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Vivement l'Ecole!

Les sessions piscine en cours d'EPS, ce moment de malaise...

27 Janvier 2018 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #EPS

Les sessions piscine en cours d'EPS, ce moment de malaise...
EXTRAIT
Ah, les sorties piscine en primaire ou au collège. S'éclabousser gaiement, apprendre à bien nager, à aimer évoluer dans l'eau. Sauf que certains élèves s'en souviennent plutôt comme des séances de torture.

Un matin comme les autres, nous amenons nos enfants à l'école. Sur le trajet, l’aînée (cours préparatoire, 7 ans dans quelques jours) sautille de joie: aujourd'hui, c'est le premier jour de piscine. Elle porte sous ses vêtements son maillot de bain bariolé, se réjouissant par avance de partager avec ses copines ce moment qu'elle associe aux vacances d'été.

Chez moi Lucile, sa mère, c’est pourtant le malaise qui monte. L'image de cette petite fille heureuse se heurte à mes souvenirs de piscine scolaire. Je m’interroge: qu’est-ce qui fait qu’un même événement constitue une source de joie pour une gamine de 6-7 ans et un cauchemar tenace pour sa maman? Il faut alors remonter plusieurs décennies en arrière. Au collège, les filles font l'objet de classements: du pire au plus beau corps, des plus petits aux plus gros seins.

À sa façon, chacune en souffre. Celles du haut de classement se font mater outrageusement pendant toute la durée du cours, celles du bas de classement sont moquées plus ou moins discrètement et en ressortent avec une pile de complexes qui les suivront pendant des années, voire pour toute leur existence.

Chez moi Thomas, son père, les souvenirs ne sont guère meilleurs. Il y a la stigmatisation liée à mon piètre niveau dans tous les sports (qui me fait alors comprendre ce que doivent vivre les élèves qui sont à la traîne dans les matières où je me débrouille). Il y a ces quelques secondes de panique pendant lesquelles j’ai cru me noyer dans un bassin où je n’étais pourtant pas loin d’avoir pied. Je me réveille encore la nuit en repensant à cet instant de honte où j’ai dû appeler un camarade au secours.

Il y a aussi cette cicatrice sur mon ventre, souvenir d’une opération destinée à soigner une maladie du nourrisson. Cette cicatrice a grandi avec moi. Peu gracieuse, elle mesure aujourd’hui près de douze centimètres. Torse nu, j’ai longtemps eu l’impression qu’on ne voyait qu’elle, à tel point que je ne me souviens pas avoir eu peur qu’on scrute mon slip de bain.

 

(...)

Lucile Bellan et Thomas Messias

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Autonomie des établissements : miracle ou mirage?...

27 Janvier 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Autonomie des établissements : miracle ou mirage?...

À l’occasion du numéro des Cahiers pédagogiques « Pouvoir d’agir et autonomie, de l’école au lycée » de septembre 2017, le CRAP-Cahiers pédagogiques, en partenariat avec Éducation & Devenir, organisent une après-midi de débats sur le thème :

Autonomie des établissements : miracle ou mirage ?

Le mercredi 28 mars de 14h à 17h au lycée d’Alembert, 22 sente des Dorées, Paris XIXe - Métro porte de Pantin

Table ronde, animée par Michèle Amiel coordonnatrice du dossier, avec :

  • François Dubet, sociologue
  • Françoise Sturbaut, proviseure et présidente de Éducation & Devenir
  • Caroline Rousseau, enseignante en collège
  • Florent Pasquier, universitaire (Paris-Sorbonne)
  • Stéphane Kessler, inspecteur général (sous réserves)

Puis débat avec la salle

- Pour vous inscrire (entrée gratuite mais inscription obligatoire).

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A Voir... Une saison en France... En salle le 31 janvier...

27 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

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«Ecole en vie», quand l'élève s'élève...

27 Janvier 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Dans le Maine-et-Loire, dans le Rhône ou en Savoie, Agnès, Héloïse et Nicolas sont enseignants dans l’école publique. Trois types de classe, mais un même souci : certes, apprendre aux élèves les fondamentaux, mais aussi l’autonomie et la confiance en soi. En 1 h 20, Mathilde Syre souligne très justement ce qu’éduquer veut dire.

École en vie. 2016. France // Réalisation, image et son : Mathilde Syre // Montage et étalonnage : Cécile Boutain // Mixage : Bertrand Neyret // Production : association Achromat.

Chaque mois, Mediapart met en ligne un documentaire intégral choisi dans une sélection faite par Images en bibliothèques. Ces films sont à disposition de nos abonnés pendant trois mois. Retrouver tous les films déjà diffusés en cliquant ici

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La France des "petits chefs"...

27 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

La France des "petits chefs"...

Hier soir, un ami passe à la maison avec sa fille de 9 ans... Cela dure un peu... On discute... La petite commence à avoir faim et je propose d'aller lui acheter un petit burger au "fastfood" d'à coté. Pas très diététique certes mais je sais qu'elle adore...

J'entre... Très peu de monde... Je passe la commande. Une jeune fille de 20 ans, à peine, me sert très gentiment. Derrière elle se tient un autre employé. Il semble être son supérieur. Il scrute chacun de ses gestes. Après quelques secondes seulement, les réflexions désagréables, à haute et intelligible voix, commencent à pleuvoir. Tout ce qu'elle faisait ne lui convenait pas. Il l'humiliait. Avec délice manifestement.

Croisant alors son regard, il me dit, avec un sourire de petit chef imbu de sa fausse puissance et très satisfait d'en user et d'en abuser:

"Heureusement que je suis là, hein monsieur?"..

Et là, il n'aurait pas du...

Je l'ai regardé droit dans les yeux et lui ai dit, glacialement calme, ce que je pensais de sa manière de faire, de se comporter avec cette "gamine" qui débutait manifestement.

"Vous vous rendez compte que si elle se trompe, c'est parce que vous lui faites peur? Peur! Que vous l'humiliez en public? Vous devriez avoir honte de vous comporter ainsi! Honte monsieur!"

Il a vu que j'étais en colère. Il n'a pas répondu. La jeune fille me tend ma commande. Je la remercie. Je lui dis en souriant:

"Bon courage et bonne fin de journée. Vous n'avez rien à vous reprocher".

Deux larmes coulaient sur ses joues...

Des "petits chefs" comme celui-là dans ce type d'entreprises, il y en a dans toute la France. Ils fonctionnent au mépris, ce petit chef étant sans doute lui-même méprisé par son supérieur et ainsi de suite. Alors tout le monde humilie tout le monde. Tout le monde méprisant tout le monde pour "faire son trou" et creuser jusqu'au bas de l'échelle, jusqu'aux "gamines" qui, elles, n'ont plus personne en dessous. Elle sont au fond du fond du trou!

Ce type d'emploi fait certes vivre (ou survivre) bien des gens. Mais il entraîne aussi des comportements, des méthodes de "management" inacceptables. Beaucoup aujourd'hui, dans cette France qui place la réussite financière en "étalon" du bonheur, souhaitent voir se multiplier ce type de "boites", de startup où l'on fonctionne en "openspace", où les anglicismes font de la francophonie, soi-disant défendue par le Président de la République, une cacophonie et où tout le monde fait semblant d'être satisfait de son sort, sur ORDRE! N'a-t-il pas été décrété récemment qu'il FALLAIT être heureux, arborer le sourire, chanter en chorale pour faire de l'Ecole un lieu convivial et dogmatiquement merveilleux, quelles que soient les conditions de travail.

Sauf que le bonheur ça ne se décrète pas... Les larmes, ça se provoque souvent et avec facilité...

Voilà pourquoi nous sommes de gauche... Parce que nous savons encore être révoltés par des petits chefs passant leurs nerfs sur d'autres employés qui, elles et eux, ne peuvent pas se révolter.

Alors faisons-le encore et encore. Pour toi qui m'as servi un soir et que je ne connais pas...

La fille de mon ami a bien aimé son burger quand même...

Christophe Chartreux

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"Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage"...

26 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

 
Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer, 
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer, 
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
 
Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage, 
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer, 
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
 
La mère de l'amour eut la mer pour berceau, 
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau, 
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux, 
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux, 
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
 
Pierre de Marbeuf
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Silvia Perez Cruz...

26 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Lucia Etxebarria...

26 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Fie-toi non pas aux mots, mais aux actes, comme le font les chiens et les bébés, qui, ne comprenant pas notre discours, décode le langage non verbal bien mieux que nous. Ils ne se laissent pas porter par ce qu'on leur dit, mais par ce qu'ils voient. C'est pour cela qu'il y a des bébés et des chiens, qui rejettent énergiquement certaines personnes. Ils captent dans le ton de la voix, ou dans les gestes, une agressivité réprimée ou contenue (parfois même dans l'odeur : les chiens sentent l'adrénaline, et on soupçonne que les bébés aussi).

Nous avons tendance à perdre cette capacité en devenant adultes parce que nous nous méfions de ce que nous appelons l'instinct, qui n'est rien d'autre que notre capacité à décoder les messages non verbaux. Fie-toi plus à ce que tu ressens qu'à ce qu'il ou elle te dit.

(...)

Tant que la télé-poubelle nous proposera comme seul modèle d'échange d'idées le caquetage hystérique, la maltraitance verbale, l'agression psychologique, l'obsession d'écraser l'autre au lieu de négocier avec lui, et qu'il y aura autant de gens pour la regarder quotidiennement, nous aurons tendance à oublier qu'une dispute peut être civilisée et même saine, et n'est pas forcément ce spectacle dégradant pour tout le monde. Hélas, la télévision exerce une influence bien plus grande qu'on ne le croit : elle est prescriptive de comportements. Il faut savoir qu'un adolescent espagnol regarde trois heures par jour, en moyenne, ce genre d'émission. N'est-il pas temps de changer de paradigme, d'adopter un modèle plus civilisé, plus sain et, surtout, plus harmonieux?

Lucia Etxebarria - Ton coeur perd la tête

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L'école française ne prépare absolument pas à passer un grand oral au bac...

26 Janvier 2018 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Baccalaureat

EXTRAIT

Une grande épreuve orale au bac n’aura de sens que si l’oral est vraiment travaillé en classe, et pas seulement en maternelle! Car réussir un oral, c’est maîtriser un savoir et savoir en parler. Cela n’a rien de naturel et doit s’apprendre à l’école.

Ça y est, on commence à savoir à quoi ressemblera le bac new look promis par Emmanuel Macron pendant la campagne et cela va au-delà de l’examen avec quatre grandes disciplines dont le président avait parlé. La réflexion menée par le ministère va prendre pour support le rapport de la mission dirigée par Pierre Mathiot (ex patron de Sciences Po Lille) rendu public cette semaine. Plusieurs nouveautés notables attirent l’attention dans ce document: le nom des séries va disparaître (détenteurs d’un bac L, ES et S des séries générales, vous allez dorénavant vous-aussi avoir un bac de vieux), le bac sera modulaire avec deux disciplines majeures et deux mineures, la place des épreuves va bouger ainsi que l’équilibre entre épreuve finale et contrôle continu…

Et, parmi ces changements majeurs, un grand oral de trente minutes qui devrait compter pour 15% de la note. Ce qui devrait modifier radicalement la préparation et le travail des élèves en vue de l’examen.

Petite histoire d'un symbole républicain

Si le baccalauréat se passe surtout et d’abord à l’écrit, dont le coefficient est plus important que l’oral, presque personne ne sait que le bac est à l’origine un examen qui se passait à l’oral, comme l’explique très bien cet article paru sur le site de France Culture il y a trois ans:

«La première session du baccalauréat, en juillet 1809, n’accueille que trente-neuf candidats, tous issus de la haute bourgeoisie. L'examen est alors quasi donné: il n’existe pas encore d’épreuve écrite, l’épreuve consiste simplement en un entretien oral.»

Mais quelques année plus tard, l'obtention du baccalauréat est jugée trop facile, notamment en raison d'entretiens uniquement oraux. 

«En 1830, la première épreuve écrite facultative est introduite, avant de devenir obligatoire en 1840. L’objectif est de rendre plus difficile l’examen, afin de faire concurrence à l’École polytechnique.»

Quoiqu’on pense de la nouvelle réforme, on pourrait dire que si l’examen est un symbole républicain, c’est un symbole plastique, maintes fois réformé dans son organisation (épreuves anticipées, place de l’oral) et dans sa diversité (création du bac pro en 1985, poids croissant des options). Sans compter de très nombreux projets de réformes non menés à terme. On peut prédire sans risque que nombre de débats vont porter sur la place des disciplines dans le cursus des lycéens. Cela a déjà commencé avec cette intéressante tribune d’enseignants de SVT dans Libération ou d’enseignants de sciences économiques et sociales dans Le Monde. Mais l’arrivée d'un grand oral (ou ce retour si l’on veut) marque un vrai tournant.

Une épreuve potentiellement discriminante

Cette épreuve qui s’inspire du «colloquio» italien, un exercice très déterminant, donnerait une place très importante aux capacités d’expression des candidats –en plus de leur travail effectif pour connaître et maîtriser les points du programme. Pour la petite histoire, l’Italie est également en train de transformer l’équivalent du bac, la maturità, pour faire régresser la place de l’oral. Il est important de s’arrêter sur la place de l’oral dans l’éducation et dans l’enseignement scolaire. L’oral en soi n’a rien d’évident (repenser à vos propres oraux si vous en avez passés devrait suffire à vous en convaincre). On sait que pour le bac il faut réviser (et même bachoter), mais pour décrocher une bonne note à l’oral, il ne suffit pas de dire ce que l’on sait…

On peut commencer par s’interroger sur les biais possibles. La façon de présenter son sujet, c’est-à-dire une certaine aisance rhétorique, compte forcément –sinon à quoi bon faire un oral? La manière de parler, et même de poser sa voix, influenceront éventuellement la notation des examinateurs. On peut même craindre que cette épreuve soit discriminante entre ceux qui «présentent bien» et ceux qui en plus d’avoir à trouver leurs mots n’auront pas ce fameux savoir-être, une attitude conforme à la norme sociale dont on pense ce qu’on veut mais qui compte dans le jugement des adultes. Est-ce que ce qui s’entend lorsque l’on parle –l’accent, l’intonation, les liaisons– pourra avoir une influence positive ou négative sur le jugement du candidat? Même chose pour tout ce que l’on voit quand on a quelqu’un en face de soit: style vestimentaire, origine, genre.

Par ailleurs le documentaire À voix haute: La Force de la parole, qui a remporté un vif succès l’année dernière, montre à quel point l’oral se travaille et combien ce travail, cette rigueur, permettent de passer d’une expression approximative chez des jeunes gens déjà étudiants à un résultat brillant.

(...)

Louise Tourret

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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A Lire... DES INTRUS EN POLITIQUE - Femmes et minorités: dominations et résistances - Mathilde Larrère et Aude Lorriaux

26 Janvier 2018 , Rédigé par Amazon.fr Publié dans #Politique, #Femme

A Lire... DES INTRUS EN POLITIQUE - Femmes et minorités: dominations et résistances - Mathilde Larrère et Aude Lorriaux
Présentation de l'éditeur

En politique, et en particulier aux postes les plus en vue, tout semble bon pour décrédibiliser ou évincer son adversaire en l'assignant à son sexe, son origine, sa sexualité ou son origine sociale. Mathilde Larrère et Aude Lorriaux ont demandé à de nombreux responsables politiques - femmes et hommes de groupes discriminés (femmes, racisé·es, homosexuel·les...), des échelons locaux aux plus hautes fonctions nationales, comment ils vivent avec les identités auxquelles on tente de les réduire, qu'ils les masquent ou les revendiquent ou les utilisent. Le livre est aussi une réflexion sur le temps long des deux derniers siècles qui ont vu le corps civique s'élargir à de nouveaux groupes, malgré ceux qui, étant au pouvoir, n'entendent pas le partager. Il s'inscrit également dans la séquence actuelle d'injonction à l'identité nationale, qui rebattent toutes les identités individuelles et leur instrumentalisation dans le champ politique. Derrière ses attaques parfois spectaculaires se joue la question de la représentation politique de tou•tes dans notre démocratie et donc in fine une réflexion sur la République et le vivre-ensemble.

Biographie de l'auteur
Mathilde Larrère (Paris) est maître de conférences en histoire politique du XIXe siècle à l'université Paris-est Marne-la-Vallée, chroniqueuse pour Arrêt sur Image et détricoteuse pour Médiapart.
 
Aude Lorriaux (Paris) est journaliste freelance, spécialisée en politique et discri­minations. Elle travaille entre autres pour slate.fr.
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