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Vivement l'Ecole!

L'heure de nous opposer aux discours apocalyptiques et à la pensée pré-mâchée est venue!...

27 Décembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Résultat de recherche d'images pour "juin"

27/12/2017

Les propos de Jean-Paul Brighelli - voir vidéo en bas de page - sont l' "exemple" de ce tsunami de populisme, de haine contre les fonctionnaires, de propos délirants et mensongers véhiculés contre l'école, contre les enseignants, contre la pédagogie, contre la solidarité, contre les migrants, contre la bienveillance, contre tout ce qui fait le socle des forces de gauche

Un "exemple" de ce discours imposé depuis des années, rarement contredit par des médias paresseux  - pas tous; je ne veux pas sombrer dans le "Tous les médias sont pourris!". Je laisse ce discours aux extrêmes) - et, pour certains, complices.

Cette "pensée", ces propos qu' "il fallait dire tout haut car "tout le monde" (???) le pensait tout bas", a détruit le débat démocratique, enfermant celles et ceux qui osaient contredire dans la condamnation immédiate:

- être solidaire, c'était être forcément favorable à l'assistanat;

- être bienveillant, c'était être forcément favorable au laxisme;

- être favorable à la refondation de l'école, à celle du collège, c'était être forcément favorable à la mort des savoirs;

- être du côté des migrants, c'était être forcément complice de la "théorie" du "grand remplacement";

- et aujourd'hui, être opposé à la politique d'Emmanuel Macron, appliquée par le gouvernement, c'est être forcément contre la France du progrès, de l'avenir, du libéralisme triomphant...

Tout cela touche à sa fin... D'autres voix fortes devront être entendues. d'autres opinions devront aller s'imposer - oui, s'imposer! - sur les plateaux télés et radios, dans la presse écrite. Pour porter ENFIN la contradiction!

L'heure d'opposer un discours de raison, d'expertises multiples aux propos et idées apocalyptiques, anxiogènes et carrément racistes pour certains d'entre eux est venue.  

Le texte reproduit ci-dessous, sans doute naïf mais sincère, était une réponse aux paroles imbéciles de Jean-Paul Brighelli, de tous les "Brighelli" qui hantent les réseaux divers et variés.

Si vous supportez d'entendre une suite d'âneries crétines, dont le désormais tristement célèbre "leur (celle des élèves) parole, c'est de la merde", vous pouvez toujours visionner l'émission en cliquant le lien de bas de page.

Voilà donc comment je parle - avec des milliers de collègues encore plus passionnés et passionnants que moi - des élèves!

Voilà le discours que j'oppose à la bêtise...

Christophe Chartreux

                             ______________________________________

Comme une petite musique…

Juin ! Le mois du brevet pour les troisièmes ! « Le vrai » comme dit Stéphanie… Le mois des derniers conseils de classe, ceux à la fin desquels les délégués de classe, à peine sortis de la salle, se précipitent sur leur portable pour annoncer les bonnes ou mauvaises nouvelles. « Tu passes ! »… Le mois qui termine l’année scolaire dans la moiteur de l’été qui s’annonce. Le mois des dossiers et des dernières sorties. Certains partent cette semaine en Espagne, à Barcelone. Je suis content pour eux. Les voyages ne font pas que former la jeunesse… Ils construisent et matérialisent leur vision d’une Europe qui, lentement, se fait.

Juin, c’est une petite musique différente. Nos séances, nos attitudes, nos conseils, résonnent différemment. Tout semble se détendre, s’écoule dans des moments d’être disait Proust, des moments d’être qui prennent fin. Je vis cette période comme au ralenti.

Le stress engendré par les mille et une obligations qui rythment nos journées communes s’estompe. Il laisse place à une forme étrange de quiétude, mais aussi de questionnements : auront-ils tous leur Brevet ? Ai-je tout fait pour que Pierre, enfin, soit libéré de son enfermement maladif face à l’écriture ? Stéphanie est-elle armée pour son passage en seconde ? Qu’aurais-je pu ou du faire d’autres pour cette quatrième difficile ? Mais il est trop tard désormais. Juin, c’est le point final d’un chapitre, le silence qui va s’installer dans l’établissement, le dernier cours, les au-revoir des plus grands qui ne reviendront pas… Quelques-uns nous ont côtoyés pendant quatre ans. Je les ai aimés, parfois détestés mais cela ne durait pas. Nous les avons accompagnés, sur le chemin, chaque collègue mettant le meilleur de lui-même pour construire ce voyage mystérieux qui mène de l’enfance timide ou dissipée à la pré adolescence responsable, qui mène à la connaissance par le savoir-faire libérateur.

Souvent je me suis demandé : que seraient-ils sans nous ? Mais je me demande aujourd’hui ce que je serais sans eux ? C’est dans cette double interrogation que se trouve je crois le Mystère, au sens quasi mystique du terme, du lien très fort qui unit le Maître à son disciple, l’élève au professeur. Jamais notre enseignement ne pourra accomplir pleinement ses missions si nous occultons le fait oh combien vivant du « vivre ensemble ».

Oui Stéphanie, oui Pierre, j’ai vécu avec vous ! Vous avez vécu avec moi ! J’ai été votre professeur et vous avez été mes élèves. Mais NOUS avons appris les uns des autres. Juin, c’est aussi cela : la perception d’une aventure commencée qui s’achève. Et l’on se souvient des fous-rires, des bonnes et des mauvaises notes, d’une leçon réussie et d’une autre manquée, des ces conversations au détour d’un couloir ou à votre table à la cantine. Que vous étiez fiers de me voir prendre le temps de m’arrêter pour vous écouter, vous regarder rire, vous inquiéter parfois... Et nous riions ensemble… Tu m’oublieras, Stéphanie… Mais si… Ne dis pas le contraire même si cela me fait plaisir que tu veuilles, sans le savoir, me mentir…Tu m’oublieras et il faut que cela soit ainsi. Bientôt tu côtoieras d’autres Maîtres, d’autres amis…Tu éprouveras d’autres sentiments, contradictoires et passionnés. Tu deviendras une citoyenne…Tu deviendras une femme. Tu apprendras encore car on apprend toujours et pas seulement à l’école… Quant à toi, Pierre, je te retrouverai peut être, en septembre… Et nous continuerons l’aventure…Tu veux bien ?

Juin ! Déjà… Tout est passé si vite…

Une année scolaire, la 33e de ma carrière… Déjà aussi ! Et comme une petite musique, j’entends mon père me dire :

« Alors, ils ont grandi tes élèves ? »…

Jamais il ne m’a demandé s’ils étaient meilleurs… Je n’aurais pas su quoi répondre… Meilleurs ? Meilleurs que qui, que quoi ? « Ils savent plus de choses papa… » Alors, m’a-t-il écrit un jour dans une lettre précieusement conservée, « ils ont forcément grandi et l’essentiel est là Christophe. Fais-les grandir en leur faisant aimer apprendre et aime apprendre avec eux ! Joue leur ta petite musique, bats la mesure et prends-les par la main au milieu des savoirs. Le reste ne t’appartient pas. Ils s’en empareront parce que tu auras su leur donner l’envie de t’accompagner vers le monde incertain de l’age adulte. Ils t’en seront reconnaissants même si, jamais, ils ne te le diront. De toutes les manières, nous ne sommes pas là pour être remerciés mais pour lire dans leurs yeux le désir de comprendre… »

Les paroles de mon père ont toujours résonné comme une petite musique…

Puissiez-vous, Stéphanie, Pierre et tous les autres, l’entendre à votre tour…

Christophe Chartreux

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CP Rep+ - "Le « 12 élèves par classe » à court de moyens"...

27 Décembre 2017 , Rédigé par L'Humanité Publié dans #Education, #Politique, #CP Rep+

CP Rep+ - "Le « 12 élèves par classe » à court de moyens"...

Les 3 881 créations de postes envisagées à la rentrée prochaine sont loin d’être suffisantes pour mettre en place cette mesure. Le SNUipp-FSU s’inquiète des répercussions.

Le dédoublement des classes des réseaux d’éducation prioritaire (REP), l’une des mesures phares du gouvernement, va-t-il resté au milieu du gué ? C’est en tout cas la crainte des syndicats d’enseignants au lendemain de la présentation par le ministère de l’Éducation nationale de la répartition, académie par académie, des créations de postes à la rentrée prochaine. Comme promis par Emmanuel Macron, la priorité a été donnée au primaire. Et notamment à la poursuite du déploiement du « 12 élèves par classe » dans les CP et CE1 de REP. Ce dispositif absorbera la quasi-totalité des 3 881 créations de postes prévues pour la rentrée 2018 (contre 11 662 l’année dernière) dans les écoles primaires. De quoi assurer « la réussite de tous les élèves », se félicite le ministère dans un communiqué publié hier. Seulement voilà. Les syndicats ont sorti leur calculette. Et se sont aperçus qu’il manquait plus de 2 000 postes pour atteindre l’objectif que s’est fixé lui-même l’exécutif !

« Donner moins à ceux qui n’ont déjà pas beaucoup »

Après une première année de déploiement plus ou moins réussi dans les CP de REP +, la rentrée prochaine doit voir le « 12 élèves par classe » s’étendre aux CP de REP et aux CE1 de REP +. Mais, selon les estimations du SNUipp-FSU, cela ne sera pas possible avec les moyens annoncés. Le syndicat a comparé, académie par académie, le nombre de classes à dédoubler (CP en REP et CE1 en REP +) et la dotation prévue par le ministère. Le compte n’y est clairement pas. Dans l’académie de Créteil, 919 classes devraient être dédoublées et l’académie n’aura que 682 postes pour le faire. À Lille, il y aura 312 nouveaux enseignants pour 640 dédoublements nécessaires. À Versailles, ce sera 609 postes là où il en faudrait 700… Au final, le SNUipp-FSU estime à 6 385 le nombre de postes nécessaires pour parvenir à remplir l’objectif du gouvernement. Bien loin des 3 881…

En soi, la mesure est intéressante. « Elle a deux atouts, estime Francette Popineau, cosecrétaire générale du syndicat. Elle met en avant la réduction des effectifs dont on sait qu’il s’agit d’un levier puissant pour réduire les inégalités et permettre la réussite scolaire. Et on apprécie aussi que ce soit mis en direction des plus fragiles. » Mais, faute de moyens suffisants, les effets pervers de cette mise en place minimaliste risquent d’être catastrophiques. « La mesure symbolique est bonne : donner plus à ceux qui ont moins. Mais au final elle se traduit par donner moins à ceux qui n’ont déjà pas beaucoup. »

En effet, comme le nombre de créations de postes prévus n’est pas suffisant pour répondre à ce dédoublement, le ministère va devoir piocher ailleurs s’il veut arriver à ses fins. « Le dispositif ‘‘plus de maîtres que de classes’’ va finir d’être démantelé (394 postes du dispositifs ont déjà disparu à la rentrée 2017 – NDLR), nous n’aurons plus de postes pour les remplacements ou encore les Rased (réseau d’aide aux élèves en difficulté – NDLR), redoute Francette Popineau. Et on aura surtout des effectifs lourds dans des classes où des élèves ont aussi des difficultés. »

Au final, pour baisser le nombre d’élèves dans les classes d’éducation prioritaire, il va falloir augmenter leurs nombres dans les autres classes. Alors même que l’on compte actuellement quelque 100 000 classes à plus de 25 élèves, soit à peu près le tiers du total. « Aujourd’hui des études internationales comme Pisa ou Pirls nous alertent sur les inégalités en France, sur les difficultés de nos élèves, rappelle Francette Popineau. Et ces études montrent aussi que les pays qui réussissent mieux sont ceux qui ont actionné deux leviers : la baisse des effectifs et la formation des enseignants. » L’enseignante adresse donc une leçon à son ministre : « Lorsqu’on met en avant une mesure emblématique, dont on veut faire un symbole, il faut donner les moyens. Ça ne peut pas se faire sur le dos des autres élèves. »

Adrien Rouchaleou et Laurent Mouloud

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ZZ Top...

26 Décembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Ann Radcliffe...

26 Décembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Ann Radcliffe...

Les nuages confus que la superstition et la crainte avaient amassés dans l’esprit d’Émilie commencèrent à se dissiper aux premiers rayons du jour ; elle se leva et courut à sa fenêtre, d’où elle se mit à contempler le grand spectacle d’une nature sauvage : les montagnes, entassées les unes sur les autres, laissaient entrevoir, par échappées, des vallées ombragées d’épaisses forêts. Les vastes remparts et les diverses constructions du château s’étendaient le long d’un roc escarpé au pied duquel un torrent jaillissait avec fracas en se précipitant sous de vieux sapins dans une gorge profonde.

Ann Radcliffe - Les mystères d'Udolphe

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Quand Paris-Match se vautre dans la complaisance de cour...

26 Décembre 2017 , Rédigé par Paris-Match Publié dans #Politique, #Lèche bottes

Quand Paris-Match se vautre dans la complaisance de cour...

EXTRAIT

(...)

Macron n'a pas encore de résultats mais il a mieux : un style

Il n’a pas encore de résultats mais il a mieux : un style. A Ouagadougou, il met le public de la fac dans sa poche par sa franchise et sa décontraction. A Riyad, il tire une épine du pied du nouveau prince en exfiltrant Saad Hariri. A Bruxelles, il étourdit les eurocrates en leur redessinant une magnifique Europe à deux ou trois vitesses. Ailleurs, il vend des Rafale et décroche des contrats. C’est magique : il ne promet rien, ne donne pas de leçons, écoule ses stocks et cède à fond à la realpolitik. La vieille France prêchi-prêcha, championne de morale à l’étranger, endosse une nouvelle panoplie. Plus vif qu’une paire de claques, son chef de l’Etat offre au monde un goût de Kennedy, un nuage de Trudeau, une once de VGE, une grosse dose de sourires et un réalisme à faire sauter l’émail des dents. Avec, à son bras, pour mettre une touche de romanesque dans cette épopée d’énarque béni des dieux, une arme fatale : Brigitte.

Elle est dans ses nouveaux habits comme un poisson dans l’eau. Avec les écrivains, les veuves, les grands blessés, les présidents étrangers ou les pandas, elle trouve toujours le moyen de mettre du velouté sur la présidence. Près d’elle le 14 Juillet, Melania Trump avait l’air raide comme un soldat de plomb. Un sourire jusqu’aux cheveux, légère comme l’alouette, sans s’immiscer dans les grandes affaires ni faire la roue, sage comme un arbre mais séduisante comme les fleurs, Brigitte donne des couleurs tendres à un quinquennat de technocrates affûtés comme des couteaux. Plus qu’utile, elle est irremplaçable. Avec elle à ses côtés, le jeune président éclipse ses rivaux. L’actualité, cela dit, aide leur couple. Les deux monuments de l’époque vacillent.

(...)

Gilles Martin-Chauffier

Et j'isole ce chef-d'oeuvre de complaisance de cour...

"... Brigitte.

Elle est dans ses nouveaux habits comme un poisson dans l’eau. Avec les écrivains, les veuves, les grands blessés, les présidents étrangers ou les pandas, elle trouve toujours le moyen de mettre du velouté sur la présidence. Près d’elle le 14 Juillet, Melania Trump avait l’air raide comme un soldat de plomb. Un sourire jusqu’aux cheveux, légère comme l’alouette, sans s’immiscer dans les grandes affaires ni faire la roue, sage comme un arbre mais séduisante comme les fleurs, Brigitte donne des couleurs tendres à un quinquennat de technocrates affûtés comme des couteaux. Plus qu’utile, elle est irremplaçable. Avec elle à ses côtés, le jeune président éclipse ses rivaux."

J'hésite... Eclater de rire ou vomir...

Christophe Chartreux

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La laïcité à l'école bradée pour dix millions d'euros...

26 Décembre 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique, #Laïcité

Le gouvernement vient de prendre dix millions d'euros à l'école publique pour les donner à l'enseignement privé, en majorité confessionnelle. Pourquoi aucun débat public n'a-t-il lieu sur cette disposition ? Quel sens ont les annonces du ministre de l'éducation au sujet de la laïcité alors que le gouvernement la brade en catimini? Une tribune du Cercle des enseignant-es laïques.

Le 7 décembre dernier, un arrêté (voir à ce lien), signé par le premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l'action et des comptes publics Gérald Darmanin, annonce un virement de crédits. Vingt millions d'euros d'engagement sont annulés sur la dotation de l'enseignement public du second degré. Sur cette somme, dix millions sont reversés à l'enseignement privé du premier et du second degré.

L'école publique serait-elle si riche qu'il faille à nouveau rogner sur le principe de séparation des églises et de l'État pour qu'on finance ainsi l'enseignement confessionnel ? La réalité est que, même quand les budgets ont comptablement augmenté lors de la dernière décennie, les hausses n'ont jamais couvert l'augmentation démographique. Les réformes (rythmes scolaires, collèges, enseignement prioritaire, lycées...) se sont faites dans le meilleur des cas à moyens constants, la plupart du temps en baissant les moyens.

Passée sous silence par celles et ceux qui défendent une vision dévoyée de la laïcité exclusivement tournée contre l'islam et les usager-es des services publics assigné-es à cette religion, la question des financements publics de l'école privée est pourtant cruciale. Directement liée a à la défense de la laïcité mise à mal par le gouvernement, elle pose immédiatement l'enjeu de l'égalité. Non pas de cette égalité toute abstraite, qu'on invoque en bombant le torse sur un plateau télévisé. Mais bien une égalité concrète, qui se défend, se vit et se pratique au quotidien.

L'école de la République est l'école des inégalités. La Cour des comptes l'a documenté en 2012. En 2015, le défenseur des Droits, saisi par des parents d'élèves de Saint-Denis, a décrit « une rupture du principe (...) d'égalité des usagers devant le service public. » Postes non pourvus, professeur-es non remplacé-es, locaux et matériels vétustes, sureffectifs dans les classes, surveillant-es et agent-es d'entretien en moins, obligations de la médecine scolaire non remplies : dans les territoires abandonnés par la République où nous enseignons, nous ne considérons pas que dix millions d'euros soient un luxe. Surtout s'il s'agit de les reverser à des écoles privées en majorité catholiques qui font payer les familles pour garantir le droit à la scolarité.

La question du financement de l'école privée ne se limite pas à l'État. Il est temps d'avoir un débat national sur les subventions apportées par les collectivités territoriales à l'enseignement confessionnel ou assimilé. Issu de la mouvance de la Manif pour tous, cautionné par Emmanuel Macron qui s'est affiché à ses côtés lors de la présidentielle, ou par le ministre Jean-Michel Blanquer qui avait participé à un de ses colloques en 2016, le réseau Espérance Banlieue est un bon exemple des atteintes à la laïcité dont se rendent responsables les élu-es de ces collectivités. Le conseil régional, d'Ile-de-France présidé par Valérie Pécresse, lui a attribué une subvention de 50 000 euros, alors même qu'il supprime de nombreux postes d'agents d'entretiens dans les lycées publics de la région parisienne, notamment dans le 93 ; en Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez a versé 260 000 euros à cette structure sous influence du catholicisme le plus réactionnaire et au cœur de nombreuses polémiques sur le traitement des enfants et la piètre qualité des enseignements (voir un article de synthèse à ce lien).

Comment peut-on se réclamer des combats laïques et passer sous silence les détournements de l'argent public dont se rendent responsables ces élu-es et le gouvernement ? Face à l'urgence d'un tel débat, le ministre s'est contenté de faire diversion. A quoi bon des « unités laïcité » quand il existe déjà des « référentEs laïcité » ? Quel sens cette mesure a-t-elle quand la politique budgétaire est antilaïque ?

L'autre annonce a concerné les sorties scolaires. Et les propos du ministre, favorable à l'exclusion des mères portant un voile, n'ont pas manqué de réveiller les habituel-les polémistes islamophobes, de l'extrême-droite ou de groupes dits « républicains », qui contribuent, depuis deux décennies, à masquer les inégalités structurelles au sein de l'école, à empêcher tout débat public sur les atteintes réelles à la laïcité – comme l'est le décret du 7 décembre – tout en stigmatisant des mères d'élèves soucieuses de la scolarité de leurs enfants et engagées dans une relation constructive avec l'école de la République. Nous appelons médias, intellectuel-les, professionnel-les de l'éducation et responsables politiques à en finir avec cette fausse laïcité, qui n'est qu'un masque d'un racisme profond dont nous devons toutes et tous prendre la mesure pour le combattre. Nous appelons aussi à un débat centré sur les questions prioritaires de l'école : celle des moyens, des inégalités structurelles de l'école et du financement public de l'école privée.

Mérôme Jardin

Anaïs Flores, Paul Guillibert, Jérôme Martin et Florine Leplâtre sont des enseignant-es membres du Cercle des enseignant-es laïques et co-auteur-es du Petit manuel pour une laïcité apaisée (Editions La Découverte ; 2016)

 

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Les académicien.nes n’aiment pas trop les nénufars...(Video)

26 Décembre 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Histoire, #Education

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"Petit plaisir du matin : lire le descriptif de fonctionnement du futur #Parcoursup"...

26 Décembre 2017 , Rédigé par Twitter - Guillaume Ouattara Publié dans #Education, #Parcoursup, #Université

"Petit plaisir du matin : lire le descriptif de fonctionnement du futur #Parcoursup"...

Via Guillaume Ouattara Blogueur-invité pour LeMonde.fr

Sur Twitter il est à  suivre ici @ingenuingenieur

Sur Le Monde, il est à lire là ingenuingenieur.blog.lemonde.fr

Et c'est toujours instructif!

Christophe Chartreux

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"Petit plaisir du matin : lire le descriptif de fonctionnement du futur ... Je souhaite bien du courage aux élèves de terminale pour comprendre la plateforme"

"Petit plaisir du matin : lire le descriptif de fonctionnement du futur #Parcoursup"...

"Je sens que des milliers d'élèves vont perdre leur place sur liste d'attente car ils auront oublié de cocher "je souhaite conserver mes places sur liste d'attente"..."

"Petit plaisir du matin : lire le descriptif de fonctionnement du futur #Parcoursup"...

"Les "vœux multiples" seront donc des voeux dans les vœux ne comptant au total que pour un vœu parmi les 10 vœux obligatoires mais on ne pourra pas dépasser les 20 sous-vœux (10 sous-vœux par vœu)... En fait, devrait presque devenir une épreuve du bac !"

"Petit plaisir du matin : lire le descriptif de fonctionnement du futur #Parcoursup"...
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Le macronisme éducatif? Très vintage, déjà tenté pour des échecs systématiques...

26 Décembre 2017 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education, #Politique, #Pédagogie

Le macronisme éducatif? Très vintage, déjà tenté pour des échecs systématiques...

Lettre ouverte à Jean Michel Blanquer, Ministre de l'Education Nationale

Monsieur le Ministre,

Le Président a dit vouloir réformer la formation professionnelle, je suppose qu'il va changer la façon dont elle se pratique, et qu'il en sera de même pour l'assurance chômage, alors pourquoi ne rien changer à l'apprentissage de la lecture alors que l'évaluation PIRLS place la France en très mauvaise position parmi les 35 nations évaluées.

L'évaluation PIRLS ne s'attache pas à la capacité de déchiffrage d'un texte, mais à sa compréhension. En gros les élèves français ne comprennent pas ce qu'ils lisent.

Il fut un temps où ces premières évaluations furent récusées par les autorités de l'éducation nationale et de nombreux experts français. Aujourd'hui les autorités universitaires acceptent le verdict des évaluations PISA et PIRLS. Mais comment, ce qui fut, aux dires de certains, le meilleur système éducatif du monde, (on peut toujours l'affirmer puisqu'il n'y avait pas de comparaison possible) en est-il arrivé là? Les conservateurs de toutes catégories ont une explication, c'est la faute au mouvement de mai 1968. Jusqu'à cette date tout allait parfaitement bien, tous les enfants ou presque savaient lire et écrivaient sans fautes d'orthographe. Après 68 la victoire des "pédagogos" a tout détruit. Alors face à ce conte j'affirme que rien n'a changé dans l'éducation après 68.

A la rentrée de l'année scolaire 1968-69 les cours magistraux ont repris dans le secondaire aussi ennuyeux qu'avant, le système de notation au quart de point près a continué de fonctionner comme avant, et le pauvre Edgar Faure, Ministre de l'éducation de Juillet 68 à juin 69 qui a voulu reformer le système de notation en remplaçant la notation de 0 à 20 par cinq lettres A , B, C, D, E a vu les enseignant mettre des A, des A+, des A++ et des A-, des A- et ainsi de suite pour B, C, D et E.

L'ère des réformateurs ce ne fut donc pas 1968 mais l'après-guerre de 1914-1918. Le mouvement de l'Ecole Moderne de Célestin Freinet est né à cette époque. Toujours vivant aujourd'hui mais toujours très minoritaire. Et pourtant si efficace y compris pour apprendre à lire en comprenant ce qu'on lit. L'une des innovations de Célestin Freinet a été la correspondance et le journal scolaire une vraie motivation d'apprendre à écrire et lire pour les élèves.

Pour remédier à ce manque de compréhension des textes lus par nos élèves, Monsieur le Ministre, vous proposez:

  • D'interdire le portable à l'école.
  • De passer à une dictée par jour au lieu de deux par semaine.
  • De mettre un uniforme aux élèves qui à l'évidence les rendra égaux devant les difficultés de lecture.
  • De leur apprendre à chanter la Marseillaise et si on est moderne l'hymne européen, dont la musique et les paroles sont incontestablement plus beaux. (sic/Le webmaster)

On pourrait y ajouter la levée des drapeaux français et européen. L'un des obstacles aussi à la compréhension des textes lus c'est qu'aujourd'hui les élèves ne se lèvent plus quand un adulte entre dans la classe. En un mot vous proposez Monsieur le Ministre pour changer quelque chose de continuer à faire ce qui se fait aujourd'hui dans nos écoles et de revenir à quelques pratiques disciplinaires anciennes. Non Monsieur le Ministre, je n'oublie pas la mesure phare de notre Président, réduire dès la rentrée prochaine les effectifs des classes de CP dans les écoles des quartiers prioritaires. Si c'est pour que tous les élèves fassent la même chose au même rythme cela ne changera pas grand-chose.

Et si les autorités françaises allaient voir en Finlande comment ça se passe puisque c'est un des pays qui caracolent en tête des évaluations sur l'école. On y met plus de notes du CP à l'entrée en seconde. La compétition entre élèves est remplacée par la collaboration. Dès qu'un élève décroche il est pris en charge. On y apprend à lire entre 7 ans (un an plus tard qu'en France) et 9 ans chacun à son rythme. C'est un des systèmes les plus égalitaires alors que la France est la championne des inégalités. Si à la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron les élèves de nos écoles deviennent meilleurs en lecture, c'est à dire comprennent ce qu'ils lisent, avec les réformes que vous proposez Monsieur le Ministre je me transformerai à 85 ans en véritable conservateur de l'éducation à la manière de mes adversaires de toujours les Alain Finkielkraut et Natacha Polony...

Veuillez agréer Monsieur le Ministre l'expression de mon profond respect.

Gabriel Cohn-Bendit

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