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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Michel Foucault... (+ vidéos)

22 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Philosophie

"À cela s’ajoutait une longue entreprise pour imposer à la perception qu’on avait des délinquants une grille bien déterminée : les présenter comme tout proches, partout présents et partout redoutables. C’est la fonction du fait divers, qui envahit une partie de la presse et qui commence à avoir ses journaux propres. Le fait divers criminel, par sa redondance quotidienne, rend acceptable l’ensemble des contrôles judiciaires et policiers qui quadrillent la société ; il raconte au jour le jour une sorte de bataille intérieure contre l’ennemi sans visage ; dans cette guerre, il constitue le bulletin quotidien d’alarme ou de victoire. Le roman criminel, qui commence à se développer dans les feuilletons et dans la littérature à bon marché, assume un rôle apparemment inverse. Il a surtout pour fonction de montrer que le délinquant appartient à un monde entièrement autre, sans relation avec l’existence quotidienne et familière. Cette étrangeté, ce fût d’abord celle des bas-fonds, puis celle de la folie, enfin celle du crime doré, de la délinquance de « haut-vol ». Les faits divers joints à la littérature policière ont produit depuis plus d’un siècle une masse démesurée de « récits de crime » dans lesquels surtout la délinquance apparaît comme très proche et tout à fait étrangère, perpétuellement menaçante pour la vie quotidienne, mais extrêmement lointaine par son origine, ses mobiles, le milieu où elle se déploie quotidienne et exotique. Par l’importance qu’on lui prête et le faste discursif dont on l’accompagne, on trace autour d’elle une ligne qui, en l’exaltant, la met à part. Dans cette délinquance si redoutable, et venu d’un ciel si étranger, quel illégalisme pourrait se reconnaître ?… "

Michel Foucault - Surveiller et Punir

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Le «sexe dangereux», l'éducation sexuelle et le programme ABCD... Par Claude Lelièvre...

22 Novembre 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Sexualite

Le «sexe dangereux», l'éducation sexuelle et le programme ABCD... Par Claude Lelièvre...

Le défenseur des droits a soutenu lundi qu'à la base des comportements de harcèlement sexuel, il y a « l'idée qu'il y aurait un rapport de supériorité des hommes par rapport aux femmes » et que « l'éducation à la sexualité doit contribuer, dès le plus petit âge, à détruire stéréotypes et préjugés ».

Le défenseur des droits, Jacques Toubon, s'est exprimé pour la première fois sur la question des comportements sexistes et des violences faites aux femmes dans le cadre de son rapport annuel remis lundi au président de la République. Coécrit avec la Défenseure des enfants Geneviève Avenard, le texte remis insiste sur le rôle de l'école pour lutter contre les comportements sexistes. Il met en lumière que les trois séances annuelles d'éducation à la sexualité prévues par la loi de 2001 qui doivent contribuer à l'apprentissage du « respect dû au corps humain » et présenter une « vision égalitaire » des relations hommes-femmes   ne sont pas mises en œuvre de façon satisfaisante, loin s'en faut.

L'enquête qui a été menée auprès de 3000 établissements scolaires (publics et privés) par le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes montre en effet que 25% des écoles (4% des collèges et 11% des lycées) déclarent n'avoir mis en place aucune action ou séance durant l'année scolaire 2014-2015. Surtout, les thématiques les plus abordées pendant les séances sont la reproduction, l'IVG et la contraception, le SIDA et la notion de respect entre les sexes ; alors que les questions de violences faites aux femmes et d'orientation sexuelle sont peu abordées.

Dans un billet publié en juin 2014 et intitulé « le sexe dangereux » j'ai indiqué déjà que « l'Education nationale navigue entre les ''dangers d'une éducation sexuelle'' à l'Ecole (difficultés pour les enseignants d'assumer ce rôle, interrogations sur la légitimité de l'Ecole en la matière, difficultés de savoir jusqu'où aller, risques de ''vagues'') et le sentiment que l'Ecole doit contribuer à faire face aux ''dangers du sexe'' (maladies sexuellement transmissibles, Sida, grossesses non désirées, sexisme, homophobie) qui peuvent avoir des conséquences dramatiques pour certains jeunes ».

J'ai attiré aussi l'attention sur la nouveauté que présentait le « programme ABCD » dans mon billet du 30 juin 2014: « l'ABC après l'ABCD », au moment même où s'opérait un tournant gouvernemental en retrait (sinon en retraite...) à ce sujet: « Si l'on veut rompre avec des logiques antérieures qui ont montré leurs limites, il convient d'aller résolument dans le sens d'un changement de paradigme qui concernerait - en même temps et d'un même mouvement - les garçons comme les filles, notamment dans le domaine fondamental de la lutte contre les stéréotypes, en la menant par ailleurs de façon résolue beaucoup plus tôt. Certaines des orientations de la dernière convention interministérielle (signée en février 2013 entre le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon et la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem) allaient dans ce sens. Cette convention annonçait en particulier « la création d'un programme''ABCD de l'égalité'' qui s'adresse à l'ensemble des élèves de la grande section de maternelle au CM2 et à leurs enseignants, et vise à déconstruire des stéréotypes de genre »

Las, trois fois hélas ! Face à la mobilisation dans la rue contre notamment le « mariage pour tous » et ses corollaires, et face aux appels en janvier 2014 à des journées de « retrait de l'école », le gouvernement nommé en avril 2014 avec à sa tête le Premier ministre Manuel Valls met ''la pédale douce''. Et le ministre de l'Education nationale Benoît Hamon (qui a succédé à Vincent Peillon) met en musique cette nouvelle orientation.

Le rapport de l'Inspection générale de juin 2014 sur «L'Evolution du dispositif expérimental ''ABCD'' de l'égalité » indique que « les professeur(e)s n'auraient jamais imaginé que des parents puissent voir l'école comme source de danger, jamais pensé qu'on puisse suspecter l'école -et eux-mêmes – d'avoir un projet organisé qui les autoriseraient à attenter à la pudeur des enfants, à violer leur intimité, à intervenir sur leur sexualité, à manipuler les consciences »

In fine, on ne sera pas autrement étonné de ce qui est indiqué dans le « Rapport relatif à l'éducation à la sexualité » du Haut Conseil à l'égalité paru en juin 2016 : «  L’impulsion donnée fin 2012/début 2013 sur l’éducation à l’égalité est de courte durée, freinée par les mobilisations réactionnaires contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe dans un premier temps, puis contre la sensibilisation à l’égalité filles-garçons et l’éducation à la sexualité [...]. Les mots d’ordres sont divers et rejettent la déconstruction des stéréotypes sexistes et de l’hétéronormativité [...] Dès le mois de décembre, le dispositif « ABCD de l'égalité » fait l’objet de rumeurs infondées et mensongères via messages SMS et sur les réseaux sociaux, appelant à une « journée de retrait » (JRE) des enfants de l'école, une fois par mois [… ]. Ces « JRE » auront surtout un impact politique : le 25 juin 2014, quelques jours avant la publication du rapport d'évaluation produit par l’IGEN, Benoît Hamon annonce que les ABCD de l’égalité seront remplacés par un plan d'action pour l'égalité filles-garçons à l'école. Ce revirement est vécu comme un recul, aussi bien par les syndicats d’enseignant.e.s et de lycéen.ne.s que par les associations de terrain, qui vient délégitimer le rôle de l’école sur cette question ».

Finalement, le ministre actuel de l'Education nationale Jean-Miche Blanquer (via le président de la République Emmanuel Macron, auquel a été remis le rapport du Défenseur des Droits, Jacques Toubon) sera-t-il conduit en l'occurrence à plus de détermination que ne l'ont été en leur temps l'ex-Premier ministre Manuel Valls et son ex-ministre de l'Education nationale Benoît Hamon ?

Claude Lelièvre

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Blanquer et l'école : la caporalisation en marche...

22 Novembre 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique, #Sud93

Blanquer et l'école : la caporalisation en marche...

EXTRAIT

On savait Blanquer dogmatique et arrogant, peu porté sur l’écoute et le respect des autres mais la plainte qu’il vient de déposer contre Sud éducation à propos du stage antiraciste organisé par le syndicat change la nature de la polémique et la déplace sur le terrain des libertés civiles, qu’un ministre bien imprudent semble vouloir remettre en cause.

En cause, dans le dépôt de plainte, l’analyse - et les mots qui vont avec – du « racisme d’état dans la société et en particulier dans l’Education nationale » mais aussi, selon le communiqué de presse du ministre, la critique des « programmes d’histoire servant le roman national, [la] sur-orientation dans les filières professionnelles des élèves descendant.e.s des immigrations en particulier postcoloniales, [l’]islamophobie et [l’]instrumentalisation de la laïcité. »

Les thématiques mises en avant par le syndicat n’ont pourtant rien de bien nouveau. La remise en cause d’un enseignement de l’histoire organisé autour du roman national est portée depuis des décennies par des historiens, des enseignants, des mouvements éducatifs. L’orientation des élèves sur une base ethnique – et l’aggravation des inégalités qui en est la conséquence – fait l’objet de nombreuses enquêtes et recherches. François Jarraud écrit à ce propos : « En portant plainte, JM Blanquer donne une tribune aux multiples travaux de sociologie qui attestent de l'apartheid scolaire. S'il est clair que l'Etat n'a pas pris de loi ou même de circulaire traitant différemment les élèves en fonction de leur "race", il est établi aussi que ce critère est actif dans le fonctionnement du système éducatif. G. Felouzis l'a mis en évidence il y a plus de 10 ans dans les collèges bordelais. Le rapport Dhume a été un autre moment fort pour faire apparaitre les travaux des chercheurs. Les enseignants du 93 en ont la preuve directe tous les jours particulièrement en lycée professionnel. » Quant à l’islamophobie et à l’instrumentalisation de la laïcité, difficile de nier qu’elles sont une réalité de tous les jours, sans cesse entretenue par des politiciens et des éditocrates inconscients, exploitant un inépuisable filon de stigmatisation, de provocation, visant toute une partie de la société.

Dans un même ordre d’idées, il sera sans doute difficile de faire prendre au sérieux par un juge la référence à un « racisme d’état », une notion qui fait partie du registre habituel, de longue date, de nombreux chercheurs en sciences humaines (Michel Foucault, « … de la guerre des races au racisme d’état »,  Olivier La Cour Grandmaison, «La République impériale, Politique et racisme d’état », etc) ou de simples citoyens (Pierre Tartakowsky, de la LDH : « Faire bloc au racisme d’état »). Chercheurs, citoyens ou militants qui, autant qu’on le sache, n’ont jamais eu à se justifier devant un tribunal, pour avoir employé cette formule.

(...)

La caporalisation de l’éducation est en cours, celle des élèves comme des adultes, finalement très en phase avec la brutalisation de la société par un état d’urgence, ou d'exception, qui s'infiltre insidieusement un peu partout, s'érige en norme et menace un état de droit qu'on croyait plus solide.

Bernard Girard

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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Plan Etudiants : les proviseurs désemparés face aux « délais trop courts »...

22 Novembre 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Baccalaureat

Plan Etudiants : les proviseurs désemparés face aux « délais trop courts »...

EXTRAITS

Selon des syndicats de personnels de direction, les lycées seraient loin d'être prêts pour appliquer à temps les mesures prévues par le plan Etudiants.

(...)

« Wait and see »

La réforme prévoit que le conseil de classe du 1er trimestre formule des premières appréciations sur les choix d’orientation des lycéens. Or, « les conseils de classe du 1er trimestre démarrent dans 15 jours », souligne Philippe Vincent, secrétaire général adjoint du SNPDEN. « Tant que les questions pratiques ne sont pas réglées par des textes juridiques, nous disons à nos collègues : wait and see ! ».

En outre, « les délais sont trop courts pour organiser la première semaine de l’orientation », qui doit être mise en place dans les établissements en novembre/décembre, estime Jean-Louis Lopez, secrétaire fédéral du Sgen-CFDT.

Le nouvel APB au coeur des angoisses

Le projet prévoit également la nomination, dès le mois de décembre, d’un second professeur principal pour chaque classe de terminale. Or, là encore, les syndicats déplorent l’absence de base juridique, notamment concernant l’indemnité de cet enseignant. « Couvre-t-elle l’année scolaire ou prend-elle effet en décembre ? Est-il possible de cumuler la fonction ? », interroge par exemple Philippe Vincent.

Les chefs d’établissement dénoncent, enfin, la « communication précipitée » du gouvernement autour de la nouvelle plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur, qui remplacera APB en 2018. Baptisée Parcoursup, elle proposera plusieurs changements par rapport à APB, en particulier un nombre de vœux réduits et non hiérarchisés.

(...)

Elsa Doladille

Article à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

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Allez comprendre!... Enseignement des mathématiques en France à l'école primaire...

22 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Mathematiques

Allez comprendre!... Enseignement des mathématiques en France à l'école primaire...

Alors que le Ministère prévoit d'imposer l'apprentissage et la maîtrise de la division dès le CP, (voir lien ci-dessous) et que cette mesure a suscité de vifs débats entre spécialistes de la discipline, le très sérieux Bulletin de liaison de la Commission française pour l’enseignement des mathématiques, en date de novembre 2017, revient sur cette information.

Et que disent les praticiens de terrain, praticiens qu'il serait bon de consulter, d'interroger, de rencontrer et surtout d'écouter puis d'entendre?

Je cite:

(...)

"J’insisterai par ailleurs sur les dangers parfaitement connus d’un travail trop précoce sur les techniques opératoires écrites qui entrave la mise en place de procédures de calcul réfléchi qui sont étroitement liées à la nature des nombres en jeu, et qui contribuent à l’acquisition du sens des nombres et des opérations. Ces procédures de calcul sont performantes en calcul mental, tant à l’école que dans la vie quotidienne, car calculer mentalement ne consiste pas à effectuer de tête les techniques posées. Enfin, toutes les recherches convergent sur la nécessité d’un travail simultané sur le «  sens » des opérations et les techniques de calcul, l’un confortant l’autre et réciproquement

Rappelons que le but est de savoir de quelle opération relève la résolution d’un problème, et de mettre en œuvre une procédure pour en trouver le résultat (il ne nous est jamais demandé dans la vie quotidienne ou dans quelque profession que ce soit d’effectuer une opération hors contexte)."

Marie Lise Peltier

(...)

Page 20 du Bulletin de liaison de la Commission française pour l’enseignement des mathématiques

http://www.cfem.asso.fr/liaison-cfem/bulletin-de-liaison-ndeg44-novembre-2017

Il existe pour le moins quelques contradictions entre les volontés institutionnelles, certainement pavées de bonnes intentions, et l'expertise des praticiens de terrain pavées, elles, d'expériences incontestables...

Allez comprendre...

Christophe Chartreux

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Quelle autonomie, quelle gouvernance pour le premier degré?...

22 Novembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Autonomie

Quelle autonomie, quelle gouvernance pour le premier degré?...

EXTRAIT

Le débat autour de la gouvernance des établissements scolaires n’est pas nouveau en France. Mais ce qui est plus nouveau, c’est que s’associe à la notion de gouvernance celle d’autonomie, sans qu’on en ait vraiment défini les enjeux, en particulier pour le premier degré où écoles et directeurs n’ont pas de statut juridique.

Le SGEN-CFDT s’était associé au GDID (Groupement de défense des idées des directeurs d’école) pour organiser sur ce thème un fort stimulant colloque, à Paris, le 15 novembre. Comme l’a dit en conclusion la secrétaire générale du syndicat, Catherine Nave-Bekhti, les questions d’autonomie des établissements sont plutôt à aborder sur le fond et non par une entrée par les « structures ». Ce qui est à l’intérieur de la coquille plutôt que la coquille elle-même.

Et plusieurs intervenants l’ont répété : l’autonomie ne peut pas être un objectif, elle n’est qu’un moyen, et surtout pas l’outil magique qui permettrait la réussite de tous les élèves. Les chercheurs Corinne Heckmann de l’OCDE et Olivier Rey de l’IFÉ l’ont bien montré, notamment à travers l’analyse d’expériences étrangères. Si une plus grande autonomie des écoles peut avoir des effets positifs sur l’engagement des équipes par exemple, elle peut aussi être un vecteur d’inégalités fortes. La Suède a poussé très loin en ce sens et les résultats n’ont pas vraiment suivi si on en croit les tests PISA.

(...)

Jean-Michel Zakhartchouk

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

À lire également sur notre site :

Sous l’autonomie controversée, le pouvoir masqué, par Olivier Maulini

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Revue de Presse Education... Polémiques - Bac et supérieur - Divers...

22 Novembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Polémiques - Bac et supérieur - Divers...

Pas de journée sans polémique ou suite de polémique. On parle aussi beaucoup dans la presse de l’accès à l’enseignement supérieur. Des informations diverses pour terminer, de la montre connectée pour enfant à PISA, en passant par l’éducation sexuelle et d’autres sujets encore.

Polémiques

C’est une formation du syndicat SUD qui a créé la polémique hier sur les réseaux sociaux, amenant même le ministre à prendre position.
« Les ateliers « en non-mixité raciale » du syndicat SUD-éducation 93 créent la polémique. Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a jugé « inconstitutionnel et inacceptable » l’organisation de réunions réservées aux « racisés » lors d’un stage syndical. »

Du coup Sud Education se défend dans l’Obs, mais sa défense consiste à porter plainte pour diffamation. « Le syndicat d’enseignants Sud Education Seine-Saint-Denis a annoncé ce lundi soir son intention de porter plainte, après une polémique suscitée par l’organisation en décembre d’une formation syndicale aux ateliers en partie non-mixtes. »

Notons la position de la Licra qui a « critiqué l’emploi du terme "racisé" dans le programme du stage. "Il n’existe pas d’’élèves racisés’ en France [...]. Encore moins d’’enseignants racisés’. [...] Il n’existe que des élèves. Il n’existe que des fonctionnaires." Pour elle, ces termes correspondent à des "critères dignes d’une exposition coloniale". »

Une autre polémique qui dure, celle de l’écriture inclusive.

L’écriture inclusive : « N’ayons pas peur d’une mesure de progrès ». Dans une tribune au « Monde », deux membres du Haut Conseil à l’égalité rappellent que la primauté accordée au masculin au XVIIIe siècle n’est pas une loi d’airain et que le langage joue un rôle dans l’infériorisation des femmes.
Le premier ministre a tranché, qui bannit l’écriture inclusive des textes officiels.

Pour terminer sur ce sujet, ce sontles propos de l’ancien ministre de l’éducation Luc Ferry sur BFMTV qui ont, eux aussi, déclenché l’ire de nombreuses personnes.
« Si on supprimait les 15% de quartiers pourris qu’il y a en France, avec des établissements dans lesquels il y a 98 nationalités où on n’arrive pas à faire cours, eh bien nous serions classés numéro 1 dans PISA »

Bac et supérieur

Bac S : le niveau des élèves en sciences inquiète les profs de prépas

« Le président de l’Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques s’alarme du faible niveau en sciences des élèves de la filière S au lycée.

Les profs de prépas avaient déjà alerté, dans un communiqué publié début octobre, sur la baisse du niveau en sciences de la série S. Interviewé la semaine dernière par le Figaro, Mickaël Prost, président de l’Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques (UPS), confirme que la filière scientifique « ne remplit plus son rôle de formation en sciences au lycée. »

Accès à l’université : à quoi pourrait ressembler la remise à niveau ?
« Les étudiants n’ayant pas les « attendus » demandés par les filières pourront être obligés de suivre « une remise à niveau » pour avoir le droit d’y accéder. »

La nouvelle plateforme d’admission post-bac s’appellera "Parcours sup", a annoncé mardi la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, à la veille de la présentation en Conseil des ministres de son projet de loi sur l’accès à l’université.
A voir sur la page du ministère.

Sur ce sujet, les réflexions de Bernard Desclaux sur son blog : Précipitation, hasard, surcharge et pari

“Les difficultés d’inscription dans les universités à la rentrée 2017 ont été collées sur le dos de la plateforme APB alors que le nombre de places disponibles ne permettait pas d’absorber de toute façon la progression démographique qui sera d’ailleurs encore pire l’année prochaine. Le nouveau gouvernement a donc sauté sur l’occasion pour déclarer « hors service » APB tout en lançant son remplacement. Mais le temps d’une écriture d’un tel logiciel est important, d’où une simplification à outrance du travail de celui-ci. Et encore, à cette date tout n’est pas encore défini comme l’indique le vadémécum publié la semaine dernière. Depuis, beaucoup d’acteurs s’inquiètent.”

Conclusion “On a donc vidé l’application de tout algorithme, supprimé le tirage au sort, mais on a un fort retour du pari sur les bonnes volontés de tous les acteurs ! Décharge de l’État de sa responsabilité et renvoi de celle-ci sur chacun. Dangers à l’horizon !”

Une autre analyse de Luc Bentz : APB, ce pelé, ce galeux…

“Le logiciel APB (admission post-bac) ne sera plus. Les dysfonctionnements de la rentrée universitaire lui ont été pleinement imputés. On a annoncé une nouvelle procédure, à marche forcée. Encore une fois, les effets d’annonce sont rattrapés par la réalité…”

Parce qu’ils sont les premiers concernés, les lycéens de Terminale face à l’inscription en fac : "génération crash-test"

Divers

Harcèlement scolaire : faire preuve d’empathie avant de se prendre pour un justicier
Un témoignage et une réflexion très intéressante d’un enseignant sur la lutte contre ce fléau.
« En France, 700.000 jeunes disent avoir fait l’expérience du harcèlement scolaire.
Tout ce qui sort du rang, tout ce qui s’en éloigne, tout ce qui n’appartient pas à la norme établie peut servir à la stigmatisation, pour peu que la brute sente que sa proie n’est pas en mesure de riposter. »

Le supérieur en Bretagne veut lutter contre les violences sexistes.
“Les quatre universités bretonnes vont coordonner leurs actions pour faire de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles une priorité. Elles ont signé un engagement en ce sens, hier après-midi, à Rennes.”

La fin d’une polémique en Aveyron où l’enseignement catholique avait interdit une pièce sur l’égalité homme-femme.

“Claude Bauquis, directeur diocésain de l’enseignement catholique de l’Aveyron et du Lot, Pierre-Marie Puech, directeur du collège Saint-Joseph à Rodez et Marie-Christine Coulomb, directrice du collège Sainte-Marie de Cassagnes-Bégonhès, sont finalement revenu sur leur décision, ce lundi, d’annuler les sept représentations de la pièce « X, Y et Moi ? » comme ils l’indiquent dans un communiqué.”

Le ’’sexe dangereux’’, l’éducation sexuelle et le programme ABCD
« Le défenseur des droits a soutenu lundi qu’à la base des comportements de harcèlement sexuel, il y a « l’idée qu’il y aurait un rapport de supériorité des hommes par rapport aux femmes » et que « l’éducation à la sexualité doit contribuer, dès le plus petit âge, à détruire stéréotypes et préjugés ». »

Un témoignage à lire absolument.

Michel, lycéen et autiste : « "J’apprends à vivre avec les autres" Son handicap, l’autisme Asperger, est invisible. Communiquer avec ses professeurs, avoir de l’empathie envers ses camarades, Michel a dû l’apprendre. Il estime avoir eu de la chance et une famille en or. Au lycée, il est heureux ! »

L’Allemagne interdit les montres connectées pour enfants. « Elles seraient utilisées par les parents pour espionner l’entourage des enfants et notamment les professeurs… »

Pisa évalue désormais la collaboration et il parait que les élèves français ne sont pas bons.

« C’est un puissant appui à l’enseignement des compétences sociales à l’école que l’OCDE apporte avec ce nouveau volume de Pisa 215. Cette nouvelle évaluation incluse dans Pisa 2015 montre la capacité des élèves à travailler ensemble en collaboration. Une compétence qui semble à l’OCDE nécessaire pour s’insérer dans une économie moderne. Parmi les enseignements de cette étude, on notera le fort écart entre filles, aux compétences sociales plus développées, et garçons et aussi un lien établi entre EPS et compétences sociales. L’OCDE invite les états membres à intégrer ces compétences dans les curriculum. Une recommandation particulièrement valable pour la France dont les élèves se situent en dessous de la moyenne. »

Education : l’étude Pisa recommande de privilégier le travail en équipe plutôt que le "par cœur"

« Le "par cœur" n’est plus une compétence recherchée. Avec les ordinateurs et les smartphones, les besoins ont changé. Désormais il faut savoir "collaborer", travailler ensemble pour réussir professionnellement. Et cela s’apprend dès l’école. Cette compétence est mesurée pour la première fois de façon scientifique par les chercheurs de la grande enquête internationale Pisa menée par l’OCDE. Leur étude est rendue publique mardi matin ».

Numérique : « Les écoles doivent sortir de l’enseignement par disciplines »
PROSPECTIVE. Internet redessine totalement l’économie, forge de nouveaux usages, mentalités... les écoles doivent s’adapter. Au delà du titre, on y parle surtout professionnel et supérieur.

Géraldine Duboz

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Coup de coeur... André Malraux...

21 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Un exemple, mon colonel : j'ai été amoureux une fois dans ma vie. Gravement. Je veux dire: avec gravité. C'était comme si j'avais été un muet. J'aurais pu être l'amant de cette femme, mais ça n'aurait rien changé. Entre elle et moi, il y avait un mur : Il y avait l'église d'Espagne. Je l'aimais, et quand j'y réfléchis maintenant, je sens que c’était comme si j'avais aimé une folle, une folle douce et enfantine. Voyons, enfin, mon colonel, regardez ce pays ! Qu'est ce que l'église en a fait d'autre qu'un espèce d'affreuse enfance ? Qu'est ce qu'elle a fait de nos femmes ? Et de notre pays ? Elle leur a enseigné deux choses : à obéir et à dormir.

Ximénès s’arrêta sur sa jambe blessée, prit Manuel par le bras, plissa un œil :

- Mon garçon, si vous aviez été l'amant de cette femme elle aurait peu être cessé d’être sourde et folle.

Pour le reste, plus la cause est grande, plus elle offre un grand asile à l'hypocrisie et au mensonge ...

André Malraux - L'Espoir

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