Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

L'Ecole a besoin de TOUTE la recherche...

27 Novembre 2017 , Rédigé par snuipp - Cafe Pedagogique Publié dans #Education, #Recherche

L'Ecole a besoin de TOUTE la recherche...

Changer l’école et la rendre plus efficace pour plus de justice et d’égalité impose de renforcer la formation initiale et continue des professeurs des écoles. Pour réaliser cette ambition, les enseignants ont besoin, au cours de leur formation, que la recherche éclaire leurs pratiques afin de construire ensemble les savoirs professionnels en faveur d’une école de la réussite de tous les élèves.

Dans le dialogue permanent que l’école doit entretenir avec la recherche, aucune discipline ne peut légitimement s’imposer aux autres et aucune ne doit être ignorée. La recherche ne peut être instrumentalisée dans des débats médiatiques le plus souvent réducteurs.

La complexité des processus d’apprentissage suppose une coopération durable entre chercheurs et praticiens. Toutes les recherches et tous les mouvements pédagogiques, qui prennent l’école et les apprentissages pour objet, concourent à la constitution d’un corpus de connaissances en perpétuel développement. Cette dynamique de la connaissance ne peut se réduire à un prêt-à-penser immuable dont les enseignants ne seraient que les interprètes.

Le sens et les enjeux des apprentissages reposent sur l’expertise enseignante. C’est le pédagogue qui s’empare, traduit, et met en œuvre la ressource délivrée par la recherche. Il travaille à la transposition pédagogique des savoirs universitaires en savoir-faire dans des situations d’enseignement / d’apprentissage.

Le développement et le déploiement de cette expertise s’inscrit nécessairement dans un processus continu d’appropriation des apports de la recherche et de la formation.

C’est pourquoi, nous, chercheurs, enseignants et formateurs, appelons le ministère à développer et à diffuser la recherche dans tous les domaines intéressant l’école par le biais de la formation et à valoriser ainsi la professionnalité des professeurs d’école pour construire une école capable de réduire les inégalités et de former des citoyens libres de pensée.

Changer l’école et la rendre plus efficace pour plus de justice et d’égalité impose de renforcer la formation initiale et continue des professeurs des écoles. Pour réaliser cette ambition, les enseignants ont besoin, au cours de leur formation, que la recherche éclaire leurs pratiques afin de construire ensemble les savoirs professionnels en faveur d’une école de la réussite de tous les élèves.

Dans le dialogue permanent que l’école doit entretenir avec la recherche, aucune discipline ne peut légitimement s’imposer aux autres et aucune ne doit être ignorée. La recherche ne peut être instrumentalisée dans des débats médiatiques le plus souvent réducteurs.

La complexité des processus d’apprentissage suppose une coopération durable entre chercheurs et praticiens. Toutes les recherches et tous les mouvements pédagogiques, qui prennent l’école et les apprentissages pour objet, concourent à la constitution d’un corpus de connaissances en perpétuel développement. Cette dynamique de la connaissance ne peut se réduire à un prêt-à-penser immuable dont les enseignants ne seraient que les interprètes.

Le sens et les enjeux des apprentissages reposent sur l’expertise enseignante. C’est le pédagogue qui s’empare, traduit, et met en œuvre la ressource délivrée par la recherche. Il travaille à la transposition pédagogique des savoirs universitaires en savoir-faire dans des situations d’enseignement / d’apprentissage.

Le développement et le déploiement de cette expertise s’inscrit nécessairement dans un processus continu d’appropriation des apports de la recherche et de la formation.

C’est pourquoi, nous, chercheurs, enseignants et formateurs, appelons le ministère à développer et à diffuser la recherche dans tous les domaines intéressant l’école par le biais de la formation et à valoriser ainsi la professionnalité des professeurs d’école pour construire une école capable de réduire les inégalités et de former des citoyens libres de pensée.

Lire la suite

Vers l'école de demain... Étendre l’École du socle de 3 à 16 ans pour la réussite de tous les élèves... Najat Vallaud-Belkacem... (2)

27 Novembre 2017 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education, #Politique

Vers l'école de demain... Étendre l’École du socle de 3 à 16 ans pour la réussite de tous les élèves... Najat Vallaud-Belkacem... (2)

En 10 points - à raison d'un par jour - propositions pour une "Ecole de demain"

2- Étendre l’École du socle de 3 à 16 ans pour la réussite de tous les élèves

J’appelle « École des savoirs fondamentaux » cette École que nous avons commencé à construire pour que tous les jeunes de notre pays apprennent les savoirs et les valeurs qui leur permettront de se construire ensemble, dans l’égalité et un vivre-ensemble apaisé.

La première attente que les parents ont vis-à-vis de l’École est en effet de permettre à leurs enfants d’acquérir les bases solides qui fonderont tous leurs apprentissages ultérieurs : lire, écrire, compter, réfléchir, maîtriser une langue vivante, connaître l’histoire et la géographie, les sciences, pratiquer des activités artistiques et sportives.

C’est la raison pour laquelle je distingue deux grands moments du parcours d’apprentissage et de formation des élèves. Un premier temps qui commence à l’école et se poursuit jusqu’à la fin du collège, qui est commun à toute une classe d’âge et qui est le temps de l’apprentissage des fondamentaux. Un second temps à partir de l’entrée au lycée qui est celui de l’orientation, de la spécialisation, de l’acquisition de la certification ou du diplôme, et qui permettra l’insertion sociale et professionnelle.

Les élèves doivent en effet apprendre à leur rythme. C’est le sens du choix majeur de substituer à la traditionnelle division par année des programmes une organisation par cycles de trois ans, en unissant la fin de l’école élémentaire et l’entrée au collège. Les nouveaux programmes mettent un terme aux ruptures qui jalonnaient la scolarité. Ils garantissent un parcours d’apprentissage cohérent et progressif en répartissant les connaissances à acquérir tout au long de la scolarité obligatoire en adéquation avec les moments où les élèves peuvent les maîtriser solidement. Pour fixer durablement leurs connaissances, et avant de passer à des apprentissages plus complexes, les élèves ont besoin de mettre en œuvre par eux-mêmes ce qu’ils apprennent. Ils doivent pouvoir s’entraîner et s’exercer. Ils doivent pouvoir se tromper et faire des erreurs pour ne plus en commettre ensuite. C’est pour cela que j’ai demandé avec les nouveaux programmes du cycle 2 et du cycle 3 que les élèves fassent le plus régulièrement possible des dictées, et des exercices de calcul mental. C’est comme cela qu’ils peuvent entretenir et conforter leurs acquis. L’École des savoirs fondamentaux doit aussi former les élèves à affronter le monde dans sa diversité en leur permettant de développer les compétences du monde d’aujourd’hui et de demain : participer à une démarche de projet, s’inscrire dans un parcours d’orientation et de découverte du monde professionnel, maîtriser le langage oral, travailler en équipe. Tant de choses que l’École ne devait plus ignorer et ne doit pas sacrifier à l’avenir au nom d’une conception trop étroite des fondamentaux. On doit même aller plus loin, en commençant plus tôt.

L’École des savoirs fondamentaux réunit aujourd’hui l’école élémentaire et le collège. Or les tout premiers apprentissages démarrent dès l’école maternelle. C’est pourquoi, je suggère de revoir maintenant l’âge de la scolarité obligatoire en le faisant débuter à 3 ans, en amplifiant dans le même l’effort de scolarisation précoce, dès 2 ans, qui a été conduit dans les territoires les plus fragiles. C’est par un apprentissage progressif de la petite section de maternelle jusqu’à la classe de 3e, c’est par le lien pédagogique toujours renforcé entre l’école maternelle et l’école élémentaire, puis entre l’école élémentaire et le collège que tous les élèves de France parviendront à une véritable maîtrise du socle commun de connaissances, de compétences et de culture.

L’École des savoirs fondamentaux aura besoin de moyens supplémentaires pour favoriser les apprentissages fondamentaux et réduire le nombre des élèves en difficulté. J’ai, en particulier, la conviction qu’il faudra poursuivre le développement du dispositif Plus de maîtres que de classes au cycle 2 et l’élargir au cycle 3 : le maître surnuméraire est un appui à la différenciation pédagogique et permet notamment que les élèves en difficulté ne soient plus extraits des classes. Alors que sa mise en œuvre fait l’objet d’un consensus large dans la communauté éducative, en favorisant l’autonomie et l’accompagnement personnalisé des élèves qui en ont le plus besoin, toute remise en cause précipitée serait un grave recul.

Najat Vallaud-Belkacem

Demain:

"De la pédagogie innovante, du numérique et de l'autonomie pour de nouvelles compétences"

Pour lire le chapitre 1, cliquer ci-dessous

Lire la suite

Violences sexuelles : bientôt un «brevet» pour les collégiens du 93?...

27 Novembre 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Violences sexuelles : bientôt un «brevet» pour les collégiens du 93?...

Plusieurs personnalités féminines réclamaient dans une pétition au début du mois la mise en place d'une formation aux violences sexuelles dans les établissements scolaires, sur le modèle du brevet de sécurité routière.

Début novembre, une centaine de personnalités féminines, militantes, actrices ou écrivaines réclamaient dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron publiée dans le JDD «un plan d’urgence contre les violences sexuelles». Cet appel, également diffusé sous la forme d’une pétition signée depuis par près de 130 000 personnes, demandait, dans le sillage de la libération de la parole post-affaire Weinstein, la mise en place de plusieurs mesures notamment pour sensibiliser les plus jeunes. Parmi les propositions, la création d’un «brevet de non-violence», qui prendrait la forme d'«un module obligatoire au collège sur le modèle du brevet de la sécurité routière», le fameux BSR qui permet aux plus de 14 ans de conduire un 50 cm³.

La Seine-Saint-Denis a fait part de son intérêt pour le dispositif ce mardi, par la voix du président du conseil départemental, à deux jours de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre. Stéphane Troussel a annoncé avoir saisi le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer pour proposer d’être le «département pilote» pour expérimenter ce brevet. Il s’agit d'«une étape pertinente dans la sensibilisation des jeunes générations», estime Stéphane Troussel dans une lettre adressée au ministre et diffusée sur Twitter.

«Si le gouvernement le souhaite, nous sommes prêts à agir», écrit le socialiste dans son courrier, demandant la «mobilisation pleine et entière des services de l’Education nationale» pour élaborer le dispositif, encore inédit.  Les violences sexuelles toucheraient environ 600 000 femmes et 200 000 hommes en France tous les ans, selon une récente enquête de l’Ined.

«Nous avons initié la démarche "jeunes contre le sexisme" qui permet aux équipes éducatives d’engager une sensibilisation des collégiens», souligne le président de la Seine-Saint-Denis dans son courrier. Le 93 est en effet à la pointe en matière de lutte contre les violences faites aux femmes et notamment des violences conjugales, par le biais de son observatoire dédié, créé il y a quinze ans.

Plusieurs dispositifs expérimentés en Seine-Saint-Denis sont devenus des références nationales, comme la mesure d’accompagnement protégé (MAP), qui encadre le droit de visite du père, ou le téléphone grave danger (TGD). Cet outil, un appareil muni d’une touche d’alerte, est accordé aux femmes victimes de violences conjugales en cas de risque de récidive. Le dernier plan de lutte interministériel contre les violences faites aux femmes prévoit sa généralisation sur tout le territoire.

Juliette Deborde

Commentaire:

Mais pourquoi seulement le 93?...

CC

Lire la suite

Enfants pauvres - «Ils sont en grande difficulté scolaire, mais il n’y a aucune fatalité»...

27 Novembre 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Pauvreté

Enfants pauvres - «Ils sont en grande difficulté scolaire, mais il n’y a aucune fatalité»...

Auteur d’un important rapport en 2015, Jean-Paul Delahaye avance des solutions pour les élèves vivant dans une grande précarité.

Jean-Paul Delahaye est une figure de référence au sein de l’Education nationale. Il a dirigé entre 2012 et 2014 l’administration centrale de l’éducation nationale (la Dgesco), une énorme machine. Ancien conseiller du ministre Vincent Peillon, il a publié en 2015 un rapport intitulé «Grande pauvreté et réussite scolaire».

Entre 2015 et aujourd’hui, rien ne semble avoir changé : toujours autant d’enfants sont en grande détresse…

Oui. Dans notre pays, sixième puissance économique au monde, 20 % des enfants vivent dans la pauvreté, et 10 % dans une très grande pauvreté. Il faut dire les choses, décrire cette réalité. J’ai mis des mots sur la pauvreté des enfants de ce pays. Cela a été une sorte de gifle pour toutes celles et ceux qui ne voyaient pas ou ne voulaient pas voir. En France, des enfants sont sous-alimentés. Des cas de maigreur sont détectés par les médecins scolaires. Des enfants vivent dans des logements insalubres, mettant en péril leur santé. La pauvreté n’existe pas seulement dans les grandes villes, contrairement à ce que l’on pourrait penser. On la trouve aussi en zone rurale. C’est une pauvreté beaucoup moins connue, moins visible aussi, elle échappe souvent aux radars, mais avec des effets décuplés par l’isolement. Pour l’Education nationale, la question posée est : comment un élève peut-il entrer sereinement dans les apprentissages quand il vit dans des conditions si difficiles ?

Ces enfants sont-ils voués à l’échec scolaire ?

Ils sont massivement en grande difficulté scolaire, mais il n’y a aucune fatalité. Nous sommes l’un des pays de l’OCDE où le poids de l’origine sociale pèse le plus dans le destin scolaire. 90 % des enfants de cadres obtiennent le bac, contre 40 % des enfants d’ouvriers. Dans les Segpa [sections d’enseignement général et professionnel adapté], on trouve 84 % d’enfants issus de familles CSP défavorisées, et moins de 2 % d’enfants de cadres. Je le répète, ce n’est pas une fatalité. C’était tout l’enjeu de la loi de Refondation de l’école de 2013 : réduire ces inégalités, ce qui n’est pas incompatible avec l’existence d’une élite. Nous savons ce qu’il faut faire et nous le savons depuis longtemps.

Les mesures concrètes que vous recommandiez en 2015 ont-elles été prises ?

Certaines oui, mais il reste à faire. Premier levier : des mesures sociales. Un enfant enseveli par des problèmes à la maison ne peut pas se concentrer pour étudier. Savez-vous quel est le montant maximum des bourses pour les collégiens ? Au moment de l’écriture de mon rapport, c’était 360 euros… par an ! Soit 2 euros par journée de classe. Najat Vallaud-Belkacem [l’ancienne ministre de l’Education, ndlr] les a augmentées de 25 %, c’est une avancée, mais cela ne fait toujours que 450 euros par an. Autre mesure, qui paraît de bon sens : faire en sorte que toutes les familles aient accès à leurs droits. Pour reprendre l’exemple des bourses, il y a toute une frange des élèves qui n’en bénéficient pas, parce qu’ils n’en font pas la demande. Il faut simplifier les démarches, rallonger les délais. Sur ce point aussi, un travail a été fait sous le quinquennat précédent.

Sur le terrain, les enseignants racontent acheter eux-mêmes des vêtements chauds. Ils ont le sentiment que l’institution ne fait rien, les laisse gérer. Est-ce vrai ?

Les fonds sociaux sont faits pour ça. Au début des années 2000, Ségolène Royal a créé ces enveloppes, distribuées chaque année aux établissements scolaires pour permettre aux équipes de venir en aide aux enfants en difficulté. Ils sont libres de les utiliser comme il leur paraît le plus judicieux. A l’occasion de ce rapport, j’ai démasqué l’action de la droite. En 2002, les fonds sociaux représentaient 72 millions d’euros. En 2012, ils ne représentaient plus que 32 millions. Donc, au moment où la pauvreté progressait dans notre pays, les crédits sociaux ont servi de marge de réduction budgétaire. Qu’un ministre touche à une demi-heure de cours des terminales S, les JT de 20 heures s’affolent. En revanche, les coupes drastiques dans les fonds sociaux, qui s’en est ému ?

On a l’impression que beaucoup de situations tiennent quand même sur le dévouement des équipes. Il y a des trésors de solidarité, c’est vrai.

Les équipes pédagogiques et certaines collectivités locales font un travail exemplaire. Mais on ne peut pas compter éternellement sur l’engagement et le dévouement des acteurs de terrain. Il ne faut pas pousser trop loin. Je pense aussi que collectivement nous ne mesurons pas les dégâts causés chez les enfants par ces années de détresse et d’humiliation. Comment ces élèves qui n’ont pas les mêmes droits que les autres accepteront demain les mêmes devoirs ? C’est un péril pour notre pacte républicain

Marie Piquemal

"... Les fonds sociaux sont faits pour ça. Au début des années 2000, Ségolène Royal a créé ces enveloppes, distribuées chaque année aux établissements scolaires pour permettre aux équipes de venir en aide aux enfants en difficulté. Ils sont libres de les utiliser comme il leur paraît le plus judicieux. A l’occasion de ce rapport, j’ai démasqué l’action de la droite. En 2002, les fonds sociaux représentaient 72 millions d’euros. En 2012, ils ne représentaient plus que 32 millions."

"... Savez-vous quel est le montant maximum des bourses pour les collégiens ? Au moment de l’écriture de mon rapport, c’était 360 euros… par an ! Soit 2 euros par journée de classe. Najat Vallaud-Belkacem [l’ancienne ministre de l’Education, ndlr] les a augmentées de 25 %, c’est une avancée, mais cela ne fait toujours que 450 euros par an. Autre mesure, qui paraît de bon sens : faire en sorte que toutes les familles aient accès à leurs droits. Pour reprendre l’exemple des bourses, il y a toute une frange des élèves qui n’en bénéficient pas, parce qu’ils n’en font pas la demande. Il faut simplifier les démarches, rallonger les délais. Sur ce point aussi, un travail a été fait sous le quinquennat précédent."

                              _____________________________________

Tous ces efforts, certes TOUJOURS insuffisants mais qui avaient le mérite d'exister, risquent fort de se fracasser sur les murs d'une école pensant à nouveau bien davantage à celles et ceux qui ont tout pour réussir qu'à celles et ceux qui n'ont rien.

Christophe Chartreux

 

 

 

Lire la suite

Debout sur le zinc...

26 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Philippe Soupault...

26 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Rien que cette lumière que sèment tes mains
rien que cette flamme et tes yeux
ces champs cette moisson sur ta peau
rien que cette chaleur de ta voix
rien que cet incendie
rien que toi

Car tu es l'eau qui rêve
et qui persévère
l'eau qui creuse et qui éclaire
l'eau douce comme l'air
l'eau qui chante

celle de tes larmes et de ta joie

Solitaire que les chansons poursuivent
heureux du ciel et de la terre
forte et secrète vivante
ressuscitée

voici enfin ton heure tes saisons
tes années

Lire la suite

Vers l'école de demain... La formation et la carrière des enseignants au cœur de tous les changements... Najat Vallaud-Belkacem...

26 Novembre 2017 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education, #Politique

Vers l'école de demain... La formation et la carrière des enseignants au cœur de tous les changements... Najat Vallaud-Belkacem...

En 10 points - à raison d'un par jour - propositions pour une "Ecole de demain"

1. La formation et la carrière des enseignants au cœur de tous les changements

Depuis 2012, la formation initiale en alternance a été rétablie et plus de 60 000 futurs professeurs sont désormais en formation chaque année dans les Espe au sein des universités, au plus près des lieux où les savoirs sont interrogés. La formation continue a été relancée en commençant par les nouveaux programmes de la scolarité obligatoire et la réforme du collège. 320 000 enseignants du 1er degré ont été formés aux nouveaux programmes ; 170 000 enseignants de collèges ont été formés aux nouveaux programmes, aux nouveaux dispositifs et aux usages pédagogiques du numérique à hauteur de cinq jours en moyenne en 2015-2016. Près de 200 M€ ont été consacrés, rien que sur l’année 2016, au financement de la transition numérique et 72 M€ à la formation continue des enseignants, soit 75 % de plus par rapport à 2012.

Pourquoi en avoir fait une telle priorité ? Les travaux de recherche et les comparaisons internationales montrent que la qualité de l’enseignement, et donc des enseignants, est le premier facteur de l’amélioration des apprentissages des élèves. L’enjeu de la formation est d’autant plus important que le métier d’enseignant change et va continuer de changer. Il ne s’agit plus seulement de la transmission des savoirs quand ceux-ci sont aujourd’hui accessibles de nombreuses façons. Les enseignants doivent aussi former leurs élèves à de nouvelles compétences : apprendre à apprendre, penser et communiquer dans un monde connecté, observer et comprendre le monde. Aujourd’hui, un certain nombre d’enfants ont les moyens de construire ces compétences nouvelles au sein de leurs familles, mais pas tous, loin s’en faut. C’est le rôle de l’École républicaine d’offrir à tous les jeunes les mêmes chances dans la société, en leur offrant les mêmes connaissances et les mêmes compétences fondamentales.

Il faut donc aller plus loin. Aller plus loin, cela veut dire à la fois donner un droit à la formation aux enseignants qui doivent pouvoir suivre des formations correspondant à leurs besoins de professionnalisation et créer une obligation de formation à raison de trois à cinq jours par an en fonction de l’ancienneté et des besoins.

C’est aujourd’hui possible car nous avons conforté la qualification et le rôle des professeurs des écoles formateurs dans le 1er degré, et nous avons créé le statut de professeur formateur dans le 2d degré ainsi qu’une certification pour garantir la qualité de leur recrutement. Nous avons commencé à recréer les postes de remplaçants indispensables pour autoriser le départ en formation de nos enseignants avec 1 500 emplois de remplaçants supplémentaires dans le 1er degré et des centaines de nouveaux emplois dans le 2d degré.

Mais ce n’est pas tout : nous devons aussi être capables d’attirer les bons enseignants là où les apprentissages des élèves y sont plus difficiles. Avec la réforme de l’éducation prioritaire, nous avons doublé l’indemnité perçue par les personnels exerçant dans les Rep+ et augmenté de 50 % celle perçue en Rep. Ces personnels bénéficient d’un accès plus rapide à la hors-classe et sont éligibles à la nouvelle classe exceptionnelle. L’efficacité de ces mesures devra faire l’objet d’une évaluation constante afin d’en assurer le succès, mais aussi envisager et mettre en œuvre tous les dispositifs complémentaires qui s’imposeront.

Ajoutons enfin que la mobilisation des enseignants se fera aussi par la poursuite de la revalorisation de leur condition : revalorisation salariale mise en œuvre dans le cadre du PPCR, ainsi que l’amélioration de la gestion des carrières, en particulier de la première nomination et de la mobilité.

La qualité d’une École, la qualité des apprentissages des élèves dans les classes, l’égalité réelle des chances sont intimement liées à la capacité des enseignants à bien faire apprendre et à bien faire progresser tous leurs élèves. La qualité de leur formation initiale et continue est donc essentielle. Les enseignants le savent bien. Nombre de nos professeurs des écoles réclament une véritable formation pour l’enseignement des langues vivantes, des mathématiques et des sciences. Nombre de professeurs de collèges réclament une formation à la différenciation pédagogique. Tous demandent à être accompagnés pour intégrer à leur pédagogie l’usage des outils et des ressources numériques.

Écoutons-les : le développement professionnel des professeurs, en lien avec les progrès des recherches scientifiques – j’y reviendrai -, doit être au cœur du projet éducatif de la Nation pour une École plus performante et plus égalitaire.

Najat Vallaud-Belkacem

Demain:

2. Étendre l’École du socle de 3 à 16 ans pour la réussite de tous les élèves

Lire la suite

A Lire... Le Néant et le politique - Critique de l’avènement Macron - Harold Bernat

26 Novembre 2017 , Rédigé par Rue89 Publié dans #Politique, #Macron

A Lire... Le Néant et le politique - Critique de l’avènement Macron - Harold Bernat

Dans l’avalanche d’essais consacrés à Macron – et certains poids lourds n’ont pas hésité à pondre leur petite lecture personnelle de l’irrésistible ascension de notre président, tels Jean- Noël Jeanneney (Le moment Macron) ou Régis Debray (Le Nouveau pouvoir), pour ne parler que des derniers arrivés sur les tables des libraires – le livre d’Harold Bernat va faire tache. Le titre déjà décoiffe : Le Néant et le politique, avec en sous-titre, Critique de l’avènement Macron (Editions l’Echappée).

(...)

Suite et fin à découvrir ci-dessous

Lire la suite

L'enfer de la prépa...

26 Novembre 2017 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

L'enfer de la prépa...

Noémie, Serena et Marc ont arrêté leur scolarité en plein milieu de leur classe préparatoire. Ils racontent pourquoi et comment ils en sont arrivés là.

Lire la suite

À quoi sert l’éducation sexuelle à l’école?... + commentaire

26 Novembre 2017 , Rédigé par Psychologies Publié dans #Education, #Sexualite

À quoi sert l’éducation sexuelle à l’école?... + commentaire

Tous les parents se demandent ce que leurs enfants apprennent à l’école, et encore plus lorsqu’il s’agit de sexe. L’anatomie, les différences filles-garçons, les modes de reproduction… Cet enseignement est-il utile et pertinent ? Et en quoi consiste-t-il vraiment ?

Parler d’éducation sexuelle à l’école déclenche depuis longtemps les passions et suscite les rumeurs les plus folles. Les « ABCD de l’égalité », « Zizi sexuel, l’expo », Le Baiser de la lune, Tous à poil, Tomboy… Utilisés comme supports pédagogiques, ils ont, chacun leur tour, été accusés de faire du prosélytisme pour la masturbation, l’homosexualité, voire le travestissement des enfants. Pourquoi une telle méfiance des parents vis-à-vis d’un enseignement dont on pensait qu’il cheminait tranquillement entre les pages des livres de SVT et les schémas reproducteurs ? Qu’apprend-on vraiment sur la sexualité à l’école ? Quel est le but recherché ? Les moyens accordés ? Et l’impact sur nos enfants ?

Quel est le contenu des cours ?

Puberté, contraception, lois, respect, stéréotypes hommes/femmes, sexisme, homophobie… De la maternelle à la terminale, la loi prévoit, en plus des cours de SVT (au CM2, en quatrième et en troisième) qui abordent le versant biologique de la sexualité, « trois séquences d’éducation à la sexualité au minimum » par an pour aborder ses « dimensions psychologiques, affectives, sociales, culturelles et éthiques1 ». Ces séquences sont des groupes de parole dispensés par des professionnels formés, issus de l’équipe éducative (prof, infirmière, CPE…) et d’associations agréées comme Le Planning familial ou SOS homophobie. Ces interventions sont annoncées aux associations de parents d’élèves en début d’année et partent des préoccupations des jeunes. « Au total, 25 % des écoles et 94 % des collèges ont mis en place au moins une séquence d’éducation à la sexualité par an », assure Chantal Picod, chargée de mission au ministère de l’Éducation nationale. En troisième, les collégiens présentent aussi des exposés sur des sujets comme la procréation médicale assistée, le sida, la stérilité. Voilà pour les grandes lignes.

En primaire, une minorité d’instits prétextent la surcharge des programmes pour ne pas traiter ce sujet qui les embarrasse. Dans le secondaire, quand la question se fait plus sensible, les différences sont parfois notables d’un prof de SVT à un autre. « Les enseignants sont libres de leur pédagogie. Certains trouvent opportun de parler du clitoris, des petites lèvres, d’orgasme, même si cela ne figure pas dans les manuels scolaires. D’autres se conforment à ces manuels qui n’ont pas changé leurs schémas depuis les années 1980, et au discours qui va avec », précise Chantal Picod.

(...)

Cécile Gueret

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

A noter:

Dans son discours portant sur les violences faites aux femmes et les mesures pour lutter efficacement contre celles-ci, le Président de la République a évoqué des "modules d'enseignement".

Ils suffisaient de rétablir les ABCD de l'Egalité mis en place par Najat Vallaud-Belkacem.

C'était d'excellents "modules d'enseignement"

Christophe Chartreux

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>