Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Et si l'on impliquait les enfants dans des projets d’éducation par la recherche, depuis la maternelle jusqu’au lycée?... (Audio)

2 Janvier 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Serge Tisseron s'entretient avec François Taddéi, biologiste et directeur du Centre de recherches interdisciplinaires, laboratoire référence en matière d’innovation dans l’éducation.

Les enfants sont curieux de tout, ont envie de tout essayer, d’aller toujours plus loin, de ne rencontrer aucune limite, aucune barrière… Cette curiosité fait d’eux plus que des aventuriers, ce sont des "savanturiers", moitiés aventuriers, et moitié savants. Pour les accompagner le mieux possible sur ce chemin, François Taddei propose de les impliquer dans des projets d’éducation par la recherche, depuis la maternelle jusqu’au lycée, aussi bien en formation professionnelle que générale. Son but ? Leur permettre d’apprendre en se questionnant, en expérimentant, en imitant, et en faisant par eux-mêmes. Bref, valoriser leur créativité, car à un moment où personne ne sait quels seront les métiers de demain, il est essentiel de les préparer à s’adapter à toutes les éventualités, aussi bien professionnelles que citoyennes.

Le morceau musical de François Taddei est The Wall de Pink Floyd.

Intervenants

  • directeur de recherche à l'inserm. Directeur du centre de recherches interdisciplinaires
Lire la suite

C'était en octobre 2017 - Balançons les porcs mais éduquons les hommes...

2 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Société, #Femme

C'était en octobre 2017 - Balançons les porcs mais éduquons les hommes...

Chaque jour, un "article" revenant sur l'année 2017...

Un choix arbitraire...

Mais de coeur...

Christophe Chartreux

                           ________________________________________

Il y a quelques mois, une élève de 4e, très "lookée", très "fashion victim", fut convoquée par la CPE qui lui signifia devoir modifier radicalement sa manière de s'habiller.

Devant l'incompréhension de la jeune fille, à qui il n'avait jamais été fait aucun reproche et qui n'avait pas signalé de comportements agressifs ou inconvenants de la part des garçons sous prétexte de robes trop près du corps ou de jupes considérées comme étant trop courtes, elle s'entendit répondre:

"Mais enfin mademoiselle, vous êtes tout simplement provocante!"

Elle revint le lendemain et tous les jours qui suivirent en jean, comme toutes les autres. L'uniforme qui cache.

Cette histoire, à laquelle je n'avais pas prêté une attention suffisante à l'époque, ce qu'avec le recul je regrette amèrement, m'est revenue en mémoire ces jours-ci à l'occasion du raz-de-marée provoqué par la création du mot-dièze #Balancetonporc

Pourquoi avoir exigé de cette jeune fille qu'elle change sa tenue? Comme si c'était elle la coupable de vouloir aguicher les pré-adolescents qui l'entouraient. A aucun moment ne m'est venu à l'esprit de demander qu'on éduque plutôt le regard des garçons sur les filles. J'aurais du...

Me revient aussi en mémoire cette réflexion que m'avait faite un jour, il y a quelques années, un étudiant croisé lors d'une réunion politique portant sur l'égalité Homme-Femme.

"Le vêtement "féminin" est parlant, explicite même. Il est naturellement tentateur."

Constatant mon étonnement, mon incompréhension, il poursuivit:

"Une jupe, une robe, un décolleté... Autant de "vêtements ouverts" quand l'homme, lui, ne porte que des pantalons et des chemises cravates... Des "vêtements fermés". C'est bien la preuve que les femmes seront toujours - je cite, évidemment - des opportunités à conquérir! Elles le montrent!"

Je pense urgent d'éduquer les garçons et les hommes. Très urgent...

Non, ce n'était pas à cette élève de 4e de changer de tenue et d'accepter ainsi sa "culpabilité" supposée.

Non, jupes et robes ne sont pas des signaux envoyés aux hommes. Une femme, toutes les femmes, doivent avoir le droit de choisir d'être séduisantes sans que cela signifie l'acceptation silencieuse de toutes les agressions.

Balançons les porcs mais éduquons les hommes... Le plus tôt sera le mieux...

Christophe Chartreux

Lire la suite

Réformes du lycée et du baccalauréat - Quid des 9 propositions du 15 janvier 2009 d’un collectif de 19 organisations ?

2 Janvier 2018 , Rédigé par EducPros - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Baccalaureat

Réformes du lycée et du baccalauréat - Quid des 9 propositions du 15 janvier 2009 d’un collectif de 19 organisations ?

On devrait connaître au cours du mois de janvier les conclusions de la mission dévolue à Pierre Mathiot sur les réformes du lycée et du baccalauréat.

Dans un contexte du même type (à savoir une mission « d’analyse, de compréhension, d’écoute et de proposition » sur la réforme du lycée confiée à Richard Descoings début janvier 2009 par Nicolas Sarkozy), un collectif de 19 organisations avait rendu publiques le 15 janvier 2009 neuf propositions pour réformer le lycée. Ce collectif regroupait notamment des syndicats d’enseignants (SE-Unsa, Sgen-CFDT), des syndicats lycéens ou étudiants (UNL, Unef, Confédération étudiante), des associations éducatives (Ligue de l’Enseignement), des mouvements pédagogiques (Crap-Cahiers pédagogiques) et des associations d’élus (Association des Régions de France).

« 1) L’organisation du lycée est modulaire : modules communs et modules d’exploration en seconde ; modules communs et modules de spécialisation progressive en cycle terminal.

2) Les voies générales et technologiques sont fusionnées.

3) Les modalités de la certification terminale (baccalauréat) tiennent compte de cette nouvelle organisation : les modules sont capitalisés après validation en cours de formation. En plus de cette capitalisation, le baccalauréat fait l’objet d’un nombre réduit d’épreuves terminales et d’une épreuve intégrée représentative du parcours de l’élève.

4) Les modules sont définis par des connaissances et des compétences à acquérir. Le mode d’évaluation est précisé à l’avance. Les modules peuvent être pluri-disciplinaires, interdisciplinaires ou disciplinaires.

5) Un temps d’accompagnement doit être prévu de façon spécifique dans les emplois du temps, encadré par des professeurs référents, avec deux objectifs distincts à moduler tout au long de l’année scolaire : un travail d’élaboration du parcours personnel et le suivi des apprentissages réalisés, dans le cadre de petits groupes d’élèves.

6) L’accompagnement des élèves, le travail en équipe et la participation au pilotage de l’établissement font partie des missions des enseignants et sont intégrés dans leurs services.

7) L’accompagnement, le travail personnel, la vie associative, les relations entre pairs, entre jeunes et adultes, l’apprentissage démocratique sont des dimensions importantes pour la formation et l’insertion du futur citoyen. Leur donner du temps implique de limiter l’horaire des cours des élèves.

8) Les instances collectives doivent être redéfinies pour permettre la participation de tous, élèves et adultes.

9) L’autonomie des établissements va de pair avec leur mise en réseau sur un territoire donné dans une logique de complémentarité pour éviter toute concurrence »

Ces propositions avaient pour vocation d’être entendues dans le cadre de la concertation qu’allait mener Richard Descoings (avec rapport d’étape en mai 2009 et rapport final en octobre) et d’être entendues aussi par le ministre de l’Education nationale d’alors (Xavier Darcos).

Doit-on dire, in fine, que toute ressemblance avec la situation actuelle serait pure coïncidence ou bien  "hors de saison" ?

Claude Lelièvre

Lire la suite

1968-2018 : 50 ans de Mai 68...

1 Janvier 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Politique, #Histoire

2018 marque le cinquantenaire de Mai 68. Un anniversaire qui fera sans doute l'objet de nombreux débats et rétrospectives. Est-il essentiel de commémorer cet événement ? Cette année, la question de l'héritage de Mai 68 se pose avec encore plus d'acuité. Reportage de Claire Flochel.

Des barricades et des pavés au quartier latin, des centaines de milliers de personnes dans les rues, une France paralysée par des mouvements sociaux, la plus grande grève générale de son Histoire. C'est certain, Mai 68 a marqué une rupture.

Emmanuel Macron, né neuf ans après Mai 68, réfléchirait à une façon d'y revenir en 2018. Il ne songe pas à une commémoration officielle mais à une réflexion autour du rôle de l'utopie dans l'Histoire. L'Elysée en a discuté avec Daniel Cohn-Bendit. Mais cette année, celui qui incarne à lui seul Mai 68 ne veut pas participer à une éventuelle commémoration. "Je ne vois pas pourquoi 50 ans après, je continuerai à radoter" , a t-il expliqué.

Mai 68 est un événement fondateur, sa commémoration est donc une évidence pour une société, selon Pascal Ory. "Mai 68 a été un échec politique mais une réussite culturelle sur la longue durée", explique l'historien qui cite la loi Veil, le mariage pour tous, le développement de la préoccupation écologique comme exemples. "Bien que nous soyons dans une période complètement différente, nous sommes des enfants de 68 en ce qui concerne les genres de vie", dit encore Pascal Ory.

Un anniversaire loin de faire l'unanimité

Comme Nicolas Sarkozy qui voulait, en 2007, liquider l'héritage de Mai 68, cette année encore la droite s'insurge contre la commémoration d'un mouvement qui a marqué, selon elle, le début de la fin, la fin du respect de l'autorité et la fin de la morale. Les débats ne font que commencer en ce début d'année, mais l'historien Jean Garrigues estime qu'ils ont au moins le mérite d'entretenir la mémoire : "La mémoire de Mai 68 se perd aujourd'hui, il est donc important de la faire revivre et de rappeler ce qu'a signifié ce moment dans notre vie nationale".  

Lire la suite

Marc Lavoine... Quynh Anh... Souad Massi...

1 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

A ma "petite soeur"

Lire la suite

Coup de coeur... Marcel Proust...

1 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

"Il y avait bien des années que, de Combray, tout ce qui n’était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n’existait plus pour moi, quand un jour d’hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j’avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d’abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse: ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante joie? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle? Que signifiait-elle? Où l’appréhender? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m’apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m’arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n’est pas en lui, mais en moi. Il l’y a éveillée, mais ne la connaît pas, et ne peut que répéter indéfiniment, avec de moins en moins de force, ce même témoignage que je ne sais pas interpréter et que je veux au moins pouvoir lui redemander et retrouver intact, à ma disposition, tout à l’heure, pour un éclaircissement décisif. Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C’est à lui de trouver la vérité; Mais comment? Grave incertitude, toutes les fois que l’esprit se sent dépassé par lui-même; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher? pas seulement: créer. Il est en face de quelque chose qui n’est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière.

Et je recommence à me demander quel pouvait être cet état inconnu, qui n’apportait aucune preuve logique, mais l’évidence, de sa félicité, de sa réalité devant laquelle les autres s’évanouissaient. Je veux essayer de le faire réapparaître. Je rétrograde par la pensée au moment où je pris la première cuillerée de thé. Je retrouve le même état, sans une clarté nouvelle. Je demande à mon esprit un effort de plus, de ramener encore une fois la sensation qui s’enfuit. Et pour que rien ne brise l’élan dont il va tâcher de la resssaisir, j’écarte tout obstacle, toute idée étrangère, j’abrite mes oreilles et mon attention contre les bruits de la chambre voisine. Mais sentant mon esprit qui se fatigue sans réussir, je le force au contraire à prendre cette distraction que je lui refusais, à penser à autre chose, à se refaire, avant une tentative suprême. Puis une deuxième fois, je fais le vide devant lui, je remets en face de lui la saveur encore récente de cette première gorgée et je sens tressaillir en moi quelque chose qui se déplace, voudrait s’élever, quelque chose qu’on aurait désancré, à une grande profondeur ; je ne sais ce que c’est, mais cela monte lentement; j’éprouve la résistance et j’entends la rumeur des distances traversées.

Certes, ce qui palpite ainsi au fond de moi, ce doit être l'image, le souvenir visuel, qui, lié à cette saveur, tente de la suivre jusqu'à moi. Mais il se débat trop loin, trop confusément; à peine si je perçois le reflet neutre où se confond l'insaisissable tourbillon des couleurs remuées ; mais je ne peux distinguer la forme, lui demander, comme au seul interprète possible, de me traduire le témoignage de sa contemporaine, de son inséparable compagne, la saveur, lui demander de m'apprendre de quelle circonstance particulière, de quelle époque du passé il s'agit.

Arrivera-t-il jusqu'à la surface de ma claire conscience, ce souvenir, l'instant ancien que l'attraction d'un instant identique est venue de si loin solliciter, émouvoir, soulever tout au fond de moi? Je ne sais. Maintenant je ne sens plus rien, il est arrêté, redescendu peut-être; qui sait s'il remontera jamais de sa nuit? Dix fois il me faut recommencer, me pencher vers lui. Et chaque fois la lâcheté qui nous détourne de toute tâche difficile, de toute œuvre importante, m'a conseillé de laisser cela, de boire mon thé en pensant simplement à mes ennuis d'aujourd'hui, à mes désirs de demain qui se laissent remâcher sans peine.

Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d’autres plus récents; peut-être parce que, de ces souvenirs abandonnés depuis si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s’était désagrégé; les formes - et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévot - s’étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d’expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des autres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir."

Marcel Proust - Du coté de chez Swann

Lire la suite

C'était en septembre 2017... La fausse querelle du «pédagogisme» à l'école... (+ commentaire)

1 Janvier 2018 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Pedagogie

C'était en septembre 2017... La fausse querelle du «pédagogisme» à l'école... (+ commentaire)

Chaque jour, un "article" revenant sur l'année 2017...

Un choix arbitraire...

Mais de coeur...

Christophe Chartreux

                               --------------------------------------------------------

EXTRAITS

En partant en guerre contre lui, le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a tenté de réactiver une querelle purement idéologique et détachée de la réalité pour donner des gages à son aile conservatrice.

Jean-Michel Blanquer serait parti en guerre contre le «pédagogisme». Mais quelle est cette hydre qu’il faut combattre pour redonner son lustre à l’école française? Le «pédagogisme», manière péjorative de désigner une orientation pédagogique, consiste à vouloir «mettre l’élève au centre du système éducatif». Selon ses détracteurs, il serait apparu dans les années 1970-1980, et aurait inspiré la loi d’orientation de Lionel Jospin de 1989. L’idée de ce courant est de rendre l’élève actif et acteur de sa formation et de repenser la relation pédagogique à partir de là.

Ses accusateurs considèrent que la recherche de l’épanouissement de l’enfant s’est faite au détriment des méthodes classiques d’enseignement direct, du maître à l’élève, des savoirs et des connaissances et serait responsable de la baisse du niveau scolaire en ce qui concerne, notamment, les apprentissages fondamentaux.

Comme souvent en France, cette querelle est purement idéologique et incroyablement détachée de la réalité du fonctionnement de l’école. Car le pédagogisme est très loin de régner en maître dans les salles de classe. Les travaux de comparaison internationale (voir par exemple les recherches de Nathalie Mons et Marie Duru-Bellat) montrent au contraire que le système éducatif français reste un modèle «académique» dans lequel l’enseignement disciplinaire est ultradominant, avec un curriculum hiérarchique qui ouvre peu l’école sur le monde extérieur et dans lequel l’enseignement individualisé est peu développé. Ces méthodes «verticales» d’enseignement, qui prédominent dans notre pays, ne sont effectivement pas favorables à l’épanouissement des élèves, comme l’a montré une étude menée en 2011 auprès d’un large échantillon d’élèves et d’enseignants dans 23 pays. Elles sont aussi associées à une plus grande défiance à l’égard de la société et des institutions.

(...)

Une opération de communication?

Fin connaisseur du système éducatif, Jean-Michel Blanquer ne peut ignorer les quelques faits qui viennent d’être rappelés. Que cherche-t-il donc en réactivant cette vieille polémique? Sans doute à donner des gages à l’aile la plus conservatrice du monde éducatif, dont les porte-voix sont des journalistes comme Natacha Polony ou des essayistes comme Jean-Paul Brighelli ou Carole Barjon qui, dans une interview du 27 septembre dans le Figaro, prévoit «une victoire par K.O. de Jean-Michel Blanquer sur les pédagogistes». Cet appel aux valeurs traditionnelles de l’éducation, de l’autorité, de la transmission verticale du savoir, vertus d’une école mythique de la IIIe République abîmées par la modernité, plaît aussi à une opinion toujours réceptive à la nostalgie du «c’était mieux avant».
 
Mais cette démagogie est nocive car l’académisme et le manque de (vraie) formation pédagogique des enseignants sont des défauts du système éducatif français, pointés d’année en année par les experts de l’OCDE. Faire croire à l’opinion que ce sont des atouts risque de se retourner contre les promoteurs de la véritable réforme évoquée par Emmanuel Macron dans sa campagne, celle qui donnerait une large autonomie aux établissements et les laisserait adapter leur pédagogie, assortie d’une évaluation régulière, au profil de leur population d’élèves. Cela veut-il dire que le ministre y a renoncé? On ne l’espère pas.

Olivier Galland

Telos

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

Commentaire

"...la véritable réforme évoquée par Emmanuel Macron dans sa campagne, celle qui donnerait une large autonomie aux établissements et les laisserait adapter leur pédagogie, assortie d’une évaluation régulière, au profil de leur population d’élèves."

Attention néanmoins:

1- De quelle "autonomie" parle-t-on? Il est question par exemple de donner la possibilité aux chefs d'établissements de recruter leurs personnels. Est-ce souhaitable?

TOUS les personnels de direction seront-ils concernés? Y compris les directrices et directeurs d'écoles élémentaires/primaires, à part  entière "perdir", mais entièrement à part toujours.

2- Adapter la pédagogie au profil des populations d'élèves? C'est à dire in fine renoncer à créer les conditions d'un brassage socio-culturel bien plus important qu'il ne l'est aujourd'hui? A tel quartier huppé sa pédagogie; à tel autre très défavorisé la sienne?

3- Evaluation régulière: oui à condition de ne pas transformer ces évaluations en permanents "chiffrages" remontant de la base vers les hiérarchies sans que jamais ne soit porté à la connaissance des enseignants le moindre résultat obtenu par le biais de ces même évaluations.

Christophe Chartreux

Lire la suite

Education - D'où parle Natacha Polony?... (Vidéo)

1 Janvier 2018 , Rédigé par Youtube Publié dans #Education, #Polony, #Lecture

Lire la suite
<< < 10 20 21