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Vivement l'Ecole!

Éducation: sortir les femmes de l’ombre...(+ video)

29 Janvier 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Femme

Les programmes scolaires, la littérature jeunesse et la fiction en général continuent à minorer la place des figures féminines. De fait, les femmes sont encore parfois tout simplement ignorées par les éducateurs et l’école, c’est ce que leur absence de listes d’auteurs proposés au bac français montre régulièrement. Il faut, il faudra encore et encore rappeler quels enjeux éducatifs s’attachent à l’objectif de mixité dans les programmes et le récit commun. Et puis, surtout, comment atteindre ce but? Comment changer? C’est un travail intellectuel, savant, historique, littéraire et artistique, un travail passionnant et complexe qui s’engage en ce moment dans et pour l’éducation.

À l'heure où l'on parle tant de féminisme il nous a semblé important de rappeler que mettre en avant des figures féminines est un vrai enjeu pour l'éducation. D'abord pour proposer un récit plus mixte aux enfants que l'école républicaine doit éduquer dans et à l'égalité. Dire aux filles et aux garçons qu'il n'y a pas que des hommes dans l'histoire et dans les histoires c'est loin d'être anecdotique si on veut qu'ils voient le monde différemment des générations précédentes et se conduisent peut-être aussi de manière un peu différente. En ce qui concerne les contenus proposés, ce qui est enseigné, il faut souligner que cela correspond à l'histoire telle que les historiens la font aujourd'hui, à la littérature telle qu'elle s'est écrite (et ce bien avant le XXème siècle). On peut également noter que de plus en plus de formations sur la question sont proposées aux enseignants qui sont très demandeurs. Du coté des familles, les récents succès des albums "Culottées" ou du livre "Histoires du soir pour filles rebelles" (Les arènes) montrent qu'il existe un désir et une attente autour de ce sujet et qu'un public, plus ou moins jeune, (s')éduque également aujourd'hui avec ces lectures. 

(...)

Louise Tourret

Suite et fin à consulter en cliquant ci-dessous

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Pierre Merle : « Les réformes du bac et de l’accès à l’université suscitent de multiples réserves »

29 Janvier 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Baccalaureat

Pierre Merle : « Les réformes du bac et de l’accès à l’université suscitent de multiples réserves »

EXTRAITS

Dans une tribune au « Monde », le sociologue Pierre Merle juge que l’importance accordée aux notes et au contrôle continu pour le baccalauréat pose problème. Il estime notamment qu’il faudrait aussi tenir compte du rapport entre compétences et aptitudes des élèves à suivre avec succès un enseignement supérieur.

(...)

Des pratiques de notation différentes

Séduisantes dans leur principe, ces deux réformes (Lycée et "Parcoursup"/Note du webmaster) suscitent de multiples réserves. On se limitera à trois d’entre elles. La première tient à l’importance cardinale accordée aux notes. Au début du XXe siècle, de nombreux chercheurs ont contribué à la naissance d’une science des examens dont l’objet a été d’étudier la fiabilité statistique des évaluations scolaires. Certes, la notation permet de distinguer les bons élèves des plus faibles.

Mais, pour l’écrasante majorité des élèves « moyens », l’estimation de leurs compétences relève de la loterie en raison d’un ensemble de biais cognitifs d’évaluation, quelles que soient les qualités individuelles des correcteurs et l’existence ou non d’un barème. Plus d’une centaine de recherches ont montré l’existence d’effets de halo, effets de flou, effets de contraste, effets d’assimilation, etc. A titre d’exemple, l’ordre de correction des copies influence sensiblement les notes obtenues. Après une bonne copie, le correcteur note toujours plus sévèrement la suivante. Après une mauvaise, il se montre plus indulgent.

La faible pertinence du recours aux notes dans le futur processus de sélection tient aussi au fait que les pratiques de notation diffèrent sensiblement selon le niveau scolaire des élèves, la place des lycées dans la hiérarchie des établissements, les différences de pratiques des professeurs. Une telle sélection repose sur une hypothèse absolument non validée : l’ensemble des professeurs partagerait une échelle commune d’évaluation des compétences.

Depuis près d’un siècle, toutes les recherches démontrent le contraire. Lorsqu’une copie est évaluée par un nombre élevé de professeurs, la distribution des notes s’approche d’une moyenne. Plus étonnant encore, un professeur n’est pas fidèle à lui-même. Amené à corriger une centaine de copies dactylographiées, il ne notera pas de la même façon la même, placée en début ou en fin de paquet…

Un grand oral inéquitable

(...)

La création d’un « grand oral » est également surprenante. Depuis les années 1930, les recherches montrent une évaluation encore plus incertaine des prestations orales par rapport aux épreuves écrites. Par ailleurs, la qualité des oraux est directement liée aux compétences sociolinguistiques des élèves, à des « savoir dire » et « savoir être » en rapport direct avec leur origine sociale. Dans la prestation orale, la forme compte parfois autant, voire davantage que le contenu !

(...)

Pierre Merle est également auteur des « Pratiques d’évaluation scolaire. Historique, problèmes, perspectives », à paraître en mai 2018 chez PUF.

Tribune à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

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Espaces et architectures scolaires - À la conquête de l’espace!...

29 Janvier 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Architecture

Espaces et architectures scolaires - À la conquête de l’espace!...

« J’aimerais qu’il existe des lieux stables, immobiles, intangibles, intouchés ou presque intouchables, immuables, enracinés ; des lieux qui seraient des références, des points de départ, des sources. De tels lieux n’existent pas et c’est parce qu’ils n’existent pas que l’espace devient question, cesse d’être évidence, cesse d’être incorporé, cesse d’être approprié. L’espace est un doute : il me faut sans cesse le marquer, le désigner ; il n’est jamais à moi, il ne m’est jamais donné, il faut que j’en fasse la conquête. »

Georges Perec, Espèces d’espaces, Galilée, 1974

Les questions que nous nous sommes posées en démarrant ce dossier étaient très liées au bienêtre dans les espaces scolaires et aux interrogations des acteurs de l’éducation sur la relation entre le mieux bâtir et le mieux apprendre. Comment vit-on à l’école avec ce que l’on a et comment donne-t-on corps à des rêves d’espace ?

Les élèves, lorsqu’on prend le temps de les interroger ou de les observer, sont les meilleurs experts de ces questions. Certes, ils ne connaissent pas toujours les normes environnementales ou les règles de sécurité, mais ils racontent bien plus de ce qui serait nécessaire pour vivre mieux. Ils parlent de la contrainte d’une assise longue et peu confortable, des journées entières sans fréquenter les W.-C., de la place accordée au sport dans les cours de récréation provoquant une mise à la marge des élèves plus calmes, de l’absence de bancs, de l’interdiction de s’allonger. Ils peuvent aussi nous dire que les jours de pluie, ils ne sont les bienvenus nulle part et qu’à l’exception d’un préau venteux, ils ne trouvent que peu de refuge. Ils savent aussi reconnaitre les matériaux beaux à regarder, agréables à toucher et bons ou mauvais à vivre, et changer d’usage si de nouvelles propositions apparaissent.

Ils racontent la petitesse des salles de classe et la contrainte de s’y déplacer le moins possible, même si la pédagogie mise en œuvre par les enseignants les y engage, les espaces partagés trop bruyants et l’absence cruelle de végétation. Ils expriment ainsi des désirs et des envies, mais ont parfois du mal à les faire connaitre. Leurs enseignants pourraient leur emboiter le pas. Les salles des professeurs bruissent de remarques, et de suggestions. Comment améliorer le mobilier pour qu’il soit plus facilement déplaçable et modulable ? Comment améliorer l’acoustique des salles de cours et des couloirs ? Où trouver une place adéquate à des tableaux souvent mal placés et peu visibles par un ensemble d’élèves ? En d’autres termes, comment faire dialoguer espace et pédagogie ?

À ce stade, y aurait-il lieu de se désespérer ?

Les nombreuses parutions de ces dernières années, voire de ces derniers mois, nous laissent à penser que le sujet parcourt largement l’éducation. Et toutes les réponses que nous avons reçues, tant de la part des enseignants, des chercheurs que des architectes ou des acteurs institutionnels nous montrent qu’une réflexion profonde s’est concrétisée, qu’il s’agit bien plus que d’un sursaut. Nous sommes face à un véritable désir de transformation des espaces scolaires, appelant parfois la participation des équipes, des élèves et des familles.

Que transformer ?

Pas seulement les lieux, mais aussi les manières d’enseigner, de se déplacer, d’agencer, d’ouvrir les constructions scolaires sur l’extérieur, de considérer tous les membres des communautés éducatives, d’inscrire les projets architecturaux dans une démarche innovante et préoccupée du devenir scolaire des utilisateurs ainsi que de leur bienêtre. Dans l’école, de petits laboratoires de recherche, des microactions vecteurs de changement ont vu le jour, en toute discrétion. Des audaces fleurissent de toutes parts qui sont aussi à mettre en lien avec les avancées dans l’éducation à l’architecture, sensibilisant toujours plus d’acteurs de terrain, d’élèves et de parents. Tous ont permis de se poser de nouvelles questions et de ne plus en rester au stade de la déploration ou du constat sans suite.

C’est à se demander si l’école n’est pas partie à la conquête de l’espace !

Avant-propos, par Nadine Coussy-Clavaud et Cathy Marret

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L'école primaire aura son policier municipal dans la cour... Ou le couloir... Ou n'importe où...

28 Janvier 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

L'école primaire (en général) manque de:

- surveillants

- secrétaire

- infirmière

- documentaliste

- gestionnaire

- gardien.

Mais il y aura un policier!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Non armé! Ouf!!!

Pour une bonne relation entre la police et l'école...

Pour une bonne relation avec les pompiers, boulangers, charcutiers, facteurs, on fait quoi?... Un par école aussi?...

Tout va très bien madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien...

Christophe Chartreux

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Franz Schubert...

28 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Vercors...

28 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Ce fut ma nièce qui alla ouvrir quand on frappa. Elle venait de me servir mon café, comme chaque soir (le café me fait dormir). J'étais assis au fond de la pièce, relativement dans l'ombre. La porte donne sur le jardin, de plain-pied. Tout le long de la maison court un trottoir de carreaux rouges très commode quand il pleut. Nous entendîmes marcher, le bruit des talons sur le carreau. Ma nièce me regarda et posa sa tasse. Je gardai la mienne dans mes mains.

Il faisait nuit, pas très froid : ce novembre-là ne fut pas très froid. Je vis l'immense silhouette, la casquette plate, l'imperméable jeté sur les épaules comme une cape.

Ma nièce avait ouvert la porte et restait silencieuse. Elle avait rabattu la porte sur le mur, elle se tenait elle-même contre le mur, sans rien regarder. Moi je buvais mon café, à petits coups.

L'officier, à la porte, dit : "S'il vous plaît". Sa tête fit un petit salut. Il sembla mesurer le silence. Puis il entra.

La cape glissa sur son avant-bras, il salua militairement et se découvrit. Il se tourna vers ma nièce, sourit discrètement en inclinant très légèrement le buste. Puis il me fit face et m'adressa une révérence plus grave. Il dit : "Je me nomme Werner van Ebrennac". J'eus le temps de penser, très vite : "Le nom n'est pas allemand. Descendant d'émigré protestant ?" Il ajouta : "Je suis désolé".

Le dernier mot, prononcé en traînant, tomba dans le silence. Ma nièce avait fermé la porte et restait adossée au mur, regardant droit devant elle. Je ne m'étais pas levé. Je déposai lentement ma tasse vide sur l'harmonium et croisai mes mains et attendis.

L'officier reprit : "Cela était naturellement nécessaire. J'eusse évité si cela était possible. Je pense mon ordonnance fera tout pour votre tranquillité." Il était debout au milieu de la pièce. Il était immense et très mince. En levant le bras il eût touché les solives.

Sa tête était légèrement penchée en avant, comme si le cou n'eût pas été planté sur les épaules, mais à la naissance de la poitrine. Il n'était pas voûté, mais cela faisait comme s'il l'était. Ses hanches et ses épaules étroites étaient impressionnantes. Le visage était beau. Viril et marqué de deux grandes dépressions le long des joues. On ne voyait pas les yeux, que cachait l'ombre portée de l'arcade. Ils me parurent clairs. Les cheveux étaient blonds et souples, jetés en arrière, brillant soyeusement sous la lumière du lustre.

Le silence se prolongeait. Il devenait de plus en plus épais, comme le brouillard du matin. Épais et immobile. L'immobilité de ma nièce, la mienne aussi sans doute, alourdissaient ce silence, le rendaient de plomb. L'officier lui-même, désorienté, restait immobile, jusqu'à ce qu'enfin je visse naître un sourire sur ses lèvres. Son sourire était grave et sans nulle trace d'ironie. Il ébaucha un geste de la main, dont la signification m'échappa. Ses yeux se posèrent sur ma nièce, toujours raide et droite, et je pus regarder moi-même à loisir le profil puissant, le nez proéminent et mince. Je voyais, entre les lèvres mi-jointes, briller une dent d'or. Il détourna enfin les yeux et regarda le feu dans la cheminée et dit : "J'éprouve un grand estime pour les personnes qui aiment leur patrie", et il leva brusquement la tête et fixa l'ange sculpté au-dessus de la fenêtre. "Je pourrais maintenant monter à ma chambre, dit-il. Mais je ne connais pas le chemin". Ma nièce ouvrit la porte qui donne sur le petit escalier et commença de gravir les marches ; sans un regard pour l'officier, comme si elle eût été seule. L'officier la suivit. Je vis alors qu'il avait une jambe raide.

Je les entendis traverser l'antichambre, les pas de l'Allemand résonnèrent dans le couloir, alternativement forts et faibles, une porte s'ouvrit, puis se referma. Ma nièce revint. Elle reprit sa tasse et continua de boire son café. J'allumai une pipe. Nous restâmes silencieux quelques minutes. Je dis : "Dieu merci, il a l'air convenable". Ma nièce haussa les épaules. Elle attira sur ses genoux ma veste de velours et termina la pièce invisible qu'elle avait commencé d'y coudre.

Vercors - Le Silence de la mer

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Un policier dans les écoles? L'idée du maire de Nice fait son chemin jusqu'à la rue de Grenelle...

28 Janvier 2018 , Rédigé par 20 Minutes - AFP Publié dans #Education, #Société, #Police

Un policier dans les écoles? L'idée du maire de Nice fait son chemin jusqu'à la rue de Grenelle...

L'expérimentation souhaitée par Christian Estrosi a été validée par le ministre de l'Education nationale, à la condition que les policiers ne soient pas armés...

Un policier municipal sera bientôt posté dans chaque école à Nice, « une première en France » selon le maire LR  Christian Estrosi qui dit avoir reçu vendredi le feu vert du ministre de l' Education à condition que le policier ne soit pas armé.

« Le ministre nous a donné son feu vert pour une expérimentation qui permette dans les prochaines semaines de mettre en place ce dispositif », a indiqué Christian Estrosi, qui accompagnait Jean-Michel Blanquer durant une visite à Nice.

110 policiers recrutés

« C’est une première en France », a-t-il assuré, en rappelant que la mairie avait massivement recruté pour avoir 110 policiers municipaux supplémentaires. « Le principe est surtout d’avoir un policier […] qui puisse être un relais direct avec la police nationale et le centre de supervision urbaine », a-t-il expliqué.

Dans la matinée, Jean-Michel Blanquer avait souligné l’importance des enjeux de sécurité dans l’Education. « Ils ont d’ailleurs beaucoup de dimensions », a-t-il dit, en remarquant qu’il y avait « une sensibilité particulière à Nice, tout à fait compréhensible ».

A condition que le policier ne soit pas armé

La proposition de Christian Estrosi de poster un policier armé dans chaque école avait été rejetée par la précédente ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem et critiquée par la fédération de parents d’élève FCPE, et des syndicats enseignants.

Jean-Michel Blanquer estime pour sa part que c’est « intéressant de voir ce qu’une telle mesure peut donner dès lors que le policier est non armé, bien entendu ». « Notre objectif est d’avoir à Nice, comme dans d’autres endroits de France, des expérimentations sur différents sujets, pas seulement la sécurité », a-t-il dit.

Depuis la rentrée 2016 qui a suivi l’attentat sur la Promenade des Anglais ayant fait 86 morts le 14 juillet, Nice a mis en place un service de vigile devant chaque école, remplacé depuis par un policier.

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Directeur d’école : « je n’occupe pas ce poste pour le salaire »...

28 Janvier 2018 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Directeur d’école : « je n’occupe pas ce poste pour le salaire »...

EXTRAIT

Difficultés, joies, salaire... Qu'en est-il du métier de directeur d'école aujourd'hui ? Tour d'horizon avec Olivier Maury.

Vous êtes directeur d’école dans l’académie de Nancy-Metz. Quelles sont vos missions au quotidien ?

Elles relèvent de trois champs de responsabilité : le pilotage pédagogique, le fonctionnement de l’école et les relations avec les parents et les partenaires de l’école. Au quotidien, je supervise et coordonne les équipes enseignantes, j’assure l’animation pédagogique, et veille au bon déroulement des enseignements. Je mets en œuvre les conditions nécessaires à la progression de tous les élèves dans l’école, y compris ceux à besoins éducatifs particuliers. Mon rôle est aussi de veiller à la bonne marche de l’école et au respect de la réglementation. A ce titre, je suis chargé d’organiser le service de surveillance et de m’assurer de l’assiduité des élèves. En tant que directeur d’école, je préside le conseil d’école, qui a lieu au moins une fois par trimestre et j’organise l’élaboration du règlement intérieur. Autre mission de taille : je suis responsable de la mise en œuvre des dispositions relatives à la sécurité de l’école et symbolise l’autorité morale au sein de l’établissement. Enfin, je veille à la qualité des relations de l’école avec les parents d’élèves et avec l’ensemble des partenaires de l’action éducatrice : collectivités territoriales, acteurs associatifs, autres services de l’Etat. Pour moi, être directeur d’école, c’est avoir les épaules très larges ! Ces missions prennent énormément d’énergie… Parallèlement à ces tâches, j’assure toujours mon rôle d’enseignant.

Quel parcours d’études pour exercer ce métier ?

Pour accéder au poste de directeur d’école, il faut posséder un diplôme de niveau bac +5 et avoir été professeur des écoles pendant au moins 3 ans. Pour être nommé à ce poste, il faut s’inscrire sur une liste d’aptitude départementale. Une commission émet un avis après étude du dossier et entretien avec le candidat. En général, les professeurs des écoles retenus suivent une formation de 3 semaines avant de se voir attribuer le poste. Puis, une fois le poste obtenu, des formations sont également prévues. Pour ma part, je suis arrivé à cette fonction suite au départ de l’ancienne directrice. Aujourd’hui, je suis directeur d’école depuis 24 ans et j’en suis très épanoui.

(...)

Hanane Lynn

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La Maison Tellier...

27 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Eugène Sue...

27 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Eugène Sue...

Le majordome parut.

Il marchait d'un air solennel, portant sur un plateau un petit réchaud d'argent de la grandeur d'une assiette, surmonté de sa cloche. A côté de ce plat, on voyait un petit flacon de cristal rempli d'une liqueur limpide et couleur de topaze brûlée.
- Paolo, demanda le chanoine, qu'est ce que cette argenterie ?
- Elle appartient à M. Appetit, seigneur ; sous cette cloche est une assiette à double fond, remplie d'eau bouillante car il faut surtout, dit ce grand homme, manger brûlant.
- Et ce flacon, Paolo ?
- Son emploi est indiqué sur ce billet, seigneur, qui vous annonce les mets que vous allez manger.
- Voyons ce billet, dit le chanoine.
Et il lut :
"Oeufs de pintades frits à la graisse de caille, relevés d'un coulis d'écrevisses. N.B. Manger brûlant, ne faire qu'une bouchée de chaque oeuf, après l'avoir bien humecté de coulis.
"Mastiquer pianissimo.
"Boire, après chaque oeuf, deux doigts de ce vin de Madère de 1807, qui a fait cinq fois la traversée de Rio de Janeiro à Calcutta.
"Boire ce vin avec recueillement.
"Il m'est impossible de ne pas prendre la liberté d'accompagner chaque mets que je vais avoir l'honneur de servir au seigneur dom Ciego d'un flacon de vin approprié au caractère particulier du mets susdit."
Le chanoine, dont l'agitation allait croissant, souleva la cloche d'argent d'une main tremblante et émue.
Soudain, une émanation délicieuse s'épandit dans l'atmosphère.
Au milieu de l'assiette d'argent, et à demi baignés d'un coulis onctueux et velouté, d'une belle nuance vermeille, le chanoine vit quatre tout petits oeufs ronds, mollets, et semblants frémir encore dans leur friture fumante et dorée.
Le chanoine, frappé de la délicieuse senteur de ce mets, le mangeait littéralement du regard et, pour la première fois depuis deux mois, une soudaine velléité d’appétit chatouille son palais.

Eugène Sue - Les sept péchés capitaux

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