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Vivement l'Ecole!

Aretha Franklin...

25 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Frantz Fanon...

25 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Non. Il ne craint rien. Nos procédés sont périmés : ils peuvent retarder parfois l'émancipation, ils ne l'arrêteront pas. Et n'imaginons pas que nous pourrons rajuster nos méthodes : le néo-colonialisme, ce rêve paresseux des Métropoles, c'est du vent ; les « troisièmes forces » n'existent pas ou bien ce sont les bourgeoisies bidon que le colonialisme a déjà mises au pouvoir. Notre machiavélisme a peu de prises sur ce monde fort éveillé qui a dépisté l'un après l'autre nos mensonges. Le colon n'a qu'un recours : la force, quand il lui en teste ; l'indigène n'a qu'un choix : la servitude ou la souveraineté. Qu'est-ce que ça peut lui faire, à Fanon, que vous lisiez ou non son ouvrage, c'est à ses frères qu'il dénonce nos vieilles malices, sûr que nous n'en avons pas de rechange. C'est à eux qu'il dit : l'Europe a mis les pattes sur nos continents, il faut les taillader jusqu'à ce qu'elle les retire ; le moment nous favorise : rien n'arrive à Bizerte, à Élisabethville, dans le bled algérien que la terre entière n'en soit informée ; les blocs prennent des partis contraires, ils se tiennent en respect, profitons de cette paralysie, entrons dans l'histoire et que notre irruption la rende universelle pour la première fois ; battons-nous : à défaut d'autres armes, la patience du couteau suffira.

Frantz Fanon - Les Damnés de la Terre

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Devoirs faits : des disparités de moyens et des problèmes de recrutement...

25 Novembre 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Devoirs faits

Devoirs faits : des disparités de moyens et des problèmes de recrutement...

EXTRAITS

20 jours après la mise en place des Devoirs Faits, les collèges sont mitigés. La mise en place du dispositif reste inégale, nombre d'établissements n'ayant pas assez de moyens.

Mesure phare de Jean-Michel Blanquer, les Devoirs Faits ont été mis en place le 6 novembre, à la rentrée des vacances de Toussaint. Ce dispositif consiste à permettre aux collégiens volontaires de faire leurs devoirs dans leur établissement et de bénéficier de l’aide d’enseignants, d’assistants d’éducation (surveillants), d’associations et de jeunes en service civique.

Quelques semaines après le lancement de ce programme, force est de constater que sa mise en place (dans l’urgence, puisque annoncée en juin) reste assez inégale, chaque établissement fixant ses propres modalités, en fonction du contexte et surtout, des moyens. Selon AEF, sur le plan national, 25% des collégiens, soit 1 enfant sur 4, ont souhaité bénéficier des Devoirs Faits.

(...)

L’académie Nancy-Metz fait figure de bon élève, avec un taux de participation supérieur à la moyenne : ainsi, 25.000 collégiens, soit 30,7 % des élèves, sont inscrits à Devoirs Faits. Pour accompagner les adolescents, explique AEF, 2800 adultes ont été recrutés – les deux tiers sont des enseignants, et les autres sont des volontaires en service civique, des assistants d’éducation, des personnels administratifs, des parents d’élèves, ou des “membres d’associations partenaires de l’Éducation nationale”. Sylvie Leguil, référente académique du dispositif, se félicite du succès de la mise en place du dispositif, observant une “adhésion intéressante”, qu’elle attribue à “un vrai besoin d’accompagnement”.

(...)

Seuls 21% des collèges ont “reçu les moyens financiers nécessaires”

Mais la situation n’est pas pour autant aussi simple dans toutes les académies. Se référant à une enquête qu’il a réalisée auprès de 282 collèges dans toute la France, le SNPDEN indique que 30% d’entre eux n’ont pas mis en place le dispositif Devoirs Faits, et que 34 % des établissements n’ont même pas évoqué le sujet en conseil pédagogique. En outre, dans 197 collèges (70% des répondants), les élèves ne bénéficient pas de 4 heures d’accompagnement ; et seulement 59 établissements (sur 282 – soit à peine 21 %) assurent avoir “reçu les moyens financiers nécessaires”.

(...)

La faille du caractère facultatif

Au collège Rostand de Bruay (Nord), les Devoirs Faits ont été mis en place dans la sérénité, mais sa principale remarque que le dispositif possède une faille : son caractère facultatif, basé sur le volontariat. “J’aurais préféré que ce soit obligatoire pour tous. Car ce ne sont pas forcément ceux qui en ont besoin qui viendront. Et ceux qui en auraient besoin n’ont qu’une hâte : quitter l’établissement”, indique la chef d’établissement dans La Voix du Nord.

Fabien Soyez

L'article est à lire ci-dessous dans son intégralité

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Twitter, les "débats", les "talk show" ou l'agonie démocratique...

25 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Internet

Twitter, les "débats", les "talk show" ou l'agonie démocratique...

Une place de choix est désormais réservée aux réseaux dits "sociaux". La parole y est ouverte et libre. Immense "talk show" sans le son, quasiment sans contrôle.

Il suffit pour s'en convaincre de lire les horreurs antisémites, racistes, homophobes sur Twitter et Facebook. Des pépites aussi parfois, des erreurs souvent, des naïvetés et des mots d'amour, des polémiques à jets continus. Bref, la vie en 280 signes. Un ersatz de vie...

La parole ouverte... Mais une parole utilisant un vecteur dont la particularité est de la faire sonner en échos multiples et successifs. Formidable roulement permanent, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, déferlantes ininterrompues de messages cognant aux falaises de nos vies anonymes. Ou pas. Des vies exposées ou dissimulées mais des vies qui peu à peu, sans s'apercevoir ou, bien pire, s'apercevant, que le lien social REEL n'existe plus, se réfugient dans un cadre rassurant: celui de la parole investie d'une fonction sociale et socialisante. Rassurant mais illusoire, éphémère, impersonnel, parfois menaçant et dictatorial.

La parole ouverte et libre... Des débats à n'en plus finir, à n'en plus manger ni dormir. A n'en plus exister sinon pour ces quelques pseudos et avatars. A n'en plus se rendre compte qu'on échange davantage avec de parfaits inconnus et beaucoup moins avec celles et ceux qui partagent votre lieu de VIE! A ce sujet je ne peux que recommander la lecture du merveilleux livre/témoignage de Guy Birenbaum: Vous m’avez manqué, Editions des Arènes. Il dit tout. Et il le dit bien.

Mais revenons aux "débats". L'éducation est un thème inépuisable donnant l'occasion quasi quotidienne de s'étriper entre collègues. Des débats qui n'apportent souvent rien d'autre que le fait d'exister. Entendez-moi bien! Que le fait de faire exister des "spectacles", de faire "entendre" des éclats de voix, de faire voler parfois les noms d'oiseaux, d'utiliser, en en usant et en abusant, raillerie récurrente en lieux et place de l'argument. Lentement, imperceptiblement, ou soudainement et violemment, le "débat" perd ce qui devrait faire sa force, perd sa "trinité": l'information; la délibération; l'éducation. Il n'existe plus que par lui-même. Il devient monstrueux, difforme. Un Quasimodo qui aurait perdu toute humanité pour se muer en gargouille sur une des tours de Notre-Dame...

La parole ouverte et libre... Plus exactement des "talk show" silencieux, chacun rivé devant un écran et un clavier. Toutes les opinions affluent, chacun certain d'avoir raison, certain aussi que l'autre a tort s'il n'est pas de votre avis. Je suis le premier à être coupable souvent de ce travers. Alors le "débat" tourne court et devient hurlement, engueulade, insulte. Mais surtout, INUTILE! La pârole ouverte et libre devient un bruit inaudible - le comble! - et, pour reprendre Jean-Claude Guillebaud (Ecoutez bien!):

" Cette gueulante individuelle, omniprésente, fiévreuse, qui peut choquer sur le moment mais qui, en réalité, ne mange pas de pain et ne dérange aucun intérêt: existe-t-il meilleur symptôme de la déréliction politique?"

Guillebaud ajoute:

" A la limite, la démocratie du talk show, c'est un autre nom donné à l'agonie démocratique". (In supplément Télé de l'Obs en date du 27 juin)

A méditer...

Christophe Chartreux

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Black Friday au sommet de l'État: deux plaintes déposées, la troisième offerte...

25 Novembre 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Politique

Black Friday au sommet de l'État: deux plaintes déposées, la troisième offerte...
EXTRAITS
Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a déclaré cette semaine vouloir porter plainte contre un syndicat dénonçant un «racisme d’État». Il s'était déjà fait remarquer un peu plus tôt lors du débat sur l'écriture inclusive.

Quand notre ministre de l’Éducation a asséné «il y a une seule langue française, une seule grammaire, une seule République», je me suis mordue les doigts en me répétant que je n’allais pas perdre mon temps et le vôtre en consacrant une newsletter à cette idiotie que même un étudiant en première année de grammaire n’aurait pas écrite. Ce qui était intéressant finalement dedans, c’était l’autoritarisme qu’elle révélait –et la soumission à l’autorité qu’elle impliquait.

Et puis voilà que Jean-Michel Blanquer a réagi à l’Assemblée nationale au sujet d’un stage de formation syndicale anti-raciste organisé par Sud Éducation 93. En l’écoutant, j’ai eu l’impression que mon bon sens s’était barré boire un verre de ciguë. Pour Jean-Michel Blanquer, l’expression de «racisé» fait partie «des mots les plus épouvantables du vocabulaire politique». Il trouve ça «très grave». (Enfin, vu que l’Académie française juge que l’accord de proximité est un péril mortel pour la langue française, on n’est clairement plus à une exagération près.)

Quand on parle de «racisé», on ne parle pas de race, on parle de racisme. On ne parle pas de biologie, on parle de social. Est racisée une personne sur laquelle on aura des préjugés racistes. Dans la même logique, les ateliers non mixtes reposent sur l’idée que des personnes victimes de racisme se retrouvent ensemble pour en parler. Mais pour lui, c’est raciste. Ce qui veut dire que les réunions de femmes sans homme pour évoquer le sexisme sont sexistes. (Faut-il préciser que si les femmes dominaient la France et qu’elles organisaient des réunions non mixtes, ce serait bel et bien sexiste, mais que dans l’ordre actuel de la société ça ne l’est pas? C’est une simple question de schéma de domination.)

Le racisme, ça concerne tout le monde

Je soupçonne Jean-Michel Blanquer à la fois de vivre dans une bulle où non, il n’y a pas de problème de racisme donc ce genre d’initiatives crée des problèmes (alors qu’elles n’en sont que les révélateurs) et en même temps d’avoir trouvé un nouveau moyen d’asseoir une posture politique autoritaire.

Pourtant, il y a des choses à discuter dans le programme de Sud Éducation. L’intitulé «atelier de non mixité raciale», ça ne va pas. (Parce que «raciale» et «racisé», ça ne veut pas dire la même chose. Déjà que le ministre semble confondre les deux, ça serait bien que les militants n’en fassent pas de même.) Et puis certains intervenants ont l’air discutables. Sur le fond, je suis très moyennement convaincue par les ateliers à destination des profs blancs et blanches pour «interroger nos représentations et nos postures dominantes». D’abord, je trouve qu’on a assez d’occasions de se retrouver entre «blancs» ou fortement décolorés.

(...)

Et le ministre de l’Éducation nationale veut porter plainte contre un syndicat (j’ha-llu-cine) pour diffamation pour l’emploi de l’expression «racisme d’État». Sérieusement? Le concept de racisme d’État est complexe, il mérite des discussions et certainement pas un procès en diffamation. Ça va être quoi le sujet du procès? «Non, le racisme ça n’existe pas, nulle part en France, dans aucune institution, le racisme est une exception exceptionnelle.»

Je trouve cette décision de la part d’un ministre visant un syndicat infiniment plus inquiétante qu’un groupe de personnes qui se sentent discriminées et qui veulent en parler entre elles (spoiler: en réalité, il ne peut pas attaquer le syndicat en tant que tel mais seulement son repésentant). Et quand je vois l’ensemble des députés se lever pour applaudir cette annonce, je veux dire l’écrasante majorité de nos députés se lever pour encourager un ministre à porter plainte contre un syndicat, j’ai froid dans le dos. Ça, ça me fait peur. Ça, c’est une dérive dangereuse.

Et cela n’étonnera personne, la première qu’on a vu se lever, c’est elle. (Excusez pour le flou mais elle applaudissait à tout rompre.) 

Titiou Lecoq

Ce texte est paru dans la newsletter hebdomadaire de Titiou Lecoq. Pour vous abonner c'est ici. Pour la lire en entier

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Fondation Jean-Jaurès... Les derniers travaux "Inégalités Hommes/Femmes"...

25 Novembre 2017 , Rédigé par Fondation Jean-Jaures Publié dans #Education, #Inegalites

Fondation Jean-Jaurès... Les derniers travaux "Inégalités Hommes/Femmes"...

Inégalités femmes-hommes

Les derniers travaux de la Fondation

En  cette Journée internationale pour l’élimination de la violence à  l’égard des femmes et alors que le président de la République présente  un plan en ce sens, retrouvez les derniers travaux de la Fondation sur  le sujet de la place des femmes dans nos sociétés.

• une enquête sur les inégalités femmes-hommes dans la société française, par Chloé Morin et David Nguyen (30 octobre)

un débat avec Marlène Schiappa, Nadège Azzaz, Jérôme Fourquet et Dominique Meurs (9 novembre)

une réflexion européenne sur les femmes dans l’espace public, par Ghislaine Toutain et Amandine Clavaud (29-30 septembre)

• une analyse de l’impact de l’organisation du temps scolaire sur le travail des femmes, par Emma Duchini et Clémentine Van Effenterre (15 novembre)

• une tribune de Michèle Sabban sur le Fonds vert pour les femmes lancé par le R20 (17 novembre)

• un entretien avec Françoise Thébaud sur « Marguerite Thibert, femme engagée », par Isabelle Ernot (3 novembre)

 

LES PROCHAINS ÉVÉNEMENTS
À NE PAS MANQUER
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Devoirs faits? On en parle sur France Inter..

25 Novembre 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Devoirs faits, #Education

http://www.vousnousils.fr/2012/10/24/fin-devoirs-maison-trop-travail-pour-les-profs-536324

http://www.vousnousils.fr/2012/10/24/fin-devoirs-maison-trop-travail-pour-les-profs-536324

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Revue de Presse Education... CSP - Devoirs faits - Mixité - Non mixité - Enseignement supérieur...

25 Novembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... CSP - Devoirs faits - Mixité - Non mixité - Enseignement supérieur...

Une actualité essentiellement dans la continuité de celle d’hier (voir la revue de presse du 23 novembre de Bernard Desclaux). La polémique née de l’organisation d’un stage "en non mixité" par un syndicat de région parisienne continue notamment à polluer l’actualité, au travers de laquelle il est également question du premier bilan du dispositif "Devoirs faits", des Conseils mis en place par le ministère ou de l’accès à l’université.

Conseils

C’est une inspectrice générale de philosophie que Jean-Michel Blanquer a choisi pour présider le Conseil supérieur des programmes après la démission de Michel Lussault" nous apprend le Café pédagogique dans un article intitulé Souâd Ayada à la tête du CSP. "Spécialiste de la mystique musulmane, Souad Ayada va de facto décider de l’avenir d’un conseil qui semble peu acquis aux thèses ministérielles. S Ayada est aussi membre de la mission Mathiot.” Personnalité inconnue du grand public et peu connue du public plus spécialisé, la nomination de Mme Ayada laisse la communauté scolaire devant une forme d’expectative à laquelle elle n’est pas réellement habituée. L’avenir dira sans doute le sens de cette nomination.

Toujours à propos des programmes, mais de façon plus "disciplinaire", Faut-il revoir l’enseignement des mathématiques ?, se demande France Inter à l’occasion de son édition d’hier du Téléphone Sonne.

Le niveau moyen des français, en maths, dégringole. Selon la dernière enquête Timss, les élèves de CM1 se classent derniers de l’Europe ; en Terminale S, 34,4 % des élèves s’ennuient. Le Ministère de l’Education s’intéresse de près aux prouesses de "la méthode Singapour", premier pays au classement mondial.

Le ministre est lui aussi présent sur le front des conseils : Blanquer annonce la création d’un conseil scientifique

"Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, est arrivé en fin de matinée à Futurapolis, à Toulouse, un forum organisé par Le Point. L’ancien directeur de l’Essec a profité de l’occasion pour annoncer la création d’un conseil scientifique de l’Éducation nationale. Ce conseil, qui aura un pouvoir consultatif, sera composé de personnes reconnues travaillant dans différentes disciplines scientifiques". A quoi servira ce conseil ?"« Il sera saisi sur tous les sujets, comme l’intelligence artificielle, afin d’apporter des éclairages pertinents. Je souhaite que ce conseil travaille dans un esprit d’avant-garde qui échappe aux opinions simplistes en matière d’éducation », explique Jean-Michel Blanquer. Le principe du fonctionnement de ce conseil sera explicité dans les prochains jours, tout comme la liste des personnes le composant".

Devoirs faits

Nouvel exemple de déploiement du dispositif "Devoirs Faits", cette fois-ci en Corse au travers d’un reportage de France 3 Corse.

"Faire ses devoirs au collège, c’est possible depuis quelques semaines. La mesure mise en place par le ministre de l’Éducation nationale est destinée à aider les élèves dans leur apprentissage. Elle n’est pas obligatoire et fondée sur le volontariat".

Pour quel résultat au total ? Les premiers retours de terrain ne sont pas très encourageants. Ainsi des conclusions d’une enquête du SE-UNSA que relaie le Café Pédagogique. Devoirs faits : Une mise en route peu brillante titre le quotidien en ligne.

Selon un sondage organisé par le Se Unsa, un collège sur trois n’aurait pas lis en place le dispositif Devoirs faits, censés être appliqué à la rentrée de la Toussaint. Le Se Unsa parle de "mise en oeuvre précipitée qui e réussirait pas à impliquer les différents acteurs de la communauté éducative. L’enquête montre que seulement un collège sur cinq a reçu les moyens nécessaires à Devoirs faits.

Mixité

Education à la sexualité : "Ça y est, j’ai dit un gros mot, les règles" par Anna Benjamin. Un témoignage. “Des ricanements retentissent. Les garçons regardent leurs chaussures. Les filles dissimulent leur visage dans leur pull. "Ça y est, j’ai dit un gros mot, les règles", lâche Pascale Garcia, infirmière scolaire. Jeudi, 14 élèves de 5ème du collège Jules Verne, dans le 12e arrondissement de Paris, ont assisté à une séance d’éducation à la sexualité. Un nom très officiel pour aborder la puberté. Tour à tour gênés et attentifs, pendant une heure, ils ont échangé sur leurs corps qui changent, les poils qui poussent, sur l’amour, l’amitié, la manière de regarder une fille.”
https://www.lexpress.fr/education/l-education-a-la-sexualite-ca-y-est-j-ai-dit-un-gros-mot-les-regles_1963204.html

Le temps n’est décidément pas au satisfecit sur ces question. On le voit aussi dans l’enseignement supérieur.

Dans The Conversation, Séverine Le Loarne-Lemaire (Professeur de Management de l’Innovation & Management Stratégique à l’École de Management de grenoble) s’intéresse aux étudiants constitués en groupes pour prévenir les violences sexistes et pose la question de l’efficacité de ces pratiques.

Le monde de l’enseignement supérieur est une partie intégrante de la société, tout comme ses composantes – enseignants-chercheurs, personnel administratif et étudiants. Si des faits de sexisme apparaissent dans la société, nul doute qu’il en existe aussi dans l’enseignement supérieur. Le phénomène est loin d’être nouveau et peut se décliner en deux catégories, selon le statut de celui qui commet l’acte sexiste, la victime étant toujours la même : l’étudiant, ou l’étudiante.”

Non mixité

Nouveau rebond dans la polémique sur le stage en "non mixité" organisé par Sud Education en Seine-Saint-Denis. La plainte contre Sud Education interroge la liberté syndicale expliquent ainsi Faiza Zerouala et Mathilde Goanec dans les colonnes de Médiapart. "Sud Éducation organise deux jours de réunion sur le racisme et l’islamophobie dans l’Éducation nationale, avec notamment des ateliers non mixtes. Jean-Michel Blanquer porte plainte contre les organisateurs". Un article extrêmement complet, qui synthétise bien les termes du débat et qui pose la question de la possibilité pour un ministre, en termes juridiques, de porter plainte contre une organisation syndicale reconnue comme représentative. Une question qui au delà du contenu de ce stage, interroge l’ensemble des organisations syndicales (on retrouvera notamment avec profit des réflexions de la FSU et de l’UNSA).

Enseignement supérieur

Quoi de neuf du côté de l’enseignement supérieur ?

Eléments de réponse à nouveau dans le Café pédagogique. Plan Etudiants : Un projet précipité selon le Conseil d’Etat

Dans un avis rendu public le 23 novembre, le Conseil d’Etat analyse le projet de loi sur l’orientation dans le supérieur. Il souligne la précipitation avec laquelle la réforme est lancée." appelle particulièrement l’attention du Gouvernement sur le calendrier extrêmement tendu et contraint dans lequel doit être mise en œuvre une réforme qui concernera plus de 600 000 nouveaux arrivants dès la rentrée universitaire 2018 et dont l’essentiel (processus amont d’information et d’orientation, nouvelle plateforme numérique de préinscription, conformité aux exigences de la législation sur l’informatique et les libertés, conditions du dialogue entre lycées, étudiants, universités et rectorats, notamment) reste à construire".

Autre élément de réponse ce matin sur France Inter. Antoine Compagnon, sur la réforme de l’enseignement supérieur : "On traîne un bug depuis la Révolution"

Antoine Compagnon, professeur au Collège de France, était ce vendredi matin l’invité de Nicolas Demorand. "C’est une réforme indispensable - a-t-il notamment expliqué -, qui n’a pas été faite depuis le début du XIXe siècle, rappelle Antoine Compagnon, qui explique que "l’imbrication du secondaire et du supérieur date de la Révolution Française et de 1808, et ensuite à n’a jamais réussi à les décrocher".

Lionel Jeanjeau

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Melina Mercouri... Maria Farantouri... Vangelis...

24 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Georges Darien...

24 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Education. La chasse aux instincts. On me reproche mes défauts ; on me fait honte de mes imperfections. Je ne dois pas être comme je suis, mais comme il faut. Pourquoi faut-il?… On m’incite à suivre les bons exemples ; parce qu’il n’y a que les mauvais qui vous décident à agir. On m’apprend à ne pas tromper les autres ; mais point à ne pas me laisser tromper. On m’inocule la raison – ils appellent ça comme ça – juste à la place du coeur. Mes sentiments violents sont criminels, ou au moins déplacés ; on m’enseigne à les dissimuler. De ma confiance, on fait quelque chose qui mérite d’avoir un nom : la servilité ; de mon orgueil, quelque chose qui ne devrait pas en avoir : le respect humain. Le crâne déprimé par le casque d’airain de la saine philosophie, les pieds alourdis par les brodequins à semelles de plomb dont me chaussent les moralistes, je pourrai décemment, vers mon quatrième lustre, me présenter à mes semblables. J’aurai du savoir-vivre. Je regarderai passer ma vie derrière le carreau brouillé des conventions hypocrites, avec permission de la romantiser un peu, mais défense de la vivre. J’aurai peur. Car il n’y a qu’une chose qu’on m’apprenne ici, je le sais ! On m’apprend à avoir peur.

Pour que j’aie bien peur des autres et bien peur de moi, pour que je sois un lieu commun articulé par la résignation et un automate de la souffrance imbécile, il faut que mon être moral primitif, le moi que je suis né, disparaisse. Il faut que mon caractère soit brisé, meurtri, enseveli. Si j’en ai besoin plus tard, de mon caractère – pour me défendre, si je suis riche et pour attaquer si je suis pauvre – il faudra que je l’exhume. Il revivra tout à coup, le vieil homme qui sera mort en moi – et tant pis pour moi si c’est un épouvantail qui gisait sous la dalle ; et tant pis pour les autres si c’est un revenant dont le suaire ligotait les poings crispés, et qui a pleuré dans la tombe !

Le Voleur - Georges Darien

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