie dit ne pas croire « aux réformes qui promettent des purges ».

Emmanuel Macron, candidat à l’élection pré­sidentielle était l’­invité du Club de l’économie du Monde, jeudi 24 novembre.

L’ancien ministre a expliqué son ambition et sa méthode, ­précisé son projet présidentiel et critiqué fortement François Fillon, candidat de la primaire de la droite, à deux jours du second tour. M. Macron ne croit pas au gouvernement par ordonnances, ni aux « remèdes des années 1980 ». Et il dénonce le conser­vatisme du favori de la droite. ­Extraits.

(...)

Je ne crois pas une seule seconde aux cent jours et à la réforme par ordonnances. Regardez ce qui vient de se passer quand on réforme en passant par le 49.3, qui est pourtant un article constitutionnel : les gens le prennent très mal. Si après deux ans de campagne électorale on a le droit de ne gouverner que pendant cent jours, alors il y a un problème de démocratie. Le mieux est quand même d’essayer de gouverner cinq ans ! Cela suppose de se donner un cap et de faire les choses dans le bon ordre.

La question qui est posée à notre pays est de savoir si nous voulons vraiment entrer dans le XXIe siècle, et y réussir en étant fidèles à nos valeurs. Ce n’est pas d’appliquer ce que la Grande-Bretagne a fait dans les années 1980. Le monde est différent, la société est différente et les défis sont beaucoup plus complexes. Je ne crois pas aux réformes qui promettent des purges.

(...)

                                _______________________________________________

Et plus loin concernant l'école:

La troisième réforme, c’est l’école, pour laquelle je propose un investissement massif sur la fin de la maternelle et le primaire*, et l’orientation en fin de seconde, qui sont les deux moments où se créent les inégalités. La seule façon de recréer du bien commun dans notre pays, c’est par l’école et la formation, et donc la reconstruction, à chaque moment de la vie, d’une égalité d’opportunités. Si on trahit cette promesse, on rend absolument insupportable le monde qui est en train de se transformer.

Je veux gagner l’élection présidentielle sur un projet progressiste et sur la base d’un contrat avec la nation sur dix réformes-clés que j’égrènerai jusqu’à la fin du mois de février.

Propos recueillis par

Commentaire:

* Ah?

CC

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Revue de Presse Education... Secondaire - Supérieur...

27 Février 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Secondaire - Supérieur...

Une actualité gelée sur les réformes du secondaire. Et quelques infos sur le supérieur.

Secondaire

Du nouveau sur les procédures d’orientation, au dernier BO : redoublement. … Ce qui change : 1/ disparition de la mention "rupture dans les apprentissages" 2/ un seul redoublemt possible dans la scolarité primaire 3/ Le PPRE n’est plus obligatoire, mais "possible" (via Charivari). Voir mon commentaire sur mon blog Vers de nouvelles procédures ?Le Décret n° 2018-119 du 20 février 2018 relatif au redoublement vient d’être publié au JORF n°0043 du 21 février 2018 ainsi que celui concernant les « Rôles du conseil de classe et du chef d’établissement en matière d’orientation et autres dispositions » au BOEN. Je me permettrais ici quelques remarques et interrogations concernant ces nouvelles « réglementations », qui me semblent augurer de nouvelles conceptions des procédures d’orientation. J’espère me tromper dans ma compréhension de ces deux textes.”

Cela ferme ou non ? et pourquoi ?
Fermetures de classes : bataille de chiffres entre le gouvernement et les syndicats. “À la fronde des élus, parents d’élèves et syndicats enseignants contre les fermetures de classes en milieu rural, le ministre de l’Éducation nationale répond par des chiffres.”

Ecoles : Blanquer se défend. “Face à la grogne qui monte dans les communes où ferment des classes, le ministre répond que des postes sont créés malgré la baisse du nombre d’élèves et que personne n’est sacrifié pour pouvoir dédoubler CP et CE1 dans les zones défavorisées.”

Et puis les projets de réforme de la voie professionnelle et les lycées agitent un peu les réflexions.

Lycée professionnel : Un rapport qui laisse les mains libres au ministre. “"Tous les acteurs de la voie professionnelle, particulièrement les professeurs, doivent sentir un vent de renouveau". Ces propos de JM Blanquer ouvrent le 22 février la présentation du rapport sur la voie professionnelle de la députée EM Céline Calvez et du cuisinier Régis Marcon. Quelques jours après la publication des rapports sur l’apprentissage et sur la réforme du lycée, ce texte aurait pu clore la réorganisation de l’enseignement secondaire. En fait il donne des pistes assez vagues, teintées de bons sentiments, reprenant de vieilles idées du ministère, qui n’engagent en rien le ministre. En se basant sur ses points les plus inquiétants, JM Blanquer pourrait faire passer des mesures conduisant à une déprofessionnalisation de la voie professionnelle.”

« Il faut rapprocher l’école de l’entreprise ». “Le chef triplement étoilé Régis Marcon est le coauteur avec la députée LREM Céline Calvez d’un rapport sur la formation professionnelle, qui a été remis jeudi au ministre de l’Éducation nationale.”

Bac technologique : Blanquer privilégie une évolution en douceur. Par Marie-Christine Corbier “Les séries de la voie technologique seront maintenues. Le ministre de l’Education planche sur « des ajustements ».”

Les sénateurs contre toute forme de ’’contrôle continu’’ pour le bac. Par Claude Lelièvre “C’est l’une des indications majeures du rapport sur le baccalauréat adopté très largement par la commission des Affaires culturelles du Sénat en juin 2008. Avec le souhait d’une place nettement accrue pour les enseignants du supérieur.”

Réforme du lycée, cynisme et irresponsabilité : J’accuse ! Par Viviane Micaud sur son blog. “Derrière la réforme du baccalauréat qui fait écran de fumée, il y a une autre réforme : celle de l’organisation du lycée et c’est un désastre annoncé. Les propositions d’organisation du lycée ont été décidées sans aucune analyse du besoin de l’élève ou du pays. L’unique but était d’arriver à un consensus entre les « gueulards » de manière à diminuer les coûts.”

Sciences et pédagogie.

La neuroéducation n’est pas une révolution copernicienne de l’éducation, par Sylvain Wagnon sur son blog. “La question des finalités éducatives impose une réflexion sur l’apport des neurosciences, sur les conséquences de la connaissance des mécanismes cérébraux. L’alliance objective entre certains neuroscientiques, le pouvoir politique actuel et ceux qui au nom des « pédagogies alternatives » entendent contourner le système éducatif public mérite notre vigilance.”

Apprentissage : des sciences cognitives à l’éducation. “Plusieurs techniques existent pour mémoriser le plus profondément possible. Elles peuvent être utilisées dans l’éducation, et notamment à l’école. Un neuroscientifique et un professeur s’accordent sur les meilleures façons de faire fonctionner notre cerveau.” Une émission enregistrée sur France Culture.

Supérieur

Orientation : « La nouvelle loi risque de renforcer les différences entre filles et garçons ». “Dans une tribune au « Monde », trois sociologues considèrent que la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE) pourrait entretenir la discrimination contre les femmes notamment par le biais des « attendus » affichés sur la plate-forme « Parcoursup ».”

Le Monde poursuit sa déconstruction du service public de l’orientation : « Ce n’est pas au lycée que j’ai trouvé ma voie, mais grâce à la mission locale ». “Voix d’orientation. Le Monde Campus et La ZEP, média jeune et participatif, s’associent pour faire témoigner lycéens et étudiants de leurs parcours d’orientation. Cette semaine, Nolwenn, 22 ans, étudiante à Strasbourg, témoigne :”

Une convention de stage, à tout prix. “Payer pour obtenir une convention de stage : le phénomène existe depuis plusieurs années. Et perdure malgré le durcissement de l’encadrement des stages.”

Brexit : le nombre d’Européens souhaitant étudier au Royaume-Uni repart à la hausse. “Le nombre d’étudiants européens postulant dans les universités britanniques en vue de la rentrée 2018 a augmenté de 3,4 % par rapport à l’an dernier, mais sans rattraper son niveau antérieur.”

Renater, le "réseau des réseaux" qui connecte les universités. “Massivement utilisé mais peu connu, tel est le paradoxe de Renater. Le réseau national informatique, qui relie en France universités et centres de recherche, joue pourtant un rôle stratégique dans le déploiement des projets de recherche. Portrait de ce “réseau des réseaux”, à l’occasion de ses 25 ans.”

Bernard Desclaux

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Quand l’extrême droite veut "virer" des enseignants montpelliérains...

26 Février 2018 , Rédigé par The World News Publié dans #Education, #Politique

Quand l’extrême droite veut "virer" des enseignants montpelliérains...

Riposte laïque, un site internet d'extrême droite, a tranché : il est des enseignants qu'il faut “virer de l'Éducation nationale”. Et parmi eux, trois Montpelliérains, Sébastien Cote, Michaël Delafosse et Delphine Lécureuil.

En cause, un extrait du manuel scolaire d'histoire-géographie édité en 2016 par Nathan pour les classes de quatrième et toujours en service, rédigé par une vingtaine d'auteurs. L'ouvrage cite deux condamnations pour illustrer des incitations à la haine : un blogueur jugé pour des écrits antisémites et une femme pour des propos “de nature à susciter le rejet des musulmans en les désignant comme un danger pour la France”. La femme en question n'est autre que Christine Tasin, organisatrice des apéros “saucisson-pinard” qui ont défrayé la chronique en leur temps. Selon elle, les deux extraits renverraient “dos à dos antisémites et critiques de l'islam”.

Si sa vindicte, lancée ce mois-ci, vient si tard, c'est que la mention de sa condamnation dans le manuel scolaire - anonymisée avec la première lettre de son nom - avait échappé jusque-là aux réseaux d'extrême droite. Il a fallu le séjour d'un sympathisant de Riposte laïque chez ses petits-enfants pour qu'il tombe sur le passage incriminé.

"Idéologues déguisés en enseignants"

Depuis, Christine Tasin a été relaxée en appel. Sébastien Cote, qui a dirigé la partie histoire du manuel et pas la séquence éducation morale et civique, convient qu'“il aurait fallu vérifier que la condamnation était définitive”.

“C'est normal que les enseignants s'appuient sur des décisions de justice pour dire que le racisme n'est pas une opinion mais un délit”, défend Michaël Delafosse. Les deux enseignants montpelliérains ont le profil pour exaspérer les réseaux d'extrême droite, qui ignoraient pourtant qu'ils étaient tous les deux militants au PS.

Christine Tasin, elle-même prof de lettres à la retraite, accuse les auteurs du manuel d'être des “falsificateurs (...) qui utilisent l'école pour faire passer leurs idées nauséabondes”, des “gauchistes (...) idéologues déguisés en enseignants”... Une version réfutée par Michaël Delafosse : “Ce n'est pas interdit aux citoyens d'avoir un engagement et ça ne se fait pas dans le cadre de l'école”, insiste-t-il.

Christine Tasin s'en prend au “militant de la MAIF” Sébastien Cote, professeur en classe préparatoire au lycée Joffre, et est allée exhumer ses tweets pour mieux assurer qu'il “condamne sans chercher à savoir”. Il s'est ému des activités des Brigandes, groupe identitaire à La Salvetat. “Oui c'est dans l'Hérault et c'est effrayant, sorte de secte d'extrême droite hallucinée”, écrivait-il.

Mais ce qui se joue est ailleurs. “Notre crime ? interroge un autre auteur du manuel, Laurence De Cock. Oser déconstruire le roman national et utiliser des outils critiques de l'historien.”

“Lynchage”

Une vidéo, notamment, a fait bouillir Christine Tasin. On y voit Laurence De Cock mimer par l'ironie la bataille de Poitiers en 732. “Charles Martel a repoussé les vilains musulmans arabes, des hordes venues avec femmes et enfants pour envahir notre beau pays, la Gaule”. Ça n'est pas du goût de Christine Tasin, qui y voit une “haine de la France”.

Laurence De Cock, au sein d'un collectif baptisé Aggiornamento histoire-géo, s'en prend à l'esprit d'un “récit national”. Sébastien Cote explique ne pas être sur cette ligne : “Ce n'est pas ma position, mais Riposte laïque, qui n'a de laïc que le nom, procède par amalgames. Je dirige des ouvrages scolaires depuis 15 ans, nos manuels sont inattaquables. On ne cache rien, contrairement aux fantasmes. Et je mets au défi quiconque de venir me dire que mes cours sont de la propagande ! Ce qui est insupportable, c'est d'établir une liste noire, d'appeler au lynchage d'enseignants, au harcèlement sur les réseaux sociaux.”

Selon Michaël Delafosse, “ça rappelle les pires heures de l'histoire de France”, regrettant au passage “le silence du ministre Blanquer sur cette attaque contre des personnels de l'Éducation nationale”.

Arnaud Boucomont

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The Dogs... A mon pote de fac, Dominique Laboubée...

26 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

The Dogs...

Avec Dominique Laboubée à la guitare et au chant!

Dominique était mon meilleur copain à la fac de Rouen. Doué en tout, intelligent, beau comme un dieu, d'une extrême gentillesse... Il me redescendait dans sa vieille 2CV depuis les hauteurs de Rouen où était et est toujours la fac de lettres... Parfois le moteur s'arrêtait sans crier gare. Alors on laissait filer en roue libre avant que le moteur reparte comme par miracle. Cela valait mieux sinon nous nous écrasions en bas de la cote de Mont-Saint- Aignan. Pour ceux qui connaissent, elle est raide!

On a passé des nuits de musique tous les deux à refaire le monde. Et puis...

Et puis la maladie l'a emporté une nuit à New York où il était en tournée..

Mais depuis, il y a des soirées rock au "Paradise Café"...

Christophe Chartreux

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Coup de coeur... Grégoire Bouillier...

26 Février 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

... et quand je songe que la journée mondiale de la femme précède la journée mondiale de la plomberie, je me dis que je préfère encore célébrer ma propre existence. Je me dis qu'il ne faut pas que je me conforme à un temps qui n'est pas le mien et, un jour, je m'amuserai à remplir mon propre avent de tous les événements qui me sont personnellement arrivés depuis ma naissance et ce jour restera comme le jour où je serai parvenu à étaler devant moi le spectacle de toute ma vie et celle-ci m'apparaîtra alors sous un nouveau jour, justement. D'un jour à l'autre, elle révélera des passages dans le temps, des effets tunnels, des liens secrets et des galeries souterraines jusqu'ici insoupçonnées. Elle tissera des coqs-à-l'âne qui me plongeront dans des réflexions toujours plus diverses et variées et qui sait si un fil conducteur ne surgira pas de façon inopinée et ce ne serait pas pour me déplaire.

(...)

Peut-être ne suis-je pas doué. C'est possible. Peut-être ne disposais-je pas des bons outils. Mais se pendre avec sa propre ceinture demande un minimum de technique, contrairement à d'autres manières de se suicider où il s'agit d'appuyer sur une gâchette ou d'avaler un tube de comprimés et advienne ensuite ce qui doit advenir. Dans ces cas-là, il ne faut pas avoir inventé l'eau chaude avant de passer à l'acte. Aucune difficulté technique à l'horizon. Rien qui demande un temps de réflexion sophistiquée. Rien qui, n'importe le bout par lequel on prend la chose, requiert des compétences particulières. Dans ces cas-là, la motivation apparaît non seulement nécessaire mais suffisante, même si je n'en sais rien et parle ici sans savoir, comme tant de gens parlent sans savoir, partout, tout le temps et ce n'est pas une excuse mais je retire ce que je viens de dire. Je retire tout. Merci d'en tenir compte.

Grégoire Bouillier - Le dossier M

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Romain Gary, piteux bachelier : "Je dois dire que j'ai échoué très, très brillamment"...

26 Février 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Histoire

Est-ce vraiment, comme aiment à le dire certains, une « névrose nationale » ? Le Baccalauréat, dès qu’un gouvernement annonce qu’il va y toucher, comme le fait le nôtre aujourd’hui, bondit aux premières pages des journaux et son destin passionne les Français dans tous les foyers. L’étranger, qui connaît rarement le même système uniformisé, ne manque pas de s’en étonner et de nous rappeler par là qu’il pourrait bien s’agir d’un « fait de société », selon l’expression courante, qui nous serait propre. Si l’on admet cela, il reste à rassembler les données historiques qui aident à comprendre ce fait, à éclairer dans le long terme la genèse des déterminations qui le fondent et des querelles qu’il suscite. Ce sera pour constater qu’en dépit des profondes évolutions de notre nation et conséquemment du bac, comme on dit par apocope, les interrogations qui l’entourent, au moins depuis la Révolution et l’Empire, ont connu des rebonds qui exigent d’être considérés.  A propos de son efficacité, de ses fréquentes lourdeurs et surtout de ses conséquences sur les destinées individuelles et collectives des hommes et des femmes de notre pays. Olivier Loubes, mon invité, est professeur de khâgnes au lycée de Saint-Sernin de Toulouse et spécialiste reconnu de l’histoire de l’enseignement, de son histoire tout à la fois culturelle, sociale et politique – autrement dit de toutes les dimensions du baccalauréat.

Jean-Noël Jeanneney

Programmation sonore : 

- Chansons « Qu’avez-vous à déclarer ? », Les Frères Jacques, 1955.

- Lecture par Emmanuel Barrouyer d’un extrait de « Mémoires et récits » de Frédéric Mistral (1906), dans l’émission « Lieux de Mémoire », le 2 juillet 1998.

- Romain Gary, interviewé par Maurice Tosca, RTF Nice Côte d’Azur, le 1er janvier 1953.

- Odette Brunschwig, interviewé par Paul Guth, dans « La classe intemporelle, le 18 décembre 1951.

- Georges Pompidou, discours d’Albi en avril 1970.

Commentaire

Merci à Olivier Loubes d'avoir rappelé qu'entre 80 et 100 000 élèves décrochent avant le baccalauréat.

Décrocheurs dont le nombre a baissé entre 2007 et 2012.

Ceux-là, il en est très peu question dans les débats qui agitent la nation à chaque fois qu'un gouvernement touche au monument national qu'est le baccalauréat.

Christophe Chartreux

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Orientation : « La nouvelle loi risque de renforcer les différences entre filles et garçons »...

26 Février 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Orientation

Orientation : « La nouvelle loi risque de renforcer les différences entre filles et garçons »...

EXTRAITS

Dans une tribune au « Monde », trois sociologues considèrent que la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE) pourrait entretenir la discrimination contre les femmes notamment par le biais des « attendus » affichés sur la plate-forme « Parcoursup ».

Alors que la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE) votée le 15 février dernier entend « rétablir l’égalité des chances », tout laisse à penser qu’elle entraînera au contraire une hausse des inégalités d’accès à l’enseignement supérieur, et notamment des inégalités filles-garçons.

(...)

(...) la loi ORE risque d’entretenir, voire de renforcer, cette différenciation sexuée des orientations, par le biais des « attendus » désormais affichés sur la plate-forme « Parcoursup » pour chaque formation universitaire. En effet, ces attendus se fondent largement sur des compétences supposées déjà acquises par les candidats, qui renvoient à des dispositions inégalement valorisées – et suscitées – chez les filles et les garçons.

Ainsi, pour les candidats en psychologie à l’université de Nanterre (plus de 80 % de filles), il est attendu que les élèves disposent « de qualités humaines, d’empathie, de bienveillance et d’écoute », généralement peu valorisées chez les garçons. Inversement, en sciences de l’ingénieur (plus de 80 % de garçons en sciences et techniques), ce sont des capacités « d’abstraction, de logique et de modélisation » qui sont demandées… qualités davantage attribuées aux garçons comme l’ont montré plusieurs travaux en sociologie.

Mais la loi ORE risque aussi de favoriser l’(auto) exclusion des filles de certaines filières. De fait, les vœux que formulent les filles à l’issue de l’année de terminale sont déjà, à niveau égal, plus modestes que ceux des garçons. En particulier, lors de leur première inscription dans l’enseignement supérieur, les filles évitent plus que les garçons les filières sélectives (prépas, BTS, IUT) et choisissent plus souvent l’orientation vers l’université.

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Dans la même perspective, on peut évoquer les questionnaires que les bacheliers sont obligés de remplir pour apprécier leur « niveau général » lorsqu’ils veulent s’inscrire en droit. Or plusieurs travaux montrent qu’à note équivalente les garçons s’attribuent toujours une valeur supérieure à celle que s’attribuent les filles. Avec un même résultat au questionnaire, les filles seront donc moins enclines à candidater en droit : l’objectif est-il de réduire la féminisation de cette filière ? Les inégalités de genre font partie des rares inégalités qui ont reculé au cours du siècle passé. Laissera-t-on la loi ORE mettre un coup d’arrêt à ce processus séculaire ?

Les signataires de la tribune : Fanny Bugeja-Bloch (Maître de conférences en sociologie, université Paris-X Nanterre), Marie-Paule Couto (Maître de conférences en sociologie, université Paris-VIII Saint-Denis) et Marianne Blanchard (Maître de conférences en sociologie, université Toulouse-II Jean-Jaurès)

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Pourquoi lire les philosophes arabes...

26 Février 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Philosophie

Lire les philosophes arabes médiévaux avec l’œil de la philosophie contemporaine pour y trouver des affinités. Leurs travaux dans de nombreux domaines, comme la médecine, la logique ou l’histoire continuent de nous interpeller comme ils ont contribué à la formation de la pensée européenne.

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