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Vivement l'Ecole!

L'école qui se construit: numéro 1 dans le monde pour 20% de ses élèves et l’une des plus mauvaises pour 80%!

20 Décembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

L'école qui se construit: numéro 1 dans le monde pour 20% de ses élèves et l’une des plus  mauvaises pour 80%!

Depuis les chocs pétroliers des années  1970, les parents savent que le diplôme "compte", que l’échec scolaire  conduit à des impasses, que certaines orientations précoces sont des  voies de garage. Ces mêmes parents veulent que l’école prépare au monde  du travail. Nous sommes entrés dans la culture anxieuse du résultat.

De fait, l’école devient elle  aussi l’objet de jugements de la part des élèves et des parents. La  mondialisation, à travers les expériences  Erasmus entre autres, pousse à comparer son école à celle des pays voisins. Pour que  ces comparaisons, devenues légitimes, soient utiles, encore faut-il les  apprécier en étudiant les mesures sérieuses de compétences acquises par  les élèves du monde entier sur les bancs de leurs écoles respectives.

Un livre, déjà ancien, L’élitisme républicain, L’école française à l’épreuve des comparaisons internationales, de Christian Baudelot et Roger Establet, Seuil, Paris 2009, proposait d’analyser ces  compétences en s’appuyant sur les enquêtes menées par le programme PISA.  La plupart des difficultés du système éducatif français était soulignée  par ce travail :

- élitisme républicain;
- culture du classement;
- élimination précoce;
- tolérance aux inégalités et leur reproduction.

Sous le  masque de l' "égalité républicaine", que la droite et le macronisme - c'est la même famille - s'évertuent à  idéologiquement appeler "égalitarisme", c’est bien une aristocratie  inavouée qui fait tourner le moteur de notre école. L’école française  est très et trop tôt, sélective. Elle demeure prisonnière, au XXIème  siècle, de ses objectifs hérités du XIXème : distinguer une petite élite  sans se soucier d’élever significativement le niveau des autres. La  méritocratie reste une course aux meilleures positions pour certains.  Pour d’autres, les plus nombreux, elle se traduit par une relégation  rapide et coûteuse sur le marché du travail. C'est exactement vers cette école que les "réformes" actuellement mises en place veulent nous amener. Une école qui a pourtant très largement échoué, sinon évidemment pour les meilleurs dont une infime minorité était issue des familles populaires. Ces derniers servant de "caution" à un système qui commençait et va recommencer à les éliminer très tôt.

Les résultats, incontestables  quoique contestés, sont peu brillants, comparativement aux autres pays  riches et développés, pour cette France qui a longtemps cru - croit  toujours ? - que son école est la meilleure du monde :

- elle compte un taux très élevé de jeunes en échec;
- elle ne fournit pas des élites assez étoffées pour répondre aux besoins de la nouvelle donne économique;
- elle n’est ni juste ni efficace.

En somme,  une école à l’image de la société qui l’entoure : élitiste et  inégalitaire. Une société où l’on continue de croire que les intérêts de  l’élite ne sont pas ceux de la masse quand, partout ailleurs, tout  porte à penser que l’élite est novatrice et abondante si la masse est  bien formée et l’échec le plus rare possible. Ironie de l’Histoire de  l’école en France : elle ne parvient même plus à former cette élite pour  laquelle elle est pourtant organisée.

Les enquêtes PISA, on le sait,  ne font pourtant pas l’unanimité. Les responsables politiques les  maintiennent dans une semi confidentialité ; les enseignants se méfient  de la culture de l’évaluation, qu’ils pratiquent pourtant  quotidiennement ; les médias n’en publient que le classement général,  spectaculaire mais simplificateur. Le fond des enquêtes PISA reste  confidentiel et seulement connu des experts. Ce livre rendait enfin publics  les résultats de ces enquêtes.

Il permettait aussi un détour par  l’étranger quand le débat français sur l’école reste une « affaire de  famille », un huis-clos prisonnier des passions politiques et des  héritages idéologiques hexagonaux. Il suffit d'observer la mise en place de l' "école Blanquer". Tout est à rebours de ce qui se fait de mieux chez nos voisins européens et ce n'est pas en plaquant la méthode de Singapour en mathématiques que nous sortirons les élèves français de leur étouffement.

Les comparaisons établies  par les enquêtes PISA permettent de constater et de comprendre pourquoi  et comment d’autres pays font autrement et mieux que nous. Sans  conclure qu’il suffit de les imiter, la France n’étant ni la Finlande ni  la Corée du sud, on peut en revanche identifier les principes généraux  qui pourraient présider à l’amélioration de notre système éducatif.

Que nous apprend PISA de ce point de vue ?

1- Les efforts de  démocratisation sont payants. La massification de l’enseignement a  abouti à une réduction des inégalités sociales;

2- Malgré la crise économique qui a sévi ces dernières années, la valorisation des titres scolaires est loin d’être mauvaise;

3- Les pays les meilleurs sont les plus riches et ils sont les plus riches parce qu’ils sont scolairement les meilleurs;

4- Le niveau a monté ! (Sans  quoi la crise serait bien pire). Les écarts ont diminué dans l’accès au  sommet même s’il demeure une masse d’échecs initiaux trop importante. Même si l'écart entre les "meilleurs" et les "moins bons" a augmenté, ce qui ne peut surprendre dans un système sélectivement élitiste.

5- En ce début de XXIème  siècle, justice et efficacité sont condamnées à marcher main dans la  main ou à décroitre de concert. Les pays qui occupent les premiers rangs  en matière d’efficacité sont ceux qui limitent le plus les inégalités.

Que faut-il  en déduire pour le système éducatif français ? Un ordre de priorités en  haut duquel se situent le sort de l’école obligatoire et la définition  du tronc commun. Ceci sans passer sous silence les problèmes persistants  et ce à tous les étages :

- en haut, la dichotomie entre  Grandes Ecoles et Universités. Obstacle corporatiste à une vraie  recherche fondamentale. Or seule la recherche peut sortir de l’impasse  un pays aussi riche en capital économique et culturel que la France;

- au milieu et « en bas », les  orientations dans l’enseignement technique sont en contradiction avec  les sanctions économiques. Ce sont les formations industrielles qui  permettent d’entrer dans une véritable carrière professionnelle. Les  formations « tertiaires » obligent en revanche les jeunes à inventer des  itinéraires sans rapport avec leur formation de départ. Or ces  formations sont aujourd’hui en France les plus nombreuses.

On pourrait  pointer bien d’autres problèmes encore. Mais ce que montre PISA, c’est  que la France n’a pas su se doter d’un véritable tronc commun assurant  une formation élevée au plus "mauvais" élève sortant du plus "mauvais" de  nos collèges. Elle s’accommode d’un modèle produisant des bataillons  d’élèves en échec et d’une élite trop rare quand les transformations de  l’économie exigent des élites plus nombreuses et des qualifications plus  élevées pour l’ENSEMBLE de la population.

En clair, l’école française  est numéro 1 dans le monde pour 20% de ses élèves et l’une des plus  mauvaises pour 80%. On tutoie la Finlande et la Corée du sud  pour les meilleurs. On voisine avec la Turquie et le Mexique, dans les  profondeurs des classements, pour les plus "mauvais".

C’est en s’attaquant à la  définition du tronc commun et à l’ambition de l’école obligatoire qu’on  mettra fin au gâchis de « capital humain » qui caractérise notre système  éducatif. Gâchis alimenté par l’élitisme dynastique mais aussi par le  sexisme : gagnantes au premier étage, les filles se placent très mal au  troisième. Dans le palier médian, elles sont, beaucoup plus que les  garçons, victimes des orientations tertiaires.

Autant de débats passionnants et passionnés qu'hélas la politique actuelle du gouvernement en matière d'éducation risque fort de ramener aux années 1970 quand il faudrait urgemment nous projeter vers un futur à assurer pour nos élèves.

Christophe Chartreux

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Jean-Michel Blanquer: "Il n’a pas de projet pour l’école, il a une ligne politique"...

20 Décembre 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Jean-Michel Blanquer: "Il n’a pas de projet pour l’école, il a une ligne politique"...

EXTRAIT

Jean-Michel Blanquer, le donneur de leçons

(...)

Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp, syndicat majoritaire des enseignants du primaire, acquiesce mais choisit un autre adjectif pour qualifier sa façon de faire : «Je dirais plutôt contradictoire. Il veut se donner l’image d’un ministre moderne, qui s’appuie sur les neurosciences, et en même temps, il nous ressort de vieilles recettes complètement désuètes, comme le redoublement, que l’on sait pourtant inefficace.» A l’écouter, il fait cela en fin stratège politique, sait «flatter l’opinion publique, et ça marche ! La droite conservatrice et les milieux populaires sont très réceptifs à ce discours sur l’école d’antan, qui rassure. Quand le ministre parle de la dictée, de l’importance de la grammaire ou des Fables de La Fontaine, cela fait écho en chacun de nous à un souvenir d’école».

L’historien de l’éducation Claude Lelièvre va encore plus loin : «Jean-Michel Blanquer est un politicien, et même un ultrapoliticien. Il n’a pas de projet pour l’école, il a une ligne politique. Il se comporte toujours de la même façon. D’abord une déclaration tonitruante, très clivante, qui va faire parler de lui. Et puis, derrière, une deuxième déclaration où l’on se rend compte que ce qu’il va faire est finalement marginal.» Sa sortie sur l’uniforme à l’école en est un bon exemple. «Ce qui change, c’est qu’il en a parlé, car sur le fond, rien ne va changer», analyse Lelièvre. (...)

(...)

Marie Piquemal

L'article entier est à lire en cliquant ci-dessous

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Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’éducation : «Blanquer n’est pas à l’abri de contradictions»...

20 Décembre 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’éducation : «Blanquer n’est pas à l’abri de contradictions»...

«Il est en même temps habile et inquiétant. Il sait comment rassurer l’opinion en jouant systématiquement sur deux tableaux : la référence à l’école du passé idéalisée et la modernisation du système grâce à la science, pourvoyeuse de certitudes éducatives dans un monde en perte de repères. Il met en avant l’apport des neurosciences, par exemple, dans l’apprentissage de la lecture, alors qu’elles ne peuvent guère résoudre la question du désir de lire et du plaisir de comprendre.

«Et puis, il n’est pas à l’abri de contradictions : il prétend s’appuyer sur les sciences mais, dans le même temps, il prend beaucoup de décisions sans aucun fondement scientifique - il a rouvert la possibilité de la semaine de quatre jours en primaire, alors que tous les chercheurs s’accordent pour la juger nocive aux apprentissages. Idem pour le redoublement : là encore, il veut apparaître "restaurer l’exigence", sans s’embarrasser de ce que disent les recherches…

«Progressivement, on voit se profiler son projet : le caporalisme dans le primaire et le libéralisme dans le secondaire. Une école primaire très encadrée où l’on enseigne les "bons contenus" avec les "bonnes méthodes" pour garantir une sorte de "socle identitaire", et l’autonomie des établissements ensuite, avec la concurrence instituée entre les élèves et entre les établissements. Je crains que ces deux perspectives ne soient des impasses : l’école primaire a autant besoin d’inventivité pour créer du commun entre les élèves que l’enseignement secondaire a besoin de promouvoir la solidarité dans une société déchirée.»

Marie Piquemal

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Revue de Presse Education... Promotion - Mesures et statistiques - Réformes - Supérieur - A droite ?...

20 Décembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Promotion - Mesures et statistiques - Réformes - Supérieur - A droite ?...

“Yad’la promo dans l’air, pépère”... Bon à part ça il y aura des discussions sur les réformes et le supérieur, et "l’atmosphère" ambiante.

Promotion

Après l’auto-satisfaction de dimanche devant le Modem, c’est l’AFP elle-même qui s’y met.
Education : comment Jean-Michel Blanquer s’est imposé au premier rang du gouvernement. “Inconnu du grand public lorsqu’il est nommé ministre de l’Education en mai, Jean-Michel Blanquer s’est imposé comme l’une des principales figures du gouvernement d’Edouard Philippe. Un ministre très politique, au risque d’apparaître comme surtout soucieux de communication.” Une dépêche de l’AFP reprise par l’Obs, mais aussi par Libération.

Et Sud-Ouest la reprend ne la modifiant, très, très légèrement. Education : pourquoi Jean-Michel Blanquer séduit les parents d’élèves. “Inconnu du grand public lorsqu’il est nommé ministre de l’Education en mai, Jean-Michel Blanquer s’est imposé comme l’une des principales figures du gouvernement d’Edouard Philippe. Une chose est sûre : cet ancien recteur et Dgesco (directeur général de l’enseignement scolaire), c’est-à-dire numéro deux officieux du ministère sous Nicolas Sarkozy, connaît très bien l’Education nationale, à l’inverse de certains de ses prédécesseurs.”

Et même la RTL de Belgique la reprend !

Heureusement l’Obs propose autre chose : Portable, uniforme, dictée... Blanquer a-t-il sombré du côté obscur de la Force ?A multiplier les appels du pied à l’opinion conservatrice, le ministre de l’Education nationale, qui prétendait s’extraire des querelles idéologiques, a fini par brouiller son message. Et assombrir son image. Coïncidence malheureuse ou révélation de sa vraie nature ?

Mesures et statistiques

L’éducation prioritaire est-elle efficace ?C’est la Depp qui relance le débat sur l’efficacité de l’éducation prioritaire. Vivement critiqué dans plusieurs études nationales et internationales, le dispositif d’éducation prioritaire trouve une défense efficace sous la plume d’Alexia Stefanou (Depp) dans la revue Education & formations (n°95). Pour elle les écarts observés au primaire ne se creusent pas au collège REP. Celui-ci n’aggrave pas les difficultés scolaires. Il faut donc maintenir l’éducation prioritaire. Et c’est bien au primaire qu’il faut porter l’effort.”

Démarche d’investigation : La réponse de P Léna à Pisa. “Dans un article à paraître dans le bulletin de l’Union des professeurs de physique chimie, Pierre Léna, président de la Fondation La Main à la pâte, revient sur l’analyse négative de la démarche d’investigation faite par Pisa. Pour l’académicien le thermomètre de Pisa est faux.”

Les salaires des enseignants en France ont augmenté trois fois plus vite que l’inflation. “En ces périodes difficiles économiquement parlant, il y a un secteur qui semble ne pas souffrir de la crise : l’enseignement. La Dares a publié son rapport sur leur rémunération et met en lumière le fait que leurs salaires entre 2014 et 2015 ont augmenté trois fois plus que l’inflation, alors même que l’absentéisme a aussi énormément augmenté.”

Réformes

Réformes du lycée : Les bonnes questions de l’Apses. “" Nous comprenons mal en quoi une baisse des heures d’enseignement serait à même d’élever le niveau de formation des élèves". Reçue par la mission Mathiot, l’Apses, association de professeurs de sciences économiques et sociales, fait le point sur les réformes du bac et du lycée et interpelle la mission sur les aspects les plus dérangeants.”

Catherine Delarue-Breton : « Revenir à l’ancien temps ne réglera pas le problème de la lecture », Par Virginie Bloch-Lainé. “Les élèves de CM1 sont moins bons en français qu’auparavant, selon l’enquête internationale Pirls récemment publiée. Une dictée quotidienne devrait régler la question, pense le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer. A tort, estime Catherine Delarue-Breton, professeure de sciences du langage.”

VIDEO - Le dispositif « Devoirs faits » au collège La Justice, à Cergy. “REPORTAGE Un mois et demi après la mise en place du dispositif « Devoirs fait », voulu par le ministre Jean-Michel Blanquer pour lutter contre les inégalités scolaires, reportage dans un collège de la région parisienne, classé en éducation prioritaire.”

Réforme de l’accès à l’université : vers plus d’inégalités sociales ?Le projet de loi « orientation et réussite des étudiants » doit être voté mardi 19 décembre par l’Assemblée nationale.
« La démocratisation de l’enseignement supérieur n’est pas encore achevée, loin s’en faut », martelait, le 12 décembre, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, devant les députés, pour défendre l’urgence de son projet de loi « orientation et réussite des étudiants », qui devait être voté mardi 19 décembre par l’Assemblée nationale
.” Par Camille Stromboni et Séverin Graveleau.

Taxe d’apprentissage : les CCI craignent pour leurs CFA. “Le gouvernement pourrait écarter les Chambres de commerce et d’industrie de la collecte de la taxe d’apprentissage. Le réseau consulaire craint que le financement de ses établissements en soit impacté, mais encore faut-il que le principe du "fléchage" de la taxe soit revu par l’exécutif.”

Taxe d’apprentissage : une cagnotte très convoitée. “Les régions et les patrons se disputent une cagnotte de 1,6 milliard d’euros. Jusqu’ici les régions percevaient cette somme pour financer l’apprentissage, mais le gouvernement veut changer les règles et confier l’apprentissage et son financement aux branches professionnelles.” Ecoutez “l’économiste” !

Les partenaires sociaux bloquent sur la distinction apprentissage et professionnalisation. “Fin des réunions entre partenaires sociaux et place aux négociations. La réforme professionnelle va commencer à se dévoiler dans cette dernière phase. Et si des points de convergence existent, on retrouve aussi toujours le même point de divergence : la distinction dans le financement entre l’apprentissage et la professionnalisation.”

Supérieur

Vote du projet de loi d’accès à l’université : "L’enseignement supérieur a besoin de trois milliards d’euros". “Alors que l’Assemblée nationale doit se prononcer sur le projet de loi qui régit l’accès à l’université mardi, la porte-parole de La France insoumise, Sarah Soilihi, était l’invitée de L’interview J-1, lundi sur franceinfo.”

Vrai ou faux sur l’accès à l’enseignement supérieur. “De nombreuses informations circulent sur la réforme de l’accès au premier cycle de l’enseignement supérieur. Il y a du vrai mais il y aussi beaucoup de faux.” Le SGEN-CFDT donne son point de vue.

A droite ?

Malveillance : La « fachosphère » attaque un collège. Entretien avec Camille Kleinpeter. “Il y avait déjà eu une affaire similaire en Corse. Cette fois-ci, dans l’arrière-pays niçois, une enseignante d’éducation musicale fait chanter à ses élèves, entre autres, un poème en arabe. Cela ne plait pas aux réseaux d’extrême-droite qui mènent une odieuse campagne de dénigrement. Interview d’un enseignant du collège qui a organisé une riposte, véritablement laïque, elle !

Europe, malaise dans l’identité, avec Hervé Le Bras. “Journée spéciale : « Pourquoi la crise des migrants fracture-t-elle l’Europe ? Hervé Le Bras, démographe, directeur d’études à l’INED (Institut national d’études démographiques), directeur de recherche à l’EHESS. Il est notamment l’auteur de L’Age des migrations (éditions Autrement).”

Bernard Desclaux

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Le traitement Collomb pour les réfugiés... (Vidéo)

19 Décembre 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Migrants, #Collomb

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Manu Chao...

19 Décembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Antoine Blondin...

19 Décembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Si quelque chose devait me manquer, ce ne serait pas le vin mais l'ivresse. Comprends-moi : des ivrognes vous ne connaissez que les malades, ceux qui vomissent, et le brutes, ceux qui recherchent l'agression à tout prix; il y a aussi les princes incognito qu'on devine sans parvenir à les identifier. Ils sont semblables à l'assassin du fameux crime parfait, dont on ne parle que lorsqu'il est raté. Ceux-ci, l'opinion ne les soupçonne même pas; ils sont capables des plus beaux compliments ou des plus vives injures; ils sont entourés de ténèbres et d'éclairs; ce sont des funambules persuadés qu'ils continuent de s'avancer sur le fil alors qu'ils l'ont déjà quitté, provoquant les cris d'admiration ou d'effroi qui peuvent les relancer ou précipiter leur chute; pour eux, la boisson introduit une dimension supplémentaire dans l'existence, surtout s'il s'agit d'un pauvre bougre d'aubergiste comme moi, une sorte d'embellie, dont tu ne dois pas te sentir exclue d'ailleurs, et qui n'est sans doute qu'une illusion, mais une illusion dirigée...

Voilà ce que je pourrais regretter. Tu vas imaginer que je fais l'éloge de l'ivresse parce que Fouquet traverse une mauvaise passe actuellement et que ce garçon me plaît bien, en cela tu aurais raison pour une bonne part; autrement, je ne me permettrais pas d'agiter ce spectre devant toi, que j'ai tant tourmentée autrefois et qui m'as entouré d'une façon si vaillante.

Antoine Blondin - Un singe en hiver

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La méthode Blanquer: fin de l'état de grâce...

19 Décembre 2017 , Rédigé par Le Point Publié dans #Education, #Politique

La méthode Blanquer: fin de l'état de grâce...

Quatre mois après la rentrée, parents et profs jugent la méthode Blanquer

Dédoublement des classes de CP en zones très difficiles, évaluations, interdiction du portable..., le ministre a multiplié les mesures. Premier bilan.

CP à 12 dans les quartiers très défavorisés, « devoirs faits » au collège, évaluations... Que pensent les acteurs du monde éducatif de la kyrielle de mesures prises par le ministre Jean-Michel Blanquer et entrées en vigueur vaille que vaille en septembre dernier.

  • Les CP à 12 dans les quartiers très défavorisés : oui, mais

Promesse d'Emmanuel Macron, c'était la mesure phare de cette rentrée : les 2 500 classes de CP dans les écoles des quartiers très défavorisés (dits REP+) affichent désormais un effectif maximum d'une douzaine d'élèves (avant un élargissement aux CP et CE1 de REP d'ici 2019). « Cela permet un temps de travail plus important, car il y a moins de discipline à faire », juge Francette Popineau, secrétaire générale du SNUipp, premier syndicat du primaire. Attention toutefois à ne pas pénaliser d'autres classes, « qui comprennent elles aussi des enfants en difficulté », met-elle en garde.

Claire Alanore, professeur de CP en REP+ à Dreux (Eure-et-Loir), salue une mesure qui crée « une ambiance sereine, presque familiale ». Elle confie toutefois que son école souffre de la fin du dispositif « Plus de maîtres que de classes », qui consistait à avoir un professeur en plus dans une école. Du coup, « deux fois par semaine, les profs de CP regroupent leurs classes pour dégager une personne qui va aider les autres instits », raconte-t-elle. Une solution semble-t-il adoptée par de nombreuses écoles.

  • Baisse des emplois aidés : incompréhension

« Nous n'avons pas compris pourquoi une telle mesure a été mise en place de manière aussi précipitée, à quelques jours de la rentrée », dit Liliana Moyano, présidente de la FCPE, première fédération de parents d'élèves. « C'est un choix politique, mais qui a eu des conséquences sur les enfants », regrette aussi Samuel Cywie, porte-parole de la PEEP, autre fédération de parents. « C'est surtout un souci dans les écoles primaires, où ces contrats déchargeaient les directeurs d'école », poursuit-il. « En revanche, dans la grande majorité, ils ont été maintenus pour l'accompagnement des enfants handicapés, malgré quelques couacs. »

Mais Cécile, prof de collège en Seine-Saint-Denis, dit vivre une situation « dramatique » après la baisse des contrats aidés : un de ses élèves de sixième, qui souffre de multiples handicaps, n'a en effet toujours pas d'auxiliaire de vie scolaire (AVS). « Je me retrouve à jouer ce rôle quand j'ai le temps. Cet enfant est dans une détresse terrible... »

  • « Devoirs faits » : prudence

Depuis la Toussaint, les collégiens qui le souhaitent peuvent théoriquement bénéficier de quatre heures hebdomadaires de soutien scolaire gratuit, grâce à la mobilisation de profs volontaires, assistants d'éducation, services civiques et associations. « On croit en cette mesure, mais il faudra du temps pour qu'elle se mette en place », estime Samuel Cywie. « On fera un bilan après les vacances de Noël », indique Jean-Rémi Girard, du Snalc, syndicat plutôt conservateur. « Ce que l'on constate pour le moment, ce sont de grandes disparités entre les académies, selon les moyens investis. »

  • Évaluations : méfiance

Jean-Michel Blanquer avait annoncé à la rentrée des évaluations nationales en français et en maths pour les CP et les sixièmes. « Si c'est pour faire un diagnostic sur le niveau des élèves à l'entrée en sixième, pourquoi pas ? » réagit Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU. « Mais on sera attentifs à ce que ces évaluations ne servent pas à établir des classements d'établissements. » « À quoi vont-elles servir ? » s'interroge Nicolas Anoto, du SE-Unsa, qui regrette une absence de suivi.

  • Interdiction du portable : scepticisme

Le ministre a annoncé cette interdiction pour la rentrée 2018. « Pourquoi pas ? » commente Cécile, prof au collège. Mais « c'est une mesure très difficile à mettre en place ». Selon elle, à moins de décider que le portable reste à la maison, c'est impossible. « Comment conserve-t-on 800 téléphones sans en perdre ? »

Lire aussi Éducation : la petite musique nostalgique de Jean-Michel Blanquer

  • Orientation dès le lycée : réticence

Les nouvelles règles d'accès à l'université instaurent deux semaines consacrées à l'orientation et deux professeurs principaux pour chaque classe de terminale. Beaucoup d'établissements mettaient déjà l'accent sur l'orientation, insiste Philippe Tournier, secrétaire général du principal syndicat des chefs d'établissement, le SNPDEN. Quant au second prof principal, un tiers des lycées ont du mal à en trouver un, selon lui. « On est loin d'avoir partout la nomination de ce deuxième prof », renchérit Frédérique Rolet, du Snes, qui prévient : « Si c'est pour qu'il devienne psychologue de l'éducation, on n'est pas d'accord. »

Le Point avec l'AFP

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Edouard Philippe engage la France à innover... Allez comprendre!...

19 Décembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Edouard Philippe engage la France à innover... Allez comprendre!...

« Les partis traditionnels meurent de ne plus avoir d'idées. Vivez. Proposez. Créez. Innovez. Pensez le long terme. Dérangez ! » -

Innover?

- la dictée quotidienne;

- l'uniforme;

- la semaine de 4j en primaire;

- les Fables distribuées aux élèves (de 3 académies);

- l'interdiction du téléphone portable;

- la journée de la laïcité oubliée;

- des louanges aux réseaux "tradi" et privés;

- la chorale;

- être soutenu, adulé par Luc Ferry, Michel Onfray, Nadine Morano, Marine Le Pen...

J'en oublie par charité...

Innovant tout cela?

Allez comprendre!

Christophe Chartreux

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La “politique sociale” de Jean-Michel Blanquer ne satisfait pas les enseignants du 93...

19 Décembre 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Politique

La “politique sociale” de Jean-Michel Blanquer ne satisfait pas les enseignants du 93...

EXTRAITS

Jean-Michel Blanquer mène-t-il une "politique sociale", comme il le dit lui-même? Ce n'est pas l'avis de tous les enseignants du 93.

« Jamais une action en matière d’éducation n’a été aussi sociale, au moins depuis 20 ans », a déclaré le ministre de l’Éducation nationale, lors de son discours au congrès du MODEM, pour qualifier sa propre politique. Il est vrai que depuis sa prise de fonction, Jean-Michel Blanquer n’a cessé de mettre en avant ses mesures en faveur des populations les plus précaires : classes de CP dédoublées en REP+, prime pour les enseignants qui y travaillent.

Pourtant, jeudi 14 décembre, quelques jours avant cette déclaration, des enseignants de Seine-Saint-Denis (93)  s’étaient mis en grève à l’appel des syndicats FO, CGT, FSU, SUD et CNT. Un mouvement social particulièrement suivi dans le premier degré, (30% de grévistes selon le Snuipp-FSU, 15% selon le rectorat), notamment dans des villes comme Montreuil et Aubervilliers, avec près de 50% de grévistes selon le Snuipp-FSU. Le tout soutenu par une manifestation dans les rues de Paris où, selon le syndicat, 600 personnes défilaient.

“Il nous faut envoyer un signal fort au ministère avant la répartition des dotations aux académies et aux départements », déclare Rachel Schneider du SNUipp-FSU. Une grève « d’alerte » en somme, et non « de réaction », alors que le nombre de postes octroyés au département et à l’académie de Créteil va être décidé cet hiver. Une manière de montrer que dans ce département, où les conditions d’enseignement et d’apprentissage sont difficiles puisque 60% des écoles primaires et collèges sont classées en réseau d’éducation prioritaires, les enseignants ont toujours des revendications à faire entendre.

(...)

Comment dédoubler les CP dans de bonnes conditions ?

Qui pourra reprocher à Jean-Michel Blanquer sa mesure sur les dédoublements de CP dans les établissements classés en REP+ ? « La réduction d’élèves par classe ? Cela fait des années que nous la demandons », s’amuse Maxime Besselievre, secrétaire général de la CGT Educ’action 93. Pourtant la réfome est loin de faire l’unanimité parmi les syndicats mobilisés. Et pour cause, elle a été mise en place dès la rentrée 2017 mais aucun moyen supplémentaire n’a été alloué, le budget de l’Éducation nationale ainsi que les dotations aux académies ayant été décidées sous l’ancien gouvernement. « Pour dédoubler les CP en REP+, il a donc fallu affaiblir le dispositif, plus de maîtres que de profs, mis en place par l’ancien gouvernement, ce qui a finalement dégradé les conditions de remplacement”, constate Maxime Besselievre.

(...)

Guillaume Bernard

A lire en cliquant ci-dessous

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