Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Amadou Hampâté BÂ...

28 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Un jour, le maître, après une lecture expliquée, demanda à chaque élève de trouver un verbe et de le conjuguer au présent de l’indicatif. Chacun s’exécuta tant bien que mal. Quand ce fut le tour de Moussa, il se leva avec précipitation.
« As-tu trouvé un verbe à conjuguer ? lui demanda le maître.
- Oui, monsieur.
- Et quel verbe as-tu trouvé ?
- Le verbe… le verbe…cabiner, monsieur ! »

Monsieur Moulaye Haïdara en ouvrit tout grands ses yeux et même sa bouche.
« Ah oui ? Eh bien, conjugue donc ce verbe au présent de l’indicatif et au futur. »
Tout fier, Moussa se mit à décliner :
« Je cabine, tu cabines, il cabine, nous cabinons, vous cabinez, ils cabinent ! »

Le maître, dont le caractère était rien moins que patient et dont les nerfs s’enflammaient vite, commençait à mordiller sa lèvre inférieure, signe évident de colère, et à triturer la liane qu’il tenait dans sa main. Moussa ne voyait rien. Tout heureux, il passa au futur : « Je cabinerai, tu cabineras… » Le maître bondit sur lui :

« Certainement, tu cabineras ! »

Et il se mit à le cingler si fort de sa liane que le pauvre Moussa, sous le coup de l’émotion, s’en oublia dans sa culotte et se mit à gémir :
« Yaa-yaa-yaaye… Monsieur ! J’ai cabiné ! Wallaye (par Dieu !) j’ai cabiné !... »

Amadou Hampâté Bâ - Amkoullel l'enfant Peul
 

Lire la suite

Education : le principal syndicat du primaire inquiet de la prédominance des neurosciences... (+ commentaire)

28 Novembre 2017 , Rédigé par Europe1 Publié dans #Education

Education : le principal syndicat du primaire inquiet de la prédominance des neurosciences... (+ commentaire)

Dans un appel signé par 56 chercheurs, le syndicat Snuipp-FSU s'inquiète de la place accordée aux neurosciences par le gouvernement pour orienter les méthodes d'enseignement ou les programmes.

Le principal syndicat du primaire, le Snuipp-FSU, rejoint par une cinquantaine de chercheurs, s'inquiète lundi de la prédominance des neurosciences dans l'éducation, après l'annonce de la création d'un Conseil scientifique de l'éducation nationale dirigé par le professeur de psychologie cognitive Stanislas Dehaene. "Dans le dialogue permanent que l'école doit entretenir avec la recherche, aucune discipline ne peut légitimement s'imposer aux autres et aucune ne doit être ignorée", écrit le syndicat dans un appel signé par 56 chercheurs. "Toutes les recherches et tous les mouvements pédagogiques, qui prennent l'école et les apprentissages pour objet, concourent à la constitution d'un corpus de connaissances en perpétuel développement."

Une recherche "instrumentalisée". Les signataires de cet appel - parmi lesquels le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, l'historien de l'éducation Claude Lelièvre, le géographe et ancien président du Conseil supérieur des programmes Michel Lussault, le professeur en sciences de l'éducation Philippe Meirieu - redoutent une recherche "instrumentalisée". Dernier exemple en date : l'annonce la semaine dernière par Jean-Michel Blanquer de la création d'un Conseil scientifique de l'éducation nationale avec à sa tête le professeur de psychologie cognitive Stanislas Dehaene, ce qui marque, selon eux, "la prédominance des neurosciences dans l'approche gouvernementale de l'école".

Les orientations du ministre. Jean-Michel Blanquer s'est à de nombreuses reprises prononcé en faveur des neurosciences pour modifier les méthodes d'enseignement ou les programmes. Il les a par exemple mentionnées lorsqu'il a préconisé la méthode de lecture dite "syllabique", ou la maîtrise des quatre opérations au CP et au CE1. Le ministre a détaillé à l'hebdomadaire Le Point de la semaine dernière les objectifs du Conseil scientifique de l'éducation : "il s'agit de pouvoir consulter des scientifiques de différentes disciplines, notamment dans les sciences cognitives, afin d'avoir une vision fondée des politiques publiques". Il faut, selon lui, "que les débats soient davantage argumentés et appuyés sur ce qui est prouvé et ce qui marche à la lumière des sciences."

 

Commentaire

Il faut, selon lui, "que les débats soient davantage argumentés et appuyés sur ce qui est prouvé et ce qui marche à la lumière des sciences."

Il faut alors très rapidement en finir avec l'absurde semaine de 4 jours en primaire s'il l'on en croit les nombreuses enquêtes scientifiques en ayant démontré la nocivité absolue...

Il faut aussi et très rapidement mettre "sciences humaines" et "sciences de l'éducation" en "lumière" dont bénéficient pour l'instant les seules "neurosciences".

CC

Lire la suite

"La semaine de quatre jours aggrave les inégalités scolaires"... (Mais les adultes s'en foutent...)

28 Novembre 2017 , Rédigé par Ortej Publié dans #Education, #Rythmes scolaires

"La semaine de quatre jours aggrave les inégalités scolaires"... (Mais les adultes s'en foutent...)

LA SEMAINE DE QUATRE JOURS AGGRAVE LES INÉGALITÉS SCOLAIRES

Non ! La semaine de quatre jours ne participe pas à la réussite scolaire ! Les membres de l’ORTEJ réunis en leur siège le 13 septembre n’acceptent pas que ce soient les intérêts socio-économiques et différentes formes d’égoïsme qui guident les débats actuels sur un possible retour aux 4 jours.

S’appuyant sur les travaux des chronobiologistes, chronopsychologues, pédagogues, ils considèrent que le passage à la semaine de quatre jours, sans complémentarité éducative, creuse le fossé des inégalités. Cette mesure pénalise les élèves issus de familles appartenant aux catégories socioprofessionnelles les plus modestes. Par ailleurs, ils insistent sur l’impérieuse nécessité que :

-  La vie de l’enfant soit la plus régulière possible tant dans l’école qu’en dehors de l’école.
-  les apprentissages scolaires soient dédensifiés.
-  les activités périscolaires soient non seulement maintenues mais également développées.

En conséquence ils demandent que :

  • La semaine de 4 jours et demi soit la règle.
  • La journée scolaire soit dédensifiée.
  • Toutes les petites vacances, notamment les congés d’automne, durent deux semaines.
  • Les activités complémentaires de l’école contribuent pleinement à l’éducation des enfants.

Ignorer ces préconisations serait induire des effets contraires aux objectifs de justice sociale et de réussite affichés par le Ministère de l’Education Nationale.

Lire la suite

Vers l'école de demain... De la pédagogie innovante, du numérique et de l’autonomie pour de nouvelles compétences - Najat Vallaud-Belkacem... (3)

28 Novembre 2017 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education

Vers l'école de demain... De la pédagogie innovante, du numérique et de l’autonomie pour de nouvelles compétences - Najat Vallaud-Belkacem... (3)

En 10 points - à raison d'un par jour - propositions pour une "Ecole de demain"

3. De la pédagogie innovante, du numérique et de l’autonomie pour de nouvelles compétences

En matière d’éducation, tout ne se résume pas à la question des moyens, c’est entendu. Et c’est la raison pour laquelle les réformes pédagogiques ont été au centre de la refondation de l’École, depuis l’école maternelle jusqu’à la fin du collège. La réforme des cycles, le nouveau socle commun de connaissances, les programmes de l’école maternelle et de la scolarité obligatoire, les rythmes d’apprentissage à l’école, la nouvelle organisation des enseignements au collège ou encore le déploiement du numérique pédagogique font partie des acquis de ce quinquennat. Mais améliorer la qualité et l’efficacité du système éducatif, c’est aussi promouvoir en son sein une logique de confiance propice au développement des innovations pédagogiques. J’ai dit et j’ai montré ma confiance dans l’autonomie pédagogique des équipes afin qu’elles puissent trouver et mettre en œuvre les meilleures réponses aux besoins de leurs élèves. J’ai appelé à les soutenir et à faciliter leur travail : contrairement aux idées reçues, l’administration a largement accompagné ce changement de pratique et de culture professionnelle.

Dans un contexte de demande de plus en plus forte des familles, c’est un mouvement qui ne doit pas s’arrêter, si nous ne voulons pas que les parents se détournent du service public. Il faut donc continuer à donner confiance, à encourager et à aider les équipes qui s’engagent dans l’expérimentation, les aider à travailler en lien avec la recherche, à mutualiser l’innovation. C’est un formidable enjeu de mobilisation des corps d’inspection dont la fonction de pilotage pédagogique gagnera à être renforcée, en cohérence avec les nouvelles modalités d’évaluation des enseignants qui valorisent l’accompagnement de carrière et le développement des compétences. Il faudra aussi poursuivre la montée en puissance du plan numérique qui bénéficie aujourd’hui à plus de la moitié des collèges. Ce plan est accompagné d’un effort inédit pour mobiliser la recherche au service de l’évaluation des apprentissages qui permet à de plus en plus d’équipes enseignantes de mettre en place un enseignement avec des équipements et des contenus numériques, du primaire jusqu’au lycée.

J’appelle, dans cet esprit, à favoriser et à développer le travail collégial des enseignants, à faciliter les coopérations entre les équipes, y compris avec un surcroît d’autonomie. Les établissements sont autonomes depuis 1985, et ce cadre peut évoluer, ce que je souhaite. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait avec la réforme du collège en dotant chacun d’entre eux d’une enveloppe horaire conséquente (trois heures par classe) pour, en fonction des priorités choisies et définies par les équipes, travailler en plus petits effectifs d’élèves, développer le co-enseignement, développer l’interdisciplinarité, accompagner les élèves. La réflexion sur ce que doit être l’autonomie des établissements se poursuivra, mais il ne faudra pas omettre l’enjeu d’une gouvernance plus horizontale, qui fasse davantage confiance à ses professionnels, qui leur laisse prendre plus d’initiatives. J’ai ainsi engagé la simplification des tâches administratives des directeurs d’école, l’amélioration de leurs décharges et la mise à disposition d’assistants administratifs. Ces derniers sont aujourd’hui des contrats aidés. Comme nous l’avons fait pour les assistants de vie scolaire progressivement transformés en accompagnants d’élèves en situation de handicap au statut pérenne, il m’apparaîtrait très vertueux à l’avenir de procéder à cette pérennisation pour les assistants administratifs et d’éducation.

L’enseignant du XXIe siècle devra non seulement pouvoir se former en continu mais aussi être un acteur dans son école ou son établissement participant à la prise de décision, pouvant prendre des responsabilités, pouvant innover. Tout est en effet lié : formation continue, développement personnel, confiance en soi et capacité à travailler ensemble et à innover ensemble.

C’est en ce sens que j’ai voulu la création d’instituts Carnot de l’éducation pour promouvoir les transformations pédagogiques en créant un réseau structuré de dialogues, d’échanges et d’élaborations de projets partagés entre enseignants et chercheurs dans un très large panel de disciplines scientifiques : science du langage et didactique, psychologie sociale et cognitive, sociologie, neurosciences, sciences de l’éducation, sciences du numérique en lien avec les apprentissages, etc. Ce que nous avons lancé en région Auvergne-Rhône-Alpes et qu’il faudra développer, c’est une mobilisation des chercheurs pour accompagner les équipes d’enseignants de tout niveau dans l’élaboration de projets d’actions éducatives innovants par un adossement aux données de la recherche sur l’éducation dans une démarche de valorisation. Pour susciter, au sein des unités de recherche, une plus importante activité de recherches de qualité visant à mieux comprendre les difficultés rencontrées par les enseignants dans l’exercice de leur métier sur des questions qui sont aujourd’hui mal renseignées par la recherche. Pour contribuer, enfin, à la diffusion académique et nationale des travaux en lien avec les Espe, au travers des formations initiale et continue et en contribuant en particulier à la formation des cadres académiques sur la recherche sur l’éducation dans sa diversité. Cet institut Carnot ne travaillera pas seul mais en lien avec l’Alliance pour la recherche en éducation dont j’ai lancé le principe, à la suite du rapport Vers une société apprenante. Rapport sur la recherche et développement de l’éducation tout au long de la vie que m’a remis François Taddéi au mois de mars dernier.

Najat Vallaud-Belkacem

Demain:

Une réforme globale du lycée au premier cycle de l’enseignement supérieur

Pour lire les chapitres 1 et 2, cliquer ci dessous

Lire la suite

Revue de presse Education... Secondaire - Evaluation - Supérieur - Ressources...

28 Novembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de presse Education... Secondaire - Evaluation - Supérieur - Ressources...

Actualité fournie, en particulier dans le secondaire, où l’annonce du conseil scientifique inquiète. Des infos sur l’évaluation du système, et sur le supérieur. Quelques ressources pour terminer.

Secondaire

Commençons par M. Partout !

Blanquer face aux chercheurs. “Remake. Alors que le ministre confirme la constitution d’un conseil scientifique et annonce qu’il le confie à Stanislas Dehaene, le Snuipp lance un appel signé par 56 chercheurs qui dénonce les choix à sens unique du ministre. Voilà JM Blanquer pris à contre pied de l’image "scientifique" qu’il se donne. En arrière plan, les injonctions sans précédent du ministère qui propose des emplois du temps type à appliquer en classe. Et le précédent de 2006 où déjà un ministre, dont le directeur de cabinet était Blanquer, disait vouloir appliquer une méthode scientifique et avait été contredit par les chercheurs... Remake on vous dit…

Education : Blanquer trop fan des neurosciences ? Par Marie Piquemal. “ Le ministre vient de créer un conseil scientifique de l’Education nationale, confié à un ponte de la psychologie cognitive. Une démarche qui inquiète les chercheurs et le principal syndicat des enseignants du primaire.”

« A quand une éducation sérieuse en sciences cognitives en France ? ». “Dans une tribune au « Monde », deux spécialistes soulignent le développement des sciences comportementales, utilisées par les acteurs privés et les gouvernements pour élaborer leurs stratégies d’influence. Aider les citoyens à en prendre conscience est un enjeu majeur.”

Education : le principal syndicat du primaire inquiet de la prédominance des neurosciences. “Dans un appel signé par 56 chercheurs, le syndicat Snuipp-FSU s’inquiète de la place accordée aux neurosciences par le gouvernement pour orienter les méthodes d’enseignement ou les programmes.”

Les lycées français de l’étranger en grève contre les coupes budgétaires. “ "Des enseignants du réseau des lycées français de l’étranger sont en grève, lundi, pour dénoncer les économies et suppressions d’emplois prévues par l’État. Près de 500 établissements sont concernés.”

Violences faites aux femmes. Les annonces d’Emmanuel Macron. “Dans le cadre de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, Emmanuel Macron a annoncé un plan "contre les violences sexistes et sexuelles", ce samedi, à la mi-journée.”

Jean-Michel Blanquer : "Un des facteurs de réussite, c’est la convergence des valeurs entre l’école et les parents". “Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer revient sur les solutions envisagées pour lutter, dès les premières années d’école, contre l’inégalité entre filles et garçons."

L’Académie française promet finalement de s’intéresser à la féminisation de la langue. “ Un mois après s’être élevée contre l’écriture inclusive et avoir évoqué une langue française en "péril mortel", l’institution promet de se pencher sur la féminisation de certains noms de métier et de fonctions.”

Le point par Luc Cédelle avec… Véronique Blanc : « En une année, plus de 4 000 enseignants ont effectué un stage en entreprise », Véronique Blanc est responsable adjointe du Centre d’études et de recherches sur les partenariats avec les entreprises et les professions (Cerpep).
Orientation postbac : l’Onisep lance un site pour les lycéens de terminale. “L’Onisep lance le site terminales2017-2018 pour aider les futurs bacheliers à s’orienter en cette année de réforme. Très complet, il propose un parcours en 5 étapes jusqu’à l’inscription des voeux sur la nouvelle plateforme Parcoursup.”

Le Café pédagogiques propose des témoignages : Orientation et mixité : « Ils sont passés par L ! »

Evaluation

Non pas de l’élève, mais du système.

Sur le blog L’instit-humeur on trouvera Quelques notes sur l’état de l’école en 2017 (et quelques rappels sur le niveau des élèves). "Voici quelques notes de lecture, forcément subjectives, sur des sujets assez divers : bien des passages cités gagneraient à être développés et commentés en détail, ce sera peut-être le cas ultérieurement."

Etude Timss : Pourquoi les élèves français sont mauvais en maths et en sciences ? "Selon cette enquête internationale, les élèves de CM1 affichent les pires résultats de l’Union européenne en maths et ne dépassent que les Chypriotes en sciences…"

Les « quartiers pourris » ne sont pas responsables de l’échec. Par Aide et Action sur leur Blog : “A en croire M. Luc Ferry, la France ne serait pas n° 1 au test Pisa à cause des 15% de quartiers pourris que compte la France. Aide et Action s’inquiète des propos de l’ancien ministre de l’Education nationale qui stigmatisent et excluent - là où il faudrait rassembler - et recommande de faire du multiculturalisme des banlieues une force et une opportunité d’apprentissage et du vivre-ensemble.”

Supérieur

Annabelle Allouch : "Les attendus sont une forme de sélection qui ne dit pas son nom". “Alors que la réforme de l’entrée à l’université est sur les rails, Annabelle Allouch, maître de conférences en sociologie, met en garde contre la notion d’attendus introduite par le Plan étudiants. Dans une "société du concours" et alors que les classements se multiplient, elle pointe les conséquences du développement de la sélectivité sur les établissements d’enseignement supérieur. Entretien en amont de la conférence EducPros du 7 décembre 2017.”

La nouvelle procédure d’admission dans le supérieur tiendra-t-elle le choc ? Luc Cédelle fait le point. “Personne n’a jamais entendu les opposants à une réforme lui promettre un avenir tranquille. Les syndicats FSU n’hésitent pas à brandir le spectre d’une « génération crash test ». Mais certains spécialistes de l’entrée à l’université multiplient aussi les signaux d’alerte

O21 : « Il faut lutter contre les stéréotypes de genre dans l’orientation scolaire ». “« A l’université de Bordeaux, on s’aperçoit qu’il y a moins de 20 % de filles dans les filières scientifiques et informatiques », constate Isabelle Rondot-Delbecque, enseignante-chercheuse en biologie à l’université de Bordeaux et chargée de mission orientation, réussite et relations avec le secondaire. Pour lutter contre les stéréotypes, elle sensibilise les lycéens et organise des visites dans les laboratoires universitaires, a-t-elle témoigné lors de la conférence « Comment éviter l’autocensure ? » organisée à l’occasion du nouvel événement du Monde, O21/s’orienter au 21e siècle à Bordeaux-Cenon.”

Ces nouvelles pédagogies pour apprendre autrement. “Apprendre en faisant, « classe renversée » ... A l’approche d’O21 / s’Orienter au 21e siècle à Nancy, zoom sur des enseignements qui visent à rapprocher les étudiants du monde du travail et à développer leur autonomie.”

A Nancy, Artem fait travailler ensemble les élèves des écoles d’ingénieurs, d’art et de commerce. "A l’approche de notre événement O21 / s’orienter au 21e siècle à Nancy, reportage sur ce projet précurseur de l’interdisciplinarité."

Université Paris-Saclay, laboratoire et moteur pour l’enseignement supérieur.
Concilier enseignement d’excellence et formation de masse – ou, si l’on préfère, sélectivité et accès ouvert à un public large : tel est sans doute, depuis des décennies, le défi majeur auquel est confronté notre enseignement supérieur. Il est consubstantiel, notamment, au système « dual » français, avec ses universités et ses grandes écoles – même si ces deux familles ne sont pas si différentes qu’on le croit parfois : l’excellence est très présente à l’université, et les grandes écoles sont loin d’être étrangères aux préoccupations d’ouverture au plus grand nombre et de diversité sociale.”

Çà bouge dans les territoires : Grand Besançon Synergie Campus, une marque pour un grand pôle d’enseignement supérieur. “Une dizaine d’acteurs du Grand Besançon a lancé une marque ce vendredi 24 novembre 2017 pour symboliser la "volonté de construire ensemble une chaîne de valeur pour le territoire" : Grand Besançon Synergie Campus. Il s’agit d’un partenariat territorial pour "un grand pôle d’enseignement et de recherche d’innovation et de projets de développement".”

Ressources

Pédagogies nouvelles (1/4) Où en est l’éducation nouvelle aujourd’hui ?En ouverture de cette semaine, nous évoquerons le documentaire Révolution école (1918-1939) puis nous esquisserons un bilan de la Biennale internationale de l’Education nouvelle qui s’est tenue du 2 au 5 novembre dernier.”

Dossier de veille de l’IFÉ : L’avenir de l’université est-il interdisciplinaire ? n° 120, novembre 2017 par Endrizzi Laure. “Les injonctions à l’utilité des formations et à l’interdisciplinarité des recherches questionnent fortement depuis les années 2000 l’organisation des universités tout autant que les modes de production et de légitimation des savoirs et que la fabrique des curriculums : la recherche n’aurait de sens qu’appliquée et l’enseignement devrait être professionnalisant. Dans ce contexte, faut-il remettre en question le système des disciplines, fondé sur un modèle d’université plus détaché des impératifs sociétaux ?

Entrevista a Tony Booth. Docente y experto en educación inclusiva :“En una escuela con valores inclusivos la colaboración se da a todas horas y entre todos, no solo cuando el maestro decide hacer trabajo cooperativo”]

Tony Booth visitó España hace unos días para asistir al Congreso Barcelona Inclusiva. Aprovechamos para hablar con él de la necesidad de una cultura inclusiva : "La inclusión está ligada a la idea de luchar por los derechos de quienes son discriminados".”

Bernard Desclaux

Lire la suite

Foy Vance...

27 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Molière...

27 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

PHILINTE

Tous les pauvres mortels, sans nulle exception,
Seront enveloppés dans cette aversion ?
Encor, en est-il bien, dans le siècle où nous sommes...

ALCESTE

Non, elle est générale, et je hais tous les hommes :
Les uns, parce qu'ils sont méchants, et malfaisants ;
Et les autres, pour être aux méchants, complaisants,
Et n'avoir pas, pour eux, ces haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
De cette complaisance, on voit l'injuste excès,
Pour le franc scélérat avec qui j'ai procès ;
Au travers de son masque, on voit à plein le traître,
Partout, il est connu pour tout ce qu'il peut être ;
Et ses roulements d'yeux, et son ton radouci,
N'imposent qu'à des gens qui ne sont point d'ici.
On sait que ce pied plat, digne qu'on le confonde,
Par de sales emplois, s'est poussé dans le monde :
Et, que, par eux, son sort, de splendeur revêtu,
Fait gronder le mérite, et rougir la vertu.
Quelques titres honteux qu'en tous lieux on lui donne,
Son misérable honneur ne voit, pour lui, personne :
Nommez-le fourbe, infâme, et scélérat maudit,
Tout le monde en convient, et nul n'y contredit.
Cependant, sa grimace est, partout, bienvenue,
On l'accueille, on lui rit ; partout, il s'insinue ;
Et s'il est, par la brigue, un rang à disputer,
Sur le plus honnête homme, on le voit l'emporter.
Têtebleu, ce me sont de mortelles blessures,
De voir qu'avec le vice on garde des mesures ;
Et, parfois, il me prend des mouvements soudains,
De fuir, dans un désert, l'approche des humains.

Molière - Le Misanthrope

Lire la suite

Pour un «module» qui ne soit pas en retrait: un nouveau paradigme...

27 Novembre 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelievre Publié dans #Education, #sexualite

Pour un «module» qui ne soit pas en retrait: un nouveau paradigme...

Un «module d'enseignement» consacré «à la prévention et à la lutte contre le sexisme, le harcèlement et les violence » va être mis en place pour toutes les écoles. On peut exiger un nouveau paradigme pour qu'il soit à la hauteur du défi permis par la situation actuelle, et que ne se reproduise pas ce que Farida Belghoul a appelé «la victoire de la convergence islamo-catholique».

Cette appréciation de Farida Belgoul n'est certes pas sans exagération et montre surtout son sens de la formule qui peut faire mouche. Mais elle n'est pas non plus sans aucun fondement.

Farida Belghoul s'en est pris effectivement à la mise en place expérimentale à la rentrée 2013 du programme dit « ABCD » en prétendant qu'il s'agissait d'« apprendre l’homosexualité » aux enfants et à « éliminer toute différence entre les sexes ».

Le 13 décembre 2013, Farida Belghoul lance l'initiative « Journée de retrait de l'école » (dite JRE), accompagnée de diverses calomnies dans les réseaux sociaux. Elle se rapproche également du collectif ''La manif pour tous'' et contribue à mobiliser certaines associations musulmanes intégristes.

Face à la mobilisation dans la rue contre notamment le « mariage pour tous » et ses corollaires, et face aux appels à des journées de « retrait de l'école », le nouveau gouvernement nommé en avril 2014 avec à sa tête le Premier ministre Manuel Valls met ''la pédale douce''. Et le ministre de l'Education nationale Benoit Hamon est chargé de mettre en musique cette nouvelle orientation.

Farida Belghoul se félicite alors de cette « victoire exceptionnelle » et de « la convergence islamo-catholique », rendant au passage « hommage aux alliés, Christine Boutin, Béatrice Bourges et Alain Escada [président de Civitas] ».

Au contraire, un collectif réunissant des associations de promotion de l’égalité femmes-hommes, des parents d’élèves, syndicats des personnels de l’Éducation nationale, des étudiants et des lycéens attendaient « l’annonce de la généralisation du dispositif des ''ABCD de l’égalité'' [...] parce que ce dispositif a fait ses preuves sur le terrain. ». Parmi les signataires figurent « Osez le féminisme! » et le « Collectif éducation contre les LGBT phobies en milieu scolaire et universitaire » (qui regroupe la FCPE, la FEP-CFDT, la FERC-CGT, la FSU, le SGEN-CFDT, SUD éducation, l'UNEF, la FIDL et l'UNL).

Il ne faudrait surtout pas être désormais en retrait de ce qui a été établi au début de notre millénaire. Les dispositions de l’article 22 de la loi du 4 juillet 2001 complètent le Code de l’éducation par un nouvel article  : «  une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées ».

La circulaire d’application préparée sous le gouvernement Jospin paraît le 17 février 2003 sous le gouvernement Raffarin, sans modification sensible (ce qui est non moins significatif de ce tournant majeur). La circulaire insiste sur le fait que la loi du 4 juillet 2001 a « désormais confié à l’Ecole une mission éducative dans le champ bien spécifique de l’éducation à la sexualité ».

« Cette démarche est d’autant plus importante qu’elle est à la fois constitutive d’une politique nationale de prévention et de réduction des risques ( grossesses précoces non désirées, infections sexuellement transmissibles, VIH/sida ) et légitimée par la protection des jeunes vis-à-vis des violences ou de l’exploitation sexuelles, de la pornographie ou encore par la lutte contre les préjugés sexistes […]. Ces pratiques éducatives impliquent une nécessaire cohérence entre les adultes participant au respect des lois et des règles de vie en commun qui s’exercent aussi bien dans le cadre de la mixité, que de la lutte contre les violences sexistes et homophobes contraires aux droits de l’homme »

Il conviendrait aussi de s'inscrire résolument (et définitivement) dans le cadre d'un nouveau paradigme (si l'on veut être enfin efficace) indiqué de fait dans un remarquable rapport de l'Inspection générale de mai 2013 sur « Les inégalités scolaires entre filles et garçons dans les écoles et les établissements » :« La focalisation initialement portée sur l'orientation et principalement sur celle des filles a durablement marqué les politiques d'égalité entre filles et garçons . Or cet effort a rencontré ses limites en intervenant assez tard dans le processus d'orientation, en fin de collège (au moment où les représentations stéréotypées sur les métiers et les formations qui y conduisent sont déjà construites) et il a ciblé prioritairement sur les filles, envoyant un message ambigu. Est-il plus dérangeant que les filles n'aillent pas assez en séries scientifiques, ou que les garçons évitent les séries littéraires ? Que les filles désertent les séries industrielles, ou les garçons les services ? Qu'il n'y ait pas assez d'ingénieures ou de puériculteurs ?». Enfin ce rapport a souligné que « l'enseignement primaire a été l'angle mort » des politiques de réduction des inégalités scolaires sexuées (même si, ici ou là, d'intéressantes initiatives ont pu avoir lieu).

Si l'on veut rompre avec des logiques antérieures qui ont montré leurs limites, il convient donc sans doute d'aller dans le sens d'un changement de paradigme qui concernerait - en même temps et d'un même mouvement - les filles et les garçons, notamment dans le domaine fondamental de la lutte contre les stéréotypes, en la menant par ailleurs de façon résolue beaucoup plus tôt (dès le primaire ), mais pas non plus exclusivement à ce niveau là.

PS : cela fait longtemps que j'accorde une grande attention aux questions de l'égalité filles-garçons et de l'éducation sexuelle. J'ai écrit là-dessus plus d'une quarantaine de billets sur Médiapart, en particulier durant les années 2010-2014, ainsi que trois ouvrages. Le dernier en date (écrit avec maître Françis Lec, avocat-conseil national de la Fédération des Autonomes de Solidarité laïque) s'intitule « Les Profs, l'Ecole et la sexualité » et est paru aux éditons Odile Jacob en 2005. Quelques titres de chapitres significatifs : « Une révolution : la revendication du droit de cité de l'homosexualité à l'école »  ; « Une éducation sexuelle impensable (1968-1973) ; « Une éducation sexuelle facultative. Trente ans d'échecs » ; « L'éducation obligatoire d'une sexualité dangereuse (2001-2004) » ; « La fin du sanctuaire » .

Lire la suite

Dossier sur "l’affaire du stage de Sud éduc 93" et le Ministre Blanquer...

27 Novembre 2017 , Rédigé par Questions de classe(s) Publié dans #Education, #Politique

  Dossier sur "l’affaire du stage de Sud éduc 93" et le Ministre Blanquer...

Pour permettre d’éclairer "l’affaire" du stage anti-raciste organisé par Sud éducation 93 et condamné par le ministre à l’Assemblée nationale devant des députés debouts, voici quelques éléments et positionnements que nous complèterons au fur et à mesure...

- Une tribune publiée dans Libé signée par plusieurs membres du collectif Q2C...
- Communiqué de Sud éducation 93
- Communiqué de la Fédération Sud éducation
- Communiqué de l’Union syndicale Solidaires
- Communiqué de la CNT-FTE
- Communiqué de Sud éducation 95
- Communiqué de presse - Jean-Michel Blanquer - 21/11/2017
- Vidéo Blanquer à l’Assemblée
- Communiqué de soutien de la fédération CGT éducation
- Communiqué de soutien de la fondation Copernic Défense de la liberté syndicale, soutien à Sud Éducation 93
- Un article de B. Girard sur son blog Mediapart
- Un article du Café pédagogique
- De l’éducation ouvrière à la formation syndicale... quelques repères historiques et juridiques
- Alternative et syndicale ? une expérience de formation (article du n° 7 de la revue N’Autre école Pédagogie alternatives pour qui ? pour quoi faire ?)
- Tribune parue dans Libération 23 novembre 2017 : « Blanchité », « racisé », « racisme d’État » : M. Blanquer, ces concepts sont légitimes dans le débat public, Par Mélusine , militante féministe et antiraciste
- Ressources (en particulier scientifiques et éducatives) sur les thématiques du stage de SUD Éducation 93
- Je suis professeur d’histoire-géographie et je ne détruis pas la République
- M. Blanquer va-t-il mettre Michel Foucault en prison ? À propos du racisme d’État, conférence au collège de France, à écouter en ligne... En 1976, Michel Foucault initiait une série de leçons intitulée "Il faut défendre la société". France Culture nous propose d’écouter un extrait du cours du 17 mars 1976 autour du bio-pouvoir et du racisme d’État
- Un article sur le blog "Journal d’un antifa"
- « La plainte contre Sud Education interroge la liberté syndicale » une très bonne synthèse de l’affaire sur Mediapart...

A noter:

je ne suis pas militant du syndicat Sud-éducation

CC

Lire la suite

Droits des femmes... Le sujet a été pris, dans un passé récent, bien plus qu'à bras-le-corps...

27 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Droit des femmes

Droits des femmes... Le sujet a été pris, dans un passé récent, bien plus qu'à bras-le-corps...

En réponse à cette déclaration du Ministre de l'Education Nationale sur France Inter ce 27/11:

"C'est la première fois qu'une S.E aux droits des femmes et un ministre prennent le sujet à bras le corps."

je pense utile de rappeler aux oublieux quelques souvenirs récents:

etc... etc... etc...

Il m'est impossible évidemment de tout indiquer ici tant il y eut de problèmes traîtés et résolus.

Rappelons aussi cette loi du 4 août en cliquant ci-dessous

A part ça, il n'y eut rien de fait? Rien de "pris à bras le corps?

Allons!...

Christophe Chartreux

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>