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Vivement l'Ecole!

Le numérique pour mieux vivre l’école...

26 Janvier 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Numerique

Le numérique pour mieux vivre l’école...

EXTRAIT

Le numérique est un moyen. Certes, mais comment l’utiliser, développer des projets pour en faire le support de pédagogies où le vivre ensemble, les apprentissages actifs sont privilégiés ? Comment l’explorer pour investir son métier d’enseignant de façon épanouissante ? Magali Eymard Piquette, professeure de français au collège Marc-Seignobos de Chabeuil, nous raconte son parcours et ses projets pour faire en douceur du numérique un objet pédagogiquement pertinent.

Elle a grandi dans l’école. Élève dans une classe unique dans les Alpes-de-Haute-Provence, elle y a vécu aussi, dans le logement de fonction attribué à sa mère enseignante. Son père était professeur de cuisine en lycée professionnel. Dans sa famille, il y avait beaucoup de professeurs des écoles, mais c’est le secondaire qu’elle choisit à l’heure de devenir enseignante à son tour. Elle mène des études en lettres classiques puis modernes, un choix guidé par son goût de Giono, l’écrivain qui a si bien décrit les hautes collines provençales et les passions qui animent les hommes qui y vivent. Elle part d’ailleurs à Paris pour, en maîtrise, étudier la narratologie, passe ensuite le CAPES et revient dans sa ville natale, Manosque, pour effectuer son stage.

Elle commence sa carrière comme remplaçante dans la Chartreuse. Elle apprécie de travailler auprès d’élèves parfois en difficultés mais toujours volontaires. Elle rencontre Françoise Faye avec qui elle échange beaucoup, qui l’encourage à se questionner, à explorer son métier sous toutes ses dimensions. Elle lui propose de collaborer à une recherche de l’Institut national de recherche pédagogique sur le travail des enseignants, plus particulièrement sur la façon dont on accueille les injonctions de la hiérarchie et les incidences dans la classe. Elle saisit l’introduction d’une nouvelle discipline, le management, pour aller interroger des collègues travaillant dans une autre matière et dans un autre contexte que les siens. « Ça a été important pour moi car cela m’a sortie de ma classe et m’a permis de réfléchir sur ma propre pratique. »

Premier projet

Elle est mutée dans un collège de la Drôme, où elle enseigne depuis, auprès « d’élèves contents de travailler », un public qui semble sans problème, sans histoire, sans difficulté. L’important est de traiter tous les points du programme. Alors elle s’interroge sur le sens de cette exhaustivité qui empêche de s’attarder sur le vivre ensemble. Dans un établissement où 95 % des collégiens vont bien, voire très bien, les 5 % restants ont l’impression d’aller très mal. Cette opposition est source potentielle de conflit.

Passionnée par la presse, collectionneuse de journaux anciens, elle créée avec une collègue d’histoire-géographie un journal scolaire sur le modèle des journaux du XIXe siècle. Daniel Salles, du Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information (CLEMI) vient les conseiller et les accompagner. Le projet est une opportunité d’explorer la presse de l’époque, le traitement d’alors des faits divers, avec notamment des voyages à Paris. Pendant sept ans, Cnewsboss vit et se développe sous formes diverses, en club, entre midi et deux, dans le cadre de l’accompagnement éducatif ou celui des élèves décrocheurs. « Écrire pour être lu donne du sens à l’enseignement du français. J’ai aussi trouvé une nouvelle motivation en travaillant avec une autre discipline. Les élèves s’y sont retrouvés aussi. »

L’expérience lui donne envie de s’investir dans l’éducation aux médias. Elle devient professeure du CLEMI dans la Drôme, travaille sur le thème avec son collègue professeur documentaliste. Ensemble, ils créent une classe média pour faire travailler les élèves sur plusieurs supports médiatiques, dont une web radio et un site. Le projet dure deux ans et s’arrête faute de financement. Une participation de la classe à la dernière de l’émission de France 4 « T’as tout compris » apparaît alors comme un aboutissement.

(...)

Monique Royer

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Réformes du lycée et du bac - Supérieur - Apprentissage - Ailleurs...

26 Janvier 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Réformes du lycée et du bac - Supérieur - Apprentissage - Ailleurs...

L’actualité est envahie par les réformes annoncées du lycée et du bac par le rapport Mathiot qui, à peine présenté, provoque des vagues. Parcoursup, c’est pas si simple ! La réforme de l’apprentissage se bloque. Quelques nouvelles d’ailleurs.

Réformes du lycée et du bac

L’Etudiant annonce : Exclusif. Réforme du lycée : "un test ludique et numérique" à l’entrée en seconde. “À l’étude au ministère de l’Éducation nationale, un test pour permettre aux lycéens d’évaluer leurs compétences, avec un accent tout particulier sur la maîtrise de la langue.”

Dans Libération, la dépêche de l’AFP présentant Les principales pistes de réforme du bac et du lycée du rapport Mathiot.

Pour le Café pédagoique, Jean-Michel Blanquer vante son bac de " la réussite ". “Un bac " modernisé ", " remusclé ", " simplifié ", " limpide ", " avec plus de sens " et surtout un bac qui favorise la réussite des élèves dans le supérieur et même dans la vie : le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer n’a pas caché hier son enthousiasme pour son projet de réforme du bac, fondé sur les propositions de Pierre Mathiot, l’ex-directeur de Sciences Po Lille.”

Vous trouverez sur L’Alsace.fr, une présentation des réformes du bac et du Lycée : fin des séries et grand oral au bac.

La Nouvelle république : Bac : des propositions de réforme radicales avant un projet mi-février.
Mais après les “simples” présentations, déjà les réactions.
Réforme du bac. Proviseurs et enseignants réagissent. “Face aux propositions du rapport Mathiot pour une réforme du lycée et du baccalauréat, le principal syndicat des chefs d’établissements salue une « bonne base de travail ». Opposés à ces mesures, le principal syndicat enseignant appelle lui à la grève, le 6 février.”

Baccalauréat : "Il y aura des parcours qui seront valorisés et d’autres qui le seront moins", craint Frédérique Rolet du SNES-FSU. “La secrétaire générale du SNES-FSU, Frédérique Rolet, a réagi mercredi sur franceinfo à la présentation des pistes de la réforme du baccalauréat voulue par Emmanuel Macron.”

Revient-on au bac des années 1970 ?Un rapport remis ce mercredi au ministère de l’Education recommande une disparition des séries du lycée au profit d’un bac un peu plus "à la carte". Les associations possibles des matières évoquent les séries instaurées en 1968.”

Le nouveau lycée pose la question de l’annualisation des services. “Si vous aimez la machine à gaz du bac vous ne serez pas déçu avec le nouveau bac imaginé par Pierre Mathiot et sa commission. Il gagne en complexité entre "unités générales", "unités d’approfondissement et de complément" et "unité d’accompagnement", sans parler des majeures, mineures et options. Mais on retiendra surtout trois points. Le principal c’est que la réforme du bac est l’outil pour changer le lycée et non seulement l’examen. Ensuite, le projet n’est pas évalué en terme de postes ce qui n’est pas bon signe. Il pose bien la question du maintien d’un volume hebdomadaire d’enseignement pour les professeurs et du maintien du groupe classe. Mais les réponses sont peu convaincantes. La réforme du bac pourrait bien faire sauter les statuts et altérer profondément les enseignements.”

Baccalauréat : cette proposition de réforme est "un certificat de fin d’études plutôt qu’un passeport", selon l’UNL. “La présidente de l’Union nationale lycéenne (UNL), Clara Jaboulay, a expliqué, mercredi sur franceinfo, qu’avec cette nouvelle version du baccalauréat proposée par Pierre Mathiot au ministère de l’Éducation nationale, son rôle était dévalorisé.”

Réforme Mathiot : Le Se Unsa circonspect. “Alors que le Snes est en opposition ferme contre la réforme, l’attitude du Se Unsa, second syndicat enseignant, pourrait être décisive pour son avenir. "On attend avec impatience les consultations la semaine prochaine et que le ministre dévoile les options qu’il a en tête". Pour Stéphane Crochet, secrétaire général du Se Unsa, le rapport Mathiot comprend des points positifs mais aussi des "points d’alerte" dont le risque d’annualisation. Le syndicat pencherait pour retenir quelques points seulement du rapport.”

Réforme Mathiot : Les syndicats divisés. Le Café pédagogique donne la position du SNPDEN, du SGEN-CFDT et du SNES-FSU.

Supérieur

Vidéo. Bordeaux : le dispositif Parcoursup présenté au lycée Brémontier, par le recteur him-self, et c’est pas si simple…

Comment la conversation aide les élèves de Terminale à réussir leur orientation post-bac. “Bien que censé pallier aux couacs d’APB, le Parcoursup suscite de nombreuses questions chez les jeunes.” par Pauline Raud Directrice des redactions digiSchool.

Education : Des universités vont interdire le redoublement de la première année de médecine. “Le but est « de ne pas faire perdre de temps à l’étudiant avec un redoublement », explique Jean-Louis Beaudeux, doyen de la faculté de pharmacie Paris Descartes…

Mais heureusement, Les étudiants de plus en plus formés aux compétences « douces ». “Les écoles comme les recruteurs valorisent les « qualités comportementales », comme la confiance en soi, la créativité, la gestion du stress ou la capacité à travailler en groupe.”

Apprentissage

L’apprentissage doit relever des syndicats et du patronat. “Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, souhaite que l’apprentissage soit piloté par les syndicats et le patronat, estimant que les régions ont "d’autres missions" importantes à gérer, a-t-il annoncé mercredi sur France 2.”

Réforme de l’apprentissage : la négociation au point mort. “En conflit avec les régions, le Medef et la CPME envisagent de se retirer des discussions bilatérales prévues en fin de semaine.”

Formation professionnelle : les PME refusent de poursuivre les négociations. "Les représentants des PME ont fait part de leur refus de reprendre les négociations sur l’apprentissage, sur fond de bras de fer avec les régions". Source AFP.

Ailleurs

En Suisse, on se demande : Noter ou ne pas noter à l’école ? Là n’est plus la question. “Une notation porteuse de sens existe. Pour cela, l’élève doit être noté en référence à des repères pédagogiques et non en comparaison des scores de ses camarades ou d’autres facteurs aléatoires, explique Raphaël Pasquini, professeur à la Haute Ecole pédagogique du canton de Vaud.”

Bruxelles jette les bases d’un espace européen de l’éducation. “Le premier sommet européen de l’éducation se déroule aujourd’hui. Il entend réfléchir sur le futur des systèmes scolaires en Europe. L’UE en est persuadée : c’est aussi et surtout à l’école que l’on devient européen.”

Bernard Desclaux vous souhaite un bel et bon week-end !

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Claire Denamur...

25 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Philippe Forest...

25 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Cela recommence. Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse. Cela recommence.
Je suis comme tout le monde. J’aurais voulu d’une vie ordinaire. Sans trop en demander. Le genre de vie dont personne n’avouera jamais l’avoir souhaité mais que chacun s’estimera quand même soulagé d’avoir vécu. Au bout du compte. Quand on se dit, au moins, avec la fin qui vient, que l’on a évité à peu près le pire et que, malgré tout, on ne s’en est pas si mal tiré.
J’aurais préféré qu’il en fût ainsi et n’avoir rien à raconter.
J’aurais mieux aimé le silence à l’histoire qui commence ici.
Plutôt : rien.
Mais qu’y puis-je, moi, si un mot manquait ce matin-là ?
Je m’en suis aperçu à mon réveil. Au moment où, d’un seul coup, tout vous revient en tête. Il faut préciser qu’il s’agissait d’un matin comme tous les autres. Banal. J’insiste. Au risque de me répéter : sans rien d’exceptionnel. Comme on le dit lorsque l’on veut à tout prix qu’il y ait eu un signe ou même une absence de signe pour annoncer la suite, faisant miroiter pour personne la perspective d’une révélation d’autant plus formidable que rien ne la préparait.

(...)

J’en arrivais à penser de l’oubli qu’il n’est pas le contraire du souvenir mais qu’il en constitue peut-être la condition. Aussi paradoxal que cela puisse paraître. Seul l’oubli conservait sauf le souvenir, le mettait à l’abri des mensonges dont la mémoire le menace lorsqu’elle métamorphose le passé en toutes petites histoires. Il en allait du souvenir comme il en va du rêve. C’est pourquoi l’on ne peut jamais se saisir de l’un que sous la forme que l’autre lui donne. Ce que l’on se rappelle prend l’apparence d’un songe que l’on a fait dans son sommeil. Ce dont on rêve paraît semblable au souvenir que l’on croit conserver d’un événement que l’on a authentiquement vécu.

Philippe Forest - L'Oubli

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Rapport Mathiot : vers un lycée modulaire et à la carte?...

25 Janvier 2018 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Baccalaureat

Rapport Mathiot : vers un lycée modulaire et à la carte?...

EXTRAITS

Dans le rapport qu'il a remis à Jean-Michel Blanquer, l'universitaire Pierre Mathiot propose d'alléger le Bac en renforçant le contrôle continu. Mais il préconise aussi de réorganiser totalement le lycée, en le rendant à la carte.

(...)

Un lycée modulaire et la fin des séries

Concernant le “lycée des possibles” dont rêve Pierre Mathiot, le rapport propose de le réorganiser totalement et de le rendre modulaire, sur le modèle de celui existant en Grande-Bretagne. Finies les séries S, ES, L et technologiques. Le cursus serait structuré autour “d’Unités” – des “ensembles d’enseignements” proches des unités qui existent à l’université.

Le rapport préconise de créer d’abord une “unité générale”, sorte de tronc commun qui “regrouperait les enseignements  suivis  par l’ensemble  des  élèves  et  correspondant  à  ce  qui  relève  de  la culture  de  ‘l’honnête homme’” (français, langues vivantes, maths, histoire-géo, EPS). Les programmes proposés, les volumes horaires et les méthodes pédagogiques pourraient varier, mais pas les disciplines.

Ensuite, une “unité d’approfondissement et de complément” regrouperait “les enseignements disciplinaires choisis par les élèves pour construire progressivement leur projet d’études supérieures”. Ces enseignements, que les élèves choisiraient eux-mêmes et seraient libres de changer en cours de route afin de se construire un “parcours de formation personnalisé”, seraient répartis dans trois catégories : la “Majeure”, la “Mineure”, et la “Mineure optionnelle”.

Pour créer leur “Majeure”, les lycéens auraient à choisir parmi des “couples” de disciplines, qui sont pour Pierre Mathiot “complémentaires” et qui associées permettraient de “former de ‘vrais’ scientifiques, technologues, littéraires, spécialistes des sciences sociales – à travers une Majeure “sciences et ingénierie”, une Majeure “sciences et technologies” ou une Majeure “lettres-humanités-société”.

Parmi les 16 couples de disciplines au choix : maths-physique-chimie ; SVT-physique-chimie ; informatique-mathématiques ; maths-SES ; SES-histoire-géo ; littérature-art ; littérature-langues anciennes. Ces majeures seraient les mêmes dans tous les lycées de France, mais les chefs d’établissements, autonomes, seraient libres d’en créer de nouvelles.

Finalement, le rapport propose de créer une troisième unité, dite “d’accompagnement”, qui correspondrait à un temps scolaire dédié à la préparation du projet présenté lors du grand oral du Bac, au mentorat, ou au travail en petit groupe.

(...)

Des syndicats sur leurs gardes

Du côté des syndicats, le SNES, opposé à cette réforme, note qu’en observant le fonctionnement du lycée britannique, « cas presque pur de lycée modulaire », il est facile de remarquer que « ce type d’organisation ne serait absolument pas un progrès par rapport au principe des séries. »

Ainsi, le SNES constate que « le lycée modulaire,  tel qu’il  se pratique en Grande Bretagne, est en réalité très cloisonnant, car il enferme très tôt les élèves dans une spécialisation disciplinaire précoce ». Pour le syndicat, le lycée modulaire ne changerait « rien à la hiérarchie des disciplines et séries », mais la rendrait « plus insidieuse ».

Opposé à une « structure en modules qui instaure une culture générale morcelée, compromettant le sens des apprentissages des élèves, en particulier pour les les plus fragiles », le SNES appelle à la mobilisation et à la grève les 1er et 6 février.

Le SGEN, qui prône l’instauration d’un lycée modulaire depuis presque dix ans, salue l’idée d’une Seconde répartie entre « un premier semestre d’installation » et « un second permettant des premiers choix », puis d’un « cycle terminal d’approfondissement ». Mais le syndicat trouve « très inquiétante » la définition « figée » des majeures, avec « une modularisation imposée qui créerait deux catégories de classes (scientifiques et non scientifiques) », au lieu de permettre « une spécialisation progressive ». Enfin, le SGEN constate que les élèves de la voie professionnelle « sont ignorés », les propositions pour la voie technologique et pour la voie générale étant « dissociées ».

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Derrière la réforme du bac, le lycée à la carte...

25 Janvier 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Derrière la réforme du bac, le lycée à la carte...

Ces dernières semaines, toute l’attention (agitation ?) était focalisée sur les pistes de réforme du bac, dévoilées mercredi, au point parfois d’oublier de dire qu’il ne s’agit que de propositions : le ministre de l’Education, Jean Michel Blanquer, se laisse jusqu’à mi-février pour faire ses arbitrages. En réalité, ce qui se joue va bien au-delà de la réforme du bac (moins d’épreuves finales, un grand oral, et une dose de contrôle continu). Ce rapport propose une refonte totale du lycée. Le découpage en série S, L, ES et technologique vole en éclats. A la place, Pierre Mathiot, chargé par le ministre du dossier «nouveau bac», imagine un «lycée des possibles», autrement dit un lycée à la carte.

Il découpe les enseignements en trois «unités», terme emprunté à l’université. On trouverait donc «une unité générale», tronc commun de disciplines mais avec des programmes et volumes horaires différents selon les cursus. Ensuite, une unité dite «d’accompagnement», dédié à l’orientation, à la préparation du grand oral, au «mentorat», au travail en petit groupe. Enfin, une unité dite «d’approfondissement et de complément», composée d’une majeure (deux disciplines) et de deux mineures. Les élèves composeraient leur menu à leur guise, avec la possibilité d’en changer en cours de route. Les mineures seraient modifiables d’un semestre à l’autre. Quant à la majeure, l’élève pourrait changer l’une des deux disciplines en fin de première.Mathiot se dit attaché au «droit à l’hésitation».

«Pour répondre à ce défi organisationnel, le lycée doit bénéficier d’une large autonomie de fonctionnement», poursuit-il. Nous y voilà. Blanquer n’a jamais caché son appétence pour plus d’autonomie dans la gestion des établissements, avec le risque d’accroître les inégalités territoriales. Le rapport Mathiot est dans cette logique, parlant d’une «autonomie régulée». En pratique, les lycées seraient tenus (dans la mesure du possible) de proposer à leurs élèves entre 15 et 17 combinaisons de majeures «nationales» (filières générales et technologiques confondus). Mais libre ensuite aux établissements d’en inventer d’autres, à leur guise, pour améliorer leur «attractivité.»

Marie Piquemal

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Education - Expertise scientifique, soit... Mais multiforme...

25 Janvier 2018 , Rédigé par christophe - Liberation Publié dans #Education, #Politique

Education - Expertise scientifique, soit... Mais multiforme...

Alors que le Ministère de l'Education Nationale met en avant la "recherche scientifique" pour valider ou faire valider ses projets, présente son action comme étant "nouvelle" comparée à celle de ses prédécesseurs - en particulier à celle de la dernière Ministre de l'Education Nationale Najat Vallaud-Belkacem - je crois utile et nécessaire de rétablir la vérité fondée sur les faits.

La recherche scientifique n'a pas été écartée par la locataire de la Rue de Grenelle. Bien au contraire! Même Stanislas Dehaene fut consulté et écouté avec grand intérêt.

Une différence néanmoins très importante: cette recherche scientifique n'était pas cantonnée dans tel ou tel domaine. Najat Vallaud-Belkacem avait pris soin de consulter tous les "courants" et d'accorder le même intérêt aux uns qu' aux autres.

Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

Expertise scientifique, soit... Mais multiforme...

Christophe Chartreux

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Le "mammouth" émissaire

Les difficultés dans la maîtrise des fondamentaux? La faute au «mammouth»! Ce procès récurrent fait à l’Education nationale est injuste, estime la ministre. Qui défend une politique construite à partir des solutions de l’expertise scientifique.

Contrairement à ce que l’on pouvait croire, la chasse au «mammouth» reste un hobby d’aujourd’hui. Une chasse facile, au fond. Il suffit d’un titre accrocheur - «Raser Grenelle», «Les assassins de l’école» ou «Achever le mammouth» - pour s’assurer un succès de librairie et surfer sans vergogne sur la vague de l’antisystème. Alors, je veux être précise : je ne refuse pas la critique. Il y a, évidemment, des choses à changer, à faire évoluer. Mais je trouve profondément injuste le procès récurrent fait à l’Education nationale, d’ignorer délibérément les résultats de la recherche scientifique, de préférer le confort des certitudes idéologiques et des fausses évidences à l’effort hardi de réforme qu’exige l’état de notre système scolaire. Les difficultés et les problèmes existent, oui. Mais au fil des pamphlets, revient un refrain lancinant : les difficultés dans la maîtrise des fondamentaux ? La faute au mammouth ! Les inégalités sociales et scolaires ? La faute au mammouth ! L’orthographe, la condition enseignante, les relations avec les familles ? Le mammouth, encore le mammouth, toujours le mammouth. Vraiment ? Rien sur la situation de la société dans son ensemble ? Rien sur la promotion délirante d’un discours consumériste et matérialiste ? Rien sur les crises auxquelles nous faisons face ? La prétendue «critique» de l’Institution scolaire ne peut se résumer à «l’esprit qui toujours nie», pour reprendre la formule de Goethe. Elle doit tenir compte de ce qui est, au lieu de pontifier béatement en faveur de la suppression d’une méthode globale d’apprentissage de la lecture… pourtant disparue depuis des décennies. Voilà pourquoi je tiens à rappeler la réalité du ministère, loin des fantasmes véhiculés. D’abord, la recherche scientifique irrigue les nouveaux programmes. Les travaux, les études des chercheurs, sont au cœur des nouveaux programmes de maternelle. Quant à la mise en œuvre d’un enseignement plus explicite du français, c’est-à-dire fondé sur la répétition d’exercice avec un objectif précis en termes d’apprentissage, elle est issue de la conférence de consensus scientifique de 2003 sur la lecture. Quand j’ai annoncé le rétablissement d’exercices quotidiens d’écriture, de dictées, beaucoup ont pensé qu’il s’agissait d’une annonce gratuite, précipitée et relevant de la pure com. C’est faux. Mon objectif ? Assumer pleinement la nécessité d’avoir davantage d’exercices réguliers et répétés. Point d’idéologie ou de communication ici : mais la volonté d’aider les élèves à mieux apprendre, tout simplement, et, peut-être, trop simplement.

Loin des postures faciles des professionnels de la déploration, j’ai aussi fait travailler pendant plus d’un an des scientifiques reconnus sur les moyens d’améliorer l’apprentissage du français, autour de Michel Fayol, Jean-Emile Gombert et Roland Goigoux. Beaucoup mettent en scène les fractures qui diviseraient la communauté scientifique et son éloignement du ministère. Mais combien ont remarqué que j’avais réuni dernièrement l’ensemble de ces scientifiques, avec le neuroscientifique Stanislas Dehaene, spécialiste en psychologie cognitive, en présence de tous les responsables du ministère pour justement favoriser l’apprentissage de la langue française dans notre école ? Quand une fausse information sur «l’arabe obligatoire au CP» est parfaitement connue, la politique réelle que je conduis en faveur de l’apprentissage du français passe, elle, étrangement inaperçue. Le travail collectif, avec les chercheurs, avec le ministère, a produit ses fruits. Nous avons pu établir un consensus sur la stratégie et les moyens, nous engager sur une dizaine de programmes de recherche, et mettre en œuvre une diffusion des consensus scientifiques chez les enseignants et les cadres pédagogiques pour créer aussi du consensus sur nos politiques éducatives. Tout cela est public, vérifiable, facile d’accès. Nous sommes à mille lieux d’un ministère décrit comme étanche à la recherche, sourd aux évolutions du monde, rejetant tout ce qui ne viendrait pas de lui !

Quant à ceux qui pensent que l’Education nationale refuse toute évaluation, toute étude, toute expérimentation, je ne peux qu’espérer qu’il s’agisse d’une ignorance sincère, et non de mauvaise foi. L’inanité de ce procès saute aux yeux de qui fait l’effort de s’intéresser sérieusement à la réalité de l’Education nationale. Oui, l’évaluation scientifique des politiques éducatives est développée ! Il y a les classements internationaux, le nouveau Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) créé par la loi de refondation de l’école, les études universitaires et des laboratoires de recherches qui nourrissent sans cesse, et à bon droit, le débat éducatif. Mais il y a aussi ce que nous avons impulsé par la volonté du ministère : l’évaluation de l’impact des nouveaux rythmes scolaires ou le pilotage de la politique essentielle de mixité sociale. A rebours des politiques éducatives descendantes à partir de la rue de Grenelle, j’ai décidé de construire une politique nationale à partir des solutions du terrain et de l’expertise scientifique.

L’Education nationale n’est plus, loin s’en faut, ce cliché blessant du mammouth centralisé et ultra-jacobin. Mais ne cédons pas à la pente d’un système éducatif demain «ubérisé», purement horizontal, qui confondrait autonomie pédagogique et règne du chacun pour soi éducatif. Notre pays a besoin d’une école ouverte sur le monde, capable d’évoluer en fonction des connaissances scientifiques, d’adapter les méthodes d’apprentissage, mais sans trahir sa mission principale, la transmission : transmission des savoirs pour permettre l’émancipation par la connaissance, et transmission des valeurs pour rester ce creuset d’une appartenance commune à notre République française. Voilà ce dont la «rue de Grenelle» reste dépositaire. Voilà pourquoi toute réforme doit être portée de la rue de Grenelle à chaque salle de classe et inversement. Voilà pourquoi il n’est nul besoin d’être Attila pour réformer !

Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l'Education nationale

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La réforme du bac amorce surtout une refonte du lycée...

25 Janvier 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique, #Lycee

La réforme du bac amorce surtout une refonte du lycée...

Le rapport sur la réforme du baccalauréat remis ce 24 janvier au ministre de l’éducation nationale préconise de supprimer les séries L, ES ou S pour faire passer cinq grandes épreuves aux lycéens, dont un “grand oral”. Une part importante est laissée au contrôle continu. Mais il propose surtout de repenser toute l’architecture du lycée.

Officiellement, il s’agit de réformer le baccalauréat. Depuis trois mois, l’attente était forte pour savoir ce que Pierre Mathiot, l’universitaire missionné par Jean-Michel Blanquer, allait proposer pour dépoussiérer le bicentenaire bac. Le suspense a été, en partie, levé ce mercredi 24 janvier avec le dévoilement officiel du rapport. Résultat, plus qu’une réforme du bac, c’est une véritable refonte du lycée qui est ici proposée. Toutes ces préconisations restent au conditionnel puisque le dernier mot reviendra au ministre de l’éducation nationale.

Homme marqué à gauche, Pierre Mathiot a chapeauté cette mission. Il est l’ex-directeur de Sciences Po Lille. L’ex-ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem l’avait nommé délégué ministériel aux parcours d’excellence en 2016. Il a aussi été un éphémère candidat aux sénatoriales sous les couleurs de La République en marche, avant de retirer sa candidature.

Pour établir ses propositions, l’universitaire a réalisé plus de 100 auditions de syndicats d'enseignants, fédérations de parents d'élèves ou associations de professeurs. Des contributions spontanées de lycéens, professeurs ou parents lui sont aussi parvenues, plus ou moins farfelues.

Dans son rapport, il dresse une longue liste de reproches à adresser à l’examen bicentenaire afin de justifier la nécessité de cette réforme globale. Pierre Mathiot écrit que le baccalauréat est « un ensemble complexe, lourd, peu lisible, fragilisé par des défaillances ponctuelles, sans parler de ses coûts divers et des effets de focalisation qu’il produit sur l’ensemble des acteurs (professeurs, encadrement, élèves, parents) ». Son coût est évalué selon les estimations entre 50 et 100 millions d'euros par an. Sa suppression ou sa refonte font partie des serpents de mer qui agitent régulièrement le landerneau éducatif. Ici, le bac version Mathiot est allégé, comme l’avaient souhaité Emmanuel Macron ou Jean-Michel Blanquer.

Mais l’auteur va plus loin. En une cinquantaine de pages, Pierre Mathiot ne se contente pas de vouloir toucher à l’examen proprement dit mais entend bouleverser toute l’organisation du lycée qui deviendrait « un lycée des possibles ». Un lycée plus souple, diront les partisans de la future réforme, là où les autres verront la création d’un lycée à la carte ou modulaire, sur le modèle anglais. Quoi qu’il en soit, la volonté de mieux articuler le lycée avec l’enseignement supérieur – en cours de réforme – est manifeste.

Voici, dans le détail, les pistes envisagées.

Les séries L, ES, S créées en 1995 disparaissent au profit de cursus combinant un tronc commun et des disciplines « majeures » et « mineures », à l'image de ce qui se pratique à l'université. Les types de bacs (général, technologique et professionnels) restent identiques. Les épreuves anticipées de français (oral et écrit) passées en première ne bougent pas et compteront pour 10 % de la note finale.

Finie la sacro-sainte semaine de juin consacrée au bac. La part du contrôle final s’amenuise. En terminale, quatre épreuves finales seront organisées. Deux matières correspondant aux « majeures » choisies par l’élève, dès la seconde, et représentant 25 % de la note finale, seront évaluées au retour des vacances de printemps.

En juin, les élèves passeront comme à l’heure actuelle l’épreuve de philosophie qui comptera pour 10 % dans leur note. Et nouveauté, les élèves devront passer « un grand oral » individuel qui vaudra 15 % de la note. Deux enseignants et une personne extérieure à déterminer pourront faire office d’examinateurs. Cet oral durerait une demi-heure et serait préparé en amont, devant porter sur des matières interdisciplinaires, à la manière des TPE actuels (les travaux pratiques encadrés préparés en groupe) qui disparaîtraient. Les exemples donnés dans le rapport sont les suivants : « Il peut s’agir d'un commentaire comparé d'ouvrages, y compris en langues étrangères, dont la soutenance pourrait se dérouler pour partie en langue étrangère, d'une enquête sociologique, d'une expérience menée en laboratoire, de la production d'un objet… »

Reste à déterminer quel mode d’évaluation serait le plus pertinent pour les 40 % restants. Un dilemme intervient alors. Certes, le contrôle continu doit prendre plus de place dans l’évaluation des élèves, mais sans porter atteinte au caractère national de l’examen. Dans son rapport, Pierre Mathiot ne tranche pas et soumet trois pistes au ministre. Des épreuves ponctuelles pourraient avoir lieu. Les sujets seraient puisés dans une banque nationale de sujets, et les copies rendues anonymes. Mais cela engendrerait un surcroît d’organisation, loin de la volonté d’alléger le dispositif. La deuxième option serait de faire passer aux élèves des épreuves ponctuelles et de prendre aussi en compte les bulletins de notes de première et terminale. La dernière option consisterait à se baser uniquement sur ces derniers.

Voilà pour l’examen à proprement parler. Le lycée bénéficie par ricochet d’un lifting profond. La majorité précédente n’avait pas eu le temps d'y toucher (ou osé le faire). Pierre Mathiot assume : « Il était logique et nécessaire de partir de la question particulière du baccalauréat, entendu comme mètre-étalon du cursus du lycée, pour interroger l'organisation générale du lycée général et technologique depuis la classe de seconde. »

Dans cette réforme deux en un, les séries disparaissent et laissent leur place à des « unités » comme dans le supérieur. Les élèves suivront un tronc commun, ou « unité générale de formation », jusqu'à la terminale. Des unités d'approfondissement et de complément (UAC) regroupant les enseignements choisis par les élèves, divisées en « majeures », « mineures », « mineures optionnelles ». L’unité d’accompagnement sera, elle, dédiée à l’orientation, et à la préparation du grand oral ou des études dans le supérieur. Trois heures hebdomadaires lui seront dédiées en 1re et terminale.

Les élèves ont le choix entre plusieurs disciplines : la philosophie, des maths, de l'histoire-géographie, des langues vivantes et de l'éducation physique et sportive (EPS). Les élèves choisiraient deux disciplines « majeures » dans un menu de dix combinaisons et deux disciplines « mineures ».

Enfin, la réforme introduit des changements dans les disciplines enseignées. Le tronc commun devrait concerner l'histoire-géographie, les langues vivantes 1 et 2, les mathématiques, le français en première et l'EPS. Puis les mêmes disciplines, avec la philosophie en plus en terminale. Des cours de culture et démarche scientifique seront aussi créés en classe de terminale pour aborder, par exemple, la question du réchauffement climatique. 

Le nouveau baccalauréat conserve le système des mentions. La session de rattrapage à l’oral disparaîtrait au profit d’une évaluation sous la forme d’un « examen de la situation des élèves concernés » par le jury du baccalauréat. Il s’agira pour eux de prendre en compte les notes obtenues par l’élève dans la matière concernée les deux dernières années.

Le découpage des années lycée va changer. Celui-ci va devenir semestriel, de septembre à janvier et de février à juin. Ce « afin de permettre aux élèves d’inscrire leur travail dans une relative continuité ». Pierre Mathiot confesse aussi que cette idée de changement de rythme « relève en partie de l'objectif de lycée dans le même tempo que l'enseignement supérieur ». Il est d'ailleurs envisagé qu'il soit possible de changer de majeure et/ou de mineure entre deux semestres d'une année, notamment en première « dans des conditions précises ». Un supplément au diplôme pourrait aussi être créé. Il s'agirait de valoriser ainsi des engagements associatifs ou la pratique d'une langue étrangère, autant d'atouts qui seront ensuite pris en compte dans Parcoursup, toujours dans cette volonté de créer un continuum entre le lycée et l'enseignement supérieur. 

Pour éviter d'imposer un modèle trop rigide, Pierre Mathiot préconise de laisser de la latitude aux établissements. Il écrit : « Nous ne croyons pas que le nouveau lycée puisse être construit à partir d'un cadre national détaillé duquel il serait difficile de s'échapper. » Il encourage l’autonomie, ce à quoi Jean-Michel Blanquer est favorable. Cela pourrait coincer auprès des enseignants et des syndicats qui pourraient y voir la tentation de créer des établissements à deux vitesses et d'accroître la concurrence entre eux.

La question du volume des heures d'enseignements et leur répartition est à déterminer. Le sujet est épineux, le risque d'une mobilisation contre ces dispositions n'est jamais bien loin. 

Avec de tels bouleversements, certains syndicats ont déjà communiqué leurs inquiétudes quant à la création d’un lycée à la carte, dans lequel les élèves les plus fragiles auront encore plus de difficultés à trouver leur voie, faute de connaissances fines des meilleures stratégies scolaires. Ils anticipent aussi la pression de l'orientation et la surcharge de travail qui pèseront sur les élèves et les enseignants qui devront les aiguiller sur leur avenir.

La réforme complète entrera en vigueur en 2021 pour les élèves qui sont à l’heure actuelle en troisième. Le ministre devrait livrer son arbitrage final le 14 février. 

Faïza Zerouala

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    Revue de Presse Education... Lycée, bac et parcours sup - Eduquer - Professionnel...

    25 Janvier 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

    Revue de Presse Education... Lycée, bac et parcours sup - Eduquer - Professionnel...

    C’est essentiellement la remise du rapport Mathiot sur le lycée et le bac qui agite la presse aujourd’hui. Quelques autres informations sur l’enseignement professionnel et sur l’éducation.

    Lycée, bac et parcours sup

    Les médias commentent aujourd’hui le rapport Mathiot sur la réforme du lycée et du bac. Il y a les articles d’avant l’annonce et les articles d’après.

    Avant, selon les fuites, c’est une mention Très Bien qu’il faudrait décerner au ministre selon Les Echos. « Un sans-faute : à la redoutable épreuve de « réforme du baccalauréat général », à laquelle ont échoué tous les ministres de l’Education nationale, c’est une copie quasi parfaite que s’apprête, cette fois, à produire Jean-Michel Blanquer. Elle lui est remise aujourd’hui par l’ancien directeur de Sciences Po Lille, Pierre Mathiot. Et le ministre d’Emmanuel Macron serait bien inspiré de ne rien y retoucher tant elle répond bien à la question posée. »

    Pour l’Humanité, la réforme ne s’annonce pas bonne. « Les préconisations dévoilées aujourd’hui par l’universitaire proche de Macron s’attaquent au statut national de l’examen et renforcent la logique de sélection. » Réservé aux abonnés.

    Le Café pédagogique s’intéresse aux enseignants des lycées. et s’inquiète.
    « On croit déjà tout savoir du rapport Mathiot qui sera publié le 24 janvier après midi par la mission chargée de la réforme du bac. Pourtant les questions les plus importantes sont encore dans l’ombre : celles qui concernent l’impact de la réforme sur le travail enseignant. S’il est très probable qu’il y aura des pertes d’heures sensibles au lycée dès la rentrée 2019, la réforme du bac, qui impose un lycée modulaire, pourrait aussi changer radicalement le fonctionnement du lycée. »

    Pour Claude Lelièvre, le baccalauréat est un nœud gordien qu’il faudrait trancher. Il revient sur l’histoire de cette réforme (impossible ?).

    Cet après-midi, Pierre Mathiot a remis son rapport "Un nouveau baccalauréat pour construire le lycée des possibles".

    Des réactions sont vite arrivées. Le Café pédagogique s’inquiète encore plus car se pose la question de l’annualisation des services

    « Si vous aimez la machine à gaz du bac vous ne serez pas déçu avec le nouveau bac imaginé par Pierre Mathiot et sa commission. Il gagne en complexité entre "unités générales", "unités d’approfondissement et de complément" et "unité d’accompagnement", sans parler des majeures, mineures et options. Mais on retiendra surtout trois points. Le principal c’est que la réforme du bac est l’outil pour changer le lycée et non seulement l’examen. Ensuite, le projet n’est pas évalué en terme de postes ce qui n’est pas bon signe. Il pose bien la question du maintien d’un volume hebdomadaire d’enseignement pour les professeurs et du maintien du groupe classe. Mais les réponses sont peu convaincantes. La réforme du bac pourrait bien faire sauter les statuts et altérer profondément les enseignements. »

    Sur le site de l’Etudiant : « Une partie des épreuves du futur bac compterait pour Parcoursup. Un bac avec moins d’épreuves terminales mais avec des épreuves ponctuelles en cours d’année qui seraient intégrées dans Parcoursup : voilà ce que propose Pierre Mathiot, chargé de réformer le bac pour 2021. Le lycée changera aussi : fini les séries, place aux majeures/mineures. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, annoncera mi-février 2018 les propositions qu’il veut garder. »

    D’ailleurs : « Orientation des étudiants : quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup !

    Le projet ficelé par l’actuel gouvernement plonge un peu plus l’université dans le désarroi. Histoire d’un triple rendez-vous manqué. »

    Eduquer

    En ces temps où beaucoup de parents veulent absolument occuper chaque minute du temps de leurs enfants il faut savoir que « l’ennui est essentiel au bon développement de l’enfant. Les lumières de Philippe Meirieu, chercheur et écrivain, spécialiste des sciences de l’éducation. »

    Comment l’éducation influence le cerveau
    « À la lumière des découvertes des neurosciences, le Dr Catherine Gueguen nous invite à faire preuve de plus de bienveillance pour éduquer nos enfants. »

    Ecole et parents : comment renouer le dialogue
    « Voilà vingt ans que le mouvement ATD Quart monde met en œuvre son « croisement des savoirs », une méthodologie de débat entre groupes de pairs, pour créer le dialogue entre des personnes en situation de pauvreté et des professionnels. Depuis 2015, il le développe aussi dans des écoles du Nord de la France, avec l’Éducation nationale et des centres socio-culturels : pendant trois jours, des enseignants, des acteurs du quartier, des parents ayant un bon souvenir de l’école et des parents en ayant gardé un mauvais souvenir discutent, d’abord par groupes de personnes partageant la même expérience, puis entre eux. « L’idée est de mettre les acteurs à égalité, précise Sreng Truong, d’ATD Quart monde. Il s’agit pour chacun d’entrer dans l’univers de l’autre ».

    Professionnel

    Enseignement professionnel : Blanquer amuse la galerie
    « Quand vous n’avez rien à dire, que les décisions à prendre ne sont pas arbitrées ou se prennent ailleurs, comme sur l’apprentissage, faites un hackathon ! Le 23 janvier les deux chargés de mission sur la réforme de l’enseignement professionnel, la députée C Calvez et le chef étoilé R Marcon, ont animé un show au bénéfice d’un ministre qui a repeint l’avenir en rose. Mais rien de concret n’est sorti de la journée si ce n’est un doute sur le financement des lycées professionnels (L.P.). »

    Cette année 15% des ingénieurs diplômés seront des apprentis !
    « En 2016-2017, ce sont pas moins de 20 901 apprentis qui préparaient un diplôme d’école d’ingénieurs parmi les 152 454 inscrits dans des formations du supérieur en apprentissage, soit une hausse de 6,5% comparativement à 2015 (+5,9 % pour l’ensemble) selon les données publiées par la CDEFI. 5 352 diplômes d’ingénieur ont ainsi été délivrés par la voie de l’apprentissage en 2016, ce qui correspond à 15% des 35 707 diplômes d’ingénieur délivrés en formation initiale en 2016-2017 (hors année de spécialisation). »

    Géraldine Duboz

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    On lâche rien!...

    24 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

    Qu'est-ce que j'aimerais retrouver ces mouvements auxquels j'ai tellement participé...

    Et prêt à y participer encore et toujours...

    Mais que sont devenus les élans révoltés de la jeunesse?

    Où sont les artistes engagés?

    Qu'est-ce que c'est que c'est que cette France égoïste, individualiste qui se laisse entraîner par un joueur de flûte?

    Cette France qui ne pense qu'à "réussir" en écrasant celui qui échoue... Et sans guillemets pour l'échec... "T'as joué? T'as perdu... Dégage!"

    Ce pays qui tout à coup fait preuve d'un appétit vorace pour l'inégalité. Nous aimions l'égalité... Salie en un mot: "Egalitarisme"...

    Et "mon "école qui se laisse avoir, qui se vautre dans un silence complice, qui préfère détourner le regard. "Je ne vois rien; donc il ne se passe rien"... Ou quand la lâcheté remplace nos cœurs battants... Merci à celles et ceux qui continuent d'ouvrir les yeux. D'ouvrir les yeux et d'ouvrir leur gueule! Je serai toujours de ceux-là!

    La France de Montesquieu, d'Hugo et de Camus, la France de Sartre et de Mai-68, la France fraternelle, solidaire qui regarderait donc sans broncher des réfugiés aux tentes lacérées par des forces de l'ordre qui n'en peuvent plus d'obéir à des ordres à la con!

    Un pays tout à coup startupisé dont la seule valeur serait celle dont on discute dans les salles confortables de Davos: l'argent.

    Qui va ruisseler sur les pauvres parce qu'une politique économique miraculeuse aura miraculeusement produit quelques gouttes que se disputeront ceux d'en-bas, là-bas, tout en bas...

    Allez , dites-moi que je fais un mauvais rêve... Qu'on va se réveiller... Qu'on va lutter...

    Avant qu'il ne soit trop tard... Et que "Liberté - Egalité - Fraternité" ne soient effacées... A jamais!

    On ne lâche rien... On ne lâche rien...

    Christophe Chartreux

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