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Vivement l'Ecole!

France, qu'as-tu fait de ta tradition d'asile? ...

30 Janvier 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Histoire

« Le peuple français donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. Il le refuse aux tyrans. » Voilà ce que disait la Constitution de 1793. La révolution proclamait à la face du monde la tradition d'asile de la France. Aujourd'hui, on peut légitimement se demander ce que le pays a fait de cette belle déclaration

(...)

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«Historytelling», l'alternative au récit national... (Video)

30 Janvier 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Histoire

Tout au long de cette année scolaire, à l’heure où la question de l’enseignement de l’histoire agite les querelles politiques, les Détricoteuses proposent leur rendez-vous mensuel et chronologique « Historytelling », une proposition alternative de récit national, des « origines » à nos jours.

Voir aussi toutes les émissions des Détricoteuses

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«Pour des millions de filles dans le monde, l’éducation doit devenir un futur proche»...

30 Janvier 2018 , Rédigé par Mediapart - One France Publié dans #Education, #Femme

«Pour des millions de filles dans le monde, l’éducation doit devenir un futur proche»...

A deux jours de la reconstitution du Partenariat mondial pour l’éducation, organisée par Emmanuel Macron et Macky Sall à Dakar, Pierre, Nana et Wadi, un jeune français, une jeune malienne et une jeune nigériane, unissent leurs voix pour rappeler aux chefs d’Etats qui se rendront au Sénégal que 130 millions de filles dans le monde sont encore aujourd’hui privées d'éducation.

Quand nous pensons à l’éducation, il vient à chacun de nous des images, des souvenirs, des impressions. Certains verront une salle de classe avec un tableau noir, un professeur particulièrement inspirant. Certains se rappelleront du calvaire que représentaient ces tables de multiplication à apprendre par cœur, ou de la fierté de n’avoir fait aucune faute lors d’une dictée importante. D’autres se souviendront de la joie quand leur professeur d’histoire-géo arrivait en classe en poussant une vieille télévision et un magnétoscope sur une table à roulette, d’une classe surpeuplée où les élèves n’en faisaient qu’à leur tête, de leurs jeux préférés dans la cour de récréation. D’autres encore se rappelleront des sacrifices que leurs familles ont faits pour leur permettre de continuer à étudier. Nos expériences sont très différentes, et pourtant similaires dans leur finalité : Grâce à l’éducation nous avons eu la chance de recevoir, nous avons engrangé des savoirs, des compétences et des manières de penser qui ont fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui, et nous pouvons lire et écrire ces lignes.

Nous sommes trois jeunes, deux filles et un garçon. Nous nous prénommons Nana, Wadi et Pierre. Nous sommes originaires du Mali, du Nigéria et de France. Nous avons 30, 20 et 21 ans, et nous sommes, chacun à notre manière, dans nos pays respectifs, des militants pour un monde plus juste. Aujourd’hui, nous faisons partie d’une délégation de jeunes qui se rend à Dakar, au Sénégal, pour participer à la conférence du Partenariat mondial pour l’éducation, coparrainée par la France et le Sénégal, pour y faire entendre la voix de notre génération et de celles à venir. La jeunesse n'est pas seulement la génération du futur, elle est aussi actrice de changement aujourd'hui.

Nous pourrions vous parler en détails de ce que nous faisons dans la vie, de ce que nous étudions, des associations dont nous faisons partie ou que nous avons créées, de ce qui occupe nos journées, nous motive à sortir de notre lit le matin ou nous tient éveillés la nuit.

Mais si nous écrivons ces lignes aujourd’hui, ce n’est pas pour parler de nous. Aujourd’hui, à quelques jours de cette conférence internationale où tous les pays concernés se rassemblent, et où les contributions financières de chaque pays donateur seront annoncées, nous voudrions vous parler des 130 millions de filles dans le monde qui ne vont pas à l’école.

Certaines d’entre elles n’y vont pas parce que la route qu’elles devraient parcourir pour rejoindre leur école est trop longue. Pour certaines d’entre elles, la route est trop dangereuse. Certaines d’entre elles n’ont pas les moyens d’acquérir un uniforme, ou les manuels scolaires indispensables pour suivre les cours. D’autres, encore, se retrouvent dans des classes dépourvues d’enseignants. Les raisons qui poussent les filles à quitter l’école ou à ne jamais y mettre les pieds sont innombrables, mais nous refusons de les considérer comme acceptables. Le statu quo n'est pas une option.

Pour ces millions de filles dans le monde, l’éducation n’est ni un souvenir, ni un présent. Mais grâce au Partenariat mondial pour l’éducation, elle pourrait être encore mieux qu’un espoir, un futur proche. C’est pourquoi il est essentiel que cette conférence soit une réussite et que l’éducation dans le monde reçoive les moyens financiers qu’elle mérite. Pour qu’elles aussi aient la chance de pouvoir lire, de pouvoir écrire leurs propres histoires, d’avoir de beaux souvenirs en tête lorsqu’on leur parle de l’école, de devenir celles qu’elles rêvent d’être. Cette année pourrait être celle du tournant vers une réelle mobilisation collective pour le droit à l'éducation.

Pierre Jothy, France

Nana Alassane Toure, Mali

Wadi Victoria Ben-Hirki, Nigeria

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Revue de Presse Education... Parcoursup - Réforme du Bac et du Lycée - Apprentissage - Ressources...

30 Janvier 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Parcoursup - Réforme du Bac et du Lycée - Apprentissage - Ressources...

La réforme à trois étages (entrée dans le supérieur, baccalauréat, organisation du lycée) est au centre de l’actualité.

Parcoursup

Entrée à l’université : premières modifications apportées au projet de loi par le Sénat par Laura Taillandier. “La commission éducation du Sénat a adopté le projet de loi sur l’orientation et la réussite des étudiants, le 24 janvier 2018. Avec, au passage des modifications, notamment sur les capacités d’accueil, le dialogue entre recteurs et universités, et le délai d’inscription des établissements sur Parcoursup.”

Appel de la première Coordination nationale de l’éducation. Pour le retrait du Plan étudiants, de la plateforme Parcoursup et des projets de réforme du bac et du lycée.

Parcoursup un monde merveilleux ?

LORRAINE - Enseignement supérieur Orientation post-bac : l’heure du choix. “Depuis le 22 janvier, les futurs bacheliers peuvent émettre leurs vœux d’orientation sur Parcoursup, une nouvelle plateforme censée faire oublier les ratés d’APB. La rectrice a testé le dispositif à Metz avec Noémie, 17 ans.”

Et sur la webTv de l’académie de Versailles … Parcoursup : l’orientation en action ! C’est le Service communication de la DSDEN de L’Essonne qui s’y est collé !

Parcoursup : nouvelle procédure d’admission post-bac, nouvelles craintes. “« Le Monde » a pu assister à des réunions d’information dans des lycées, où les parents, venus nombreux, s’interrogent sur le nouveau système d’orientation post-bac.”

Parcoursup, nouvel eldorado pour les coaches en orientation scolaire. “L’angoisse des élèves de Terminale pour leur avenir n’a pas disparu avec l’arrivée de Parcoursup, la nouvelle plateforme d’inscription à l’université, à en croire les coachs en orientation : ils croulent sous les demandes d’aide face un dispositif dont ils ne maîtrisent pas toutes les règles.”

Réforme du Bac et du Lycée

Réforme du bac : « Si les progrès des élèves sont véritablement recherchés, le projet doit être retravaillé ». “Dans une tribune au « Monde », l’universitaire Blanche Lochmann pense que le rapport de la « mission baccalauréat » révèle l’incapacité des acteurs à concilier budget équilibré et excellence pour tous.”

Nathalie Mons : « Le bac est devenu complexe et son organisation est chronophage »
Dans une tribune au « Monde », la sociologue Nathalie Mons observe que le bac français a fait école dans les pays de l’OCDE mais il doit aussi devenir un instrument au service de la socialisation des jeunes.”

Pierre Merle : « Les réformes du bac et de l’accès à l’université suscitent de multiples réserves ». “Dans une tribune au « Monde », le sociologue Pierre Merle juge que l’importance accordée aux notes et au contrôle continu pour le baccalauréat pose problème. Il estime notamment qu’il faudrait aussi tenir compte du rapport entre compétences et aptitudes des élèves à suivre avec succès un enseignement supérieur.”

Les annexes du rapport Mathiot sur le bac : questions de méthode ? Par Jean-Pierre VERAN sur son blog. “On a beaucoup écrit et dit sur le rapport Mathiot, avant sa parution et après. Mais on s’est peu intéressé à ses annexes, qui sont sans doute révélatrices d’une certaine méthode.”

Et même Jean-Paul Brighelli : Les illusionnistes de l’Education. “On connaît le principe d’action des illusionnistes : de la main droite ils agitent ostensiblement un chiffon rouge, sur lequel se fixe l’attention des spectateurs, pendant que de la main gauche ils font sortir des lapins de leur chapeau. L’esprit a du mal à se connecter à deux problèmes très distincts.
Pierre Mathiot a donc présenté mardi à Jean-Michel Blanquer et à la presse ses conclusions pour un Nouveau bac après trois mois de consultations intensives : ça, c’est le chiffon rouge, celui sur lequel se sont jetés les commentateurs. Le Bac est en France un tel totem que tout ce qui tourne autour est immédiatement sacré.
Pendant ce temps, de la main gauche, est sortie la nouvelle (et probable, même si Jean-Michel Blanquer doit statuer sur ces questions à la mi-février) organisation du lycée
.”

Rapport Mathiot : Bac réaliste et organisation pour le lycée incohérente. Par Viviane Micaud sur son blog. “La commission Mathiot pourtant sur le baccalauréat général et technologique, a remis son rapport au ministre de l’Education nationale à Jean-Michel Blanquer. La proposition pour le baccalauréat me semble cohérente. Par contre la réorganisation du lycée s’appuie sur deux dogmes faux, montrant un manque de maturité sur le sujet qui ne peut qu’être fatal.”

Jean-Michel Blanquer : "Le Bac de 2021 n’aura plus que quatre épreuves". "Selon le ministre de l’Education nationale "le Bac est devenu trop lourd, a perdu une partie de son sens et fait préparer un certain nombre de choses d’une manière qui ne prépare pas pour la suite". Il fallait donc le réformer." Vidéos de l’émission de FranceInter.

Bac : la vraie-fausse révolution de Jean-Michel Blanquer ? "Les propositions remises au ministre mercredi semblent modifier l’épreuve – et le lycée – en profondeur. Un faux-semblant, pour une partie de la presse."

Un plan Marshall de l’informatique au lycée dans le rapport Bac 2021. “Dans son rapport visant à repenser le Bac et la manière dont il est organisé, le politologue Pierre Mathiot appuie l’importance de l’enseignement de l’informatique au lycée. Dans ses propositions, la discipline est intégrée au socle commun d’enseignement, afin que tous les élèves puissent bénéficier des bases en développement, sécurité informatique et e-réputation.”

Apprentissage

Y a d’la rumba dans l’air... de ce côté.

Apprentissage : tensions entre Edouard Philippe et Muriel Pénicaud. “Entre Matignon et le ministère du Travail, rien ne va plus ou presque. Pomme de discorde : l’apprentissage. Pour la première fois depuis l’élection d’Emmanuel Macron, des divisions apparaissent au sein de l’exécutif. "Le front gouvernemental craque face à la fronde régionale, tacle un membre du gouvernement. On prend le risque de planter la réforme afin de récupérer des alliés potentiels pour La ­République en marche." Le mauvais coup n’est venu ni des ordonnances travail, dont le parcours législatif s’est achevé sans encombre cette semaine, ni des syndicats, mais… du Medef et des Régions ! Un scénario que les plus fins observateurs de l’Elysée n’avaient pas forcément pressenti.”

Ressources

Sommaire du Magazine de l’éducation. N°3. Janvier 2018. (Dé)formation des enseignants. "D’une part ce numéro 3 s’intéresse aux changements et aux mutations à opérer en terme de formation de recrutement des enseignants. D’autre part, il questionne les interrelations entre les parents et l’école.”

Sur le site Chaire Franco-Chinoise sur les politiques d’éducation en Europe on trouve ce texte : L’inspection scolaire en Suède. “Le rôle de l’inspection suédoise est de contrôler et d’examiner les établissements scolaires selon un démarche d’audit de qualité, de donner des avis et des recommandations aux directions d’établissement et aux équipes pédagogiques sur la base des textes officiels et nationaux en vigueur. Comme le système est fortement décentralisé, l’inspection doit aussi respecter l’autonomie des établissements scolaires et elle n’a pas de rôle automatique de conseiller auprès du ministère parce qu’il existe une Agence Nationale de l’Education pour cela.” Une toute autre conception qu’en France !

Bernard Desclaux

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Hélène, terminale, harcelée sur les réseaux sociaux après sa participation au concours de plaidoiries du mémorial...

30 Janvier 2018 , Rédigé par France Info - FR3 Normandie Publié dans #Education, #Hercelement

Hélène, terminale, harcelée sur les réseaux sociaux après sa participation au concours de plaidoiries du mémorial...

Hélène était parmi les 14 finalistes, vendredi dernier, au Mémorial de Caen. Élève de terminale en Moselle, elle a choisi de plaider la cause des Alevis de Turquie, la culture et la religion de ses grands-parents, minoritaire et "dissimulée". Elle est depuis victime de harcèlement et de menaces.

Hélène est venue de Fameck (57) dans l'Est de la France,  pour participer à la finale du concours de plaidoiries du Mémorial de Caen. Devant près de 3000 personnes la jeune fille est venue plaider la cause des Alevis de Turquie.

"Je vais vous parler d’un peuple, mon peuple. D’une culture, d’une religion très minoritaire : les Alévis. Ils sont entre dix et quinze millions en Turquie. Vivant dans un pays à forte majorité sunnite, ils peinent à faire valoir leur culte et leur mode de vie" explique t-elle dès le début pour présenter son choix. Il faut savoir que chaque candidat, élève de lycée, choisit une thème à défendre, une "injustice" qui les touche. 

Un exercice où elle a été jugé sur le fond et la forme. Hélène a su convaincre le jury puisqu'elle est Lauréate 2018. Elle n'a pas reçu le premier prix, celui du Mémorial de Caen, mais le Prix de l’engagement citoyen (offert par la MGEN).

L'expérience aurait pu s'arrêter là. Mais depuis Hélène Yildiz est l'objet de menaces sur les réseaux sociaux. Un déchaînement de violences verbales et d'atteinte à l'intégrité de sa personne qui peut-être traumatisant pour la lycéenne. 

Sur Facebook, une publication du nom "Le journal turc" ( partisans de l'AKP et du Président, Recep Tayyip Erdogan) encourage les commentaires haineux envers la jeune Hélène, la qualifiant de sympathisante du PKK (un groupe armé kurde, considéré comme terroriste par une grande partie de la communauté internationale, dont la Turquie) . Chaque chapitre de sa plaidoirie est contre-argumenté.

Alexandra Huctin

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Albin de la Simone...

29 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... André Pieyre de Mandiargues...

29 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

La route boréale

Les campagnes sont mûres, les moissons perdues plient sous un vent sans fin de feuilles jaunes, les bois, les prairies garderont longtemps encore une odeur de boue. Un après l’autre, les villages incendiés s’éteignent dans la rosée du soir, et la pluie est salie de cendres tièdes. Le voyageur attardé se hâte sans plus donner même un coup d’œil aux belles filles pillées, nues, échevelées, pendues par les poignets à tous les poteaux des carrefours, de petits lièvres roux cloués entre leurs jambes ouvertes. Aux deux côtés de la grande route, comme des gerbes en file, sont deux rangs de vieilles femmes enterrées jusqu’à mi-corps. Leurs longs seins gris se confondent avec les pierres rares qui bossuent la glaise des talus. Les fossés débordent d’enfants mutilés et jetés au rebut parmi les chardons, les épines, les orties. Du sang suinte un réseau de grenats dans la boue. Il faut cheminer tout droit et durement entre tant de choses qui gémissent à l’entour ; si elles se taisent un instant, la peur triomphe et rit dans le silence hagard.
___Très loin, presque sur l’horizon, tournoient d’étranges nuées sombres : ce sont les corbeaux de la steppe, qui accompagnent la horde des cavaliers chauves et leurs troupeaux d’élans en marche vers la mer boréale.

(...)

LA GRANDE ARMEE

Le froid sur les hauts lieux n’est pas si froid que le froid de plaine. Ses plus extrêmes rigueurs laissent quelque feuillage vivant jusqu’aux cimes de l’Alpe ou des Carpathes. Mais dans cette vaste plaine blanche, où gît à présent le point de vue, les arbres sont des squelettes ramifiés qui brillent d’un éclat sombre, comme les bijoux de jais aux vitrines funéraires. D’un horizon à l’autre court une double rangée de formes noires, régulièrement espacées ; le point de vue se rapproche, et il distingue alors que les formes du premier rang sont des soldats immobiles, fusil au pied, baïonnette au fusil. Chaque baïonnette porte une tête humaine, ou bien le buste entier découpé à hauteur des seins et amputé des bras. Quelques-uns des soldats élèvent sur le ciel gris les hauts bonnets à poil de la garde impériale, mais presque tous arborent de si rares couvre-chefs, et d’une si folle variété, qu’ils font un vrai musée de la coiffure au cours des âges, étiré le long de cette immense ligne droite à travers la plaine désolée. Pêle-mêle fantastique où le point de vue se met à saisir — ombrant les visages bleuis du gel, noircis de poudre et de poil dur — çà et là de grands chapeaux en feutre mexicain, des chaperons et des capuchons, des bérets, des chéchias, des toques, des tiares, des mitres, des capes, des cornes, des castors et des crapauds, des mortiers en velours, des barrettes ecclésiastiques, des nœuds d’Alsace, des cornettes et des voiles de religieuses, des bourrelets d’enfants, des coiffes enrubannées de nourrices et d’admirables chapeaux de cocottes de fin de siècle, enfouis sous les bouquets de paradis et les plumes d’autruche ; fruits de tous les pillages de toutes les guerres passées ou à venir.
___Le plus terrible est que les tristes débris piqués aux pointes des baïonnettes ne sont pas coiffés moins bizarrement que les grenadiers qui les tiennent en l’air. Et pour peu que le point de vue se rapproche encore, les souches obscures de la seconde file deviennent des cadavres, des troncs mutilés jaillis hors de la neige, dégouttant d’affreux stalactites bruns. Ce sont là les corps des soldats tués auxquels leurs camarades ont arraché buste ou tête, afin que tous ensemble soient présents à cette revue sinistre, où l’on attendra jusqu’à la fin de l’hiver un empereur vaincu qui ne peut revenir.

André Pieyre de Mandiargues - Dans les Années sordides
 

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L'oral à l'école : qu'apprend-on et comment?...

29 Janvier 2018 , Rédigé par Repères Publié dans #Education, #Pédagogie

Couverture Repères n° 54

L’objectif de ce numéro est de dépasser la dichotomie oral enseigné-oral pour apprendre, afin de montrer que les didacticiens ont continué à problématiser celle-ci ce qui donne à penser que l’enseignement de l’oral est en train de s’implanter durablement dans le paysage de la didactique du français. Dans cette perspective, sont présentés trois champs d’étude qui redessinent les contours actuels de la didactique de l’oral en interrogeant sa variabilité constitutive à l’école.

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Professeurs des écoles sous tension...

29 Janvier 2018 , Rédigé par Sciences Humaines Publié dans #Education

Professeurs des écoles sous tension...

EXTRAIT

Les professeurs des écoles sont incités à en faire toujours plus : individualiser les parcours d’élèves, accueillir les élèves en situation de handicap, évaluer, rendre des comptes… Au risque du burnout généralisé ?

Les 4 et 5 septembre derniers, s’est tenu à l’Iredu (Institut de recherche sur l’éducation/université de Bourgogne-Franche-Comté) un colloque sur le thème « Nouvelle gestion publique et évolution des conditions de travail des professeurs des écoles, quels liens ? » La « nouvelle gestion publique » renvoie à des formes d’organisation et d’évaluation du travail qui se sont développées en phase avec le « tournant libéral » des dernières décennies : de plus en plus, les travailleurs sont tenus de s’impliquer personnellement, de rendre des comptes sur leur action, de se montrer autonomes et surtout efficaces. Les effets de ces évolutions sur les personnes sont décrits en termes de stress, de souffrance au travail, voire de burnout

Surtout analysées dans les entreprises privées ou encore dans le milieu hospitalier, ces évolutions pénètrent, certes avec une « basse intensité » (comme le dit un participant au colloque), l’institution scolaire : l’autonomie, l’évaluation, la contractualisation deviennent autant de leitmotive dans les réformes, en France comme d’ailleurs dans un grand nombre de pays de l’OCDE. Les effets de ces réformes sur les élèves et les enseignants sont jusqu’alors mal connus, d’où l’intérêt de ce colloque focalisé sur l’évolution des conditions de travail des enseignants et plus particulièrement sur les professeurs des écoles, en France et aussi au Québec et au Royaume-Uni.

(...)

Marie Duru-Bellat

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